The Japan Times - Au Turkménistan, la mer Caspienne baisse et l'inquiétude monte

EUR -
AED 4.330863
AFN 77.820662
ALL 96.710083
AMD 446.915552
ANG 2.110688
AOA 1081.237111
ARS 1712.049869
AUD 1.696014
AWG 2.122385
AZN 1.999969
BAM 1.945697
BBD 2.377356
BDT 144.360427
BGN 1.98015
BHD 0.444482
BIF 3495.449829
BMD 1.179103
BND 1.499328
BOB 8.185843
BRL 6.199486
BSD 1.180371
BTN 107.939993
BWP 15.53599
BYN 3.379851
BYR 23110.412093
BZD 2.373884
CAD 1.611869
CDF 2540.966445
CHF 0.91914
CLF 0.025848
CLP 1020.643256
CNY 8.190631
CNH 8.184246
COP 4260.545962
CRC 585.66398
CUC 1.179103
CUP 31.24622
CVE 110.688288
CZK 24.29488
DJF 209.550233
DKK 7.467634
DOP 74.224166
DZD 153.244416
EGP 55.519107
ERN 17.68654
ETB 183.055348
FJD 2.630873
FKP 0.860455
GBP 0.862779
GEL 3.177673
GGP 0.860455
GHS 12.917063
GIP 0.860455
GMD 86.659259
GNF 10318.327481
GTQ 9.056973
GYD 246.958173
HKD 9.208851
HNL 31.187291
HRK 7.535522
HTG 154.698714
HUF 380.920301
IDR 19770.367994
ILS 3.656209
IMP 0.860455
INR 106.603028
IQD 1545.214033
IRR 49669.699645
ISK 145.289235
JEP 0.860455
JMD 185.330055
JOD 0.836029
JPY 183.444203
KES 152.257677
KGS 103.113012
KHR 4746.480142
KMF 492.864429
KPW 1061.192392
KRW 1711.997572
KWD 0.362196
KYD 0.983634
KZT 596.070037
LAK 25344.81143
LBP 100872.232776
LKR 365.526699
LRD 219.312992
LSL 18.995699
LTL 3.481584
LVL 0.713227
LYD 7.451607
MAD 10.799106
MDL 19.984083
MGA 5247.007079
MKD 61.632525
MMK 2476.09962
MNT 4203.059097
MOP 9.495595
MRU 47.081421
MUR 53.708211
MVR 18.216755
MWK 2048.101661
MXN 20.514553
MYR 4.64743
MZN 75.167649
NAD 18.995947
NGN 1640.332736
NIO 43.277197
NOK 11.433865
NPR 172.704717
NZD 1.963554
OMR 0.453362
PAB 1.180376
PEN 3.968887
PGK 4.997009
PHP 69.385519
PKR 329.853883
PLN 4.222543
PYG 7848.248955
QAR 4.293407
RON 5.095259
RSD 117.432769
RUB 90.142087
RWF 1713.236162
SAR 4.42191
SBD 9.501329
SCR 16.802389
SDG 709.232781
SEK 10.571829
SGD 1.500013
SHP 0.884632
SLE 28.858499
SLL 24725.192318
SOS 673.823663
SRD 44.835427
STD 24405.044418
STN 25.055931
SVC 10.328502
SYP 13040.374153
SZL 18.99502
THB 37.251404
TJS 11.024404
TMT 4.13865
TND 3.357492
TOP 2.838996
TRY 51.250288
TTD 7.991573
TWD 37.253763
TZS 3052.095081
UAH 50.834097
UGX 4216.108388
USD 1.179103
UYU 45.79223
UZS 14444.007554
VES 436.022235
VND 30680.251156
VUV 140.497995
WST 3.196289
XAF 652.59615
XAG 0.014777
XAU 0.000253
XCD 3.186584
XCG 2.127254
XDR 0.810297
XOF 650.277405
XPF 119.331742
YER 281.068604
ZAR 18.969486
ZMK 10613.339413
ZMW 23.164702
ZWL 379.670575
  • AEX

    7.8100

    1009.51

    +0.78%

  • BEL20

    73.7800

    5459.32

    +1.37%

  • PX1

    54.4500

    8181.17

    +0.67%

  • ISEQ

    231.4000

    13379.13

    +1.76%

  • OSEBX

    -3.1700

    1757.17

    -0.18%

  • PSI20

    44.1800

    8706.09

    +0.51%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.1000

    4071.19

    +1.07%

  • N150

    17.2900

    3947.76

    +0.44%

Au Turkménistan, la mer Caspienne baisse et l'inquiétude monte
Au Turkménistan, la mer Caspienne baisse et l'inquiétude monte / Photo: - - AFP

Au Turkménistan, la mer Caspienne baisse et l'inquiétude monte

"Avant, je naviguais entre Turkmenbachy et Khazar", se souvient Batyr Youssoupov, matelot sur un bateau de croisière au Turkménistan. Une liaison maritime désormais impossible en raison de la baisse alarmante du niveau de la Caspienne, plus grande mer fermée au monde.

Taille du texte:

"Nous ne pouvons plus y aller depuis un an en raison du grave ensablement de la Caspienne", dit à l'AFP le matelot de 36 ans.

Derrière lui trône un portrait de Serdar Berdymoukhamedov, président du Turkménistan, l'un des cinq Etats riverains de la Caspienne avec la Russie, le Kazakhstan, l'Azerbaïdjan et l'Iran.

Mais l'immense superficie de cette mer à cheval entre l'Europe et l'Asie -- 371.000 kilomètres carrés, supérieure à celle de l'Allemagne -- se réduit d'année en année.

Un phénomène encore peu étudié et dont les raisons sont débattues par les scientifiques, qui estiment que les variations naturelles sont aggravées par le changement climatique.

Dans la ville turkmène de Khazar, selon des images satellites, la mer a été repoussée à 800 mètres de la côte. Et au large, une île est même sortie des eaux.

Alors désormais, le matelot Batyr conduit ses passagers dans la presqu'île de Gyzylsouv, où la situation n'est guère plus reluisante, avec ses dizaines de bateaux rouillés.

"Une nouvelle jetée est en construction car l'ancienne n'est plus assez profonde", explique à l'AFP Aïcha, quadragénaire habitant à Gyzylsouv dans une maison dotée de pilotis pour se protéger de la mer.

"Mais maintenant, lors des tempêtes, l'eau n'atteint même plus la maison", poursuit-elle.

- Fluctuations -

Selon le scientifique turkmène Nazar Mouradov, "la variation du niveau de la mer s'explique par des mouvements tectoniques et des phénomènes sismiques qui modifient le fond marin".

La Caspienne avait déjà baissé dans les années 1930 et 1980, avant de remonter, rappelle-t-il.

"Mais il existe aussi des raisons climatiques : le niveau de la mer dépend du débit des fleuves, dont le niveau diminue, ainsi que de faibles précipitations et d'une évaporation intense", poursuit M. Mouradov pour l'AFP.

L'Asie centrale subit de plein fouet le changement climatique et subit toujours les conséquences de l'assèchement de la mer d'Aral, l'une des plus graves catastrophes environnementales du XXe siècle.

A Turkmenbachy, plus grande ville côtière du Turkménistan, le rivage s'éloigne lui aussi, inexorablement.

"L'été dernier, j'avais de l'eau jusqu'aux épaules, puis au niveau de la ceinture. Et cette année, elle m'arrivait en-dessous des genoux", assure Lioudmila Essenova, 35 ans, nageuse régulière.

Si Mme Essenova doit désormais marcher plus longtemps pour rejoindre la mer, l'assèchement progressif de la Caspienne a des conséquences autrement plus graves, notamment sur l'économie.

Car l'ensablement menace directement toutes les infrastructures du littoral caspien, dont l'un des principaux ports d'Asie centrale, à Turkmenbachy, crucial pour le commerce entre les continents asiatique et européen.

- "Problème le plus urgent" -

Au point que les autorités du Turkménistan sont sorties de leur réserve, fait rare dans ce pays riche en hydrocarbures où l'information est strictement contrôlée par le régime, qui cultive le goût du secret.

"En 25 ans, la mer Caspienne a diminué de près de deux mètres. Ce chiffre est plus qu'alarmant", a alerté Rachid Meredov, l'indéboulonnable ministre turkmène des Affaires étrangères, appelant les pays riverains à collaborer "face à l'ampleur du problème".

"La baisse du niveau de la mer Caspienne est le problème le plus urgent auquel nous devons apporter la plus grande attention", a-t-il martelé.

Pour l'instant, la collaboration entre les Etats riverains sur ce sujet est encore embryonnaire, après des années de dissensions pour le contrôle des immenses réserves d'hydrocarbures de cette mer.

"Notre objectif commun est d'assurer la sécurité environnementale de la mer Caspienne, qui avec son écosystème unique, a un impact sur la nature et la vie des Etats riverains", a cependant assuré le Kazakhstan, autre Etat riche en hydrocarbures pour qui la Caspienne joue un rôle crucial.

La baisse du niveau de l'eau couplée à la hausse de sa température met aussi en danger la flore et la faune marine, dont les phoques.

Signe de la gravité de la situation, le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev a assuré prendre la question du déclin de la population de phoques "sous son contrôle personnel" et annoncé la création d'un Institut de recherche pour étudier la Caspienne.

T.Shimizu--JT