The Japan Times - Les Etats-Unis vont "diriger" provisoirement le Venezuela après la capture du président Maduro

EUR -
AED 4.187996
AFN 72.983205
ALL 93.753737
AMD 417.593938
ANG 2.041717
AOA 1046.291943
ARS 1701.420508
AUD 1.647097
AWG 2.055512
AZN 1.936599
BAM 1.954835
BBD 2.296777
BDT 140.544961
BGN 1.928225
BHD 0.429988
BIF 3402.315052
BMD 1.140367
BND 1.47523
BOB 7.895713
BRL 5.881096
BSD 1.140492
BTN 108.90626
BWP 15.485359
BYN 3.276884
BYR 22351.19877
BZD 2.293368
CAD 1.617468
CDF 2571.527697
CHF 0.922129
CLF 0.026937
CLP 1060.222039
CNY 7.747826
CNH 7.760422
COP 3802.919627
CRC 518.748572
CUC 1.140367
CUP 30.219733
CVE 110.21593
CZK 24.255441
DJF 203.0598
DKK 7.47533
DOP 67.15951
DZD 151.872955
EGP 56.562673
ERN 17.105509
ETB 184.05048
FJD 2.551802
FKP 0.852873
GBP 0.854335
GEL 3.016237
GGP 0.852873
GHS 13.016577
GIP 0.852873
GMD 83.818579
GNF 10001.547098
GTQ 8.700974
GYD 238.532296
HKD 8.939179
HNL 30.52441
HRK 7.524828
HTG 149.242245
HUF 357.895152
IDR 20626.564308
ILS 3.470536
IMP 0.852873
INR 108.859176
IQD 1493.934868
IRR 1568005.016014
ISK 143.38961
JEP 0.852873
JMD 180.630867
JOD 0.808489
JPY 185.298897
KES 147.450551
KGS 99.72523
KHR 4592.733709
KMF 491.498452
KPW 1026.330955
KRW 1719.776576
KWD 0.353502
KYD 0.950231
KZT 535.006001
LAK 25688.324061
LBP 102113.811797
LKR 382.159854
LRD 206.967871
LSL 18.695149
LTL 3.367208
LVL 0.689796
LYD 7.316614
MAD 10.675232
MDL 20.058102
MGA 4839.611887
MKD 61.674058
MMK 2394.244658
MNT 4089.09974
MOP 9.207357
MRU 45.495744
MUR 53.779789
MVR 17.630116
MWK 1977.324287
MXN 20.040164
MYR 4.649269
MZN 72.880857
NAD 18.695476
NGN 1569.852338
NIO 41.960582
NOK 11.137255
NPR 174.250016
NZD 2.001538
OMR 0.438459
PAB 1.140337
PEN 3.884902
PGK 5.013526
PHP 70.270551
PKR 316.990169
PLN 4.309385
PYG 6930.914209
QAR 4.145954
RON 5.236682
RSD 117.34841
RUB 87.093656
RWF 1676.772594
SAR 4.326122
SBD 9.233895
SCR 15.745488
SDG 684.799482
SEK 11.057514
SGD 1.475658
SHP 0.851399
SLE 27.796487
SLL 23912.935944
SOS 651.678428
SRD 42.863002
STD 23603.30039
STN 24.489097
SVC 9.978557
SYP 126.047188
SZL 18.704508
THB 38.134984
TJS 10.55919
TMT 4.002689
TND 3.371599
TOP 2.745731
TRY 53.421877
TTD 7.745178
TWD 36.571014
TZS 2996.318458
UAH 50.737064
UGX 4213.124227
USD 1.140367
UYU 45.919556
UZS 13698.900957
VES 768.706591
VND 29985.957737
VUV 136.617058
WST 3.157086
XAF 655.633477
XAG 0.019389
XAU 0.00028
XCD 3.0819
XCG 2.055086
XDR 0.815491
XOF 655.633477
XPF 119.331742
YER 270.324127
ZAR 18.682982
ZMK 10264.673055
ZMW 20.724773
ZWL 367.1978
  • AEX

    -2.7000

    1076.35

    -0.25%

  • BEL20

    -57.2400

    5667.2

    -1%

  • PX1

    -135.8200

    8300.37

    -1.61%

  • ISEQ

    -75.3900

    13885.43

    -0.54%

  • OSEBX

    4.4800

    1950.49

    +0.23%

  • PSI20

    -127.6300

    9121.23

    -1.38%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -19.2200

    4669.76

    -0.41%

  • N150

    -32.4800

    4185.39

    -0.77%

Les Etats-Unis vont "diriger" provisoirement le Venezuela après la capture du président Maduro
Les Etats-Unis vont "diriger" provisoirement le Venezuela après la capture du président Maduro / Photo: HANDOUT - US President Donald Trump's TRUTH Social account/AFP

Les Etats-Unis vont "diriger" provisoirement le Venezuela après la capture du président Maduro

Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis "dirigeraient" le Venezuela jusqu'à ce qu'une transition politique "sûre" puisse avoir lieu, après l'opération américaine de capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas.

Taille du texte:

"Nous allons diriger le pays jusqu'à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse", a dit le président américain lors d'une conférence de presse en Floride, sans cependant préciser pour l'heure comment les Etats-Unis allaient diriger le pays. Et dans les rues de Caracas, aucun signe d'une présence militaire américaine n'était visible.

Donald Trump a ajouté que les Etats-Unis étaient prêts à lancer "une seconde attaque plus importante". "Nous n'avons pas peur d'envoyer des troupes sur le terrain si besoin (...) Nous avions des troupes au sol à un très haut niveau la nuit dernière", a-t-il ajouté.

Donald Trump avait annoncé à l'aube sur son réseau Truth Social que les forces américaines avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, ainsi que son épouse, après une "attaque de grande envergure" contre le pays sud-américain.

Présent au côté de Donald Trump, le chef d'état-major américain, le général Dan Caine, a donné des détails sur l'opération militaire baptisée "Absolute Resolve" (Détermination absolue).

L'opération "discrète, précise et menée pendant les heures d'obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d'entraînement", a déclaré le général Caine. Elle a mobilisé plus de 150 avions, a-t-il précisé.

Les Etats-Unis ont affirmé qu'aucun Américain n'a été tué lors de l'opération, dont le bilan humain côté vénézulien reste inconnu.

"Maduro et son épouse, tous deux inculpés, se sont rendus sans résister et ont été placés en détention par le ministère de la Justice, avec l'aide de notre incroyable armée américaine", a ajouté le haut gradé américain.

Nicolas Maduro, 63 ans, au pouvoir depuis 2013, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, vont être conduits à New York, avait précisé auparavant dans une interview à Fox News le président américain qui a affirmé avoir regardé en direct la capture de Nicolas Maduro dans une "forteresse".

"Ils ont été inculpés à New York", a rappelé Donald Trump, faisant écho à une précédente déclaration de sa ministre de la Justice, Pam Bondi, selon laquelle le couple est poursuivi notamment pour "narcoterrorisme". "Ils sont à bord d'un navire, mais ils se dirigent vers New York", a-t-il précisé.

- "Pas le respect" -

Le locataire de la Maison Blanche a aussi affirmé que la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, avait dit au secrétaire d'Etat américain Marco Rubio être prête à coopérer avec les Etats-Unis après l'éviction de Nicolas Maduro.

Il a en revanche rejeté sèchement toute possibilité d'une accession au pouvoir de la cheffe de l'opposition vénézuelienne et prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado.

"Je pense qu'il lui serait très difficile d'être à la tête du pays. Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays. C'est une femme très gentille, mais elle n'inspire pas le respect", a-t-il lancé, ajoutant que les Etats-Unis n'avaient pas eu de contact avec l'opposante.

"L'heure de la liberté est arrivée", avait réagi cette dernière après l'annonce de la capture du président vénézuélien, estimant que le candidat de l'opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, devait "assumer immédiatement" la présidence.

Un silence presque sépulcral et une odeur de brûlé ont envahi samedi Caracas, la capitale du Venezuela, a constaté l'AFP. Les rideaux métalliques des magasins sont baissés. Les rues, et même les grandes avenues, sont désertes ou presque.

Des habitants, nerveux, se pressent pour acheter de la nourriture dans les supermarchés qui vendent leurs produits derrière des portes fermées.

Quelque 500 partisans du président vénézuélien, se sont rassemblés non loin du Palais de Miraflores, le palais présidentiel à Caracas, brandissant des portraits de Nicolas Maduro et des drapeaux vénézuéliens.

"Comment se fait-il qu'un gouvernement étranger vienne s'ingérer dans le pays et en expulse le président? (...) C'est la force du puissant, c'est la force du caïd de quartier", a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.

- "Monde libre" -

Après avoir jugé "profondément inquiétante et condamnable" l'intervention américaine, Moscou a "exhorté" les Etats-Unis à "libérer le président légalement élu d'un pays souverain ainsi que son épouse", selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.

Pékin, un autre allié de Caracas, s'est dit "profondément choqué" et a "condamné fermement le recours flagrant à la force par les Etats-Unis contre un Etat souverain et leur action contre son président", tandis que l'Iran a condamné "fermement l'attaque militaire américaine".

En pleine nuit, les frappes nocturnes ont embrasé le ciel de Caracas et de ses environs, tirant les habitants brutalement de leur sommeil.

De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu'à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l'AFP.

Des témoins ont rapporté à l'AFP avoir entendu des explosions à l'aéroport et au port de Caracas, ainsi qu'à Higuerote, à une centaine de kilomètres à l'est de Caracas. Au complexe militaire de Fuerte Tiuna, épicentre des bombardements, des gens fuyaient avec des valises et des sacs remplis de vêtements. "Ils ont failli nous tuer", a expliqué un résident à l'AFP.

"L'objectif de cette attaque n'est autre que de s'emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais", a dénoncé dans un communiqué le gouvernement vénézuélien.

Donald Trump a déclaré samedi qu'il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter ses réserves de brut, ajoutant que l'embargo américain sur le pétrole vénézuélien restait en vigueur.

L'offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient "comptés", après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est inquiété "que le droit international n'ait pas été respecté", déplorant un "dangereux précédent".

L'Union européenne, par la voix de sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, a rappelé qu'"en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés".

Londres et Paris ont rappelé le respect des mêmes principes. La Première ministre italienne Georgia Meloni a jugé "légitime" l'"intervention défensive" des Etats-Unis, tandis que l'Espagne a proposé de jouer les médiateurs.

Le Mexique et le Brésil ont condamné les frappes américaines, saluées à l'inverse par le président argentin pro-Trump, Javier Milei. Israël a estimé que Donald Trump avait "agi en tant que leader du monde libre".

T.Kobayashi--JT