The Japan Times - Guerre en Ukraine: le Brésil se tourne vers les engrais naturels

EUR -
AED 4.110544
AFN 72.742329
ALL 90.786507
AMD 403.466102
ANG 2.002984
AOA 1026.232757
ARS 1729.301374
AUD 1.599908
AWG 2.014415
AZN 1.885467
BAM 1.952232
BBD 2.253082
BDT 139.155672
BGN 1.956032
BHD 0.422188
BIF 3361.83539
BMD 1.11912
BND 1.430885
BOB 13.586654
BRL 6.085219
BSD 1.118655
BTN 106.105077
BWP 15.453171
BYN 3.305059
BYR 21934.744889
BZD 2.249788
CAD 1.566034
CDF 2585.166614
CHF 0.915826
CLF 0.027796
CLP 1093.962088
CNY 7.440238
CNH 7.438979
COP 3612.518189
CRC 508.670327
CUC 1.11912
CUP 26.846933
CVE 110.652949
CZK 24.319702
DJF 198.889916
DKK 7.473459
DOP 67.427284
DZD 151.990835
EGP 61.949093
ERN 16.786795
ETB 181.782362
FJD 2.513263
FKP 0.835719
GBP 0.834591
GEL 2.907041
GGP 0.835719
GHS 13.037779
GIP 0.835719
GMD 82.258238
GNF 9848.253092
GTQ 8.552369
GYD 234.499797
HKD 8.781329
HNL 30.070042
HRK 7.575332
HTG 146.622026
HUF 364.233145
IDR 20291.149834
ILS 3.514539
IMP 0.835719
INR 106.003628
IQD 1695.800664
IRR 2103557.702614
ISK 136.200646
JEP 0.835719
JMD 177.765107
JOD 0.793395
JPY 176.75385
KES 145.429642
KGS 97.866785
KHR 4571.603455
KMF 492.412335
KPW 1007.20763
KRW 1506.010222
KWD 0.348466
KYD 0.932221
KZT 506.254742
LAK 25213.765328
LBP 100217.163846
LKR 371.890313
LRD 190.502136
LSL 18.617973
LTL 3.304469
LVL 0.676944
LYD 7.178879
MAD 10.999197
MDL 20.208607
MGA 5051.767121
MKD 61.520517
MMK 2349.808651
MNT 4028.076425
MOP 9.040278
MRU 45.328156
MUR 52.922526
MVR 17.301741
MWK 1943.910358
MXN 20.792023
MYR 4.556826
MZN 71.506129
NAD 18.617973
NGN 1500.660694
NIO 41.164765
NOK 10.410722
NPR 169.767723
NZD 1.993302
OMR 0.430309
PAB 1.118895
PEN 3.880009
PGK 5.016831
PHP 70.862094
PKR 309.441149
PLN 4.41694
PYG 6621.897467
QAR 4.089126
RON 5.337112
RSD 117.576971
RUB 90.925195
RWF 1654.520462
SAR 4.212858
SBD 9.018097
SCR 15.473514
SDG 673.151219
SEK 10.949606
SGD 1.431762
SHP 0.837476
SLE 25.611434
SLL 23467.384154
SOS 639.331524
SRD 42.05596
STD 23163.516996
STN 24.455304
SVC 9.788111
SYP 14550.79317
SZL 18.611984
THB 37.730557
TJS 10.286168
TMT 3.916919
TND 3.343389
TOP 2.694571
TRY 55.922522
TTD 7.56717
TWD 36.49564
TZS 2960.07481
UAH 51.088228
UGX 4787.250565
USD 1.11912
UYU 44.977796
UZS 13367.568718
VES 993.196073
VND 28832.998332
VUV 133.080319
WST 3.106919
XAF 655.957
XAG 0.022147
XAU 0.000283596408
XCD 3.024477
XCG 2.016015
XDR 0.791276
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.333653
ZAR 18.562394
ZMK 10073.420676
ZMW 22.653407
ZWL 360.356067
SSP 6429.585876
MXV 2.341578
  • AEX

    -1.6800

    1118.52

    -0.15%

  • BEL20

    -9.6000

    5637.54

    -0.17%

  • PX1

    -36.9600

    7998.54

    -0.46%

  • ISEQ

    13.0500

    14517.8

    +0.09%

  • OSEBX

    -1.6600

    2073.83

    -0.08%

  • PSI20

    72.5000

    9738.69

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8600

    4491.39

    +0.22%

  • N150

    -2.9600

    4224.74

    -0.07%

Guerre en Ukraine: le Brésil se tourne vers les engrais naturels
Guerre en Ukraine: le Brésil se tourne vers les engrais naturels / Photo: EVARISTO SA - AFP

Guerre en Ukraine: le Brésil se tourne vers les engrais naturels

Confronté à un risque de pénurie des engrais et à une envolée de leurs prix avec les sanctions visant la Russie, le secteur agricole brésilien se tourne vers des solutions alternatives naturelles pour diminuer ses coûts de production tout en assurant ses récoltes.

Taille du texte:

Le géant sud-américain est le 4e consommateur mondial d’engrais chimiques NPK - fabriqués à partir d’azote, de phosphore et de potassium -, utilisés pour préparer les sols des champs de soja, de maïs, de coton, de canne à sucre et de café.

Il importe ces intrants à hauteur d’environ 80%, et près d’un quart de ces achats proviennent de la Russie, son premier fournisseur.

Tandis que le gouvernement brésilien démarche d’autres fournisseurs étrangers, notamment le Canada, la Jordanie, l’Égypte et le Maroc, et cherche à relancer la production nationale d'engrais, les agriculteurs s’intéressent à des produits dits "émergents".

Parmi eux figurent les reminéralisateurs (ou "agro-minéraux") naturels obtenus à partir de roches riches en nutriments, broyées puis répandues dans les champs avant le semis.

Si d'autres pays comme la France, les Etats-Unis, le Canada, l'Inde ou l'Australie utilisent ces reminéralisateurs, le Brésil, puissance agricole de premier plan, est le plus avancé dans ce domaine.

"Le Brésil est un pays tropical et les pluies emportent les nutriments du sol. La poudre de roche permet un renouvellement de son écosystème et une amélioration de ses performances", explique à l’AFP Marcio Rémedio, directeur de la géologie et des ressources minérales du Service géologique du Brésil, lié au ministère des Mines et de l'Énergie.

Approuvés en tant qu’intrant agricole par une loi de 2013, les reminéralisateurs "permettent aussi aux racines de plantes de se développer davantage et de capter les nutriments présents dans le sol", précise Suzi Huff Theodoro, géologue et chercheuse à l’Université de Brasilia.

"On trouve des roches au profil adéquat dans de nombreuses régions du Brésil et le prix est bien moins cher" que les produits chimiques, ajoute-t-elle. La poudre peut par exemple être produite par les entreprises minières à partir de leurs résidus, tant que ceux-ci ne contiennent pas d’éléments potentiellement toxiques.

- Presque plus d'engrais chimiques -

"Selon une étude réalisée l’an dernier, les reminéralisateurs sont utilisés sur près de 5% de la surface agricole brésilienne. D’ici à la fin de l’année, ce chiffre sera bien plus significatif car la demande auprès des 30 fournisseurs brésiliens agréés est sans précédent.

"La plupart ont déjà vendu toute leur production annuelle, aussi bien à des grandes et moyennes exploitations qu’à des petites fermes, surtout agroécologiques", indique la chercheuse.

Fondateur du Groupe associé d’agriculture durable (GAAS), qui regroupe plus de 700 agriculteurs, chercheurs et consultants, le producteur de soja et de maïs Rogério Vian a commencé par utiliser des produits réalisés à partir de micro-organismes extraits de la forêt native, pulvérisés au moment du semis.

Ceux-ci servent à lutter contre les parasites et aident les plantes à assimiler les nutriments du sol. Depuis neuf ans, dans sa ferme de l’État de Goiás (centre-ouest), il prépare lui-même ses intrants biologiques et les associe aux reminéralisateurs.

Désormais, sur ses 1.000 hectares, il n’utilise presque plus d'engrais chimiques et même plus du tout pour la culture de soja.

"J'ai réduit de 50% mes coûts de fertilisation et de traitement des semences, tout en conservant une bonne productivité", indique-t-il.

"Grâce à sa grande biodiversité, le Brésil a un énorme potentiel en termes d’outils et de manières de travailler, que nous ne connaissons pas encore".

- "Evolution irréversible" -

Pour José Carlos Polidoro, chercheur de l’organisme brésilien de recherche agronomique (Embrapa), le pays continuera de consommer les engrais NPK mais il doit miser sur ces produits naturels.

"Les fertilisants biologiques et biominéraux, fabriqués à partir des résidus des activités minières, des résidus biologiques de l’agroindustrie et des boues d'épuration représentent pour l’instant 5% du marché brésilien des engrais mais ils peuvent permettre de réduire de 20% nos importations", assure-t-il.

Directeur technique adjoint de la Confédération nationale agricole, Reginaldo Minaré évoque aussi l'utilisation croissante par les producteurs de soja de rhizobactéries "qui retirent l'azote présent dans l’air pour le restituer aux plantes", réduisant donc la consommation d’engrais industriels azotés.

Mais l’adoption croissante de ces différents produits ne se fait pas sans obstacles, note Carlos Pitol, consultant technique dans l’État du Mato Grosso do Sul et membre du GAAS.

"Les agriculteurs ont peu d’assistance technique et ont du mal à obtenir des crédits pour investir davantage. Mais l’évolution de notre système de production est irréversible".

S.Suzuki--JT