The Japan Times - Afrique du Sud: des plages vierges grignotées par les intérêts miniers

EUR -
AED 4.299853
AFN 74.344052
ALL 95.789291
AMD 433.719736
ANG 2.095639
AOA 1074.815564
ARS 1636.80461
AUD 1.62784
AWG 2.11041
AZN 1.994123
BAM 1.959681
BBD 2.359032
BDT 143.712152
BGN 1.953053
BHD 0.442875
BIF 3485.487753
BMD 1.170824
BND 1.495656
BOB 8.092993
BRL 5.786225
BSD 1.1713
BTN 111.542422
BWP 15.917455
BYN 3.31581
BYR 22948.14436
BZD 2.355625
CAD 1.593895
CDF 2711.627319
CHF 0.915198
CLF 0.027011
CLP 1063.073056
CNY 7.997019
CNH 7.993787
COP 4366.423043
CRC 532.846143
CUC 1.170824
CUP 31.026828
CVE 110.483329
CZK 24.38931
DJF 208.572164
DKK 7.473075
DOP 69.787014
DZD 155.052231
EGP 62.883063
ERN 17.562355
ETB 184.169742
FJD 2.570484
FKP 0.865073
GBP 0.863079
GEL 3.143653
GGP 0.865073
GHS 13.129946
GIP 0.865073
GMD 86.05441
GNF 10279.181237
GTQ 8.940553
GYD 245.044238
HKD 9.175025
HNL 31.134659
HRK 7.536005
HTG 153.290958
HUF 361.484206
IDR 20365.658543
ILS 3.441754
IMP 0.865073
INR 111.315358
IQD 1534.312333
IRR 1539633.155108
ISK 143.190852
JEP 0.865073
JMD 184.313439
JOD 0.830071
JPY 184.554011
KES 151.255766
KGS 102.353993
KHR 4698.284389
KMF 492.319084
KPW 1053.745062
KRW 1718.494066
KWD 0.360672
KYD 0.976029
KZT 544.255516
LAK 25720.827524
LBP 104886.769177
LKR 374.805861
LRD 214.924718
LSL 19.601283
LTL 3.457138
LVL 0.708219
LYD 7.430652
MAD 10.825338
MDL 20.215949
MGA 4878.640795
MKD 61.6797
MMK 2458.386282
MNT 4189.917915
MOP 9.454283
MRU 46.76782
MUR 54.970603
MVR 18.095098
MWK 2031.013533
MXN 20.361456
MYR 4.639386
MZN 74.827202
NAD 19.601619
NGN 1601.839035
NIO 43.104628
NOK 10.832274
NPR 178.468438
NZD 1.984974
OMR 0.450165
PAB 1.171315
PEN 4.106262
PGK 5.093086
PHP 71.979909
PKR 326.397921
PLN 4.24797
PYG 7097.024595
QAR 4.28106
RON 5.238972
RSD 117.37161
RUB 88.335611
RWF 1712.584278
SAR 4.393426
SBD 9.396877
SCR 15.95634
SDG 703.082091
SEK 10.822744
SGD 1.492672
SHP 0.874138
SLE 28.860487
SLL 24551.582917
SOS 669.422862
SRD 43.879025
STD 24233.686538
STN 24.548196
SVC 10.24812
SYP 129.411992
SZL 19.597811
THB 38.074607
TJS 10.951341
TMT 4.103737
TND 3.414763
TOP 2.819063
TRY 52.944529
TTD 7.939588
TWD 36.962316
TZS 3047.064776
UAH 51.473217
UGX 4421.681138
USD 1.170824
UYU 47.163402
UZS 14095.674202
VES 572.465755
VND 30819.592041
VUV 138.771326
WST 3.179876
XAF 657.255818
XAG 0.015869
XAU 0.000256
XCD 3.16421
XCG 2.110871
XDR 0.816807
XOF 657.255818
XPF 119.331742
YER 279.387816
ZAR 19.500127
ZMK 10538.807125
ZMW 22.107688
ZWL 377.004751
  • AEX

    9.5500

    1014.5

    +0.95%

  • BEL20

    87.7800

    5440.14

    +1.64%

  • PX1

    86.1400

    8062.31

    +1.08%

  • ISEQ

    -183.8600

    12409.08

    -1.46%

  • OSEBX

    3.6500

    2033.72

    +0.18%

  • PSI20

    -3.6700

    9164.62

    -0.04%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    20.6800

    3997.2

    +0.52%

  • N150

    27.8300

    4182.24

    +0.67%

Afrique du Sud: des plages vierges grignotées par les intérêts miniers
Afrique du Sud: des plages vierges grignotées par les intérêts miniers / Photo: WIKUS DE WET - AFP

Afrique du Sud: des plages vierges grignotées par les intérêts miniers

Plages sauvages, coquillages et flamants roses: ce bout immaculé de côte sud-africaine fait l'objet d'une bagarre sourde opposant écologistes et amoureux de leur coin à une industrie minière insatiable.

Taille du texte:

Autour de l'estuaire du fleuve Olifant, qui se déverse dans l'Atlantique quelque 300 km au nord du Cap, l'exploitation minière de diamants et minéraux lourds comme le zircon existe depuis des décennies. Mais les natifs de la zone peu peuplée, comme les surfeurs et campeurs qui l'apprécient, s'affolent de son extension croissante.

"Ce bout du monde est l'un des derniers endroits en Afrique du Sud où l'on peut aller pour s'y perdre", souffle Mike Schlebach, 45 ans, surfeur passionné et cofondateur de l'organisation écologiste Protect the West Coast, qui milite avec d'autres pour le préserver, auprès du gouvernement et devant les tribunaux.

Dernièrement, ils ont le cœur serré et retiennent leur souffle: la mine existante, Tormin, exploitée par la société australienne Minerals Commodities, a obtenu auprès du gouvernement d'étendre leurs activités à dix plages supplémentaires.

En juin, le Center for Environmental rights (CER) a obtenu devant la justice la mise en place de contrôles environnementaux plus stricts. Mais selon l'avocate de l'association, Zahra Omar, la société demande déjà un délai pour présenter son plan de gestion de la biodiversité.

"Nous pouvons retourner devant les tribunaux si la mine ne respecte pas les dispositions" prévues, prévient-elle.

L'avocat de la mine, Fletcher Hancock, sans rentrer dans les détails, affirme à l'AFP via courriel que "la société s'engage à améliorer la situation sociale et économique des Sud-Africains" concernés "et à mener ses activités de manière durable et responsable sur le plan environnemental".

Le ministère de l'Environnement ne souhaite pas commenter l'expansion minière approuvée et son éventuel impact environnemental. Il renvoie l'AFP vers le Département des ressources minérales et de l'énergie (DMRE), qui accuse réception des questions mais n'y répond pas davantage.

- Coucher de soleil gâché -

Me Omar fait remarquer que si l'Afrique du Sud dispose de lois environnementales strictes, le DMRE, qui supervise les activités minières, a un mandat contradictoire: stimuler l'activité économique tout en faisant respecter ces lois.

"Donc, malheureusement, la responsabilité incombe à des organisations, comme le CER, de veiller à la protection de notre environnement", dit-elle.

Les résidents proches de l'estuaire craignent que les promesses d'atténuer les dégâts ne soient pas tenues. Et il y a des dizaines d'autres demandes d'autres sociétés minières déjà déposées.

"S'il y a de l'exploitation minière en mer, sur la plage, sur la terre, quel accès aurons-nous à la côte ?" s'interroge la militante Suzanne Du Plessis, 61 ans. "Ce serait désastreux, pour nous et encore plus pour la nature qui n'a pas de voix".

La présence des mines se voit déjà avec les accumulations de limon et de sable dans l'embouchure de l'estuaire, dit-elle.

A Doringbaai, à quelques kilomètres, une plage autrefois sauvage où les gens se promenaient au soleil couchant, bercés par le ressac, a été détruite par une lourde machinerie minière.

Le village de 1.200 âmes a été pris de court en début d'année, raconte Peter Owies, 54 ans. "Il n'y a pas eu de communication préalable pour nous dire: +Écoutez, nous avons l'intention d'exploiter une mine ici. Donc ça a été un choc".

Une consultation en ligne a été organisée, dit Suzanne Du Plessis, mais aucune réunion physique n'a jamais abouti.

Pour la bonne centaine de petits pêcheurs du coin, aussi, tout a changé.

"Parce qu'ils pompaient pour trouver des diamants, les poissons se sont éloignés et notre banc le plus riche est maintenant vide", dit Preston Goliath, 46 ans. Les mines "veulent vider le littoral sud-africain et nous laisser dans la pauvreté", accuse-t-il.

La société minière Trans Hex, qui détient des droits pour la zone depuis 1991 pour soixante ans, assure avoir mis en place des programmes pour ménager l'environnement, ainsi que des projets sociaux et de logement.

Mais de plus en plus de militants locaux appellent à geler l'activité minière, pour que le gouvernement évalue l'impact cumulatif des mines, sur l'écologie comme sur l'activité, et réfléchisse à des investissements alternatifs.

"Il y a toute une série de nouvelles industries qui pourraient avoir un impact positif, comme par exemple la culture des algues", suggère Mike Schlebach. "Nous devons leur montrer qu'il y a bien mieux à faire".

M.Matsumoto--JT