The Japan Times - La capture de Maduro, un coup dur pour les renseignements cubains

EUR -
AED 4.191534
AFN 73.045296
ALL 93.794042
AMD 418.994907
ANG 2.043442
AOA 1047.18085
ARS 1702.858255
AUD 1.644237
AWG 2.057249
AZN 1.930334
BAM 1.956693
BBD 2.303962
BDT 140.984347
BGN 1.929854
BHD 0.431299
BIF 3404.313438
BMD 1.141331
BND 1.477487
BOB 7.902385
BRL 5.903763
BSD 1.143927
BTN 108.578081
BWP 15.450187
BYN 3.267434
BYR 22370.08606
BZD 2.30066
CAD 1.620126
CDF 2573.700908
CHF 0.922857
CLF 0.026875
CLP 1057.728313
CNY 7.754373
CNH 7.762916
COP 3809.374563
CRC 521.14014
CUC 1.141331
CUP 30.245269
CVE 110.314866
CZK 24.242976
DJF 203.703866
DKK 7.475324
DOP 67.551127
DZD 152.080769
EGP 55.712583
ERN 17.119964
ETB 183.502261
FJD 2.555667
FKP 0.853807
GBP 0.854686
GEL 3.018803
GGP 0.853807
GHS 13.055213
GIP 0.853807
GMD 83.887597
GNF 10032.579027
GTQ 8.72806
GYD 239.281308
HKD 8.950032
HNL 30.621244
HRK 7.534499
HTG 149.649614
HUF 355.596481
IDR 20535.282471
ILS 3.466165
IMP 0.853807
INR 108.583256
IQD 1498.497067
IRR 1569330.017018
ISK 143.602375
JEP 0.853807
JMD 180.163808
JOD 0.809234
JPY 185.279034
KES 147.51677
KGS 99.809601
KHR 4595.157695
KMF 491.913345
KPW 1027.198229
KRW 1721.914767
KWD 0.353538
KYD 0.953239
KZT 536.772046
LAK 25775.99041
LBP 102437.300287
LKR 382.988157
LRD 207.964007
LSL 18.580343
LTL 3.370053
LVL 0.69038
LYD 7.337381
MAD 10.696676
MDL 20.127451
MGA 4850.298747
MKD 61.659096
MMK 2396.130641
MNT 4092.362105
MOP 9.239998
MRU 45.650636
MUR 53.733972
MVR 17.644832
MWK 1983.139888
MXN 19.971385
MYR 4.654002
MZN 72.942327
NAD 18.580425
NGN 1566.739825
NIO 41.909821
NOK 11.173915
NPR 173.726814
NZD 2.003127
OMR 0.438839
PAB 1.143932
PEN 3.888809
PGK 5.027339
PHP 70.228403
PKR 318.038924
PLN 4.301904
PYG 6964.209084
QAR 4.170285
RON 5.234255
RSD 117.350515
RUB 87.312208
RWF 1676.394509
SAR 4.25632
SBD 9.241697
SCR 14.900406
SDG 685.359841
SEK 11.054999
SGD 1.47493
SHP 0.852119
SLE 27.819969
SLL 23933.142939
SOS 653.701223
SRD 42.899172
STD 23623.245736
STN 24.511402
SVC 10.009612
SYP 126.153701
SZL 18.569882
THB 38.082835
TJS 10.57528
TMT 4.006072
TND 3.383459
TOP 2.748051
TRY 53.480141
TTD 7.763645
TWD 36.512344
TZS 2995.988015
UAH 50.907427
UGX 4186.947674
USD 1.141331
UYU 46.040812
UZS 13746.394513
VES 769.356165
VND 30009.013917
VUV 137.12532
WST 3.158952
XAF 656.268031
XAG 0.018869
XAU 0.000277
XCD 3.084504
XCG 2.06155
XDR 0.81618
XOF 656.259402
XPF 119.331742
YER 270.552152
ZAR 18.568826
ZMK 10273.344849
ZMW 21.076712
ZWL 367.508091
  • AEX

    -3.4600

    1079

    -0.32%

  • BEL20

    -8.0300

    5724.43

    -0.14%

  • PX1

    -43.2500

    8436.24

    -0.51%

  • ISEQ

    0.0000

    13960.76

    0%

  • OSEBX

    7.7500

    1945.97

    +0.4%

  • PSI20

    32.2600

    9249.11

    +0.35%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -19.2200

    4669.76

    -0.41%

  • N150

    -19.9200

    4217.93

    -0.47%

La capture de Maduro, un coup dur pour les renseignements cubains
La capture de Maduro, un coup dur pour les renseignements cubains / Photo: ADALBERTO ROQUE - AFP

La capture de Maduro, un coup dur pour les renseignements cubains

La capture de Nicolas Maduro et la mort de 32 Cubains dans l'attaque menée par des forces américaines sont un coup dur pour les services de renseignement cubains, longtemps reconnus pour leur redoutable efficacité, soulignent plusieurs experts.

Taille du texte:

Deux jours après le spectaculaire raid américain sur un complexe militaire à Caracas, La Havane a confirmé la mort dans l'opération de 32 membres des forces de sécurité dont vraisemblablement certains étaient chargés de la protection du dirigeant vénézuélien. Caracas a déploré la mort de 23 militaires.

Parmi les Cubains, 21 étaient membres du ministère de l'Intérieur, qui supervise les services de renseignement, et 11 appartenaient aux Forces armées révolutionnaires. Aucune information n'a été donnée sur d'éventuels blessés.

Les experts consultés par l'AFP sont unanimes pour souligner que la clé de l'opération, minutieusement préparée pendant des mois par Washington et parfaitement tenue secrète, a été "l'effet de surprise".

"Le renseignement cubain (...) a convaincu le régime Maduro et ses services de sécurité que les États-Unis n'attaqueraient jamais sur le territoire vénézuélien", analyse José Gustavo Arocha, un ancien officier de l'armée vénézuélienne, désormais expert au Center for a Secure Free Society, un groupe de réflexion américain spécialisé sur les questions de défense.

De la même façon, Fulton Armstrong, ex-officier du renseignement américain et chercheur pour l'Amérique latine à l'American University de Washington, relève "l'échec à anticiper l'attaque" et par la suite "à détecter l'entrée des hélicoptères sur le territoire".

"Même un avertissement de cinq ou dix minutes aurait fait une énorme différence pour les gardes et pour Maduro", estime cet ex-agent de la CIA. Dans le même temps, les forces américaines ont bénéficié d'"un renseignement en temps réel incroyable grâce aux drones" furtifs pour surveiller les déplacements du dirigeant vénézuélien.

A cela s'ajoute un équipement de combat particulièrement sophistiqué et "vraisemblablement l'ordre de tirer pour tuer", souligne-t-il.

Autre faiblesse, selon l'ancien ambassadeur britannique à Cuba et au Venezuela, Paul Hare, le renseignement cubain a sous-estimé "l'accès des Etats-Unis à une coopération interne au Venezuela".

Le New York Times, citant des sources proches de l'opération, a ainsi affirmé qu'une "source de la CIA au sein du gouvernement vénézuélien" a surveillé la localisation de Nicolas Maduro et facilité le déclenchement de l'opération.

- "Nouvel acteur" -

Longtemps, les services secrets cubains, formés à l'époque du KGB soviétique, ont joui d'une réputation d'invincibilité. Outre le fait d'avoir déjoué quelque 600 tentatives d'assassinat contre l'ex-dirigeant Fidel Castro (1926-2016), ils sont reconnus pour leur capacité à infiltrer des agents ou à recruter des hauts fonctionnaires étrangers, notamment américains.

L'affaire la plus récente mise au jour est celle de Victor Manuel Rocha, un ancien ambassadeur américain, condamné en 2024 à 15 ans de prison après avoir travaillé plus de 40 ans comme un agent sous couverture de l'Etat cubain.

Mais "ils n’ont pas correctement compris l'administration Trump, et c'est de là qu'est venu leur échec", estime M. Arocha, alors que la nouvelle "Stratégie de sécurité nationale" américaine affirme clairement l'objectif de la suprématie des Etats-Unis en Amérique latine.

Washington a régulièrement dénoncé la pénétration cubaine au sein de l'appareil sécuritaire vénézuélien, notamment le renseignement civil, le contre-espionnage militaire, jusqu'au système national d'identification.

Ces accusations ont été systématiquement démenties par Caracas et La Havane, qui ont affirmé que les approvisionnements en pétrole se faisaient en échange de l'envoi de médecins et de collaborateurs humanitaires.

"Tant d'années passées au pouvoir (au Venezuela) à faire la même chose avec succès ont empêché (les services cubains) de percevoir les changements", affirme l'ex-militaire vénézuélien. "L'échec tient à l'arrivée d'un nouvel acteur, Donald Trump, qui a changé la dynamique de la prise de décision et n'a pas utilisé les canaux conventionnels".

Le dirigeant américain n'a pas hésité à braver le droit international en ordonnant la capture du président vénézuélien en exercice, amené ensuite manu militari aux Etats-Unis. Une "opération de police" et non une action militaire, s'est défendu Washington qui s'est ainsi affranchi du processus législatif d'autorisation du Congrès.

"Toutes les capacités du renseignement cubain ont été bloquées pour la première fois dans la région, non pas en raison de déficiences technologiques, mais parce que leurs méthodes traditionnelles sont devenues caduques face à ce nouveau style de prise de décision", estime M. Arocha.

S.Fujimoto--JT