The Japan Times - L'Assemblée rejette à la quasi-unanimité le budget de l'Etat

EUR -
AED 4.187242
AFN 75.817479
ALL 93.892449
AMD 419.412592
ANG 2.041181
AOA 1045.527004
ARS 1690.85866
AUD 1.641249
AWG 2.052574
AZN 1.936018
BAM 1.958678
BBD 2.306689
BDT 141.177441
BGN 1.958234
BHD 0.431819
BIF 3418.372935
BMD 1.14016
BND 1.479409
BOB 7.89428
BRL 5.853357
BSD 1.145283
BTN 109.447859
BWP 15.521398
BYN 3.266514
BYR 22347.142139
BZD 2.303173
CAD 1.606047
CDF 2574.482275
CHF 0.926289
CLF 0.026971
CLP 1061.489444
CNY 7.730572
CNH 7.730641
COP 3698.258197
CRC 521.682557
CUC 1.14016
CUP 30.214248
CVE 110.426288
CZK 24.291569
DJF 203.939662
DKK 7.475302
DOP 67.361046
DZD 151.936595
EGP 57.748317
ERN 17.102405
ETB 184.087033
FJD 2.543983
FKP 0.852043
GBP 0.852253
GEL 2.992907
GGP 0.852043
GHS 13.17041
GIP 0.852043
GMD 83.231728
GNF 10044.362416
GTQ 8.741768
GYD 239.567811
HKD 8.93689
HNL 30.647759
HRK 7.53498
HTG 149.874963
HUF 360.563167
IDR 20593.575577
ILS 3.438934
IMP 0.852043
INR 109.732506
IQD 1500.317675
IRR 1567720.430761
ISK 143.193283
JEP 0.852043
JMD 182.042697
JOD 0.808362
JPY 184.97736
KES 147.479385
KGS 99.706832
KHR 4631.64309
KMF 493.689017
KPW 1026.144359
KRW 1704.214722
KWD 0.353062
KYD 0.954411
KZT 542.118949
LAK 25825.720936
LBP 102065.95508
LKR 384.716977
LRD 207.863605
LSL 18.721144
LTL 3.366597
LVL 0.689672
LYD 7.3498
MAD 10.655256
MDL 20.099357
MGA 4871.114729
MKD 61.657189
MMK 2394.265703
MNT 4088.586335
MOP 9.246568
MRU 45.626442
MUR 53.941198
MVR 17.626729
MWK 1979.893398
MXN 19.957971
MYR 4.64731
MZN 72.867799
NAD 18.721391
NGN 1578.050393
NIO 41.798143
NOK 11.095379
NPR 175.11216
NZD 1.965745
OMR 0.438388
PAB 1.145273
PEN 3.903905
PGK 4.991793
PHP 70.341618
PKR 318.289492
PLN 4.343047
PYG 6954.218294
QAR 4.175799
RON 5.238925
RSD 117.329354
RUB 87.764975
RWF 1687.43506
SAR 4.288672
SBD 9.188029
SCR 16.065868
SDG 684.665593
SEK 11.038787
SGD 1.473653
SHP 0.851245
SLE 27.762697
SLL 23908.600063
SOS 651.598649
SRD 42.943565
STD 23599.016509
STN 24.535298
SVC 10.020812
SYP 126.024311
SZL 18.72535
THB 38.213676
TJS 10.593473
TMT 4.001963
TND 3.388049
TOP 2.745232
TRY 53.630485
TTD 7.787477
TWD 36.670408
TZS 2999.079947
UAH 51.220412
UGX 4226.135609
USD 1.14016
UYU 46.077907
UZS 13843.34094
VES 824.44302
VND 29941.749985
VUV 136.498468
WST 3.147039
XAF 656.904949
XAG 0.019629
XAU 0.000284
XCD 3.08134
XCG 2.064042
XDR 0.816993
XOF 652.73994
XPF 119.331742
YER 270.342424
ZAR 18.784426
ZMK 10262.808036
ZMW 20.585254
ZWL 367.131156
  • AEX

    -3.0400

    1082.31

    -0.28%

  • BEL20

    -28.0200

    5576.2

    -0.5%

  • PX1

    -66.0800

    8298.85

    -0.79%

  • ISEQ

    -132.1300

    13631.22

    -0.96%

  • OSEBX

    -0.3900

    1950.17

    -0.02%

  • PSI20

    -86.7700

    9046.87

    -0.95%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -37.4500

    4421.4

    -0.84%

  • N150

    -13.8800

    4193.48

    -0.33%

L'Assemblée rejette à la quasi-unanimité le budget de l'Etat

L'Assemblée rejette à la quasi-unanimité le budget de l'Etat

Fait inédit dans la Ve République: la quasi totalité de l'Assemblée a rejeté dans la nuit de vendredi à samedi le budget de l'Etat, un vote sans surprise mais qui augure mal de son adoption avant la fin de l'année.

Taille du texte:

Après 125 heures de débats parfois houleux sur la fiscalité du patrimoine, ou celle des grandes entreprises, 404 députés ont rejeté la partie "recettes" du texte (un pour, 84 abstentions), emportant ainsi l'ensemble du projet de loi, sans même étudier la partie "dépenses".

Les groupes de gauche et le RN ont voté contre, ceux du camp gouvernemental se sont divisés entre votes contre et abstentions. Seul à voter pour, le député du groupe centriste Liot Harold Huwart.

L'Assemblée avait déjà rejeté en 2024 le budget de l'État, de manière inédite sous la Ve République. Mais c'est une première qu'il le soit avec une telle ampleur.

- "Travail utile" -

Si elle a vu dans le "plus long débat budgétaire" de la Ve République, un "travail utile", la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a aussi déploré un "certain nombre de mesures inconstitutionnelles, irréalistes ou inapplicables".

Sur X, elle a dénoncé l'"attitude cynique" des "extrêmes", se disant cependant "convaincue" de la possibilité d'un compromis.

Le camp gouvernemental a largement invoqué les mesures votées par les oppositions - "des horreurs économiques", selon Paul Midy (Renaissance) - pour justifier son absence de soutien au texte de l'exécutif. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a lui pointé vendredi des "coups tactiques des extrêmes qui rendent la copie insincère".

Dans le viseur du camp gouvernemental, plusieurs hausses d'impôts, dont un "impôt universel" sur les multinationales censé rapporter 26 milliards d'euros, une hausse de taxe sur les rachats d'action, ou une contribution sur les dividendes.

Avec elles, le déficit passerait à "4,1%" du PIB (contre un objectif à 4,7% dans le texte initial), sans elles il serait de "5,3%", a estimé Amélie de Montchalin, les jugeant "fragiles".

Eric Coquerel, président LFI de la commission des Finances, a rejeté l'argument, estimant que le texte initial "présenté par un gouvernement comme s'il était majoritaire", était condamné à "déplai(re) à tout le monde".

"Ce texte n'est le texte de personne en totalité, mais chacun doit prendre une part", a rétorqué le président du groupe MoDem Marc Fesneau.

Jean-Philippe Tanguy (RN) n'y a vu qu'une "diversion", estimant que le gouvernement fera passer son texte initial, par ordonnances ou par un 49.3.

- "Le compte n'y est pas" -

Le PS, qui a accepté de ne pas censurer le Premier ministre en échange de la suspension de la réforme des retraites et d'un abandon du 49.3, espérait que les débats permettent d'arracher une mesure de justice fiscale, "taxe Zucman" ou succédané.

Des propositions rejetées. Et la taxe sur les holdings proposée par le gouvernement a même été édulcorée à l'initiative de la droite. Au coeur de la nuit, les socialistes avaient obtenu le vote d'un Impôt sur la fortune improductive, à l'écriture bancale.

Les députés ont aussi adopté une hausse de deux milliards d'euros de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, un doublement de la taxe sur les géants du numérique, ou encore le plafonnement de certaines niches fiscales comme le pacte Dutreil.

Mais "le compte n'y est pas", a lancé Boris Vallaud (PS), estimant les "recettes" insuffisantes pour "effacer" des économies irritantes sur les politiques publiques. Et le chef des députés socialistes de dénoncer "l'intransigeance d'une partie du bloc central" et d'appeler Sébastien Lecornu à "interroger l'autorité qui est la sienne" sur ses troupes.

Le PS continuera toutefois à "chercher le compromis", a-t-il assuré.

Le budget va désormais être examiné par le Sénat, qui devrait en débattre dans l'hémicycle dès jeudi, en repartant du projet initial du gouvernement.

Son adoption avant la fin de l'année apparaît comme une gageure, en terme de délais comme en terme de majorité pour le voter, mais le gouvernement espère : "il faut que cela fonctionne", a martelé le Premier ministre.

Le rapporteur général du budget Philippe Juvin (LR) suggère lui au gouvernement de recourir finalement à l'article 49.3 de la Constitution, pour faire passer un budget avant le 31 décembre. Le pari étant qu'il serait plus facile pour le PS de ne pas censurer le gouvernement que de voter pour un budget, traditionnel marqueur de l'appartenance à une majorité.

Le gouvernement peut aussi faire adopter une "loi spéciale" pour percevoir les impôts existants, avant de reprendre les débats budgétaires en début d'année.

Un scénario privilégié par plusieurs cadres du camp gouvernemental, mais M. Lecornu a estimé que ce n'était "pas la solution". Le gouvernement écarte aussi a priori le scénario des ordonnances.

H.Takahashi--JT