The Japan Times - Kathy Matsui, apôtre de la diversité au travail au Japon

EUR -
AED 4.21368
AFN 72.855364
ALL 93.681895
AMD 422.469301
ANG 2.054237
AOA 1052.706336
ARS 1648.454913
AUD 1.633555
AWG 2.065248
AZN 1.949531
BAM 1.933505
BBD 2.31204
BDT 140.916347
BGN 1.940049
BHD 0.432674
BIF 3431.75376
BMD 1.14736
BND 1.470642
BOB 7.961201
BRL 5.840981
BSD 1.147963
BTN 108.494964
BWP 15.381637
BYN 3.178153
BYR 22488.256
BZD 2.308778
CAD 1.620422
CDF 2661.875339
CHF 0.921558
CLF 0.025822
CLP 1016.285446
CNY 7.753228
CNH 7.769761
COP 3941.1816
CRC 522.870871
CUC 1.14736
CUP 30.40504
CVE 109.400865
CZK 23.86744
DJF 203.908666
DKK 7.38457
DOP 67.235231
DZD 152.460019
EGP 57.262669
ERN 17.2104
ETB 181.713165
FJD 2.562859
FKP 0.856464
GBP 0.86653
GEL 3.034766
GGP 0.856464
GHS 12.962529
GIP 0.856464
GMD 83.756918
GNF 10070.951271
GTQ 8.75018
GYD 240.131092
HKD 8.992377
HNL 30.631296
HRK 7.532759
HTG 149.921285
HUF 344.953373
IDR 20364.033696
ILS 3.372401
IMP 0.856464
INR 108.206946
IQD 1503.0416
IRR 1577619.999934
ISK 142.651305
JEP 0.856464
JMD 181.556505
JOD 0.8135
JPY 183.879355
KES 148.606271
KGS 100.336358
KHR 4603.774043
KMF 487.627784
KPW 1032.624402
KRW 1734.653423
KWD 0.3535
KYD 0.956669
KZT 559.819939
LAK 25276.340575
LBP 102746.088062
LKR 384.578843
LRD 208.991429
LSL 18.581332
LTL 3.387856
LVL 0.694026
LYD 7.314443
MAD 10.607363
MDL 20.032014
MGA 4818.911941
MKD 60.909485
MMK 2409.393803
MNT 4106.839908
MOP 9.262002
MRU 45.986241
MUR 54.075353
MVR 17.738466
MWK 1991.817255
MXN 19.921933
MYR 4.663794
MZN 73.318719
NAD 18.589431
NGN 1559.399523
NIO 42.004964
NOK 11.141955
NPR 173.590843
NZD 1.987907
OMR 0.441158
PAB 1.147963
PEN 3.915378
PGK 5.034329
PHP 69.269576
PKR 319.308208
PLN 4.185191
PYG 7005.224033
QAR 4.176967
RON 5.171193
RSD 115.964885
RUB 83.724633
RWF 1707.27168
SAR 4.304773
SBD 9.249356
SCR 16.195128
SDG 688.988904
SEK 10.961654
SGD 1.47095
SHP 0.85662
SLE 28.397494
SLL 24059.569724
SOS 655.724876
SRD 42.833274
STD 23748.035489
STN 24.553504
SVC 10.044269
SYP 126.820108
SZL 18.583652
THB 37.328785
TJS 10.641495
TMT 4.027234
TND 3.340826
TOP 2.762568
TRY 53.28921
TTD 7.798082
TWD 36.208963
TZS 3011.823408
UAH 51.411926
UGX 4247.028287
USD 1.14736
UYU 46.345997
UZS 13774.056637
VES 683.86832
VND 30205.39936
VUV 136.523105
WST 3.143481
XAF 648.479501
XAG 0.01722
XAU 0.00027
XCD 3.100798
XCG 2.068926
XDR 0.807394
XOF 648.258605
XPF 119.331742
YER 273.788809
ZAR 18.824495
ZMK 10327.618428
ZMW 20.290039
ZWL 369.449452
  • AEX

    -1.3000

    1081.41

    -0.12%

  • BEL20

    -54.7500

    5648.88

    -0.96%

  • PX1

    37.1000

    8467.98

    +0.44%

  • ISEQ

    48.0800

    13786.23

    +0.35%

  • OSEBX

    -24.4000

    1927.39

    -1.25%

  • PSI20

    -50.0000

    9040.4

    -0.55%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.3500

    4200.66

    -2.06%

  • N150

    -44.0500

    4232.51

    -1.03%

Kathy Matsui, apôtre de la diversité au travail au Japon
Kathy Matsui, apôtre de la diversité au travail au Japon / Photo: Charly TRIBALLEAU - AFP

Kathy Matsui, apôtre de la diversité au travail au Japon

Si le Japon compte trois millions de femmes actives de plus qu'il y a dix ans, c'est en partie grâce à l'une d'elles: Kathy Matsui, une Américano-Japonaise chantre des "womenomics", qui a récemment élargi ses combats pour la diversité.

Taille du texte:

Cette dirigeante influente de 57 ans, ancienne analyste puis haute responsable de la banque américaine Goldman Sachs au Japon, est une rareté dans les milieux d'affaires nippons encore essentiellement masculins.

Fille d'immigrés japonais en Californie, elle a grandi dans l'exploitation familiale de fleurs, ce qui lui a enseigné "la valeur du travail", raconte-t-elle dans un entretien accordé à l'AFP à Tokyo.

Chez Goldman Sachs au Japon, elle s'est révélée en publiant à partir de 1999 des études novatrices à l'époque sur les bienfaits potentiels pour l'économie japonaise d'une participation accrue des femmes sur le marché du travail et qu'elle a appelées "womenomics", un mot-valise fusionnant "femmes" et "économie" en anglais.

A sa grande surprise, ses thèses ont été incorporées à partir de 2012 dans les "Abenomics", le vaste programme de relance économique du Premier ministre Shinzo Abe.

"Si vous pouvez exposer le sujet de la diversité des genres d'une manière économiquement rationnelle, je pense que c'est (un outil, NDLR) très puissant" estime cette femme d'affaires ne jurant que par les indicateurs de performance et de qualité, car "on ne peut pas gérer ce qu'on ne mesure pas".

Le taux d'emploi chez les femmes au Japon atteignait 71% en 2020, contre environ 61% en 2012, selon des données de l'OCDE. Un bond synonyme de survie économique pour ce pays en déclin démographique accéléré et réticent à s'ouvrir davantage à l'immigration.

- Nombreuses inégalités persistantes -

Mais beaucoup reste à faire. La pandémie de Covid-19 a exacerbé l'ampleur des inégalités hommes-femmes persistantes au Japon: "La plupart des emplois occupés par les femmes sont à temps partiel (...) et elles sont aussi sur-représentées dans les services, le secteur le plus fragilisé par la crise sanitaire", constate Mme Matsui.

Fin 2020, le gouvernement japonais a aussi reporté d'une décennie son vieil objectif d'atteindre une proportion de 30% de femmes dans les postes de direction, contre moins de 15% actuellement.

Le Japon croupit ainsi dans les tréfonds du classement annuel sur les inégalités hommes-femmes du Forum économique mondial, dont il occupait en 2021 la 120ème place sur 156 pays notés.

Les entreprises japonaises devraient se former sur leurs "biais inconscients" et "beaucoup plus" évaluer leurs salariés sur leur productivité, "parce que c'est très difficile pour les femmes de concurrencer les hommes sur le temps" de présence au bureau, plaide Mme Matsui.

"Souvent, je tombe sur des femmes qui n'ont pas été promues parce qu'elles viennent de se marier. Leurs chefs masculins pensent qu'à présent elles vont avoir un enfant, ils appellent ça un +risque+. Et donc ils prennent un homme à la place", déplore-t-elle.

Par ailleurs, la diversité au travail n'est pas qu'une question de genre, rappelle-t-elle, citant aussi les étrangers, les minorités sexuelles, les personnes en situation de handicap et la "diversité cognitive", pour apporter "d'autres idées" que ceux au parcours universitaire formaté.

- Eviter le "greenwashing" -

Kathy Matsui a étendu son rayon d'action en cofondant et codirigeant depuis l'an dernier MPower Partners, un fonds de capital-risque basé à Tokyo investissant dans des start-up soucieuses de respecter des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

"Cela ressemble à une combinaison aléatoire de lettres, mais si vous prenez un peu de recul et réfléchissez à la valeur des critères ESG, ils sont vraiment fondamentaux" pour les entreprises, pour attirer les jeunes talents et séduire les nouveaux consommateurs, plus éthiques que leurs aînés, selon Mme Matsui.

Le Japon s'est mis aux investissements ESG avec retard par rapport à l'Europe et aux Etats-Unis, mais c'est aujourd'hui "le pays connaissant la plus forte croissance dans ce domaine", estime-t-elle.

Changer la mentalité et le comportement des grandes entreprises "n'est pas impossible, mais ça prend juste beaucoup de temps", explique-t-elle pour justifier son choix de cibler des start-up, qui elles "partent de zéro".

"On ne s'intéresse pas aux entreprises qui essaient seulement de cocher des cases" pour faire joli, cingle-t-elle.

Y.Ishikawa--JT