The Japan Times - Japon: des doutes écologiques et financiers menacent un projet d'acheminement d'hydrogène australien

EUR -
AED 4.244615
AFN 76.271918
ALL 93.366197
AMD 423.127183
AOA 1059.724062
ARS 1729.175777
AUD 1.636562
AWG 2.083045
AZN 1.957641
BAM 1.957599
BBD 2.326338
BDT 142.971375
BHD 0.43579
BIF 3458.258419
BMD 1.155642
BND 1.481061
BOB 14.027586
BRL 5.93827
BSD 1.155061
BTN 109.807426
BWP 15.663325
BYN 3.416139
BYR 22650.58146
BZD 2.322984
CAD 1.618806
CDF 2612.906548
CHF 0.932447
CLF 0.026736
CLP 1055.7021
CNY 7.800486
CNH 7.79785
COP 3677.241005
CRC 523.781299
CUC 1.155642
CUP 30.624511
CVE 110.59024
CZK 24.186025
DJF 205.38031
DKK 7.475767
DOP 67.315816
DZD 153.48698
EGP 57.552815
ERN 17.334629
ETB 186.42297
FJD 2.553387
FKP 0.8589
GBP 0.857966
GEL 3.016319
GGP 0.8589
GHS 13.549949
GIP 0.8589
GMD 84.931373
GNF 10149.421488
GTQ 8.810096
GYD 241.612608
HKD 9.064618
HNL 30.958447
HRK 7.535247
HTG 151.01877
HUF 361.674896
IDR 20654.036712
ILS 3.47126
IMP 0.8589
INR 109.880802
IQD 1513.090368
IRR 1588776.499747
ISK 141.785837
JEP 0.8589
JMD 183.548662
JOD 0.819314
JPY 182.194461
KES 149.505174
KGS 101.061253
KHR 4681.281342
KMF 494.614915
KRW 1642.617952
KWD 0.357348
KYD 0.96258
KZT 542.015709
LAK 26109.426943
LBP 103430.10369
LKR 387.596159
LRD 208.480669
LSL 18.948812
LTL 3.412309
LVL 0.699036
LYD 7.351755
MAD 10.765192
MDL 20.068354
MGA 4916.411299
MKD 61.586591
MMK 2426.04177
MNT 4158.228086
MOP 9.331434
MRU 46.31656
MUR 54.303823
MVR 17.866105
MWK 2002.762338
MXN 19.920816
MYR 4.731317
MZN 73.845071
NAD 18.948812
NGN 1573.810703
NIO 42.509061
NOK 10.997146
NPR 175.693203
NZD 1.961696
OMR 0.444347
PAB 1.155036
PEN 3.909993
PGK 5.178759
PHP 70.091418
PKR 320.721208
PLN 4.300372
PYG 6888.329638
QAR 4.22278
RON 5.246149
RSD 117.338123
RUB 93.584616
RWF 1696.751792
SAR 4.33658
SBD 9.327822
SCR 15.500574
SDG 693.961358
SEK 10.955543
SGD 1.480296
SLE 27.6199
SOS 660.109426
SRD 43.530693
STD 23919.45433
STN 24.522534
SVC 10.106287
SZL 18.93348
THB 38.24539
TJS 10.660665
TMT 4.056303
TND 3.389114
TRY 54.972156
TTD 7.8352
TWD 37.31753
TZS 3062.448769
UAH 51.687796
UGX 4307.958553
USD 1.155642
UYU 46.442676
UZS 13730.616967
VES 871.59813
VND 30336.755811
VUV 138.173179
WST 3.162706
XAF 656.557465
XAG 0.018588
XAU 0.000272
XCD 3.12318
XCG 2.081622
XDR 0.817563
XOF 655.82124
XPF 119.331742
YER 275.44734
ZAR 18.845636
ZMK 10402.165875
ZMW 22.048783
ZWL 372.116224
  • AEX

    -1.1100

    1111.34

    -0.1%

  • BEL20

    69.0500

    5775.95

    +1.21%

  • PX1

    2.6000

    8669.3

    +0.03%

  • ISEQ

    216.6500

    14016.28

    +1.57%

  • OSEBX

    -5.6500

    2013.36

    -0.28%

  • PSI20

    7.3400

    9176.1

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    87.6700

    4302.47

    +2.08%

  • N150

    7.3200

    4311.78

    +0.17%

Japon: des doutes écologiques et financiers menacent un projet d'acheminement d'hydrogène australien
Japon: des doutes écologiques et financiers menacent un projet d'acheminement d'hydrogène australien / Photo: Etienne BALMER - AFP

Japon: des doutes écologiques et financiers menacent un projet d'acheminement d'hydrogène australien

Un projet phare d'acheminement d'hydrogène d'Australie vers le Japon, qui mise sur cette énergie pour sa décarbonation, se voit compromis par des doutes sur le bilan environnemental de sa production, basée sur la combustion de lignite et dont la liquéfaction s'avère coûteuse et énergivore.

Taille du texte:

Baptisé Hydrogen Energy Supply Chain (HESC), ce projet tentaculaire évalué à 1 milliard de dollars visait à approvisionner l'archipel nippon depuis l'Australie.

Mais pour l'heure, HESC doit se résoudre à se procurer de l'hydrogène au Japon même pour tenir l'échéance 2030 pour sa phase pilote --même s'il assure ne pas abandonner l'idée de produire en Australie un hydrogène décarboné.

Des volumes considérables d'hydrogène, dont la combustion ne produit que de la vapeur d'eau, sont jugés nécessaires pour décarboner l'industrie lourde et les transports, mais cela suppose la création ex nihilo d'infrastructures aux coûts élevés et aux défis techniques redoutables.

Et des différences cruciales existent entre "hydrogène vert" produit à partir d'électricité tirée des renouvelables, et "hydrogène bleu" s'appuyant sur la combustion de fossiles avec capture du carbone émis, voire "brun" (sans capture).

Projet vitrine des ambitions environnementales japonaises, HESC visait à produire de l'hydrogène "bleu" dans l'État australien de Victoria (sud-est), en tirant avantage des abondantes réserves locales de lignite.

HESC affirme vouloir produire à terme suffisamment d'hydrogène pour "réduire d'environ 1,8 million de tonnes par an les rejets de CO2" --à comparer aux 974 millions de tonnes de CO2 émis en 2022 par le secteur énergétique japonais selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

- "Opposition" -

Le gouvernement japonais a promis 220 milliards de yens (environ 1,4 milliard de dollars) pour la phase actuelle de "démonstration commerciale" censée s'achever en 2030 avant une phase-pilote.

Pour tenir l'échéance, la décision de délocaliser la production d'hydrogène au Japon a été prise "principalement en raison de retards des procédures côté australien", a déclaré un porte-parole de Kawasaki Heavy Industries, l'un des groupes à l'origine du projet. Sans préciser les modalités de cet approvisionnement local.

Le gouvernement de l'État de Victoria n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP. Des responsables australiens ont évoqué auprès des médias une "décision commerciale" japonaise.

En réalité, le désintérêt des autorités australiennes s'explique en raison d'une "forte opposition" des militants écologistes et experts opposés au captage et au stockage du carbone, affirme Daisuke Akimoto, de l'Université des sciences de l'information de Tokyo.

"Le principal problème auquel le projet est confronté est le refus d'approbation du projet d'hydrogène +bleu+ par le gouvernement du Victoria", souligne-t-il.

Ces incertitudes reflètent "des lacunes cruciales à mi-parcours" sur la faisabilité du captage du carbone, processus "difficile et complexe, n'ayant réussi pleinement nulle part", abonde David Cebon, professeur d'ingénierie à l'Université de Cambridge.

- "Absurde" -

Kawasaki indique cependant poursuivre les "études de faisabilité" sur l'approvisionnement en hydrogène australien, se disant "très optimiste" et assurant que l'objectif "reste inchangé".

Mais M. Cebon n'exclut pas de voir le projet Australie-Japon "disparaître discrètement" en raison du coût du transport. Pour être acheminé par mer sous forme liquide, l'hydrogène doit être refroidi à -253 °C, processus extrêmement coûteux et énergivore.

"Je pense que les esprits les plus avisés du gouvernement australien viennent de réaliser à quel point c'est absurde", soupire Mark Ogge, du think-tank Australia Institute.

L'entreprise énergétique japonaise Kansai Electric s'est d'ailleurs retirée d'un autre projet de production d'hydrogène "vert" en Australie. Elle refuse de commenter les informations de presse selon la flambée des coûts l'aurait effrayée.

Le Japon, pauvre en ressources, est le cinquième plus grand émetteur mondial de dioxyde de carbone. Il produit déjà de l'hydrogène sur son territoire, principalement à partir de gaz naturel, de pétrole ou d'énergie nucléaire, bien que cette production soit limitée et onéreuse.

Certains experts restent confiants: Noe van Hulst, conseiller hydrogène auprès de l'AIE, juge important d'adopter une vision à long terme.

"Des projets pilotes permettent de tester les innovations par la pratique. C'est difficile de développer un marché de l'hydrogène bas carbone et cela prendra des décennies", comme pour l'éolien et le solaire, déclare-t-il à l'AFP.

Or, le solaire a finalement vu ses coûts s'effondrer, favorisant son adoption tous azimuts.

Et pour l'instant, "il n'existe pas vraiment d'alternative pour décarboner ces secteurs difficiles à électrifier comme l'acier, le ciment, les transports maritime et aérien", souligne M. van Hulst.

T.Maeda--JT