The Japan Times - La goélette scientifique Tara de retour après un périple de 70.000 km

EUR -
AED 4.106338
AFN 72.678784
ALL 90.706261
AMD 403.095106
ANG 2.001213
AOA 1025.325227
ARS 1727.752164
AUD 1.601998
AWG 2.012635
AZN 1.892349
BAM 1.950506
BBD 2.251091
BDT 139.032672
BGN 1.954303
BHD 0.421814
BIF 3358.863873
BMD 1.11813
BND 1.42962
BOB 13.574645
BRL 6.133724
BSD 1.117667
BTN 106.011291
BWP 15.439512
BYN 3.302138
BYR 21915.356827
BZD 2.2478
CAD 1.560684
CDF 2582.880928
CHF 0.916123
CLF 0.027813
CLP 1094.604935
CNY 7.433664
CNH 7.461273
COP 3590.529321
CRC 508.220715
CUC 1.11813
CUP 26.823203
CVE 110.555136
CZK 24.347682
DJF 198.714406
DKK 7.47497
DOP 67.367152
DZD 152.119079
EGP 61.880917
ERN 16.771957
ETB 181.621685
FJD 2.512159
FKP 0.833264
GBP 0.833706
GEL 2.901525
GGP 0.833264
GHS 13.025763
GIP 0.833264
GMD 82.185303
GNF 9839.548149
GTQ 8.54481
GYD 234.292523
HKD 8.772622
HNL 30.043464
HRK 7.568636
HTG 146.492427
HUF 364.580958
IDR 20279.755604
ILS 3.534638
IMP 0.833264
INR 105.92592
IQD 1694.301751
IRR 2101698.373401
ISK 136.210628
JEP 0.833264
JMD 177.607981
JOD 0.792795
JPY 176.931279
KES 145.290139
KGS 97.780393
KHR 4567.562987
KMF 491.977628
KPW 1006.317362
KRW 1505.277547
KWD 0.348231
KYD 0.931397
KZT 505.807265
LAK 25191.478666
LBP 100128.581561
LKR 371.561601
LRD 190.333767
LSL 18.601516
LTL 3.301549
LVL 0.676346
LYD 7.172534
MAD 10.989475
MDL 20.190745
MGA 5047.301877
MKD 61.526041
MMK 2347.563886
MNT 4026.540828
MOP 9.032287
MRU 45.28809
MUR 52.890596
MVR 17.286869
MWK 1942.192697
MXN 20.805305
MYR 4.558593
MZN 71.446077
NAD 18.601516
NGN 1503.448978
NIO 41.12838
NOK 10.319092
NPR 169.617666
NZD 1.9876
OMR 0.429918
PAB 1.117906
PEN 3.876579
PGK 5.012397
PHP 71.007995
PKR 309.167635
PLN 4.423626
PYG 6616.044389
QAR 4.085512
RON 5.343434
RSD 117.670991
RUB 91.156034
RWF 1653.058036
SAR 4.209134
SBD 9.010126
SCR 15.337287
SDG 672.564544
SEK 10.953307
SGD 1.43256
SHP 0.836736
SLE 25.597118
SLL 23446.641396
SOS 638.76642
SRD 42.018781
STD 23143.042826
STN 24.433688
SVC 9.779459
SYP 14537.931763
SZL 18.595533
THB 37.760352
TJS 10.277076
TMT 3.913457
TND 3.340434
TOP 2.692189
TRY 55.903951
TTD 7.560481
TWD 36.709898
TZS 2955.552012
UAH 51.043072
UGX 4783.019127
USD 1.11813
UYU 44.93804
UZS 13355.75316
VES 992.318184
VND 28809.749184
VUV 132.947359
WST 3.102471
XAF 655.957
XAG 0.022856
XAU 0.000286664834
XCD 3.021803
XCG 2.014233
XDR 0.790576
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.103614
ZAR 18.634919
ZMK 10064.514612
ZMW 22.633384
ZWL 360.037549
SSP 6423.883664
MXV 2.342475
  • AEX

    -1.6800

    1118.52

    -0.15%

  • BEL20

    -9.6000

    5637.54

    -0.17%

  • PX1

    -36.9600

    7998.54

    -0.46%

  • ISEQ

    13.0500

    14517.8

    +0.09%

  • OSEBX

    -1.6600

    2073.83

    -0.08%

  • PSI20

    72.5000

    9738.69

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8600

    4491.39

    +0.22%

  • N150

    -2.9600

    4224.74

    -0.07%

La goélette scientifique Tara de retour après un périple de 70.000 km
La goélette scientifique Tara de retour après un périple de 70.000 km / Photo: FRED TANNEAU - AFP

La goélette scientifique Tara de retour après un périple de 70.000 km

Après un voyage de 70.000 km autour du globe, la goélette scientifique Tara a fait samedi son retour à Lorient, avec des milliers de prélèvements de micro-organismes dont l'analyse doit permettre de mieux comprendre le fonctionnement du plancton océanique.

Taille du texte:

"On n'a pas de découverte à vous révéler aujourd'hui (samedi)", a prévenu d'emblée Romain Troublé, directeur de la Fondation Tara, au cours d'une conférence de presse sur l'île de Groix.

Après presque deux ans de mission "Microbiome", le célèbre voilier-laboratoire a fait escale sur l'île bretonne avant de rejoindre Lorient, son port d'attache.

Escortée par une armada de plusieurs dizaines de voiliers, Tara a été acclamée par un public nombreux venu l'accueillir sur les quais de Lorient, samedi après-midi.

Au cours de son trajet du Chili à l'Afrique, en passant par l'Amazonie et l'Antarctique, le bateau conçu par l'explorateur Jean-Louis Etienne a réalisé près de 25.000 prélèvements de micro-organismes marins (virus, bactéries, prostites, animaux, etc.).

"Toutes ces données vont être analysées. D'ici 18 mois à deux ans, on commencera à avoir les premières découvertes de cette mission car pendant qu'on est en mer, il y a 300 chercheurs qui travaillent", a indiqué M. Troublé.

A la base de la chaîne alimentaire, ces micro-organismes, "peuple invisible de la mer", constituent plus des deux tiers de la biomasse marine. Ils captent le CO2 atmosphérique et fournissent la moitié de l'oxygène que nous respirons.

"La question qu'on se pose, c'est: comment ça marche? Comment tous ces virus, ces bactéries, ces microalgues marines arrivent à interagir pour produire de l'oxygène, stocker du carbone et produire des protéines?", a expliqué Romain Troublé. "Et comment ça va changer demain avec le changement climatique et la pollution?"

- Sargasses et pollution plastique -

La goélette s'est notamment intéressée à l'impact du fleuve Amazone, dont le débit avoisine les 200 millions de litres par seconde, sur la vie du microbiome océanique.

"On pense que l'Amazone a un rôle dans le développement des sargasses", a relevé Samuel Chaffront, chercheur CNRS à Nantes Université.

Ces algues, qui prolifèrent dans les Antilles, dégagent des émanations nauséabondes et toxiques quand elles pourrissent sur le rivage.

"Une des hypothèses est que la déforestation du Brésil et l'agriculture croissante ont augmenté la décharge d'engrais nitraté dans l'Amazone", a dit M. Chaffront. "Cela peut permettre le développement de ces sargasses qui sont des espèces invasives et qu'on retrouve jusqu'aux côtes africaines".

Les données récoltées par Tara lors de ses précédentes missions ont donné lieu à plus de 250 publications dans la presse scientifique. Le rôle de la pollution plastique a également été étudié durant les 22 mois écoulés depuis son départ le 12 décembre 2020, en pleine crise sanitaire.

"C'est un petit écosystème qui se passe sur chaque morceau de plastique dans les océans", a expliqué Jean-François Ghiglione, directeur de recherche CNRS au laboratoire d'océanographie microbienne de Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales). "On veut voir si les microorganismes pathogènes qui vivent sur ces petits radeaux de plastique vont aller se balader dans les océans", a-t-il ajouté.

La goélette de 36 m de long et 10 m de large, avec plusieurs laboratoires à bord, accueille 14 personnes, dont une demi-douzaine de scientifiques de toutes nationalités. Ces derniers se sont relayés à plusieurs reprises au gré de leurs sujets de recherche.

Chaque partie de la mission a reçu le nom d'une femme scientifique "pour rendre hommage" à ces chercheuses, a dit Flora Vincent, cheffe d'équipe au laboratoire européen de biologie moléculaire (EMBL) à Heidelberg, en Allemagne.

"Tara est emblématique d'un outil scientifique qui mêle la recherche de pointe (...) et la parole des scientifiques au service de la société. Il n'y a pas plus bel exemple", a salué la ministre de la Recherche Sylvie Retailleau, au cours d'un point de presse.

Après plusieurs mois en cale sèche, la goélette larguera à nouveau les amarres au printemps 2023 pour une nouvelle mission sur la pollution chimique au large des côtes européennes.

T.Sasaki--JT