The Japan Times - Sécheresse: le grenier à blé de la Tunisie à court de céréales

EUR -
AED 4.228601
AFN 74.833361
ALL 93.368461
AMD 421.345853
AOA 1055.725524
ARS 1720.442591
AUD 1.644219
AWG 2.075186
AZN 1.957638
BAM 1.953988
BBD 2.318419
BDT 142.136432
BHD 0.434151
BIF 3448.08995
BMD 1.151282
BND 1.476235
BOB 14.014027
BRL 5.875109
BSD 1.151062
BTN 109.687113
BWP 15.655595
BYN 3.36486
BYR 22565.129553
BZD 2.315092
CAD 1.617379
CDF 2604.199995
CHF 0.932651
CLF 0.026975
CLP 1065.119884
CNY 7.774148
CNH 7.779686
COP 3732.491172
CRC 522.880935
CUC 1.151282
CUP 30.508976
CVE 110.810701
CZK 24.210424
DJF 204.606039
DKK 7.476774
DOP 67.06257
DZD 153.098144
EGP 57.707622
ERN 17.269232
ETB 184.032191
FJD 2.552848
FKP 0.853959
GBP 0.857533
GEL 3.00444
GGP 0.853959
GHS 13.481604
GIP 0.853959
GMD 85.19455
GNF 10073.718812
GTQ 8.78232
GYD 241.199513
HKD 9.028204
HNL 30.923824
HRK 7.537098
HTG 150.500598
HUF 364.196894
IDR 20686.237133
ILS 3.504083
IMP 0.853959
INR 109.752185
IQD 1508.179577
IRR 1583300.735567
ISK 142.02184
JEP 0.853959
JMD 182.340574
JOD 0.81622
JPY 180.974677
KES 148.941474
KGS 100.679921
KHR 4648.293214
KMF 492.749181
KRW 1645.642025
KWD 0.356334
KYD 0.959256
KZT 546.030326
LAK 26018.975923
LBP 103097.313717
LKR 386.479698
LRD 208.670223
LSL 19.031011
LTL 3.399437
LVL 0.696399
LYD 7.327875
MAD 10.746931
MDL 20.098223
MGA 4944.756582
MKD 61.459523
MMK 2417.327659
MNT 4137.165176
MOP 9.298051
MRU 46.155253
MUR 53.845304
MVR 17.787768
MWK 1999.777118
MXN 19.947569
MYR 4.715194
MZN 73.568485
NAD 19.030311
NGN 1570.486648
NIO 42.090482
NOK 10.995886
NPR 175.500542
NZD 1.961633
OMR 0.442661
PAB 1.151052
PEN 3.908034
PGK 5.088234
PHP 70.11879
PKR 319.854967
PLN 4.31257
PYG 6866.213717
QAR 4.197286
RON 5.247311
RSD 117.353658
RUB 92.567523
RWF 1690.082152
SAR 4.308707
SBD 9.292178
SCR 15.723088
SDG 690.769729
SEK 11.016853
SGD 1.476055
SLE 28.149072
SOS 657.849808
SRD 43.525378
STD 23829.215456
STN 24.867694
SVC 10.071827
SZL 19.03088
THB 38.417821
TJS 10.630201
TMT 4.029487
TND 3.385347
TRY 54.73023
TTD 7.805252
TWD 37.313515
TZS 3045.446291
UAH 51.633991
UGX 4307.761094
USD 1.151282
UYU 46.294446
UZS 13831.503545
VES 860.987949
VND 30263.75309
VUV 137.060315
WST 3.14817
XAF 655.312162
XAG 0.019784
XAU 0.000284
XCD 3.111398
XCG 2.07455
XDR 0.813762
XOF 656.809703
XPF 119.331742
YER 274.468468
ZAR 19.004333
ZMK 10362.917244
ZMW 21.632431
ZWL 370.712373
  • AEX

    3.1900

    1102.22

    +0.29%

  • BEL20

    -18.7600

    5667.28

    -0.33%

  • PX1

    103.8200

    8613.82

    +1.22%

  • ISEQ

    181.3700

    13716.45

    +1.34%

  • OSEBX

    5.0500

    2023.13

    +0.25%

  • PSI20

    55.6100

    9171.7

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -94.5100

    4181.81

    -2.21%

  • N150

    29.4100

    4291.71

    +0.69%

Sécheresse: le grenier à blé de la Tunisie à court de céréales
Sécheresse: le grenier à blé de la Tunisie à court de céréales / Photo: FETHI BELAID - AFP

Sécheresse: le grenier à blé de la Tunisie à court de céréales

Tahar observe avec dépit les moutons broutant ses précieux semis d'orge et de blé désormais perdus: cette année, la récolte de céréales sera "catastrophique" en Tunisie à cause d'une sécheresse inédite pour le nord-ouest, son grenier à blé.

Taille du texte:

La Tunisie connaît sa quatrième année de sécheresse mais contrairement aux années précédentes, le manque de pluie touche aussi le nord-ouest fertile, qui fournit le pays en céréales. La dépendance du pays nord-africain aux importations va donc s'accroître dans un contexte de prix très élevés depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, deux producteurs majeurs.

Ce matin de début avril, trois tracteurs labourent les champs ondulés de Tahar Chaouachi, à Medjez El Bab, à 55 km à l'ouest de Tunis. Désormais inutiles, la plupart des parcelles seront laissées en jachère.

Sur les 600 hectares que ce cultivateur de 65 ans avait plantés en blé, orge et légumineuses, seuls 70 hectares donneront cet été un peu de céréales, bonnes surtout pour la nourriture animale.

"Nous avons semé du blé ici mais les pousses sont mortes parce que c'est trop sec", explique-t-il à l'AFP en montrant le sol poussiéreux. Tout près, il extirpe quelques tiges de blé malingres.

"On dit ici que +la pluie de mars c'est de l'or pur+. Il n'y a pas eu de pluie ni en mars ni en avril. On a manqué de pluie toute l'année", déplore-t-il.

La Tunisie dépend principalement de la collecte de l'eau pluviale pour ses approvisionnements en eau potable, et les barrages de ce pays de 12 millions d'habitants sont actuellement à un tiers de leur capacité seulement.

Le réservoir de Sidi Salem, dans la pluvieuse région de Béja, proche de l'exploitation de Tahar Chaouachi, plafonne à seulement 16% du niveau maximum.

- "Une menace" -

La sécheresse a conduit le ministère de l'Agriculture à restreindre la consommation d'eau, interdisant jusqu'à fin septembre l'irrigation des cultures, des espaces verts et le nettoyage des rues avec l'eau potable.

Des quotas par quartiers et des coupures nocturnes ont en outre été imposés aux particuliers.

"La sécheresse est une menace pour notre pays. L'économie de l'eau est une garantie pour la continuité de la vie de nos enfants", clament de grands panneaux à l'entrée de Tunis.

L'an passé, M. Chaouachi était parvenu à produire 1.000 tonnes de céréales: "cette année ce sera zéro. On ne va rien produire, ni foin, ni blé ni légumineuses. Il n'y aura rien".

Cela représentera des pertes d'environ 180.000 euros pour le cultivateur: "on perd tout ce qu'on avait investi en semences, fertilisants, pesticides et salaires", dit-il.

Pour nourrir sa population, la Tunisie a besoin de trois millions de tonnes de blé dur (pour les pâtes et la semoule) et tendre (pour le pain) et d'orge par an, dont environ les deux tiers proviennent habituellement de l'étranger.

L'Etat qui subventionne la farine avait fixé des objectifs de forte progression de la production de céréales, afin de réduire sa dépendance aux importations et leur impact sur le budget.

- "Catastrophique" -

Mais "cette année, la récolte va être catastrophique", explique Anis Kharbèche, porte-parole du principal syndicat agricole Utap, qui prévoit de "collecter entre 1 et 1,5 million de quintaux de céréales" (100.000 à 150.000 tonnes) contre 7 millions l'an dernier.

Le pays "va devoir importer tous ses besoins en blé dur, tendre et d'orge", assène-t-il, en réclamant une "stratégie claire" pour accroître les réserves en eau et accorder des quotas pour un minimum d'irrigation agricole.

L'agriculture représente 10 à 12% du PIB mais "deux à trois pour cent des agriculteurs quittent le secteur chaque année", selon M. Kharbèche.

Raoudha Gafrej, experte en gestion de l'eau, appelle à "repenser le modèle agricole face aux changements climatiques". "Ce n'est plus logique d'utiliser 80% des ressources en eau (potable) pour 8% de terres agricoles utiles et laisser l'agriculture pluviale sans eau: avec la sécheresse, il n'y aura plus d'eau pour l'agriculture liée à la pluie".

Outre une "agriculture de précision", utilisant les données satellitaires et l'intelligence artificielle, elle préconise des techniques agricoles moins gourmandes en eau. Et réclame même un "arrêt de l'exportation de dattes" car les immenses plantations du sud de la Tunisie sont souvent irriguées par des eaux fossiles non renouvelables.

K.Hashimoto--JT