The Japan Times - Optimisme prudent à Rome sur un accord financier mondial pour sauver la nature

EUR -
AED 4.302619
AFN 72.638318
ALL 95.603094
AMD 431.878807
ANG 2.097662
AOA 1075.507446
ARS 1630.8359
AUD 1.615579
AWG 2.110304
AZN 1.99945
BAM 1.956238
BBD 2.359669
BDT 143.812209
BGN 1.95644
BHD 0.441978
BIF 3486.028541
BMD 1.171577
BND 1.490921
BOB 8.096055
BRL 5.888817
BSD 1.171582
BTN 112.066143
BWP 15.783006
BYN 3.264603
BYR 22962.916957
BZD 2.356308
CAD 1.60594
CDF 2625.505158
CHF 0.91581
CLF 0.026408
CLP 1039.329512
CNY 7.956124
CNH 7.950219
COP 4445.398123
CRC 533.328553
CUC 1.171577
CUP 31.046801
CVE 110.655135
CZK 24.327919
DJF 208.212632
DKK 7.472548
DOP 69.416143
DZD 155.118147
EGP 61.994247
ERN 17.573661
ETB 184.376952
FJD 2.560893
FKP 0.866041
GBP 0.866089
GEL 3.139424
GGP 0.866041
GHS 13.242448
GIP 0.866041
GMD 85.525666
GNF 10283.522856
GTQ 8.938002
GYD 245.111173
HKD 9.172924
HNL 31.1758
HRK 7.533714
HTG 153.009493
HUF 358.229119
IDR 20516.663355
ILS 3.410104
IMP 0.866041
INR 112.115446
IQD 1534.766388
IRR 1538281.120455
ISK 143.612268
JEP 0.866041
JMD 185.285963
JOD 0.830666
JPY 184.939933
KES 151.344328
KGS 102.454005
KHR 4699.197143
KMF 493.234395
KPW 1054.43934
KRW 1745.468735
KWD 0.361116
KYD 0.976348
KZT 549.878462
LAK 25716.123453
LBP 105150.026727
LKR 380.231651
LRD 214.57466
LSL 19.226057
LTL 3.459363
LVL 0.708675
LYD 7.410193
MAD 10.747758
MDL 20.0931
MGA 4891.33573
MKD 61.635919
MMK 2459.473576
MNT 4193.865493
MOP 9.450699
MRU 46.863218
MUR 54.84144
MVR 18.053649
MWK 2040.295627
MXN 20.113167
MYR 4.599628
MZN 74.860808
NAD 19.225688
NGN 1605.623002
NIO 43.002772
NOK 10.739627
NPR 179.312517
NZD 1.975525
OMR 0.450414
PAB 1.171602
PEN 4.016757
PGK 5.108019
PHP 71.952469
PKR 326.382702
PLN 4.2477
PYG 7164.604642
QAR 4.268647
RON 5.208363
RSD 117.382677
RUB 86.904361
RWF 1710.502998
SAR 4.402872
SBD 9.410412
SCR 16.330594
SDG 703.542135
SEK 10.926465
SGD 1.490557
SHP 0.874701
SLE 28.823398
SLL 24567.394667
SOS 669.559557
SRD 43.575646
STD 24249.286687
STN 24.89602
SVC 10.251296
SYP 129.551813
SZL 19.313411
THB 37.889169
TJS 10.971838
TMT 4.112237
TND 3.374732
TOP 2.820877
TRY 53.230856
TTD 7.948916
TWD 36.980249
TZS 3043.348516
UAH 51.5192
UGX 4393.058898
USD 1.171577
UYU 46.541218
UZS 14150.311878
VES 595.237083
VND 30868.721224
VUV 138.221382
WST 3.166467
XAF 656.120751
XAG 0.013399
XAU 0.00025
XCD 3.166246
XCG 2.111455
XDR 0.81421
XOF 654.332389
XPF 119.331742
YER 279.567675
ZAR 19.234782
ZMK 10545.588979
ZMW 22.113613
ZWL 377.247443
  • AEX

    10.6900

    1010.12

    +1.07%

  • BEL20

    38.8400

    5508.78

    +0.71%

  • PX1

    27.9300

    8007.97

    +0.35%

  • ISEQ

    54.9000

    12531.64

    +0.44%

  • OSEBX

    1.5900

    1985.91

    +0.08%

  • PSI20

    21.7200

    9072.35

    +0.24%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -21.8500

    4101.58

    -0.53%

  • N150

    27.5500

    4202.3

    +0.66%

Optimisme prudent à Rome sur un accord financier mondial pour sauver la nature
Optimisme prudent à Rome sur un accord financier mondial pour sauver la nature / Photo: Alberto PIZZOLI - AFP

Optimisme prudent à Rome sur un accord financier mondial pour sauver la nature

Les pays réunis à Rome pour conclure la grande conférence sur la biodiversité des Nations unies (COP16) tentent jeudi soir d'accoucher au forceps d'un accord de dernière minute pour financer la sauvegarde de la nature, véritable test pour la crédibilité de la coopération internationale.

Taille du texte:

Un compromis, fruit de six heures de tractations d'une trentaine de pays représentatifs des équilibres mondiaux, a été mis sur la table en fin de journée, faisant souffler un vent d'optimisme prudent au siège de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) à Rome, où se tiennent les discussions.

"Nous sommes assez proches de s'accorder sur ce document", a déclaré le négociateur en chef européen Hugo-Maria Schally.

Riches nations et pays en développement sont d'accord sur l'urgence de stopper la destruction de la nature qui met en péril l'alimentation, la santé, la régulation du climat par les mers et les forêts, et menace d'extinction un million d'espèces.

Ils se divisent en revanche sur la manière de mobiliser et répartir les milliards de dollars nécessaires pour y parvenir. Après une interruption brutale en novembre en Colombie, la 16e conférence de la Convention sur la diversité biologique (CBD) a entamé mardi à Rome des prolongations de la dernière chance.

Les quelques 150 pays présents ont pour mission d'éviter un nouveau fiasco pour la diplomatie environnementale, déjà fragilisé par l'enlisement des négociations sur la pollution plastique, les tensions Nord-Sud sur la finance climatique et le retard pris dans l'abandon des énergies fossiles.

Jeudi, un nouveau texte poussé par le Brésil au nom des BRICS - le bloc d'économies émergentes comprenant entre autre la Russie, l'Inde et la Chine - a fourni la base d'un ultime texte, dans une rédaction quasiment à prendre ou à laisser lors de la plénière finale annoncée pour 21H00 (20H00 GMT).

"C'est le multilatéralisme qui est en jeu", a déclaré à l'AFP un haut responsable européen, citant les contraintes économiques et le “paysage géopolitique fondamentalement changé”.

Les négociations s'inscrivent dans un contexte marqué par les tensions douanières, les crises budgétaires de pays riches comme la France et l'Allemagne, le poids de la dette des pays pauvres et, dernièrement, le gel de l'aide au développement américain par Donald Trump.

Les Etats-Unis, non signataires de la CBD mais contributeurs financier significatifs, ont renoncé à faire le déplacement à Rome.

- Bataille de fonds -

La finance internationale était un sujet brûlant bien avant les tensions internationales récentes, rappelle à l'AFP la négociatrice brésilienne Maria Angelica Ikeda.

"Si nous ne nous unissons pas ici, nous risquons de tout perdre chez nous aussi", a-t-elle déclaré. "Au lieu de nous battre, nous devons prouver que nous sommes capables d'adopter une décision multilatérale qui définira la voie à suivre".

"Ne laissez pas le silence être notre héritage", proclamaient les tracts distribués par des jeunes aux négociateurs à leur arrivée, sur fond de bruits de forêt tropicale.

Le compromis doit permettre de financer l'application de l'accord de Kunming-Montréal, scellé fin 2022. Celui-ci a fixé 23 objectifs d'ici 2030 pour stopper la destruction du vivant. Le plus emblématique prévoit de placer 30% des terres et mers dans des aires protégées (contre respectivement 17% et 8% actuellement, selon l'ONU).

Un autre objectif prévoit de porter à 200 milliards de dollars par an d'ici 2030 les dépenses de protection de la nature, dont 30 milliards d'aide des pays développés aux pays pauvres (contre environ 15 milliards en 2022).

Mais le principal point d'achoppement est la revendication des pays en développement de créer un fonds dédié et sous l'autorité de la COP, comme prévu par le texte de la CDB depuis 1992.

Les pays développés - menés par l'Union européenne, le Japon et le Canada en l'absence des États-Unis - y sont hostiles: ils craignent une fragmentation de l'aide au développement.

Pour eux, il faut avant tout "améliorer les performances" des instruments existants, le Fonds mondial pour l'environnement (GEF, en anglais) et le Fonds-cadre mondial pour la biodiversité (GBFF, en anglais), une solution provisoire adoptée en 2022 et modestement dotée (400 millions de dollars).

Le projet d'accord renvoie ensuite à la COP18, en 2028, le soin de décider s'il faut un nouveau fonds ou si des instruments existants peuvent être transformés pour correspondre aux attentes des pays en développement, qui sont nombreux, pays africains en tête, à les juger inéquitables et difficiles d'accès.

T.Ikeda--JT