The Japan Times - Pétrolier naufragé aux Philippines: bloqués à quai, les pêcheurs nettoient les côtes

EUR -
AED 4.337402
AFN 77.949497
ALL 96.746586
AMD 448.977858
ANG 2.114171
AOA 1083.021357
ARS 1714.875512
AUD 1.685498
AWG 2.125888
AZN 2.012064
BAM 1.955268
BBD 2.38905
BDT 145.070535
BGN 1.983418
BHD 0.445266
BIF 3528.573785
BMD 1.181049
BND 1.507858
BOB 8.225762
BRL 6.214439
BSD 1.186177
BTN 108.470491
BWP 15.623457
BYN 3.396476
BYR 23148.554586
BZD 2.385551
CAD 1.613708
CDF 2545.159901
CHF 0.919208
CLF 0.025873
CLP 1021.607686
CNY 8.204152
CNH 8.191376
COP 4286.025744
CRC 588.998578
CUC 1.181049
CUP 31.297791
CVE 110.235011
CZK 24.302084
DJF 211.222538
DKK 7.468828
DOP 74.978008
DZD 153.399354
EGP 55.615706
ERN 17.715731
ETB 185.042803
FJD 2.598659
FKP 0.861876
GBP 0.86249
GEL 3.182902
GGP 0.861876
GHS 13.006462
GIP 0.861876
GMD 86.804949
GNF 10416.368516
GTQ 9.101524
GYD 248.162489
HKD 9.228272
HNL 31.335885
HRK 7.533794
HTG 155.578208
HUF 381.061234
IDR 19805.714336
ILS 3.652334
IMP 0.861876
INR 106.79255
IQD 1553.870701
IRR 49751.676815
ISK 145.209813
JEP 0.861876
JMD 186.382904
JOD 0.837354
JPY 183.589884
KES 153.004664
KGS 103.282928
KHR 4779.402566
KMF 493.678066
KPW 1062.943833
KRW 1711.71749
KWD 0.362877
KYD 0.988427
KZT 599.002117
LAK 25509.060426
LBP 105741.299905
LKR 367.318518
LRD 220.030142
LSL 18.990734
LTL 3.48733
LVL 0.714405
LYD 7.493961
MAD 10.816757
MDL 20.081537
MGA 5293.52655
MKD 61.640235
MMK 2480.18629
MNT 4209.99602
MOP 9.542264
MRU 47.137696
MUR 54.198214
MVR 18.247651
MWK 2058.282399
MXN 20.491608
MYR 4.652739
MZN 75.291426
NAD 18.990894
NGN 1654.105612
NIO 43.681959
NOK 11.432319
NPR 173.688047
NZD 1.957015
OMR 0.454115
PAB 1.186177
PEN 3.995113
PGK 5.086622
PHP 69.560822
PKR 332.277686
PLN 4.219923
PYG 7886.854432
QAR 4.33612
RON 5.09564
RSD 117.441072
RUB 90.309541
RWF 1735.465057
SAR 4.429108
SBD 9.51701
SCR 17.546644
SDG 710.395921
SEK 10.55802
SGD 1.500091
SHP 0.886092
SLE 28.906223
SLL 24765.999919
SOS 678.438173
SRD 44.909376
STD 24445.323632
STN 24.512634
SVC 10.379132
SYP 13061.896589
SZL 18.995986
THB 37.167278
TJS 11.078586
TMT 4.145481
TND 3.422169
TOP 2.843682
TRY 51.371886
TTD 8.030883
TWD 37.296322
TZS 3045.971612
UAH 51.1218
UGX 4236.847393
USD 1.181049
UYU 46.017481
UZS 14501.055082
VES 438.925607
VND 30730.296737
VUV 140.729879
WST 3.201564
XAF 656.28969
XAG 0.014184
XAU 0.000245
XCD 3.191843
XCG 2.137709
XDR 0.81619
XOF 655.7786
XPF 119.331742
YER 281.532483
ZAR 18.880752
ZMK 10630.856255
ZMW 23.277667
ZWL 380.297201
  • AEX

    7.8100

    1009.51

    +0.78%

  • BEL20

    73.7800

    5459.32

    +1.37%

  • PX1

    54.4500

    8181.17

    +0.67%

  • ISEQ

    231.4000

    13379.13

    +1.76%

  • OSEBX

    -3.1700

    1757.17

    -0.18%

  • PSI20

    44.1800

    8706.09

    +0.51%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.1000

    4071.19

    +1.07%

  • N150

    17.2900

    3947.76

    +0.44%

Pétrolier naufragé aux Philippines: bloqués à quai, les pêcheurs nettoient les côtes
Pétrolier naufragé aux Philippines: bloqués à quai, les pêcheurs nettoient les côtes / Photo: JAM STA ROSA - AFP

Pétrolier naufragé aux Philippines: bloqués à quai, les pêcheurs nettoient les côtes

Quatre semaines après le naufrage d'un pétrolier, des pêcheurs philippins contraints de rester à quai s'échinent à nettoyer les côtes de l'île de Mindoro (centre) où les plages souillées par le pétrole portent encore les traces des milliers de litres de mazout qui s'y sont déversés.

Taille du texte:

Au total, plus de la moitié des 800.000 litres de fioul que transportait le Princess Empress s'est déversée ici, au large de l'île de Mindoro, dans ces eaux mondialement réputées pour la richesse de leur flore marine.

Deux jours après le naufrage du pétrolier, le 28 février, la marée noire avait déjà atteint Buhay na Tubig, un village isolé de Pola, l'une des municipalités les plus touchées par le déversement de fioul.

Très vite, le pétrole s'est répandu sur le rivage, noircissant les rochers et les plages de ce village, et des habitants sont tombés malades.

Depuis, les autorités philippines ont interdit la pêche et la baignade pour une durée indéterminée, laissant des milliers de pêcheurs dans l'incertitude face à cette marée noire difficile à circonscrire.

"Ils disent que cela pourrait prendre six mois, mais que se passera-t-il si nous ne pouvons pas pêcher pendant un an?", s'interroge Arvie Anonuevo, 32 ans, père de trois enfants.

Comme d'autres pêcheurs contraints de rester à quai, Arvie Anonuevo s'évertue depuis deux semaines, quatre heures par jour, à nettoyer les plages et rochers à l'aide de truelles et de papiers absorbants.

En échange, le gouvernement lui verse 355 pesos (six euros) par jour, soit un peu plus de la moitié de ce qu'il gagnait grâce à la pêche.

Mais le pétrole persiste à revenir s'échouer sur le rivage.

"C'est fatigant que le pétrole revienne le lendemain, peu importe la façon dont vous nettoyez (les rochers)", déplore Arvie Anonuevo.

Selon les autorités philippines, 5.000 hectares de récifs de coraux, d'algues et de mangroves ont été touchés.

Nettoyer la marée noire devrait prendre au moins six mois mais l'assainissement total des côtes pourrait durer, lui, plusieurs années, estime Irene Rodriguez, professeure à l'Institut des sciences de la mer de l'Université des Philippines.

Car les deux principales nappes de pétrole qui ont dérivé au sud-ouest et nord-ouest du navire pourraient s'étendre sur près de 162 kilomètres carrés, selon les experts.

- Vivre au jour le jour -

Au total, sept des huit réservoirs du navire ont fui et quatre d'entre eux sont déjà vides. Mais l'épave fuit toujours.

Le Princesse Empress, retrouvé la semaine dernière par un véhicule sous-marin téléopéré (ROV) japonais à 400 mètres de profondeur, a subi des "dégâts structurels importants" après avoir coulé, selon les garde-côtes philippins.

Environ 60% du pétrole que transportait le tanker s'est déversé dans la mer, a déclaré à l'AFP leur porte-parole, Armando Balilo.

Le propriétaire du pétrolier a assuré que toute personne touchée par la marée noire serait dédommagée si elle en faisait la demande.

Toutefois, cette aide financière n'intervient pas assez vite pour nombre de pêcheurs, qui ne peuvent compter sur la cueillette de bananes ou de noix de coco pour compléter leurs revenus, les bananiers ayant été endommagés l'an dernier par une violente tempête et la récolte de noix de coco n'ayant lieu que dans plusieurs mois.

De quoi inquiéter la maire de Pola, Jennifer Cruz, qui s'interroge sur le sort de ces familles une fois tarie l'aide gouvernementale.

"Ces gens vivent au jour le jour" , souligne Mme Cruz, précisant que la pêche ne pourrait être de nouveau autorisée que d'ici un an.

M. Anonuevo, lui, a déjà utilisé la moitié de l'argent obtenu en nettoyant les plages durant la semaine après le naufrage pour acheter de la nourriture et remplir sa moto d'essence.

Lui aussi pêcheur, Marlon Fabrero, 46 ans, envisage de son côté de retirer l'un de ses quatre enfants de l'école pour faire des économies.

"Où trouverais-je les 50 pesos d'allocation journalière pour chacun d'entre eux?", s'interroge-t-il.

K.Inoue--JT