The Japan Times - Au Yémen, le camp gouvernemental anti-houthi affaibli par une poussée séparatiste

EUR -
AED 4.240518
AFN 75.634464
ALL 95.921707
AMD 435.28668
ANG 2.066952
AOA 1058.830109
ARS 1599.801653
AUD 1.666452
AWG 2.078691
AZN 1.976738
BAM 1.957246
BBD 2.320435
BDT 141.364453
BGN 1.973685
BHD 0.436294
BIF 3429.364489
BMD 1.154668
BND 1.483864
BOB 7.960882
BRL 5.94769
BSD 1.152061
BTN 107.314294
BWP 15.805747
BYN 3.413782
BYR 22631.496292
BZD 2.317032
CAD 1.607183
CDF 2661.509861
CHF 0.921616
CLF 0.026733
CLP 1055.551728
CNY 7.947177
CNH 7.942044
COP 4235.865572
CRC 536.089149
CUC 1.154668
CUP 30.598707
CVE 110.848106
CZK 24.500447
DJF 205.207897
DKK 7.47284
DOP 70.261221
DZD 153.741465
EGP 62.597564
ERN 17.320023
ETB 179.898252
FJD 2.602392
FKP 0.87428
GBP 0.872127
GEL 3.100317
GGP 0.87428
GHS 12.707145
GIP 0.87428
GMD 85.445085
GNF 10137.986522
GTQ 8.813512
GYD 241.128168
HKD 9.04869
HNL 30.603818
HRK 7.534903
HTG 151.207143
HUF 382.345854
IDR 19658.398933
ILS 3.634607
IMP 0.87428
INR 107.4193
IQD 1509.315225
IRR 1523209.394098
ISK 144.402703
JEP 0.87428
JMD 181.633421
JOD 0.818618
JPY 184.206561
KES 149.913038
KGS 100.976015
KHR 4607.284594
KMF 493.042995
KPW 1039.20109
KRW 1736.574963
KWD 0.357185
KYD 0.960109
KZT 545.933387
LAK 25368.513623
LBP 103345.156614
LKR 363.494881
LRD 211.406207
LSL 19.57749
LTL 3.409435
LVL 0.698448
LYD 7.367508
MAD 10.823898
MDL 20.271505
MGA 4816.517185
MKD 61.719357
MMK 2424.535601
MNT 4124.753932
MOP 9.300972
MRU 45.767827
MUR 54.327428
MVR 17.85144
MWK 1997.658759
MXN 20.548301
MYR 4.65043
MZN 73.841317
NAD 19.577065
NGN 1593.614794
NIO 42.390404
NOK 11.239598
NPR 171.700638
NZD 2.017933
OMR 0.444297
PAB 1.152051
PEN 3.985845
PGK 4.983596
PHP 69.39324
PKR 321.459517
PLN 4.265003
PYG 7452.571208
QAR 4.200704
RON 5.097169
RSD 117.566688
RUB 92.547154
RWF 1682.628713
SAR 4.335319
SBD 9.282114
SCR 16.667709
SDG 693.95568
SEK 10.867333
SGD 1.482894
SHP 0.8663
SLE 28.462725
SLL 24212.826862
SOS 658.383625
SRD 43.127998
STD 23899.300022
STN 24.517691
SVC 10.080448
SYP 127.665303
SZL 19.569545
THB 37.533066
TJS 11.042659
TMT 4.052885
TND 3.39641
TOP 2.780163
TRY 51.489313
TTD 7.815877
TWD 36.86628
TZS 3002.136806
UAH 50.456845
UGX 4322.193646
USD 1.154668
UYU 46.654473
UZS 13997.342562
VES 546.608946
VND 30409.918474
VUV 137.758315
WST 3.194134
XAF 656.436352
XAG 0.015734
XAU 0.000247
XCD 3.120548
XCG 2.076334
XDR 0.816927
XOF 656.447731
XPF 119.331742
YER 275.561408
ZAR 19.453301
ZMK 10393.393053
ZMW 22.263643
ZWL 371.802682
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

Au Yémen, le camp gouvernemental anti-houthi affaibli par une poussée séparatiste
Au Yémen, le camp gouvernemental anti-houthi affaibli par une poussée séparatiste / Photo: Saleh Al-OBEIDI - AFP

Au Yémen, le camp gouvernemental anti-houthi affaibli par une poussée séparatiste

Un mouvement séparatiste du sud du Yémen, pourtant membre du gouvernement internationalement reconnu, s'est emparé la semaine dernière de vastes territoires dans l'est du pays, bouleversant l'équilibre du camp gouvernemental face aux rebelles houthis.

Taille du texte:

L'avancée territoriale éclair des forces du Conseil de transition du Sud (STC), soutenues par les Emirats arabes unis, dans une région pétrolifère du gouvernorat de Hadramout, a suscité la colère de ses alliés au sein du gouvernement, appuyés eux par l'Arabie saoudite.

Le Yémen est déjà divisé entre les Houthis, qui contrôlent la capitale Sanaa et une grande partie du nord du pays, et les forces loyalistes, dont les représentants se sont provisoirement installés à Aden, dans le sud.

Alors que le pays connaît une accalmie sur ce front depuis 2022, ces nouvelles tensions risquent de fragiliser un peu plus le pays le plus pauvre de la péninsule arabique.

- Qui sont les forces séparatistes? -

Dirigé par Aidarous al-Zoubaïdi, le STC regroupe les partisans d'une sécession du sud du Yémen, qui a été un Etat indépendant de 1967 à 1990. Ce mouvement a regagné en influence à la faveur de la guerre entre les Houthis, soutenus par l'Iran, et les forces appuyées par une coalition militaire arabe, incluant l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Proche d'Abou Dhabi, le STC fait partie du Conseil présidentiel qui chapeaute le gouvernement reconnu par la communauté internationale, aux côtés d'autres groupes contrôlant différents territoires.

Les combattants séparatistes ont déjà affronté les forces loyalistes dans le passé, notamment entre 2018 et 2019, avant que les deux camps ne concluent un accord de partage du pouvoir négocié par Ryad.

- Quel était l'objectif de l'offensive? -

Les forces du STC, jusque-là concentrées sur le littoral, se sont emparées de territoires dans le nord du gouvernorat de Hadramout - le plus grand du pays - qui comprend des champs pétroliers et s'étend jusqu'à la frontière saoudienne, sans rencontrer de véritable résistance.

L'objectif affiché était de déloger un chef tribal et des forces loyalistes, présentées comme affiliées aux Frères musulmans, pour lutter contre la contrebande profitant aux Houthis et à des groupes terroristes, selon le STC.

Dans la foulée, le mouvement a étendu son emprise dans le gouvernorat voisin de Mahra, bordant Oman. Il dit désormais contrôler la totalité du territoire de l'ancien Yémen du sud, suscitant des craintes d'une proclamation d'indépendance.

Lundi, le chef du Conseil présidentiel yéménite, Rashad al-Alimi, a fustigé "les actions unilatérales" du STC, y voyant une menace pour "l'unité et la stabilité" du pays.

- Quels sont les risques? -

Pour l'heure, il ne semble pas y avoir de volonté de contrer sur le terrain le STC, dont l'avancée rapide suggère "une coordination avec au moins certaines forces gouvernementales", affirme Elisabeth Kendall de l'université de Cambridge.

L'offensive a surtout révélé la faiblesse et les divisions qui minent le Conseil présidentiel et dont l'avenir semble désormais "incertain", poursuit cette spécialiste du Yémen, estimant que le STC envisage sans doute une sécession.

Selon un haut responsable du gouvernement yéménite, s'exprimant sous couvert d'anonymat, "la déclaration d'un nouvel Etat n'est ni faisable, ni viable, ni possible", faute de "consensus national, régional et international".

Pour lui, le STC cherche à renégocier l'accord de partage de pouvoir conclu en 2019 et à renforcer son autorité dans le sud, alors que des informations ont fait état d'une potentielle reprise des négociations avec les Houthis sur un éventuel accord de paix.

- Où se placent les acteurs régionaux? -

Ryad a appelé au retrait des forces des STC et plaidé pour une désescalade, tandis qu'Abou Dhabi a dit soutenir le processus politique au Yémen "en ligne avec l'Arabie saoudite".

Les deux pays du Golfe, qui soutiennent des camps différents dans plusieurs pays, partagent l'objectif de contrer les rebelles Houthis. Mais ils ont des intérêts divergents à long terme, souligne Elisabeth Kendall.

Si le STC obtenait un Etat, les Emirats gagneraient un accès stratégique à des ressources énergétiques, ports et routes commerciales, tandis que Ryad se retrouverait "avec un Etat belliqueux dominé par les Houthis à sa frontière", dit-elle.

Leur voisin omanais pourrait également avoir son mot à dire dans le gouvernorat de Mahra, avec lequel le sultanat entretient des relations historiques et qu'il considère comme son "arrière-cour", selon elle.

S.Fujimoto--JT