The Japan Times - Washington prêt à travailler avec les dirigeants vénézuéliens après avoir emprisonné Maduro

EUR -
AED 4.2308
AFN 75.461931
ALL 95.701743
AMD 434.289094
ANG 2.062212
AOA 1056.403079
ARS 1597.18451
AUD 1.668628
AWG 2.073925
AZN 1.963008
BAM 1.952758
BBD 2.315114
BDT 141.040283
BGN 1.969159
BHD 0.435651
BIF 3421.500424
BMD 1.15202
BND 1.480462
BOB 7.942627
BRL 5.945121
BSD 1.149419
BTN 107.068206
BWP 15.769502
BYN 3.405953
BYR 22579.598756
BZD 2.311719
CAD 1.606781
CDF 2655.407311
CHF 0.920187
CLF 0.02682
CLP 1058.995158
CNY 7.928953
CNH 7.933071
COP 4226.094473
CRC 534.859814
CUC 1.15202
CUP 30.528539
CVE 110.594367
CZK 24.524559
DJF 204.737509
DKK 7.474082
DOP 70.100891
DZD 153.514723
EGP 62.594955
ERN 17.280305
ETB 179.485717
FJD 2.596428
FKP 0.872786
GBP 0.871389
GEL 3.093221
GGP 0.872786
GHS 12.67803
GIP 0.872786
GMD 85.249915
GNF 10114.739035
GTQ 8.793302
GYD 240.575224
HKD 9.029248
HNL 30.533639
HRK 7.533181
HTG 150.860401
HUF 384.6946
IDR 19578.12495
ILS 3.606256
IMP 0.872786
INR 107.113128
IQD 1505.854131
IRR 1519716.438584
ISK 144.440755
JEP 0.872786
JMD 181.216908
JOD 0.816828
JPY 183.924702
KES 149.53662
KGS 100.744622
KHR 4596.719375
KMF 491.913091
KPW 1036.802092
KRW 1739.816127
KWD 0.356366
KYD 0.957908
KZT 544.681477
LAK 25310.339681
LBP 103108.170116
LKR 362.66133
LRD 210.92142
LSL 19.532595
LTL 3.401617
LVL 0.696846
LYD 7.350613
MAD 10.799077
MDL 20.225019
MGA 4805.472163
MKD 61.628064
MMK 2419.207897
MNT 4116.419504
MOP 9.279644
MRU 45.662874
MUR 54.087791
MVR 17.81067
MWK 1993.077817
MXN 20.611607
MYR 4.643839
MZN 73.672136
NAD 19.532172
NGN 1587.634232
NIO 42.293196
NOK 11.258292
NPR 171.306902
NZD 2.017019
OMR 0.44364
PAB 1.149409
PEN 3.976705
PGK 4.972168
PHP 69.592978
PKR 320.72236
PLN 4.278316
PYG 7435.481305
QAR 4.191071
RON 5.088018
RSD 117.392788
RUB 92.536885
RWF 1678.770184
SAR 4.325327
SBD 9.260829
SCR 16.643127
SDG 692.364618
SEK 10.924729
SGD 1.482309
SHP 0.864314
SLE 28.397729
SLL 24157.303089
SOS 656.873849
SRD 43.029156
STD 23844.495215
STN 24.461468
SVC 10.057332
SYP 127.363484
SZL 19.524669
THB 37.596228
TJS 11.017337
TMT 4.043591
TND 3.388621
TOP 2.773788
TRY 51.288526
TTD 7.797954
TWD 36.858934
TZS 2995.253282
UAH 50.34114
UGX 4312.282184
USD 1.15202
UYU 46.547487
UZS 13965.244481
VES 545.355491
VND 30344.215879
VUV 137.490062
WST 3.186768
XAF 654.931042
XAG 0.015774
XAU 0.000247
XCD 3.113393
XCG 2.071573
XDR 0.815708
XOF 654.942394
XPF 119.331742
YER 274.930073
ZAR 19.553086
ZMK 10369.569656
ZMW 22.212589
ZWL 370.950081
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

Washington prêt à travailler avec les dirigeants vénézuéliens après avoir emprisonné Maduro
Washington prêt à travailler avec les dirigeants vénézuéliens après avoir emprisonné Maduro / Photo: HANDOUT - US President Donald Trump's TRUTH Social account/AFP

Washington prêt à travailler avec les dirigeants vénézuéliens après avoir emprisonné Maduro

Les Etats-Unis ont laissé entendre dimanche qu'ils pourraient collaborer avec les dirigeants vénézuéliens encore en place, après avoir capturé le président de ce pays riche en pétrole lors d'une opération spectaculaire pour le traduire en justice à New York.

Taille du texte:

A Caracas, les rues étaient peu fréquentées et les patrouilles de policiers masqués et lourdement armés aperçues la veille absentes après la capture et l'exfiltration de l'héritier de Hugo Chavez et de son épouse Cilia Flores par les forces spéciales de l'armée américaine.

Des habitants patientaient devant les magasins d'alimentation, dont certains faisaient entrer les clients un par un pour éviter les pillages, ont constaté les journalistes de l'AFP.

Le président vénézuélien déchu de 63 ans a passé sa première nuit dans une prison de Brooklyn à New York et devrait être traduit lundi devant la justice américaine pour "narcoterrorisme" selon la presse, au côté de son épouse âgée de 69 ans.

En décrivant une opération audacieuse préparée depuis des mois, Donald Trump avait assuré samedi que les Etats-Unis allaient désormais "diriger" le pays de 30 millions d'habitants, ajoutant qu'il serait prêt à y dépêcher des troupes au sol et y lancer une "seconde vague" d'attaques.

Mais le chef de la diplomatie américaine a nettement tempéré dimanche les propos du président américain en faisant la tournée des chaînes de télévision américaines. "Nous sommes en guerre contre les organisations de trafic de drogue, pas en guerre contre le Venezuela", a lancé Marco Rubio sur NBC News.

- "Nous allons juger"-

Washington est disposé à collaborer avec la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez, à qui la Cour suprême du pays a confié le pouvoir et d'autres dirigeants encore en place, mais jugeront leur comportement sur pièce, a souligné le chef de la diplomatie américaine sur CBS.

"S'ils ne prennent pas de bonnes décisions, les Etats-Unis conserveront de nombreux leviers d'influence pour garantir la protection de nos intérêts, notamment l'embargo pétrolier. Nous allons donc juger, à l'avenir, nous allons juger tout ce qu'ils font", a-t-il averti.

Si les Etats-Unis ne veulent plus s'impliquer, selon Marco Rubio, dans les affaires politiques de pays tiers, comme en Irak ou en Afghanistan, Donald Trump n'a pas caché son intérêt pour les vastes ressources pétrolières du Venezuela, premières réserves de brut prouvées au monde.

Le président américain a affirmé samedi qu'il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à exploiter les ressources pétrolières du Venezuela, qui détient 17% des réserves de brut mondiales et vend 80% de son pétrole de mauvaise qualité vers la Chine.

Après la diffusion par Donald Trump de la première photo de Nicolas Maduro les menottes aux poignets et les yeux bandés, la Maison Blanche a publié samedi une vidéo du président déchu, menotté et en sandales, escorté par des agents dans les locaux de la Drug Enforcement Administration (DEA), l'agence fédérale antidrogue.

"Bonsoir, bonne année", entend-on déclarer le président vénézuélien, qui a ensuite été conduit dans une prison fédérale du quartier de Brooklyn.

Plusieurs capitales ont mis en cause la légalité de l'opération américaine et le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir lundi à la demande de Caracas.

- "Violation du droit" -

Le raid a été vivement condamné par les alliés de Caracas -- Chine, Russie, Iran ou Colombie -- et les critiques ont également fusé à l'ONU, l'UE, et diverses capitales latino-américaines et européennes contre le recours à la force contre un Etat souverain et "une violation du droit international". Seuls quelques gouvernements pro-Trump, tels l'Argentine ou Israël, ont applaudi.

La cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado, s'était au contraire réjouie de la capture de Nicolas Maduro.

"L'heure de la liberté est arrivée", a-t-elle réagi, estimant que le candidat de l'opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, devait "assumer immédiatement" la présidence.

Mais Washington a semblé disqualifier les représentants de l'opposition, Marco Rubio déclarant en outre qu'il était trop tôt pour évoquer l'organisation d'élections au Venezuela.

"C'est prématuré à ce stade. Mais il y a beaucoup de travail", a-t-il dit sur NBC, ajoutant : "Nous attachons de l'importance aux élections et à la démocratie (...) Mais ce qui nous importe avant tout, c'est la sécurité, le bien-être et la prospérité des États-Unis".

Quelque 500 partisans de M. Maduro s'étaient rassemblés samedi non loin du Palais présidentiel de Miraflores, à Caracas, pour dénoncer l'interventionnisme américain.

"Comment se fait-il qu'un gouvernement étranger vienne s'ingérer dans le pays et en expulse le président ? (...) C'est la force du caïd de quartier", a déploré à Caracas Katia Briceño, une professeure d'université de 54 ans.

A l'inverse, des milliers de Vénézuéliens exilés, sur les huit millions qui ont fui leur pays en proie à une crise politique et économique sans fin, se sont rassemblés dans plusieurs villes du monde pour célébrer la chute de Nicolas Maduro.

"Enfin nous allons avoir un pays libre. Enfin nous allons pouvoir rentrer chez nous", a dit à l'AFP Yurimar Rojas, vendeur ambulant à Santiago du Chili.

S.Ogawa--JT