The Japan Times - Les porcs de la discorde dans un village du Massif central

EUR -
AED 4.115347
AFN 72.827382
ALL 90.892243
AMD 403.904381
ANG 2.005317
AOA 1028.547893
ARS 1731.302548
AUD 1.598093
AWG 2.016761
AZN 1.941485
BAM 1.954506
BBD 2.255706
BDT 139.317741
BGN 1.95831
BHD 0.42282
BIF 3367.070258
BMD 1.120423
BND 1.432551
BOB 13.602478
BRL 6.093084
BSD 1.119958
BTN 106.228653
BWP 15.471169
BYN 3.308909
BYR 21960.291454
BZD 2.252408
CAD 1.566116
CDF 2593.779915
CHF 0.916898
CLF 0.027839
CLP 1095.672815
CNY 7.463249
CNH 7.446488
COP 3597.812811
CRC 509.262756
CUC 1.120423
CUP 26.878201
CVE 110.192029
CZK 24.32825
DJF 199.121629
DKK 7.473339
DOP 68.054933
DZD 152.119652
EGP 62.016086
ERN 16.806346
ETB 181.994077
FJD 2.527561
FKP 0.836692
GBP 0.835219
GEL 2.91117
GGP 0.836692
GHS 13.058818
GIP 0.836692
GMD 82.911558
GNF 9912.435786
GTQ 8.56233
GYD 234.77291
HKD 8.791376
HNL 30.105064
HRK 7.584155
HTG 146.792791
HUF 364.163814
IDR 20285.034934
ILS 3.518632
IMP 0.836692
INR 106.097058
IQD 1697.775699
IRR 2093415.201667
ISK 136.20969
JEP 0.836692
JMD 177.972143
JOD 0.794367
JPY 176.826839
KES 145.587699
KGS 97.980774
KHR 4581.088972
KMF 494.106727
KPW 1008.380687
KRW 1505.87115
KWD 0.348833
KYD 0.933307
KZT 506.844357
LAK 25216.301259
LBP 100293.564148
LKR 372.32344
LRD 190.383924
LSL 18.639656
LTL 3.308318
LVL 0.677733
LYD 7.18724
MAD 11.012008
MDL 20.232144
MGA 5057.650722
MKD 61.536654
MMK 2352.545384
MNT 4032.767773
MOP 9.050806
MRU 45.380948
MUR 53.018934
MVR 17.310396
MWK 1942.083247
MXN 20.785001
MYR 4.562025
MZN 71.60612
NAD 18.639656
NGN 1506.420026
NIO 41.212708
NOK 10.405195
NPR 169.965445
NZD 1.991631
OMR 0.430828
PAB 1.120198
PEN 3.884528
PGK 5.022674
PHP 70.961432
PKR 309.801543
PLN 4.416825
PYG 6629.609739
QAR 4.093889
RON 5.335479
RSD 117.570512
RUB 91.03644
RWF 1656.44742
SAR 4.217765
SBD 9.0286
SCR 15.498414
SDG 673.931726
SEK 10.950314
SGD 1.432689
SHP 0.838452
SLE 25.656778
SLL 23494.715726
SOS 640.076129
SRD 42.104942
STD 23190.494665
STN 24.483786
SVC 9.799511
SYP 14567.739927
SZL 18.63366
THB 37.760682
TJS 10.298148
TMT 3.921481
TND 3.347283
TOP 2.697709
TRY 55.986945
TTD 7.575983
TWD 36.523537
TZS 2963.527889
UAH 51.147729
UGX 4792.826094
USD 1.120423
UYU 45.03018
UZS 13383.137418
VES 994.352807
VND 28866.579032
VUV 133.235312
WST 3.110538
XAF 655.957
XAG 0.022012
XAU 0.000282793713
XCD 3.027999
XCG 2.018363
XDR 0.792197
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.594646
ZAR 18.569409
ZMK 10085.199566
ZMW 22.679791
ZWL 360.77576
SSP 6437.074171
MXV 2.340787
  • AEX

    -1.6800

    1118.52

    -0.15%

  • BEL20

    -9.6000

    5637.54

    -0.17%

  • PX1

    -36.9600

    7998.54

    -0.46%

  • ISEQ

    13.0500

    14517.8

    +0.09%

  • OSEBX

    -1.6600

    2073.83

    -0.08%

  • PSI20

    72.5000

    9738.69

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8600

    4491.39

    +0.22%

  • N150

    -2.9600

    4224.74

    -0.07%

Les porcs de la discorde dans un village du Massif central
Les porcs de la discorde dans un village du Massif central

Les porcs de la discorde dans un village du Massif central

Dans les contreforts du Massif central, l'implantation d'une porcherie industrielle mobilise riverains, néoruraux, pêcheurs et défenseurs de l'environnement, inquiets de voir leur nature préservée transformée en "poubelle", leurs cours d'eau pollués, leur air pur altéré.

Taille du texte:

Cette exploitation d'une capacité de 1.000 porcs, affiliée à une coopérative, a reçu en fin d'année le feu vert de la préfecture pour s'installer à Giat (Puy-de-Dôme), le conseil municipal a donné son aval.

"C'est un jeune éleveur qui reprend l'exploitation de son père. Il y a déjà des porcheries sur la commune et son projet s'inscrit dans cette filière", explique Didier Sénégas-Rouvière, maire de la commune de 800 habitants.

L'élevage constitue l'activité principale de ce territoire marqué par l'exode rural avec des exploitations de taille modeste, bien loin des élevages industriels développés dans d'autres régions françaises, au coeur de vifs débats.

A Giat, l'activité agricole façonne un paysage bucolique, où alternent bocage, étangs et cours d'eau.

Aussi, pour les opposants, une porcherie de cette capacité, avec des animaux engraissés à l'intérieur des bâtiments est une vraie menace pour l'environnement et la qualité de vie. Principal point noir selon eux: l'épandage de lisier -déjections des porcs- qui permet de fertiliser les parcelles des agriculteurs.

"C'est un territoire avec des eaux de surface donc tout va se retrouver directement dans l'eau avec des conséquences sur la biodiversité", affirme Arnaud Chapal, un retraité qui mène la contestation.

Cet habitant de Basville (Creuse), à une poignée de kilomètres, a fondé une association pour déposer un recours devant le tribunal administratif.

Même inquiétude du côté de la Fédération de pêche: "il y a un risque de pollution du Sioulet, la seule rivière où il y a encore des truites sauvages" estime Michel Vigier, un responsable local.

Des associations comme L214 ou France Nature Environnement commencent aussi à se mobiliser.

-"Omerta"-

Dans son arrêté, la préfecture précise que le plan d'épandage présente un excès de phosphore -principal responsable de la pollution des cours d'eau- tout en accordant un délai de cinq ans à l'éleveur pour se mettre "en conformité".

"On ne va pas attendre cinq ans! La Creuse n'est pas une poubelle. C'est maintenant qu'il faut arrêter, car il y a tous les autres projets derrière" souligne Arnaud Chapal.

"Les industriels savent qu'ils ne peuvent plus aller en Bretagne alors ils viennent dans les territoires déshérités comme les nôtres", dit-il.

Faux, répond Christine Roguet, cheffe de projet à l'Ifip (Institut du porc): les éleveurs privilégient "les zones où la production est importante, car il y a déjà un réseau d'outils, de compétences".

"Pourquoi empêcher un jeune qui a un projet dans une zone de faible densité?", interroge-t-elle en assurant que "les progrès technologiques et l'encadrement des éleveurs" limitent désormais les risques environnementaux.

Pour elle, se pose surtout la question de l'autonomie alimentaire: pour la filière porcine, le taux d'auto-approvisionnement de la France est de 100% mais atteint 135% en Allemagne et 200% en Espagne. "Les gens préfèrent-ils manger du cochon espagnol?" questionne-t-elle.

Quant à l'épandage de lisier, "c'est un engrais naturel et ce sera toujours ça en moins d'engrais chimiques", selon elle.

Mais Xavier Dubois, 39 ans et sa compagne Diane Chastang, 35 ans, qui cultivent des légumes bio près de Basville, refusent de "choisir entre la peste et le choléra". Ils craignent le pire depuis qu'ils ont découvert que le lisier serait déversé sur des parcelles situées au-dessus de leurs terres.

"Nous ne sommes pas militants mais on s'interroge: quelles seront les conséquences, comment cela va être contrôlé?", demande Xavier Dubois, évoquant une "omerta" autour du dossier. De fait, aucun éleveur sollicité par l'AFP n'a souhaité s'exprimer.

A Fernoël, village proche de l'exploitation, "tout le monde est contre mais les gens ne veulent pas le dire. Personne ne bouge parce qu'ils sont cousins ou eux-mêmes agriculteurs", témoigne Marie-Claude Berger, une habitante qui redoute aussi "la pollution olfactive". "Ma voisine n'en dort plus, elle a peur de ne pas pouvoir vendre sa maison", souffle-t-elle.

Le maire de Giat lui, voit les opposants comme "une minorité de personnes qui ne vivent pas à l'année dans la région et défendent surtout leurs problèmes de résidence secondaire sous couvert d'écologie".

S.Suzuki--JT