The Japan Times - Des moustiques aux drones russes: la mue d'un fleuron australien de la défense

EUR -
AED 4.199256
AFN 73.179727
ALL 93.91772
AMD 420.553613
ANG 2.047204
AOA 1049.123095
ARS 1708.383446
AUD 1.650281
AWG 2.061036
AZN 1.936253
BAM 1.955077
BBD 2.304708
BDT 141.087805
BGN 1.933407
BHD 0.431459
BIF 3403.68966
BMD 1.143432
BND 1.476718
BOB 7.924415
BRL 5.910055
BSD 1.144307
BTN 109.015054
BWP 15.433695
BYN 3.320117
BYR 22411.267075
BZD 2.301409
CAD 1.624657
CDF 2568.148077
CHF 0.919577
CLF 0.02677
CLP 1053.603821
CNY 7.762874
CNH 7.763703
COP 3825.054442
CRC 521.329934
CUC 1.143432
CUP 30.300948
CVE 110.226632
CZK 24.187023
DJF 203.769963
DKK 7.474585
DOP 67.787886
DZD 152.562232
EGP 56.237381
ERN 17.15148
ETB 183.495941
FJD 2.58467
FKP 0.85631
GBP 0.856715
GEL 3.012928
GGP 0.85631
GHS 12.999191
GIP 0.85631
GMD 82.900305
GNF 10035.72618
GTQ 8.73296
GYD 239.361916
HKD 8.967634
HNL 30.628009
HRK 7.534989
HTG 149.671175
HUF 353.600058
IDR 20559.993506
ILS 3.428752
IMP 0.85631
INR 108.880685
IQD 1499.010998
IRR 1573305.251693
ISK 144.003761
JEP 0.85631
JMD 181.159617
JOD 0.810715
JPY 184.976994
KES 147.971296
KGS 99.990498
KHR 4582.525143
KMF 492.819773
KPW 1029.089194
KRW 1753.42435
KWD 0.354795
KYD 0.953689
KZT 541.153467
LAK 25838.683982
LBP 102472.171886
LKR 383.284966
LRD 207.682261
LSL 18.561026
LTL 3.376257
LVL 0.691651
LYD 7.334479
MAD 10.701209
MDL 20.128434
MGA 4851.33256
MKD 61.612207
MMK 2401.073792
MNT 4095.942326
MOP 9.243984
MRU 45.669102
MUR 53.798951
MVR 17.677408
MWK 1984.317975
MXN 19.983589
MYR 4.65891
MZN 73.07671
NAD 18.560945
NGN 1566.70736
NIO 42.106264
NOK 11.245995
NPR 174.428099
NZD 2.009354
OMR 0.441228
PAB 1.144327
PEN 3.89366
PGK 5.02736
PHP 70.323928
PKR 318.138953
PLN 4.292992
PYG 6957.608616
QAR 4.183044
RON 5.223543
RSD 116.909045
RUB 88.100154
RWF 1675.334063
SAR 4.29766
SBD 9.214394
SCR 15.348229
SDG 686.631334
SEK 11.033187
SGD 1.477406
SHP 0.853687
SLE 27.842833
SLL 23977.20138
SOS 654.018107
SRD 42.954193
STD 23666.733688
STN 24.49201
SVC 10.012734
SYP 126.385937
SZL 18.557622
THB 37.95091
TJS 10.60713
TMT 4.013446
TND 3.377224
TOP 2.75311
TRY 53.533312
TTD 7.755368
TWD 36.662432
TZS 3002.215619
UAH 50.963483
UGX 4176.637512
USD 1.143432
UYU 46.022773
UZS 13707.988747
VES 730.54244
VND 30069.974568
VUV 135.990185
WST 3.170942
XAF 655.774619
XAG 0.018484
XAU 0.000274
XCD 3.090182
XCG 2.062327
XDR 0.81552
XOF 655.73162
XPF 119.331742
YER 271.050785
ZAR 18.579237
ZMK 10292.256451
ZMW 21.025773
ZWL 368.184635
  • AEX

    10.4100

    1083.18

    +0.97%

  • BEL20

    24.8900

    5813.65

    +0.43%

  • PX1

    33.0500

    8508.07

    +0.39%

  • ISEQ

    33.3600

    13935.04

    +0.24%

  • OSEBX

    13.7000

    1943.93

    +0.71%

  • PSI20

    128.7900

    9328.28

    +1.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    88.6600

    4804.51

    +1.88%

  • N150

    47.5700

    4257.6

    +1.13%

Des moustiques aux drones russes: la mue d'un fleuron australien de la défense
Des moustiques aux drones russes: la mue d'un fleuron australien de la défense / Photo: STEVEN MARKHAM - AFP

Des moustiques aux drones russes: la mue d'un fleuron australien de la défense

Avec sa forme futuriste, il semble sorti d'un film de science-fiction. Loin du projet de départ d'éliminer les moustiques des chambres à coucher, le fusil fait tomber les drones comme des mouches sur les champs de bataille.

Taille du texte:

De l'Ukraine à la mer Rouge, en passant par la lutte contre les cartels en Amérique latine, les appareils sans pilote sont devenus indissociables des conflits modernes, entre collecte d'informations, brouillages et assauts dits "suicide".

A des milliers de kilomètres de là, dans la ville australienne de Sydney, l'entreprise de défense DroneShield surfe sur la vague. Fondée sur l'idée d'un laser antimoustiques qui n'a pas percé, elle a aujourd'hui des cibles bien plus grosses dans son viseur.

"Toute guerre future aura ces choses auxquelles on s'attend comme les chars, l'artillerie et les missiles, mais aussi les drones, et avec cela, vous avez besoin de systèmes antidrones", résume à l'AFP son PDG, Oleg Vornik.

A une heure en voiture du QG de sa société, des techniciens font une démonstration du produit.

- "Ok, je suis perdu" -

Un drone volette au-dessus des arbres. Le tireur sort son "DroneGun", vernis noir, démesuré.

Il vise, presse la détente, et voilà l'appareil au sol, désorienté par un flux d'ondes radios.

Ici, tout a l'air simple. Mais en Ukraine, la réalité serait bien différente, tempère Oleg Vornik. Sur le champ de bataille, voir un drone signifie souvent qu'il est déjà trop tard, et que "vous allez probablement mourir".

La technologie de DroneShield permet à son utilisateur de scanner la zone à la recherche d'éventuels engins ennemis.

Si un appareil est repéré, deux choix s'offrent à lui.

"Vous attendez que le drone s'en aille et trouvez autre chose sur laquelle vous concentrer", dit M. Vornik.

"Ou alors, vous dégainez un fusil à drone".

Une fois touché, "le drone dit: +Ok, je suis perdu. Je ne sais pas où je suis donc je vais juste m'écraser ou atterrir+", détaille-t-il.

- Effet de mode ? -

L'entreprise, qui a vu son titre gonfler de plus de 300% au cours de l'année dernière, est à présent la plus valorisée du pays dans le secteur de la défense, avec 2,78 milliards de dollars australiens (1,66 milliard d'euros).

Cette envolée suscite néanmoins des questions. Est-ce le début d'un succès à long terme, ou une "action mème", dopée artificiellement par sa viralité sur les réseaux sociaux et vouée à rechuter ? Il faut dire que le design du DroneGun a de quoi faire le buzz...

En 2025, alors que le titre de DroneShield battait son record, Oleg Vornik a cédé des parts pour 50 millions de dollars, alimentant les inquiétudes.

Le PDG assure à l'AFP qu'il en avait simplement besoin pour régler des taxes et voulait se mettre à l'abri financièrement.

Il reconnaît néanmoins que l'action DroneShield suit le modèle "haut risque, haut rendement".

Expliquant que les zones de guerre en Ukraine ne pèsent que 5% du chiffre d'affaires de sa société, il voit de plus en plus d'utilité civile aux systèmes antidrones.

Par exemple pour la sécurité des aéroports, nombreux en Europe à avoir été perturbés par des drones l'année passée. Ou la surveillance des prisons au Royaume-Uni, théâtres de contrebande entre détenus et extérieurs par petits appareils volants.

- "C'est la nature de la guerre" -

Les drones sont "devenus une partie intégrante de la manière dont on fait la guerre", confirme à l'AFP Steven Feldstein, de la Fondation Carnegie pour la paix internationale, organisation basée à Washington.

"Ils font des choses qui sont beaucoup plus chères et difficiles à reproduire avec des munitions traditionnelles", souligne-t-il.

Le véritable défi pour les entreprises comme DroneShield est de s'adapter à ce "moment de perturbation" dans les façons de se battre, estime l'expert.

"Mais c'est aussi vrai pour tous les types d'armes, que ce soient des chars, des systèmes antichars ou bien des aéronefs supersoniques et des chasseurs furtifs", affirme Steven Feldstein.

"C'est la nature de la guerre", conclut l'expert.

T.Kobayashi--JT