The Japan Times - Le Soudan a soif: la double peine de la guerre et du changement climatique

EUR -
AED 4.282286
AFN 72.889506
ALL 95.207603
AMD 430.01375
ANG 2.087753
AOA 1070.42764
ARS 1622.784305
AUD 1.615801
AWG 2.101792
AZN 1.980037
BAM 1.948086
BBD 2.348989
BDT 143.162498
BGN 1.947198
BHD 0.439945
BIF 3468.977203
BMD 1.166043
BND 1.484988
BOB 8.058985
BRL 5.837324
BSD 1.166277
BTN 111.748109
BWP 16.426743
BYN 3.258314
BYR 22854.438042
BZD 2.345552
CAD 1.600621
CDF 2617.765364
CHF 0.914545
CLF 0.02651
CLP 1043.367038
CNY 7.911775
CNH 7.916136
COP 4418.987218
CRC 529.980953
CUC 1.166043
CUP 30.900133
CVE 110.420738
CZK 24.310883
DJF 207.229054
DKK 7.473652
DOP 69.611585
DZD 154.439062
EGP 61.655687
ERN 17.490641
ETB 183.593618
FJD 2.556084
FKP 0.862511
GBP 0.870795
GEL 3.124803
GGP 0.862511
GHS 13.304314
GIP 0.862511
GMD 84.53284
GNF 10237.855419
GTQ 8.897767
GYD 243.990718
HKD 9.133322
HNL 31.040319
HRK 7.5352
HTG 152.719375
HUF 357.85873
IDR 20501.247154
ILS 3.384559
IMP 0.862511
INR 111.602244
IQD 1527.516012
IRR 1533346.225611
ISK 143.609809
JEP 0.862511
JMD 184.399822
JOD 0.82669
JPY 184.674396
KES 150.710561
KGS 101.97073
KHR 4678.163038
KMF 492.06927
KPW 1049.40427
KRW 1743.787798
KWD 0.359712
KYD 0.971947
KZT 552.061604
LAK 25600.468408
LBP 105018.290233
LKR 379.337915
LRD 213.677252
LSL 19.227736
LTL 3.443021
LVL 0.705327
LYD 7.380747
MAD 10.737796
MDL 20.047359
MGA 4871.140463
MKD 61.623214
MMK 2448.532445
MNT 4174.584911
MOP 9.409221
MRU 46.630148
MUR 54.687743
MVR 17.953612
MWK 2030.079949
MXN 20.097411
MYR 4.5843
MZN 74.521703
NAD 19.22769
NGN 1596.510503
NIO 42.811215
NOK 10.814812
NPR 178.792592
NZD 1.975224
OMR 0.448341
PAB 1.166257
PEN 4.019331
PGK 5.084821
PHP 71.905202
PKR 324.858355
PLN 4.243469
PYG 7106.858587
QAR 4.250809
RON 5.201602
RSD 117.404153
RUB 85.416661
RWF 1703.588468
SAR 4.323481
SBD 9.347158
SCR 15.925798
SDG 700.210747
SEK 10.964079
SGD 1.488553
SHP 0.870569
SLE 28.742478
SLL 24451.336053
SOS 666.396592
SRD 43.384983
STD 24134.730844
STN 24.778409
SVC 10.204331
SYP 128.881228
SZL 19.227966
THB 37.837714
TJS 10.898504
TMT 4.08115
TND 3.367544
TOP 2.807551
TRY 53.109051
TTD 7.918441
TWD 36.822696
TZS 3025.881057
UAH 51.26883
UGX 4361.616853
USD 1.166043
UYU 46.444895
UZS 14044.985317
VES 594.855331
VND 30719.39644
VUV 137.683599
WST 3.158251
XAF 653.355863
XAG 0.013988
XAU 0.000251
XCD 3.151288
XCG 2.101868
XDR 0.810364
XOF 650.065331
XPF 119.331742
YER 278.276306
ZAR 19.248742
ZMK 10495.787518
ZMW 21.954032
ZWL 375.465292
  • AEX

    11.4100

    1021.54

    +1.13%

  • BEL20

    23.6900

    5532.41

    +0.43%

  • PX1

    74.4700

    8082.27

    +0.93%

  • ISEQ

    53.8800

    12585.15

    +0.43%

  • OSEBX

    1.5900

    1985.91

    +0.08%

  • PSI20

    51.7100

    9124.26

    +0.57%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    31.5800

    4133.29

    +0.77%

  • N150

    24.3700

    4226.84

    +0.58%

Le Soudan a soif: la double peine de la guerre et du changement climatique
Le Soudan a soif: la double peine de la guerre et du changement climatique / Photo: - - AFP/Archives

Le Soudan a soif: la double peine de la guerre et du changement climatique

Rendu plus vulnérable encore par un an de guerre sanglante entre généraux rivaux, le Soudan, touché de plein fouet par le dérèglement climatique, manque d'eau.

Taille du texte:

"Depuis le début (avril 2023) de la guerre, deux de mes enfants marchent 14 kilomètres par jour pour aller chercher de l'eau", affirme à l'AFP Issa, père de famille du camp de déplacés de Sortoni, abritant plus de 65.000 personnes au Darfour-Nord.

L'eau est la dernière des crises qui n'en finissent pas de s'abattre sur le quotidien des Soudanais.

Dans un Soudan aux infrastructures ravagées par des décennies de conflit, le dérèglement climatique se traduit par une succession de pluies diluviennes et de canicules infernales où les températures estivales frôlent les 50 degrés Celsius.

Le 15 avril 2023, quand une nouvelle guerre éclate, cette fois-ci entre l'armée soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), diplomates et humanitaires quittent le pays en masse. L'aide aux plus vulnérables s'effondre.

C'est le cas à Sortoni: l'organisation humanitaire italienne, chargée des stations d'eau potable du camp, a plié bagage au début du conflit, explique Issa.

Avant la guerre, l'ONU alertait sur le sort d'"environ 26% des habitants marchant plus de 50 minutes pour trouver de l'eau, s'exposant à des risques sécuritaires, en premier lieu les femmes".

- "Disponibilité de l'eau" -

Toujours au Darfour, le village de Shaqra accueille 40.000 déplacés. Face à l'afflux, l'eau manque cruellement, indique Adam Rijal, porte-parole des déplacés du Darfour.

Parfois à l'ombre des acacias, le plus souvent sous un soleil de plomb, des déplacés, femmes et enfants principalement, attendent leur tour pour recevoir de l'eau.

A Shaqra, "les gens font la queue sur 300 mètres pour de l'eau potable", dit-il, notant par ailleurs que "les sources ont diminué après la guerre".

Dans la Corne de l'Afrique, où les sécheresses s'enchaînent, même quand il pleut c'est la catastrophe.

En 2023, de fortes pluies suivies d'inondations ont touché 89.000 personnes, selon l'ONU. Chaque année, des dizaines de morts sont recensés. Faute de solution de stockage des eaux pluviales, elles ne sont pas exploitées.

Les nappes phréatiques surexploitées du pays peinent, elles, à se réapprovisionner. Leur eau, enfouie à des dizaines de mètres sous terre, doit être pompée avec des moteurs, difficiles à entretenir avec la guerre et son lot de pénuries de carburant et de pièces de rechange.

Sans pompes, "même s'il y a de l'eau, impossible d'y accéder", confirme un diplomate européen familier du dossier soudanais, faisant état d'un vrai problème de "disponibilité de l'eau" dans une "grande partie" du pays.

Il cite al-Facher. Depuis début mai, cette ville du Darfour abritant 1,5 million d'habitants, pour moitié des déplacés, connaît des combats meurtriers et un siège étouffant.

"Si les FSR n'autorisent pas l'entrée de carburant, les stations d'eau arrêtent de fonctionner. Alors pour beaucoup, il n'y a pas d'eau."

- "Eau sale" -

A Khartoum, tenue par les FSR du général Mohamed Hamdane Daglo, des quartiers entiers sont privés d'eau potable.

"La station d'eau de Soba, qui approvisionne les très peuplés quartiers sud de Khartoum, est à l'arrêt", confirme à l'AFP un volontaire du "comité de résistance" local, groupe de quartier organisant l'entraide, qui a requis l'anonymat.

Ici, pour pallier à la soif et pour se laver, les habitants achètent une eau non traitée et transportée en charrette.

De l'autre côté du Nil, à Omdourman, banlieue de Khartoum aux mains de l'armée du général Abdel Fattah al-Burhane, "une panne de courant a entraîné l'arrêt des stations d'eau", affirme un habitant, Adam Hassan, à l'AFP.

"Depuis 17 jours, l'eau nous coûte quotidiennement 6.000 livres soudanaises (4,60 euros)", dit-il.

Dans les zones épargnées par les combats, l'eau manque aussi.

Sur la mer Rouge, à Port-Soudan, quartier général des ministères gouvernementaux pro-armée mais aussi de l'ONU, "l'eau est un gros problème", dit à l'AFP Al-Sadek Hussein, un habitant.

"Et l'été arrive", s'inquiète ce père de famille.

Avec la guerre et son lot de déplacés, là aussi les habitants s'approvisionnent en eau potable transportée par des charrettes.

"Il faudrait surveiller la pollution" prévient Taha Taher, expert en santé environnementale. "Mais cela n'est pas fait", assure-t-il, alors qu'avec la surpopulation de la ville "le problème s'est aggravé".

En un an de guerre, entre avril 2023 et mars 2024, le ministère de la Santé a recensé 11.000 cas de choléra dans différentes régions.

"Le système de santé s'est effondré, les gens boivent de l'eau sale", résume le diplomate européen.

M.Yamazaki--JT