The Japan Times - COP28: "lignes rouges" et possibles compromis sur les énergies fossiles

EUR -
AED 4.320095
AFN 75.885663
ALL 95.39106
AMD 434.359293
ANG 2.105503
AOA 1079.875165
ARS 1641.608916
AUD 1.626097
AWG 2.117403
AZN 2.00155
BAM 1.955617
BBD 2.368967
BDT 144.323592
BGN 1.962246
BHD 0.444119
BIF 3501.171877
BMD 1.176335
BND 1.49156
BOB 8.128238
BRL 5.776866
BSD 1.176185
BTN 111.070676
BWP 15.79252
BYN 3.324188
BYR 23056.161221
BZD 2.365567
CAD 1.606091
CDF 2724.390954
CHF 0.915576
CLF 0.026587
CLP 1046.373458
CNY 8.005017
CNH 8.000023
COP 4398.19802
CRC 540.701063
CUC 1.176335
CUP 31.172871
CVE 110.244828
CZK 24.30766
DJF 209.470369
DKK 7.473237
DOP 69.953444
DZD 155.593016
EGP 62.020486
ERN 17.645021
ETB 183.670087
FJD 2.570173
FKP 0.864396
GBP 0.864212
GEL 3.152187
GGP 0.864396
GHS 13.250758
GIP 0.864396
GMD 85.872502
GNF 10320.111643
GTQ 8.981158
GYD 246.116934
HKD 9.20856
HNL 31.271069
HRK 7.533241
HTG 154.005567
HUF 356.064543
IDR 20432.346547
ILS 3.416253
IMP 0.864396
INR 111.13652
IQD 1540.955585
IRR 1544409.901346
ISK 143.806836
JEP 0.864396
JMD 185.392625
JOD 0.834004
JPY 184.389884
KES 151.900296
KGS 102.835777
KHR 4719.557692
KMF 492.883828
KPW 1058.643569
KRW 1725.519067
KWD 0.361876
KYD 0.980308
KZT 543.610531
LAK 25796.582394
LBP 105337.827942
LKR 378.68071
LRD 215.849771
LSL 19.297891
LTL 3.473411
LVL 0.711553
LYD 7.437639
MAD 10.757232
MDL 20.115115
MGA 4913.101009
MKD 61.641843
MMK 2469.840437
MNT 4209.987489
MOP 9.484411
MRU 47.016594
MUR 55.076306
MVR 18.180264
MWK 2039.30888
MXN 20.271482
MYR 4.612434
MZN 75.167161
NAD 19.297891
NGN 1599.45028
NIO 43.28208
NOK 10.821804
NPR 177.729344
NZD 1.973736
OMR 0.452335
PAB 1.17629
PEN 4.066656
PGK 5.19405
PHP 71.143536
PKR 327.806219
PLN 4.232417
PYG 7184.685358
QAR 4.299213
RON 5.224695
RSD 117.388809
RUB 87.170473
RWF 1724.438389
SAR 4.447279
SBD 9.448624
SCR 16.852352
SDG 706.388119
SEK 10.84046
SGD 1.491516
SHP 0.878253
SLE 28.944025
SLL 24667.14716
SOS 672.236999
SRD 44.031407
STD 24347.754442
STN 24.495518
SVC 10.292117
SYP 130.036684
SZL 19.285193
THB 37.889551
TJS 10.974871
TMT 4.128935
TND 3.41668
TOP 2.832332
TRY 53.363256
TTD 7.971541
TWD 36.930438
TZS 3063.933249
UAH 51.665846
UGX 4407.193579
USD 1.176335
UYU 46.911416
UZS 14267.389376
VES 583.707963
VND 30947.014765
VUV 138.838256
WST 3.180917
XAF 655.895531
XAG 0.014572
XAU 0.00025
XCD 3.179103
XCG 2.119812
XDR 0.818154
XOF 655.836996
XPF 119.331742
YER 280.672359
ZAR 19.312335
ZMK 10588.444039
ZMW 22.394901
ZWL 378.779312
  • AEX

    -0.3100

    1019.12

    -0.03%

  • BEL20

    -16.9600

    5452.96

    -0.31%

  • PX1

    -76.2800

    8125.72

    -0.93%

  • ISEQ

    -170.8600

    12773.23

    -1.32%

  • OSEBX

    -8.9100

    1970.28

    -0.45%

  • PSI20

    -59.3700

    9074.93

    -0.65%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.2800

    3998.61

    -2.16%

  • N150

    -3.7800

    4195.19

    -0.09%

COP28: "lignes rouges" et possibles compromis sur les énergies fossiles

COP28: "lignes rouges" et possibles compromis sur les énergies fossiles

Quelle sera la bonne formule permettant un accord sur les énergies fossiles? Au dernier jour prévu de la COP28 à Dubaï, les négociateurs défendent mardi leurs "lignes rouges" mais signalent aussi les compromis qu'ils sont prêts à faire pour éviter un échec.

Taille du texte:

L'heure limite de 07H00 GMT fixée la semaine dernière par le président émirati de la COP28, Sultan Al Jaber, est passée sans accord, comme de nombreux négociateurs le craignaient.

Le dernier projet de texte mis sur la table lundi par Sultan Al Jaber est jugé trop faible par l'Union européenne, les Etats-Unis, les petits Etats insulaires et de nombreux pays sud-américains pour répondre à la crise climatique.

De l'autre côté, l'Arabie saoudite et ses alliés exportateurs de pétrole sont sur une ligne dure, refusant tout texte s'attaquant aux énergies fossiles qui font leur richesse.

"Nous nous y attendions", a affirmé mardi le directeur général de la COP28, Majid Al Suwaidi. "Nous voulions que le texte déclenche une conversation", a-t-il ajouté, se félicitant de désormais connaître les véritables "lignes rouges" des différentes nations.

Ce document de 21 pages laisserait toute latitude aux pays signataires de l'accord de Paris pour choisir leur manière de "réduire" des énergies fossiles, sans obligation.

Il ne fixe plus aucun objectif commun de "sortie" du pétrole, du gaz et du charbon, pourtant envisagé dans les versions antérieures.

- "super-majorité" -

Le commissaire européen au Climat, Wopke Hoekstra, a évoqué une "super-majorité" de pays réclamant plus d'ambition, sur les 194 pays (et l'UE) signataires de l'accord de Paris de 2015. L'émissaire allemande Jennifer Morgan a même calculé que 80-85% des pays s'opposaient au texte.

Les Européens ne cessent de se parler pour se coordonner. Diplomates et ministres usés par les nuits sans sommeil cherchent à rendre le texte plus contraignant mais aussi acceptable par le plus grand nombre.

Un nouveau projet d'accord est espéré dans la journée de mardi, selon des délégués, qui espèrent une nouvelle mouture après 18H00 (14H00 GMT).

Mais l'espoir de faire adopter un texte historique appelant à la sortie du pétrole, du gaz et du charbon le jour du 8e anniversaire de l'accord de Paris semble désormais très improbable.

- "pas marié à un mot" -

Comment lever l'objection des pays du Golfe, toute décision à la COP se faisant par consensus?

Depuis une conférence à Doha, le ministre koweïtien du Pétrole, Saad al-Barrak, a dénoncé une "attaque agressive" de la part des Occidentaux. Son homologue irakien, Hayan Abdel-Ghani, juge lui que "les énergies fossiles resteront la principale source d'énergie dans le monde".

Certains des pays les plus favorables à une "sortie" du pétrole ont pour leur part signalé qu'ils étaient prêts à sacrifier ce mot, en échange d'engagements significatifs.

"Je ne suis pas marié à un mot mais j'insiste sur le fait que la signification de cette formulation, quelle qu'elle soit finalement, doit être extrêmement ambitieuse", a dit mardi le ministre danois du Climat Dan Jørgensen.

Le Canadien Steven Guilbeault a évoqué aussi dans la nuit "d'autres formulations qui ont été proposées qu'on serait très intéressés à regarder".

Une formulation figurant dans des ébauches de textes précédents rapprochait par exemple dans la même phrase le développement des renouvelables et le remplacement des fossiles.

Une tournure faisant écho à une déclaration conjointe en novembre entre Chine et Etats-Unis, les deux premiers émetteurs mondiaux.

La Chine n'a pas fait de commentaire officiel depuis la parution du dernier texte lundi soir mais elle n'est pas considérée comme un obstacle sur la voie d'un compromis.

"Je ne dirais pas que la Chine combat avec nous mais nous ne combattons pas la Chine", résume un négociateur occidental.

Autre enjeu poussé par de nombreux pays moins développés: proposer dans le texte des trajectoires différenciées pour la transition des pays, en fonction de leurs moyens.

"On peut évidemment accepter qu'il y ait des rédactions qui rappellent qu'on ne part pas tous du même point, que c'est probablement les pays développés, les pays qui en ont les moyens qui doivent être les premiers à faire des efforts", suggère la ministre française Agnès Pannier-Runacher.

"Les deux doivent être intrinsèquement liés", a dit Arlette Soudan-Nonault, ministre de l'Environnement du Congo.

H.Nakamura--JT