The Japan Times - L'avenir sans horizon des enfants en Cisjordanie, frappée par une crise budgétaire

EUR -
AED 4.196616
AFN 73.133561
ALL 93.858721
AMD 420.289422
ANG 2.045918
AOA 1048.437149
ARS 1700.623884
AUD 1.648569
AWG 2.059741
AZN 1.966194
BAM 1.953849
BBD 2.30326
BDT 140.999174
BGN 1.932192
BHD 0.431188
BIF 3401.551467
BMD 1.142714
BND 1.475791
BOB 7.919437
BRL 5.906339
BSD 1.143588
BTN 108.946571
BWP 15.424
BYN 3.318031
BYR 22397.188349
BZD 2.299963
CAD 1.623802
CDF 2566.534672
CHF 0.919759
CLF 0.026753
CLP 1052.942078
CNY 7.758
CNH 7.761243
COP 3822.651549
CRC 521.002435
CUC 1.142714
CUP 30.281913
CVE 110.157388
CZK 24.187845
DJF 203.641955
DKK 7.47465
DOP 67.745302
DZD 152.106247
EGP 55.989772
ERN 17.140705
ETB 183.380669
FJD 2.559964
FKP 0.855837
GBP 0.85675
GEL 3.011059
GGP 0.855837
GHS 12.991025
GIP 0.855837
GMD 82.822002
GNF 10029.421752
GTQ 8.727474
GYD 239.211549
HKD 8.961903
HNL 30.608768
HRK 7.533225
HTG 149.577152
HUF 353.763568
IDR 20563.761367
ILS 3.434009
IMP 0.855837
INR 109.025457
IQD 1498.069321
IRR 1572316.903251
ISK 144.004482
JEP 0.855837
JMD 181.045812
JOD 0.810205
JPY 185.230436
KES 147.707558
KGS 99.927685
KHR 4579.646407
KMF 492.509261
KPW 1028.442722
KRW 1748.974749
KWD 0.354709
KYD 0.95309
KZT 540.813515
LAK 25822.452158
LBP 102407.799013
LKR 383.044187
LRD 207.551795
LSL 18.549366
LTL 3.374136
LVL 0.691216
LYD 7.329872
MAD 10.694487
MDL 20.115789
MGA 4848.284959
MKD 61.627649
MMK 2399.418388
MNT 4093.620504
MOP 9.238177
MRU 45.640413
MUR 53.786958
MVR 17.666279
MWK 1983.071429
MXN 19.970818
MYR 4.661868
MZN 73.030981
NAD 18.549285
NGN 1565.895002
NIO 42.079813
NOK 11.238441
NPR 174.318523
NZD 2.009891
OMR 0.439376
PAB 1.143608
PEN 3.891214
PGK 5.024202
PHP 70.29689
PKR 317.939099
PLN 4.290747
PYG 6953.237856
QAR 4.180416
RON 5.230436
RSD 117.346486
RUB 87.867008
RWF 1674.281621
SAR 4.294961
SBD 9.208605
SCR 16.903167
SDG 686.196843
SEK 11.031398
SGD 1.477655
SHP 0.853151
SLE 27.825107
SLL 23962.138936
SOS 653.607254
SRD 42.927143
STD 23651.866279
STN 24.476624
SVC 10.006444
SYP 126.306541
SZL 18.545964
THB 38.04037
TJS 10.600466
TMT 4.010925
TND 3.375103
TOP 2.751381
TRY 53.503454
TTD 7.750496
TWD 36.675625
TZS 3004.136976
UAH 50.931468
UGX 4174.013754
USD 1.142714
UYU 45.993861
UZS 13699.377408
VES 730.083514
VND 30055.084151
VUV 135.976049
WST 3.168958
XAF 655.362662
XAG 0.018513
XAU 0.000275
XCD 3.088241
XCG 2.061032
XDR 0.815007
XOF 655.31969
XPF 119.331742
YER 270.88029
ZAR 18.573685
ZMK 10285.792931
ZMW 21.012565
ZWL 367.953342
  • AEX

    0.6500

    1083.88

    +0.06%

  • BEL20

    -9.3000

    5804.19

    -0.16%

  • PX1

    51.0500

    8558.84

    +0.6%

  • ISEQ

    110.0800

    14044.7

    +0.79%

  • OSEBX

    3.5000

    1947.45

    +0.18%

  • PSI20

    -21.4600

    9307.21

    -0.23%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    88.6600

    4804.51

    +1.88%

  • N150

    6.3900

    4263.56

    +0.15%

L'avenir sans horizon des enfants en Cisjordanie, frappée par une crise budgétaire
L'avenir sans horizon des enfants en Cisjordanie, frappée par une crise budgétaire / Photo: Jaafar ASHTIYEH - AFP

L'avenir sans horizon des enfants en Cisjordanie, frappée par une crise budgétaire

Il est 11 heures du matin ce mardi mais Ahmad et Mohammad, deux écoliers de Naplouse, en Cisjordanie occupée, ne sont pas en classe: par manque d'argent, les écoles publiques de ce territoire palestinien ne fonctionnent plus que trois jours sur cinq.

Taille du texte:

"Sans une bonne scolarité, il n'y a pas d'université. Cela veut dire que leur avenir risque d'être sacrifié", s'inquiète Ibrahim al-Hajj, le père de ces jumeaux de dix ans.

Ahmad et Mohammad font partie d'une génération frappée par la crise budgétaire qui sévit en Cisjordanie et touche en premier lieu les écoles publiques, où sont scolarisés 630.000 élèves.

A court de liquidités, l'Autorité palestinienne ne verse plus aux enseignants que 60% de leurs salaires et les écoles publiques ne sont désormais ouvertes que 60% du temps.

Cette crise vient en partie du refus d'Israël, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, de verser à l'Autorité palestinienne les taxes douanières qu'il perçoit en son nom, une mesure en place depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza en octobre 2023.

"Les opportunités que nous avions en matière d'éducation étaient bien meilleures que celles qui s'offrent aujourd'hui à cette génération", estime Aisha Khatib, 57 ans, la directrice de l'école des jumeaux.

"Les salaires sont réduits, les jours travaillés moins nombreux et les élèves ne bénéficient pas d'une scolarité suffisante pour devenir des adultes éduqués", remarque-t-elle en ajoutant que de nombreux enseignants ont abandonné leur métier tandis que des élèves travaillent désormais pendant leur temps libre pour aider leurs familles.

- "Pas de socle solide" -

Ibrahim al-Hajj regrette le temps perdu par ses enfants, qui restent souvent seuls à la maison, devant la télévision ou sur leur téléphone, quand l'école est fermée.

Le reste du temps, "nous allons voir un professeur, qui nous donne des cours", raconte Mohammad, qui aime l'anglais et veut devenir charpentier. Mais ces cours privés coûtent cher et Ibrahim al-Hajj sait que ses revenus d'agriculteur ne suffiront pas à les financer indéfiniment.

Tamara Shtayyeh, une enseignante de Naplouse, a remarqué que la moyenne de sa fille Zeena, âgée de 16 ans et qui passera l'année prochaine l'examen de fin d'études secondaires, le Tawjihi, a chuté depuis qu'elle a un emploi du temps réduit.

Mais selon elle, les plus jeunes sont les premières victimes de la crise. "Du cours préparatoire au cours moyen, il n'y a pas de socle solide, ni en écriture ni en lecture", dit-elle.

L'absence de routine dans la vie scolaire entraîne aussi une baisse de la concentration et de la discipline. "On observe une nette baisse de niveau, des notes plus faibles, de la tension, de la paresse", souligne l'enseignante.

- "Urgence systémique" -

Pour les écoles de l'ONU, qui accueillent 48.000 élèves dans des établissements pour réfugiés à travers la Cisjordanie, la situation est tout aussi catastrophique et relève à présent d'une "urgence systémique à grande échelle", constate le porte-parole de l'Unrwa, l'agence de l'ONU chargée de l'aide aux réfugiés palestiniens, Jonathan Fowler.

Les écoles de l'Unrwa sont généralement reconnues pour leur niveau plus élevé.

Mais selon le porte-parole, les niveaux en arabe et en maths ont plongé ces dernières années, en raison de la crise budgétaire mais aussi des incursions répétées de l'armée israélienne et de la pandémie de Covid-19.

"La combinaison d'un enseignement hybride, des traumatismes et de plus de 2.000 incidents documentés liés aux incursions de l'armée ou des colons (israéliens) en 2024-2025 a créé un environnement d'+apprentissage perdu+ pour des milliers d'élèves", relève-t-il.

L'Unrwa, principal acteur en matière de santé et d'éducation dans les camps de réfugiés, envisage aussi de réduire la semaine scolaire en raison de ses propres difficultés financières, consécutives notamment à l'arrêt des financements américains.

Dans le nord de la Cisjordanie, où les opérations militaires israéliennes ont entraîné le déplacement de 35.000 personnes en 2025, certains écoliers ont perdu jusqu'à 45% de leur temps scolaire, selon Jonathan Fowler.

Des écoles palestiniennes sont aussi menacées de démolition ou tout simplement fermées par les autorités israéliennes, comme c'est le cas pour six écoles de l'Unrwa à Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël.

Les enseignants "sont censés envisager un avenir radieux et réussi", remarque Tamara Shtayyeh. "Mais ce que nous constatons, c'est que les choses ne cessent d'empirer".

T.Ueda--JT