The Japan Times - La justice met un coup d'arrêt au chantier de l'A69

EUR -
AED 4.330863
AFN 77.820662
ALL 96.710083
AMD 446.915552
ANG 2.110688
AOA 1081.237111
ARS 1712.049869
AUD 1.696014
AWG 2.122385
AZN 1.999969
BAM 1.945697
BBD 2.377356
BDT 144.360427
BGN 1.98015
BHD 0.444482
BIF 3495.449829
BMD 1.179103
BND 1.499328
BOB 8.185843
BRL 6.199486
BSD 1.180371
BTN 107.939993
BWP 15.53599
BYN 3.379851
BYR 23110.412093
BZD 2.373884
CAD 1.611869
CDF 2540.966445
CHF 0.91914
CLF 0.025848
CLP 1020.643256
CNY 8.190631
CNH 8.184246
COP 4260.545962
CRC 585.66398
CUC 1.179103
CUP 31.24622
CVE 110.688288
CZK 24.29488
DJF 209.550233
DKK 7.467634
DOP 74.224166
DZD 153.244416
EGP 55.519107
ERN 17.68654
ETB 183.055348
FJD 2.630873
FKP 0.860455
GBP 0.862779
GEL 3.177673
GGP 0.860455
GHS 12.917063
GIP 0.860455
GMD 86.659259
GNF 10318.327481
GTQ 9.056973
GYD 246.958173
HKD 9.208851
HNL 31.187291
HRK 7.535522
HTG 154.698714
HUF 380.920301
IDR 19770.367994
ILS 3.656209
IMP 0.860455
INR 106.603028
IQD 1545.214033
IRR 49669.699645
ISK 145.289235
JEP 0.860455
JMD 185.330055
JOD 0.836029
JPY 183.444203
KES 152.257677
KGS 103.113012
KHR 4746.480142
KMF 492.864429
KPW 1061.192392
KRW 1711.997572
KWD 0.362196
KYD 0.983634
KZT 596.070037
LAK 25344.81143
LBP 100872.232776
LKR 365.526699
LRD 219.312992
LSL 18.995699
LTL 3.481584
LVL 0.713227
LYD 7.451607
MAD 10.799106
MDL 19.984083
MGA 5247.007079
MKD 61.632525
MMK 2476.09962
MNT 4203.059097
MOP 9.495595
MRU 47.081421
MUR 53.708211
MVR 18.216755
MWK 2048.101661
MXN 20.514553
MYR 4.64743
MZN 75.167649
NAD 18.995947
NGN 1640.332736
NIO 43.277197
NOK 11.433865
NPR 172.704717
NZD 1.963554
OMR 0.453362
PAB 1.180376
PEN 3.968887
PGK 4.997009
PHP 69.385519
PKR 329.853883
PLN 4.222543
PYG 7848.248955
QAR 4.293407
RON 5.095259
RSD 117.432769
RUB 90.142087
RWF 1713.236162
SAR 4.42191
SBD 9.501329
SCR 16.802389
SDG 709.232781
SEK 10.571829
SGD 1.500013
SHP 0.884632
SLE 28.858499
SLL 24725.192318
SOS 673.823663
SRD 44.835427
STD 24405.044418
STN 25.055931
SVC 10.328502
SYP 13040.374153
SZL 18.99502
THB 37.251404
TJS 11.024404
TMT 4.13865
TND 3.357492
TOP 2.838996
TRY 51.250288
TTD 7.991573
TWD 37.253763
TZS 3052.095081
UAH 50.834097
UGX 4216.108388
USD 1.179103
UYU 45.79223
UZS 14444.007554
VES 436.022235
VND 30680.251156
VUV 140.497995
WST 3.196289
XAF 652.59615
XAG 0.014777
XAU 0.000253
XCD 3.186584
XCG 2.127254
XDR 0.810297
XOF 650.277405
XPF 119.331742
YER 281.068604
ZAR 18.969486
ZMK 10613.339413
ZMW 23.164702
ZWL 379.670575
  • AEX

    7.8100

    1009.51

    +0.78%

  • BEL20

    73.7800

    5459.32

    +1.37%

  • PX1

    54.4500

    8181.17

    +0.67%

  • ISEQ

    231.4000

    13379.13

    +1.76%

  • OSEBX

    -3.1700

    1757.17

    -0.18%

  • PSI20

    44.1800

    8706.09

    +0.51%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.1000

    4071.19

    +1.07%

  • N150

    17.2900

    3947.76

    +0.44%

La justice met un coup d'arrêt au chantier de l'A69
La justice met un coup d'arrêt au chantier de l'A69 / Photo: Ed JONES - AFP

La justice met un coup d'arrêt au chantier de l'A69

Le tribunal administratif de Toulouse a mis un coup d'arrêt jeudi à l'imposant chantier de l'A69 en annulant l'arrêté préfectoral qui l'autorisait, une première pour une infrastructure routière de cette envergure en France, signant un revers pour l'Etat.

Taille du texte:

"L'arrêté du 1er mars 2023 par lequel les préfets de la Haute-Garonne et du Tarn ont délivré à la société Atosca une autorisation (...) en vue de la réalisation des travaux de la liaison autoroutière entre Verfeil et Castres, dite A69" est "annulé", selon la décision du tribunal consultée par l'AFP.

L'Etat va faire appel de la suspension du chantier, qu'engendre automatiquement la décision du tribunal, a annoncé le ministère des Transports. Le ministre Philippe Tabarot a qualifié la situation d'"ubuesque: un chantier avancé aux deux tiers est arrêté du jour au lendemain", selon un communiqué.

Pour sa part, le collectif d'opposants à l'A69 La Voie est libre (LVEL) a immédiatement salué "une décision historique qui porte un coup d'arrêt définitif à un projet inutile, destructeur et irresponsable, que nous dénonçons avec force depuis plusieurs années. C'est un grand jour pour le droit environnemental."

L'arrêt du tribunal "dénonce l'irresponsabilité de l'Etat et du concessionnaire pour avoir engagé les travaux sans attendre. Ce passage en force, dopé au déni institutionnel, vient d'être stoppé net", s'est encore réjoui LVEL.

Pour ses promoteurs, cet axe visait surtout à désenclaver "le bassin de vie" du sud du Tarn, qui "a besoin de se connecter aux équipements de la capitale régionale" Toulouse, comme l'aéroport ou les hôpitaux, selon Yasser Abdoulhoussen, directeur de projet, chargé du pilotage de l'A69 à la préfecture du Tarn.

Cette décision va "priver d'emploi des milliers de personnes, paralyser l'économie du sud du Tarn et, plus largement, tous les grands projets d'infrastructures en France", a aussitôt regretté, dans un communiqué, l'ancien député du Tarn Bernard Carayon, maire de Lavaur, dont la commune longeait le tracé.

- Engins rangés -

Cette décision signifie l'arrêt immédiat du chantier, car un appel devant la justice administrative n'est pas suspensif.

Avant même la décision, sur le chantier côté castrais de l'autoroute de 53 km qui devait relier Toulouse à Castres fin 2025, les engins étaient rangés à la mi-journée, contrairement à l'habitude, a constaté un journaliste de l'AFP, qui a vu une petite pelleteuse en train d'être hissée sur un camion, à quelques dizaines de mètres du site où des "écureuils" occupent encore un arbre marqué pour être abattu.

Le tribunal a suivi l'avis de la rapporteure publique, qui avait par deux fois demandé au tribunal administratif de Toulouse "l'annulation totale" de l'arrêté préfectoral qui a permis d'entamer le chantier en 2023.

A l'audience du 18 février, cette magistrate, Mona Rousseau, avait réaffirmé que les gains espérés de la future autoroute n'étaient pas suffisants pour établir une "raison impérative d'intérêt public majeur" justifiant les atteintes à l'environnement commises par le projet.

"Dans tout l'historique de la jurisprudence sur les autoroutes en France, aucun projet autoroutier n'a été annulé pour des raisons environnementales", avait déclaré à l'AFP Julien Bétaille, maître de conférences en droit de l'environnement à l'université Toulouse Capitole.

Cette annulation visant pour la première fois une autoroute signifie qu'"un verrou a sauté dans la mentalité du juge administratif", a-t-il dit avant la décision du tribunal administratif.

- Une première -

De fait, c'est la première fois en France qu'une infrastructure routière d'une telle importance est interrompue par un jugement, et non par une décision politique, comme l'abandon du projet d'A45 Lyon/Saint-Etienne en 2018.

Le cas du contournement du village touristique de Beynac, en Dordogne, retoqué par la justice administrative, concerne un ouvrage de moindre envergure, avec un budget initial plus de dix fois inférieur aux 450 millions d'euros que doit coûter l'A69.

Le bitume n'avait pas encore été coulé mais Atosca, constructeur et futur concessionnaire de l'autoroute, affirmait avoir déjà "concrétisé plus de 300 millions d'euros, soit 65% du budget total du chantier".

"Cette décision est incompréhensible", a estimé le député du Tarn Jean Terlier, dans un communiqué. "Comment accepter que les juges n’aient pas pris en compte la situation du chantier avec près de 300 millions d’euros de travaux déjà engagés, 45% des terrassements réalisés, 70% des ouvrages d’art construits et plus de 1.000 salariés du concessionnaire qui se retrouveront demain sans emploi".

K.Nakajima--JT