The Japan Times - Les Européens tâtonnent sur le futur de leur parapluie nucléaire

EUR -
AED 4.237843
AFN 73.257453
ALL 95.411667
AMD 434.912384
ANG 2.065282
AOA 1057.975579
ARS 1599.582458
AUD 1.670108
AWG 2.076724
AZN 1.960569
BAM 1.960363
BBD 2.324109
BDT 141.58955
BGN 1.97209
BHD 0.435557
BIF 3421.978954
BMD 1.153735
BND 1.486246
BOB 7.973524
BRL 5.950946
BSD 1.153886
BTN 107.475834
BWP 15.830778
BYN 3.419128
BYR 22613.212239
BZD 2.320691
CAD 1.60548
CDF 2648.976455
CHF 0.9216
CLF 0.026803
CLP 1058.333104
CNY 7.944161
CNH 7.948717
COP 4219.244671
CRC 536.945085
CUC 1.153735
CUP 30.573986
CVE 110.614338
CZK 24.50453
DJF 205.041537
DKK 7.472779
DOP 70.060591
DZD 153.470574
EGP 62.592098
ERN 17.30603
ETB 181.136824
FJD 2.604561
FKP 0.865484
GBP 0.872334
GEL 3.103076
GGP 0.865484
GHS 12.719923
GIP 0.865484
GMD 85.376838
GNF 10124.027057
GTQ 8.827508
GYD 241.491139
HKD 9.042402
HNL 30.712283
HRK 7.533203
HTG 151.452506
HUF 384.180594
IDR 19591.579441
ILS 3.605959
IMP 0.865484
INR 107.230587
IQD 1511.393267
IRR 1521921.101957
ISK 144.378222
JEP 0.865484
JMD 181.923427
JOD 0.817999
JPY 184.174807
KES 150.106429
KGS 100.892773
KHR 4629.93971
KMF 492.644575
KPW 1038.355375
KRW 1743.525041
KWD 0.356896
KYD 0.961634
KZT 546.800308
LAK 25324.490548
LBP 103316.998208
LKR 364.03574
LRD 212.059395
LSL 19.405515
LTL 3.406681
LVL 0.697883
LYD 7.372255
MAD 10.758568
MDL 20.303168
MGA 4816.845182
MKD 61.5951
MMK 2422.406973
MNT 4121.505513
MOP 9.315742
MRU 46.29913
MUR 54.00615
MVR 17.825343
MWK 2004.038264
MXN 20.599085
MYR 4.659971
MZN 73.792692
NAD 19.406018
NGN 1592.801103
NIO 42.353323
NOK 11.22821
NPR 171.961335
NZD 2.016752
OMR 0.443585
PAB 1.153881
PEN 3.983267
PGK 4.974327
PHP 69.770411
PKR 322.010295
PLN 4.275363
PYG 7464.211207
QAR 4.204786
RON 5.097438
RSD 117.409822
RUB 92.532428
RWF 1684.453565
SAR 4.331593
SBD 9.285934
SCR 17.138789
SDG 693.395457
SEK 10.870482
SGD 1.482977
SHP 0.8656
SLE 28.379476
SLL 24193.265247
SOS 659.390178
SRD 43.093209
STD 23879.991707
STN 24.805309
SVC 10.0965
SYP 127.544195
SZL 19.38254
THB 37.644088
TJS 11.059282
TMT 4.038074
TND 3.362273
TOP 2.777917
TRY 51.324267
TTD 7.828186
TWD 36.832995
TZS 2999.711778
UAH 50.537626
UGX 4329.075922
USD 1.153735
UYU 46.727746
UZS 14023.652772
VES 546.092005
VND 30384.773344
VUV 138.601123
WST 3.196856
XAF 657.484445
XAG 0.01589
XAU 0.000248
XCD 3.118028
XCG 2.079631
XDR 0.811629
XOF 651.287379
XPF 119.331742
YER 275.310064
ZAR 19.532508
ZMK 10385.013744
ZMW 22.298804
ZWL 371.502302
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

Les Européens tâtonnent sur le futur de leur parapluie nucléaire
Les Européens tâtonnent sur le futur de leur parapluie nucléaire / Photo: THOMAS KIENZLE - AFP

Les Européens tâtonnent sur le futur de leur parapluie nucléaire

Inquiets des menaces russes et de l'avenir de la protection américaine, certains dirigeants européens tâtonnent et réfléchissent à la couleur du parapluie nucléaire qui abritera le vieux continent.

Taille du texte:

"J'ai entamé des discussions confidentielles avec le président français au sujet de la dissuasion nucléaire européenne", a déclaré vendredi à la conférence de Munich sur la sécurité (MSC) le chancelier allemand Friedrich Merz.

Ce débat monte en puissance parmi les dirigeants et spécialistes européens du nucléaire à mesure que la double incertitude augmente.

Les Européens sont pris entre deux feux: d'abord l'agressivité de la Russie, qui mène en Ukraine une guerre protégée par l'ombre portée de son arsenal nucléaire. De nombreux responsables européens se disent convaincus que Moscou tentera ensuite de s'attaquer d'une manière ou d'une autre à d'autres territoires européens.

Et d'autre part, les Européens s'interrogent sur la solidité du soutien américain sur le long terme, alors que les Etats-Unis les ont mis sous pression pour qu'ils dépensent plus pour leur défense et que l'administration Trump semble privilégier une approche transactionnelle des relations internationales.

"Attention au déficit de dissuasion", mettent un garde dans un rapport publié pour la MSC 11 experts de plusieurs pays, évaluant "les options nucléaires de l'Europe".

- Cadre Otan -

Ils ont cinq scénarios et "aucun n'est le bon", préviennent-ils. "Il n’existe pas de solution miracle en matière de dissuasion, pas de moyen peu coûteux ou sans risque".

"Les Européens ne peuvent plus déléguer leur réflexion sur la dissuasion nucléaire aux États-Unis. L'époque de la complaisance stratégique est terminée pour l'Europe. Aussi dur que ce soit, le nouvel environnement sécuritaire exige des décideurs européens qu'ils abordent de front et sans délai le rôle des armes nucléaires dans la défense du continent et qu'ils investissent les ressources nécessaires", mettent-t-ils en garde.

Les cinq options sont: continuer de miser sur la dissuasion américaine, renforcer le rôle des armes nucléaires britanniques et françaises dans une dissuasion européenne, développer en commun une dissuasion européenne, multiplier les dissuasions nationales européennes, et développer une dissuasion européenne strictement conventionnelle.

La voie du statu quo est forte sur un continent qui s'est complaisamment abrité pendant des décennies sous l'aile protectrice de son allié américain, et où seuls deux pays, la France et le Royaume-Uni, disposent d'un arsenal atomique, sans commune mesure avec celui de Washington.

"Nous avons déjà la dissuasion nucléaire dans le cadre de l'Otan, ce que nous avons maintenant est solide", dit à l'AFP le ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna, dans les couloirs de la MSC.

Paris et Londres ont déjà entamé un "renforcement de leur coopération nucléaire", a rappelé devant le MSC le Premier ministre britannique Keir Starmer.

L'option de la montée en puissance de ces deux pays est prudemment louée, et n'est pas envisagée comme extérieure au cadre otanien.

"Pour nous, l'Otan est un cadre qui fonctionne, qui a une planification, des capacités, des doctrines", ajoute M. Tsahkna.

La ligne est la même pour M. Merz: une dissuasion européenne ne se conçoit que dans le cadre de l'Otan. "Nous ne laisserons pas apparaître en Europe des zones de sécurité différentes", a-t-il dit.

- Discours de Macron -

Les écarts de capacité entre les Etats-Unis et l'arsenal franco-britannique sont tels que personne n'envisage que les Européens puissent assumer à court terme leur dissuasion.

"Si vous parlez de compenser la dissuasion nucléaire américaine, ce n'est pas réaliste à ce stade", a déclaré récemment à l'AFP le ministre finlandais de la Défense Antti Häkkänen.

Quoi qu'il en soit, "ce débat est en train de sortir du cercle des experts pour entrer dans la sphère politique", explique la chercheuse française Héloïse Fayet, de l'Ifri, qui a participé à la rédaction du rapport du MSC. "C'est très positif, mais maintenant, il faut des actes".

C'est dans ce panorama qu'Emmanuel Macron doit prononcer fin février un important discours sur la doctrine française. A Munich, il a expliqué envisager d'"articuler" la "doctrine nationale, qui est garantie et contrôlée par la Constitution, avec des coopérations spéciales, des exercices communs, et des intérêts de sécurité communs avec certains pays-clés".

"Ce discours a généré des attentes énormes en Europe" prévient Mme Fayet.

"Le président Macron prononcera un discours important", abonde l'américaine Rose Gottemoeller, ancienne secrétaire générale adjointe de l'Otan et négociatrice en chef du traité de désarmement New Start en 2010.

"Il apportera des éclaircissements sur la façon dont le président français envisage les choses", parce que, rappelle-t-elle, "ce sont les plus hauts dirigeants, le Premier ministre au Royaume-Uni, le président des États-Unis (et le président français, ndlr) — qui, au final, sont responsables des décisions nucléaires".

Y.Kimura--JT