The Japan Times - Arrêt du chantier ou pas: décision-clé jeudi sur le sort de l'A69

EUR -
AED 4.242869
AFN 76.250342
ALL 93.247528
AMD 421.964016
AOA 1060.572233
ARS 1728.626236
AUD 1.637747
AWG 2.082442
AZN 1.95442
BAM 1.95517
BBD 2.323451
BDT 142.793982
BHD 0.43505
BIF 3442.245991
BMD 1.155308
BND 1.479204
BOB 14.010485
BRL 5.937698
BSD 1.153603
BTN 109.671657
BWP 15.643552
BYN 3.4119
BYR 22644.030618
BZD 2.320142
CAD 1.618476
CDF 2612.150446
CHF 0.931709
CLF 0.026743
CLP 1055.974029
CNY 7.798053
CNH 7.795213
COP 3676.986215
CRC 523.120097
CUC 1.155308
CUP 30.615654
CVE 110.229477
CZK 24.187288
DJF 205.419355
DKK 7.475378
DOP 67.276572
DZD 153.581966
EGP 57.556847
ERN 17.329615
ETB 186.190862
FJD 2.553806
FKP 0.858651
GBP 0.857925
GEL 3.021126
GGP 0.858651
GHS 13.525641
GIP 0.858651
GMD 84.914239
GNF 10132.383874
GTQ 8.799164
GYD 241.32223
HKD 9.061864
HNL 30.919233
HRK 7.533413
HTG 150.826824
HUF 362.202869
IDR 20696.181862
ILS 3.470255
IMP 0.858651
INR 109.822567
IQD 1511.219527
IRR 1588317.004451
ISK 141.80247
JEP 0.858651
JMD 183.31537
JOD 0.819133
JPY 182.194907
KES 149.462068
KGS 101.031383
KHR 4675.351658
KMF 493.31666
KRW 1638.053175
KWD 0.357244
KYD 0.961394
KZT 541.347885
LAK 26077.708924
LBP 103304.008718
LKR 387.05831
LRD 208.222897
LSL 18.925383
LTL 3.411323
LVL 0.698834
LYD 7.342475
MAD 10.751835
MDL 20.043627
MGA 4910.290079
MKD 61.505179
MMK 2425.340128
MNT 4157.025473
MOP 9.319937
MRU 46.258492
MUR 54.264829
MVR 17.849421
MWK 2000.294776
MXN 19.917441
MYR 4.722435
MZN 73.836264
NAD 18.925383
NGN 1572.905055
NIO 42.454848
NOK 11.010256
NPR 175.469896
NZD 1.961395
OMR 0.444221
PAB 1.153628
PEN 3.905142
PGK 5.172176
PHP 70.03013
PKR 320.314956
PLN 4.300516
PYG 6879.634064
QAR 4.217541
RON 5.244867
RSD 117.359633
RUB 93.554303
RWF 1694.602551
SAR 4.335326
SBD 9.321425
SCR 15.49527
SDG 693.766315
SEK 10.9609
SGD 1.47936
SLE 28.429167
SOS 659.267569
SRD 43.518143
STD 23912.536514
STN 24.491365
SVC 10.093791
SZL 18.909415
THB 38.2141
TJS 10.647669
TMT 4.043577
TND 3.384909
TRY 54.983998
TTD 7.824327
TWD 37.250007
TZS 3061.563041
UAH 51.622323
UGX 4302.613418
USD 1.155308
UYU 46.385052
UZS 13713.580591
VES 871.346053
VND 30308.341798
VUV 138.133218
WST 3.161791
XAF 655.725817
XAG 0.018555
XAU 0.00027
XCD 3.122277
XCG 2.079039
XDR 0.815516
XOF 655.731491
XPF 119.331742
YER 273.663498
ZAR 18.861902
ZMK 10399.156062
ZMW 22.021903
ZWL 372.008603
  • AEX

    -1.1100

    1111.34

    -0.1%

  • BEL20

    69.0500

    5775.95

    +1.21%

  • PX1

    2.6000

    8669.3

    +0.03%

  • ISEQ

    216.6500

    14016.28

    +1.57%

  • OSEBX

    -5.6500

    2013.36

    -0.28%

  • PSI20

    7.3400

    9176.1

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    87.6700

    4302.47

    +2.08%

  • N150

    7.3200

    4311.78

    +0.17%

Arrêt du chantier ou pas: décision-clé jeudi sur le sort de l'A69
Arrêt du chantier ou pas: décision-clé jeudi sur le sort de l'A69 / Photo: Matthieu RONDEL - AFP/Archives

Arrêt du chantier ou pas: décision-clé jeudi sur le sort de l'A69

Le bitume n'a pas encore été coulé, mais le tracé est en partie réalisé. La justice administrative doit annoncer jeudi si elle met à l'arrêt le colossal chantier de l'A69 qui déjà s'étend sur des dizaines de kilomètres entre Toulouse et Castres, retoquant alors la première infrastructure routière de cette envergure en France.

Taille du texte:

Sur le terrain, les récurrentes actions et manifestations d'opposition se sont taries dans l'attente de la décision du tribunal administratif de Toulouse. Si deux "écureuils" occupent encore un arbre marqué pour être abattu, les militants contre l'A69 patientent sereinement et se disent "très confiants".

Il faut dire que par deux fois, la rapporteure publique, dont les avis sont régulièrement suivis, a demandé au tribunal administratif de Toulouse "l'annulation totale" de l'arrêté préfectoral qui a permis d'entamer le chantier en 2023.

À l'audience du 18 février, cette magistrate, Mona Rousseau, a réaffirmé que les gains espérés de la future autoroute n'étaient pas suffisants pour établir une "raison impérative d'intérêt public majeur" (RIIPM) justifiant les atteintes à l'environnement commises par le projet.

Pour ses promoteurs, cet axe de 53 km vise avant tout à désenclaver "le bassin de vie" du sud du Tarn, qui "a besoin de se connecter aux équipements de la capitale régionale" Toulouse, comme l'aéroport ou les hôpitaux, a souligné Yasser Abdoulhoussen, directeur de projet, chargé du pilotage de l'A69 à la préfecture du Tarn.

Aussi, à moins que le tribunal ne décide de reporter sa décision, de ne se prononcer que partiellement ou de s'en remettre au Conseil d’État, deux possibilités s'offrent à lui: annuler ou non l'arrêté préfectoral, ce qui engendrerait soit l'arrêt immédiat du chantier, soit, à l'inverse, la poursuite normale des travaux de l'autoroute dont l'ouverture était initialement prévue fin 2025.

Quelle que soit la décision, il y aura un appel puis sans doute un recours devant le Conseil d’État. "Donc on va en parler encore pendant des années", explique à l'AFP Julien Bétaille, maître de conférences en droit de l'environnement à l'université Toulouse Capitole.

- "Sursaut prometteur" -

Si les anti-A69 obtiennent gain de cause, ce sera un "message fort pour la justice environnementale", estime l'une de leurs avocates, Alice Terrasse, qui espère "un sursaut prometteur" du tribunal.

"Juridiquement, ce ne serait pas une surprise", commente M. Bétaille, qui juge que cette décision serait "logique" au regard de "l'évolution de la jurisprudence" et du "contexte de changement climatique, d'érosion de la biodiversité".

Mais "statistiquement", ce serait une "anomalie", reprend-il, car "dans tout l'historique de la jurisprudence sur les autoroutes en France, aucun projet autoroutier n'a été annulé pour des raisons environnementales".

Pour l'expert, cela signifierait qu'"un verrou a sauté dans la mentalité du juge administratif", qui accepterait ainsi "de s'attaquer aux autoroutes".

De fait, ce serait la première fois en France qu'une infrastructure routière d'une telle importance est interrompue par un jugement, et non par une décision politique, comme l'abandon du projet d'A45 Lyon/Saint-Étienne en 2018.

Le cas du contournement du village touristique de Beynac, en Dordogne, retoqué par la justice administrative, concerne un ouvrage de moindre envergure, avec un budget initial plus de dix fois inférieur aux 450 millions d'euros que doit coûter l'A69.

- "Plusieurs millions d'euros" -

Plaidant pour la poursuite du chantier, Atosca, constructeur et futur concessionnaire de l'autoroute, affirme avoir "désormais concrétisé plus de 300 millions d'euros, soit 65% du budget total du chantier".

En outre, l'arrêt du chantier serait coûteux, font valoir l’État et Atosca. Il faudrait stabiliser des ouvrages en cours de réalisation, protéger ceux déjà édifiés, surveiller des matériels entreposés ou encore installer des clôtures autour des bassins et fossés ouverts.

Cette sécurisation du chantier, ajoutée à l'application des clauses de suspension du contrat, coûterait plusieurs millions d'euros, ajoutent-ils.

Dans l'hypothèse d'une décision favorable à l’État et Atosca, le chantier de l'A69 se poursuivrait au moins jusqu'à une décision en appel, qui prendrait plusieurs mois.

Dans ce cas-là, "on prendra acte que la justice n'applique pas le droit et qu'il va falloir se débrouiller autrement", a déclaré Geoffrey Tarroux, du collectif La Voie est libre. "Mais la lutte continuera."

T.Ueda--JT