The Japan Times - Face à une sécheresse exceptionnelle, des agriculteurs du Nord se raccrochent à l'irrigation

EUR -
AED 4.243454
AFN 75.681362
ALL 93.352162
AMD 422.408246
AOA 1059.564012
ARS 1729.138262
AUD 1.638404
AWG 2.079843
AZN 1.963661
BAM 1.957305
BBD 2.325988
BDT 142.949883
BHD 0.435533
BIF 3446.033988
BMD 1.155468
BND 1.480838
BOB 14.025478
BRL 5.907559
BSD 1.154888
BTN 109.790919
BWP 15.660971
BYN 3.415626
BYR 22647.176448
BZD 2.322635
CAD 1.623083
CDF 2611.357712
CHF 0.934236
CLF 0.026744
CLP 1056.005978
CNY 7.803513
CNH 7.79714
COP 3704.015036
CRC 523.70256
CUC 1.155468
CUP 30.619907
CVE 110.349824
CZK 24.193207
DJF 205.640063
DKK 7.475174
DOP 67.351772
DZD 153.410303
EGP 57.527756
ERN 17.332023
ETB 186.394945
FJD 2.555838
FKP 0.858771
GBP 0.857178
GEL 3.015959
GGP 0.858771
GHS 13.539881
GIP 0.858771
GMD 85.504071
GNF 10143.797342
GTQ 8.808771
GYD 241.576287
HKD 9.062464
HNL 30.953794
HRK 7.536772
HTG 150.996068
HUF 362.11799
IDR 20648.216486
ILS 3.468136
IMP 0.858771
INR 109.855387
IQD 1512.862909
IRR 1588913.18939
ISK 141.811219
JEP 0.858771
JMD 183.521069
JOD 0.819249
JPY 182.057301
KES 149.574978
KGS 101.045388
KHR 4680.577616
KMF 494.540184
KRW 1644.82625
KWD 0.357167
KYD 0.962436
KZT 541.934229
LAK 26105.501972
LBP 103414.555274
LKR 387.537893
LRD 208.449329
LSL 18.945963
LTL 3.411798
LVL 0.698931
LYD 7.35065
MAD 10.763574
MDL 20.065337
MGA 4915.672226
MKD 61.577333
MMK 2425.677069
MNT 4157.602989
MOP 9.330031
MRU 46.309597
MUR 53.68301
MVR 17.86373
MWK 2002.461267
MXN 19.887335
MYR 4.730258
MZN 73.830248
NAD 18.945963
NGN 1574.211541
NIO 42.502671
NOK 10.985539
NPR 175.666792
NZD 1.967803
OMR 0.444286
PAB 1.154863
PEN 3.909405
PGK 5.17798
PHP 70.182561
PKR 320.672995
PLN 4.305413
PYG 6887.29413
QAR 4.222145
RON 5.247328
RSD 117.367819
RUB 93.588103
RWF 1696.496723
SAR 4.335928
SBD 9.32642
SCR 15.50525
SDG 693.843401
SEK 10.96306
SGD 1.480553
SLE 27.615748
SOS 660.010193
SRD 43.781846
STD 23915.858572
STN 24.518847
SVC 10.104767
SZL 18.930634
THB 38.287014
TJS 10.659063
TMT 4.055693
TND 3.388605
TRY 54.972826
TTD 7.834022
TWD 37.330285
TZS 3061.988403
UAH 51.680025
UGX 4307.310947
USD 1.155468
UYU 46.435694
UZS 13728.552874
VES 871.467105
VND 30332.195355
VUV 138.152408
WST 3.16223
XAF 656.458767
XAG 0.018593
XAU 0.000275
XCD 3.12271
XCG 2.081309
XDR 0.81744
XOF 656.461609
XPF 119.331742
YER 275.405769
ZAR 18.893401
ZMK 10400.608613
ZMW 22.045469
ZWL 372.060285
  • AEX

    5.1200

    1117.62

    +0.46%

  • BEL20

    78.7600

    5785.64

    +1.38%

  • PX1

    10.4000

    8677.3

    +0.12%

  • ISEQ

    97.9800

    13897.41

    +0.71%

  • OSEBX

    9.4900

    2028.46

    +0.47%

  • PSI20

    37.5900

    9206.52

    +0.41%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    33.0300

    4214.68

    +0.79%

  • N150

    33.1500

    4337.87

    +0.77%

Face à une sécheresse exceptionnelle, des agriculteurs du Nord se raccrochent à l'irrigation
Face à une sécheresse exceptionnelle, des agriculteurs du Nord se raccrochent à l'irrigation / Photo: FRANCOIS LO PRESTI - AFP

Face à une sécheresse exceptionnelle, des agriculteurs du Nord se raccrochent à l'irrigation

Pas la peine de semer, "ça ne lèvera jamais". Comme le producteur d'endives Sébastien De Coninck, les agriculteurs du Nord confrontés à une sécheresse exceptionnelle guettent la pluie ou misent, de plus en plus, sur l'irrigation.

Taille du texte:

Le village de ce trentenaire, Beuvry-la-Forêt, a reçu entre mars et mai huit fois moins de précipitations que sur la même période l'année dernière, particulièrement arrosée, calcule-t-il en grattant le sol de sa parcelle, faisant se lever un petit nuage de poussière.

Alors que les semis du légume emblématique du Nord se déroulent généralement du 15 avril au 1er juin, Sébastien De Coninck n'a semé pour l'instant que 12 de ses 35 hectares d'endives. Les parcelles ensemencées ne se trouvent pas dans le Nord, mais dans l'Oise et le Pas-de-Calais.

Des terres qu'il a choisies malgré l'éloignement car elles sont irriguées, contrairement à celles qui entourent l'exploitation reprise à ses parents en 2022, dans le Nord.

Ce département a reçu en trois mois, entre février et début mai, la quantité de pluie qui tombe habituellement en un mois, et le vent du Nord-Est a accentué l'assèchement des sols.

Alors que le Var a connu des orages meurtriers depuis lundi, le Nord est placé en "vigilance sécheresse", sans restriction d'usage de l'eau à ce stade. Mercredi, il a été rejoint par une partie du Pas-de-Calais.

Une large partie du Nord de l'Europe, allant de l'Écosse aux Pays-Bas, est touchée par cette sécheresse intense, liée à un anticyclone persistant. En Belgique, la station d'Uccle, au sud de Bruxelles, a enregistré un record de sécheresse depuis... 1893.

- Comme fin juillet -

Dans le nord de la France, les nappes phréatiques se sont fortement rechargées au cours de l'hiver 2023-24, marqué par des inondations historiques, et de l'année 2024.

Mais les deux premiers mètres du sol atteignent aujourd'hui "des taux d'humidité qu'on rencontre normalement fin juillet", alerte Bruno Jacquemin, directeur adjoint de Météo France Nord. En matière d'humidité superficielle des sols, "on frôle les records depuis 65 ans".

Selon lui, l'humidité des sols est "la première victime du réchauffement climatique". Le sol et l'air étant plus chauds, "l'eau que le sol va recevoir du printemps à l'automne va s'évaporer beaucoup plus rapidement", malmenant les couches utiles pour l'agriculture, explique le météorologue.

Si quelques millimètres de pluie sont annoncés dans les prochains jours, ils ne rassurent guère Sébastien De Coninck. "Il faudrait au moins 20 mm pour faire un travail sérieux" avec les endives, qui, contrairement aux pommes de terre, sont semées très près de la surface, à 1 ou 2 centimètres, dans la couche de sol actuellement la plus sèche, souligne-t-il.

"Jusqu'à il y a cinq ans, on ne se posait pas la question de l'irrigation dans le Nord" mais les lignes bougent, car sans ou avec, "le rendement peut varier du simple au double", pointe l'agriculteur.

La région connaît une forte croissance de l'irrigation, même si elle reste marginale. En 2020, 4% de la surface agricole utile des Hauts-de-France étaient irrigués, contre à peine 0,7 % en 1988, selon un rapport du ministère de l'agriculture.

- Solidarité -

Dans une autre exploitation du Nord, à Carnin, "si ça continue comme ça, l'arrosage tournera jour et nuit à partir de juin", constate le maraîcher Adrien Mastain. Ses lignes de salades d'un vert tendre sous le jet de son arroseur rotatif contrastent avec une parcelle destinée aux poireaux, non arrosée, où les mottes de terre sont dures comme de la brique.

Depuis 2020, ses deux associés et lui consacrent chaque année, 40 à 50.000 euros à leur réseau d'irrigation, explique le maraîcher, qui a la chance d'avoir des forages sur son exploitation.

Sans l'irrigation, il serait cette année sous le seuil de rentabilité, dit-il.

Pour d'autres agriculteurs du Nord, la solidarité joue entre voisins, via des prêts de dispositifs d'irrigation pour tenter de sauver les semis de printemps.

"C'est tout ou rien: l'an dernier il pleuvait tous les deux jours et cette année, rien. L'an dernier c'étaient les limaces qui nous embêtaient !", grimace Olivier Lefebvre, agriculteur à Fournes-en-Weppes.

M.Fujitav--JT