The Japan Times - En Inde, les brûlis continuent de nourrir la pollution de l'air

EUR -
AED 4.300214
AFN 72.597184
ALL 95.550065
AMD 431.637839
ANG 2.096491
AOA 1074.907628
ARS 1629.918298
AUD 1.612742
AWG 2.109126
AZN 1.99189
BAM 1.955146
BBD 2.358351
BDT 143.731916
BGN 1.955348
BHD 0.44173
BIF 3484.082224
BMD 1.170923
BND 1.490089
BOB 8.091535
BRL 5.870425
BSD 1.170928
BTN 112.003574
BWP 15.774194
BYN 3.262781
BYR 22950.09632
BZD 2.354993
CAD 1.60492
CDF 2624.039488
CHF 0.915469
CLF 0.026393
CLP 1038.74981
CNY 7.951682
CNH 7.943268
COP 4441.042695
CRC 533.030785
CUC 1.170923
CUP 31.029467
CVE 110.59423
CZK 24.324291
DJF 208.096742
DKK 7.471679
DOP 69.376586
DZD 155.049792
EGP 61.966667
ERN 17.563849
ETB 184.274054
FJD 2.558877
FKP 0.865557
GBP 0.866003
GEL 3.138391
GGP 0.865557
GHS 13.22866
GIP 0.865557
GMD 85.47764
GNF 10277.774521
GTQ 8.933012
GYD 244.974323
HKD 9.170455
HNL 31.158511
HRK 7.527872
HTG 152.924065
HUF 358.279526
IDR 20518.90831
ILS 3.401292
IMP 0.865557
INR 112.293123
IQD 1533.909499
IRR 1537422.268797
ISK 143.59035
JEP 0.865557
JMD 185.182514
JOD 0.830165
JPY 184.869469
KES 151.342104
KGS 102.396924
KHR 4696.573541
KMF 492.958538
KPW 1053.850627
KRW 1746.830185
KWD 0.361078
KYD 0.975803
KZT 549.571454
LAK 25701.766259
LBP 105091.319448
LKR 380.01936
LRD 214.45466
LSL 19.215559
LTL 3.457432
LVL 0.70828
LYD 7.406137
MAD 10.741758
MDL 20.081882
MGA 4888.604405
MKD 61.625963
MMK 2458.100405
MNT 4191.523978
MOP 9.445422
MRU 46.836558
MUR 54.915793
MVR 18.043889
MWK 2039.101101
MXN 20.10583
MYR 4.600587
MZN 74.820773
NAD 19.215251
NGN 1604.752859
NIO 42.978783
NOK 10.730693
NPR 179.212403
NZD 1.972092
OMR 0.450217
PAB 1.170948
PEN 4.01451
PGK 5.105167
PHP 72.113064
PKR 326.220283
PLN 4.246318
PYG 7160.604505
QAR 4.26626
RON 5.204876
RSD 117.409299
RUB 86.852884
RWF 1709.547991
SAR 4.400414
SBD 9.405158
SCR 17.375484
SDG 703.141388
SEK 10.912829
SGD 1.490521
SHP 0.874212
SLE 28.806891
SLL 24553.678219
SOS 669.252372
SRD 43.551288
STD 24235.747845
STN 24.88212
SVC 10.245572
SYP 129.479481
SZL 19.30271
THB 37.890742
TJS 10.965713
TMT 4.109941
TND 3.372844
TOP 2.819302
TRY 53.198997
TTD 7.944478
TWD 36.901627
TZS 3048.974879
UAH 51.490435
UGX 4390.606169
USD 1.170923
UYU 46.515233
UZS 14142.410812
VES 594.904751
VND 30854.413933
VUV 138.14421
WST 3.164699
XAF 655.754426
XAG 0.01342
XAU 0.00025
XCD 3.164478
XCG 2.110276
XDR 0.813756
XOF 653.960059
XPF 119.331742
YER 279.411601
ZAR 19.23033
ZMK 10539.723885
ZMW 22.101267
ZWL 377.036819
  • AEX

    6.3600

    1016.47

    +0.63%

  • BEL20

    11.0200

    5519.8

    +0.2%

  • PX1

    45.6400

    8052.51

    +0.57%

  • ISEQ

    33.8400

    12565.45

    +0.27%

  • OSEBX

    1.5900

    1985.91

    +0.08%

  • PSI20

    38.1000

    9110.34

    +0.42%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -21.8500

    4101.58

    -0.53%

  • N150

    17.2300

    4219.72

    +0.41%

En Inde, les brûlis continuent de nourrir la pollution de l'air
En Inde, les brûlis continuent de nourrir la pollution de l'air / Photo: Arun SANKAR - AFP

En Inde, les brûlis continuent de nourrir la pollution de l'air

"J'ai peur que les autorités l'apprennent, mais je n'ai pas d'autre choix". Cultivateur près de New Delhi, Ali Sher défriche ses terres par le feu, une pratique courante mais illégale qui nourrit les pics de pollution meurtriers dans le nord de l'Inde.

Taille du texte:

A 55 ans, il fait partie des milliers d'agriculteurs qui brûlent leurs chaumes après la récolte de riz pour préparer leurs champs à la culture hivernale du blé.

Si Ali Sher est pris en flagrant délit, il encourt une lourde amende et devra se passer d'importantes subventions du gouvernement.

Mais le brûlis est son seul moyen de défricher les terres dans les temps.

"Si je ne plante pas le blé maintenant, il sera trop tard", explique-t-il au milieu des panaches de fumée qui s'élèvent de son champ.

Surtout, cette pratique ancestrale reste peu coûteuse, notamment pour les cultivateurs possédant moins de 2 hectares - 86% des exploitations agricoles indiennes selon le Forum économique mondial - qui ne dégagent pas assez de bénéfices pour recourir à d'autres techniques.

Chaque année en début d'hiver, ces feux rendent l'air de Delhi - une mégapole qui figure sur le podium des villes les plus polluées de la planète en raison de sa circulation automobile effrénée et des émanations des usines - encore plus mortel.

Une étude publiée dans la revue médicale Lancet, attribue à la mauvaise qualité de l'air la mort prématurée de 1,67 million d'Indiens en 2019.

Le gouvernement fédéral indien a débloqué des millions d'euros pour aider les agriculteurs à acheter des engins et renoncer aux brûlis.

- "Nécessité" -

Ils permettent notamment de comprimer en bottes la paille issue de la récolte de riz et de labourer le chaume pour l'enfouir au sol tout en semant les nouvelles graines.

Sur le long terme, cela représente un intérêt économique mais le coût global reste très élevé.

La mauvaise qualité de l'air a coûté en 2019 quelque 90 milliards d'euros de pertes à l'Inde, soit environ 3% de son produit intérieur brut (PIB), selon la firme de consultants Dalberg.

Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement, le brûlis "réduit la rétention d'eau et la fertilité des sols de 25 à 30%", ce qui contraint à dépenser plus en engrais et en irrigation.

Mais les petits exploitants disent ne pas avoir les moyens d'acheter les engins nécessaires et devoir recourir à des prestataires coûteux alors que le cours de la paille, moins utilisée comme litière ou fourrage en hiver, a baissé.

"Un petit agriculteur brûle son champ par nécessité", maugrée Ajay Saini, qui cultive du riz et du blé sur un hectare à 150 km au nord de Delhi.

Cette année, il a désespérément attendu pendant 15 jours un prestataire pour nettoyer son champ après sa récolte de riz, avant de se résoudre à mettre le feu à une partie pour ne pas tout perdre.

"J'ai appelé plusieurs fois, mais il ne voulait pas venir dans une petite exploitation comme la mienne", explique-t-il.

- "Terre stérile" -

Le nombre de brûlis a cependant diminué de moitié depuis 2017, selon des estimations du gouvernement.

Naresh, un agriculteur sexagénaire, n'y a plus recours, après avoir réalisé que "cela ne ferait que nous nuire".

"Les micro-organismes du sol mourront et notre terre deviendra stérile", affirme Naresh, qui a bénéficié du soutien du groupe agroalimentaire espagnol Ebro Foods auquel il vend sa production.

Soucieux de réduire son empreinte carbone, le groupe a regroupé des agriculteurs de son village en coopérative, leur fournissant un semoir performant qu'ils utilisent à tour de rôle.

En contrepartie, les exploitants s'engagent à ne pas brûler leurs terres et à y pulvériser un produit fongique accélérant la décomposition, développé par l'Institut indien de recherche agricole (IARI).

Cette méthode permet de réduire le recours aux engrais car il "recycle les nutriments dans le sol", explique Surendra Pal, un cadre au sein du groupe qui a supervisé le projet.

Mais ces pratiques ne sont guère répandues, beaucoup d'agriculteurs considèrent que le brûlis reste l'unique solution.

"Nous savons que c'est mauvais pour nos champs, mais nous le faisons faute d'autre choix", regrette Balkar Singh, un agriculteur du district de Panipat, dans l'Etat de l'Haryana.

K.Abe--JT