The Japan Times - Dans Bamako sous blocus jihadiste, les habitants luttent au quotidien contre les pénuries de carburant

EUR -
AED 4.195235
AFN 75.394268
ALL 93.615065
AMD 416.514812
ANG 2.04508
AOA 1048.090125
ARS 1679.774956
AUD 1.634778
AWG 2.056209
AZN 1.943425
BAM 1.954044
BBD 2.29232
BDT 140.303933
BGN 1.961976
BHD 0.42922
BIF 3410.46546
BMD 1.142339
BND 1.47199
BOB 7.909362
BRL 5.796571
BSD 1.138192
BTN 109.437936
BWP 15.509928
BYN 3.269805
BYR 22389.836127
BZD 2.289063
CAD 1.605763
CDF 2581.684873
CHF 0.925494
CLF 0.026864
CLP 1057.291076
CNY 7.734489
CNH 7.737773
COP 3725.474534
CRC 518.429639
CUC 1.142339
CUP 30.271972
CVE 110.163122
CZK 24.2161
DJF 202.676116
DKK 7.475549
DOP 66.64953
DZD 152.127545
EGP 57.729568
ERN 17.135079
ETB 183.706247
FJD 2.541989
FKP 0.85367
GBP 0.852739
GEL 2.992741
GGP 0.85367
GHS 13.089239
GIP 0.85367
GMD 83.975218
GNF 9982.074528
GTQ 8.68297
GYD 238.086073
HKD 8.954992
HNL 30.480013
HRK 7.53475
HTG 148.753736
HUF 358.749719
IDR 20640.915764
ILS 3.417934
IMP 0.85367
INR 109.949117
IQD 1490.960332
IRR 1570858.336757
ISK 143.398043
JEP 0.85367
JMD 180.520168
JOD 0.809962
JPY 185.402987
KES 147.703787
KGS 99.897282
KHR 4618.769046
KMF 492.347584
KPW 1028.104798
KRW 1703.649624
KWD 0.353736
KYD 0.948448
KZT 533.850321
LAK 25690.916018
LBP 101919.737956
LKR 382.558029
LRD 206.584325
LSL 18.765738
LTL 3.373029
LVL 0.690989
LYD 7.308369
MAD 10.630049
MDL 20.070966
MGA 4876.575576
MKD 61.645733
MMK 2398.224305
MNT 4097.096874
MOP 9.188044
MRU 45.469741
MUR 53.826515
MVR 17.649338
MWK 1973.509472
MXN 19.892889
MYR 4.658483
MZN 72.992794
NAD 18.765738
NGN 1576.016525
NIO 41.882734
NOK 11.113458
NPR 175.091143
NZD 1.962595
OMR 0.439237
PAB 1.138177
PEN 3.896799
PGK 5.009477
PHP 70.409755
PKR 316.31821
PLN 4.328401
PYG 6902.737278
QAR 4.160852
RON 5.242529
RSD 117.365008
RUB 89.276133
RWF 1682.810047
SAR 4.298238
SBD 9.213007
SCR 15.081896
SDG 685.949197
SEK 11.051823
SGD 1.475439
SHP 0.852871
SLE 27.870202
SLL 23954.277201
SOS 650.424117
SRD 42.979917
STD 23644.102191
STN 24.477042
SVC 9.959052
SYP 126.265079
SZL 18.761978
THB 38.382009
TJS 10.505666
TMT 3.998185
TND 3.37338
TOP 2.750477
TRY 53.724865
TTD 7.729055
TWD 36.782046
TZS 3010.065537
UAH 51.153689
UGX 4218.209824
USD 1.142339
UYU 45.787055
UZS 13737.656345
VES 826.018457
VND 29994.95521
VUV 137.424795
WST 3.157382
XAF 655.376732
XAG 0.019568
XAU 0.000283
XCD 3.087227
XCG 2.051257
XDR 0.815061
XOF 655.362402
XPF 119.331742
YER 270.905917
ZAR 18.693223
ZMK 10282.417621
ZMW 20.629283
ZWL 367.832556
  • AEX

    8.0600

    1097.91

    +0.74%

  • BEL20

    -15.7300

    5602.7

    -0.28%

  • PX1

    -16.7300

    8350.17

    -0.2%

  • ISEQ

    0.0000

    13757.08

    0%

  • OSEBX

    -2.1600

    1962.06

    -0.11%

  • PSI20

    -38.3300

    9088.5

    -0.42%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    0.4400

    4421.87

    +0.01%

  • N150

    -9.7100

    4212.07

    -0.23%

Dans Bamako sous blocus jihadiste, les habitants luttent au quotidien contre les pénuries de carburant
Dans Bamako sous blocus jihadiste, les habitants luttent au quotidien contre les pénuries de carburant / Photo: - - AFP

Dans Bamako sous blocus jihadiste, les habitants luttent au quotidien contre les pénuries de carburant

Dans le quartier des affaires de Bamako, des centaines de voitures et de motos à l'arrêt s'agglutinent nuit et jour sur un boulevard, dans l'attente qu'une des trois stations-service s'y alignant distribue du carburant alors que la capitale malienne subit un blocus imposé par les jihadistes, rendant difficile le quotidien des habitants.

Taille du texte:

"Je suis à cette place depuis trois jours. J'ai passé deux nuits ici", se lamente auprès de l'AFP Karim Coulibaly, chauffeur de bus d'une trentaine d'années "au chômage" faute d'essence.

En trois jours, un seul camion-citerne est venu ravitailler les cuves. Le carburant s'est écoulé en une heure sous la surveillance des forces de l'ordre, dans ce pays dirigé par une junte autoritaire depuis deux coups d’État en 2020 puis 2021.

Comme partout dans la capitale, le ravitaillement est rationné à 10.000 francs CFA (15 euros), soit environ 13 litres d'essence.

Le litre, vendu à la pompe à 725 francs CFA (1,10 euro), est revendu sur le marché noir 2.000 francs CFA (3 euros), selon des habitants interrogés par l'AFP.

"On n'a pas le choix. C'est à prendre ou à laisser", souffle un consommateur ayant souhaité conserver l'anonymat.

Depuis septembre, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, s'attaque aux camions-citernes de carburant venant notamment du Sénégal et de la Côte d'Ivoire, par où transite la majorité des biens qu'importe le Mali.

- Habitants au chômage forcé -

Selon le JNIM, le blocus est une mesure de représailles après l'interdiction par les autorités de la vente de carburant hors stations-service en milieu rural, où le carburant est acheminé en jerricanes pour être vendu ensuite. La mesure avait pour but d'assécher les moyens d'approvisionnement des jihadistes, selon les autorités.

Malgré les escortes de l'armée, plusieurs camions ont été incendiés, et des chauffeurs et militaires tués ou enlevés dans des embuscades jihadistes.

L'ambassade américaine au Mali a exhorté mardi ses ressortissants à "quitter immédiatement" le pays en raison de "la nature imprévisible de la situation sécuritaire à Bamako".

Dans la foulée, l'Italie et l'Allemagne ont également demandé mercredi à leurs ressortissants de quitter le pays.

Alors que le blocus se fait ressentir depuis deux semaines dans la capitale, l'économie du pays sahélien enclavé tourne au ralenti.

"Cela fait une semaine que je ne vais plus au travail", explique Oumar Diallo, un fonctionnaire dans la file d'attente longue d'un kilomètre.

La pénurie exacerbe également les coupures d'électricité récurrentes qui plombent l'économie malienne depuis cinq ans, l'énergie du pays étant essentiellement thermique.

- Pénurie d'électricité -

De 19 heures par jour, la fourniture d'électricité a été ramenée à six heures par Énergie du Mali (EDM).

Mamadou Coulibaly, un électricien de 23 ans, n'a pas pu travailler depuis une semaine, étant injoignable car son téléphone et ses batteries externes sont déchargés.

Chez son dernier client, il a dû attendre des heures le courant - qui n'est jamais venu - pour localiser une panne électrique. Pour rentrer chez lui, il a dû pousser à pied sa moto sur vingt kilomètres. "Depuis, je suis là, sans argent, sans travail, sans moyen de déplacement...", peste-t-il.

La junte a annoncé dimanche soir la suspension des cours dans les écoles et les universités pour deux semaines à cause de cette pénurie.

En pleine période des récoltes, certains engins agricoles ne peuvent pas fonctionner faute de carburant dans le reste du pays.

"Habituellement, en cette période, les prix du riz et du mil baissent, parce que c'est la période des récoltes. Cette année, ce n'est pas le cas", déplore Ousmane Dao, 32 ans, vendeur de céréales au Marché rose de Bamako.

Dans les épiceries aussi, la pénurie de carburant impacte les stocks alimentaires. "On commence à manquer de spaghettis, de macaronis et de yaourts pourtant fabriqués ici. Les fournisseurs n'ont pas les moyens d'en fabriquer, faute d'électricité", constate Hamidou Maïga dans son échoppe bamakoise.

La junte est demeurée jusqu'ici silencieuse sur la situation.

Face à l'urgence, les Bamakois tentent de trouver des solutions alternatives. Les plus fortunés investissent dans des panneaux solaires pour se fournir en électricité.

Comme de nombreux jeunes à moto, Chaka Doumbia, mécanicien de 22 ans, mise désormais sur la débrouille: "Je mélange du solvant pour diluer la peinture avec de l'alcool. Avec ça, on a de quoi faire marcher son moteur". Au risque, si le mélange est mal dosé, d'enflammer sa machine.

S.Yamamoto--JT