The Japan Times - A deux mois de la présidentielle, la vie chère ravive la colère de "gilets jaunes"

EUR -
AED 4.269457
AFN 73.240624
ALL 95.357969
AMD 427.665756
ANG 2.081493
AOA 1067.218465
ARS 1624.340063
AUD 1.631324
AWG 2.0952
AZN 1.961542
BAM 1.960483
BBD 2.342194
BDT 142.921377
BGN 1.94136
BHD 0.4386
BIF 3462.064429
BMD 1.162547
BND 1.489057
BOB 8.035193
BRL 5.810638
BSD 1.162878
BTN 112.537804
BWP 15.770669
BYN 3.190621
BYR 22785.917668
BZD 2.338786
CAD 1.600036
CDF 2619.801447
CHF 0.914831
CLF 0.026532
CLP 1044.234063
CNY 7.907065
CNH 7.911968
COP 4333.463024
CRC 525.555324
CUC 1.162547
CUP 30.807491
CVE 110.732314
CZK 24.305773
DJF 206.608258
DKK 7.472746
DOP 68.481349
DZD 154.050221
EGP 62.135681
ERN 17.438202
ETB 183.391746
FJD 2.56359
FKP 0.867624
GBP 0.86522
GEL 3.109846
GGP 0.867624
GHS 13.426843
GIP 0.867624
GMD 84.285319
GNF 10207.161236
GTQ 8.865175
GYD 243.190877
HKD 9.105724
HNL 30.958439
HRK 7.536215
HTG 152.223596
HUF 359.415875
IDR 20545.1668
ILS 3.378186
IMP 0.867624
INR 111.893501
IQD 1522.936334
IRR 1535666.221896
ISK 143.399795
JEP 0.867624
JMD 183.979447
JOD 0.82422
JPY 184.849574
KES 150.719554
KGS 101.664457
KHR 4661.812616
KMF 494.082232
KPW 1046.2591
KRW 1751.41167
KWD 0.35958
KYD 0.969115
KZT 548.68056
LAK 25523.715251
LBP 104069.148894
LKR 400.6169
LRD 213.036723
LSL 19.123485
LTL 3.432698
LVL 0.703212
LYD 7.387945
MAD 10.718968
MDL 20.211276
MGA 4865.258291
MKD 61.668171
MMK 2440.491833
MNT 4161.584764
MOP 9.382611
MRU 46.484457
MUR 55.023638
MVR 17.915129
MWK 2019.343649
MXN 20.133858
MYR 4.613449
MZN 74.289767
NAD 19.269185
NGN 1594.142392
NIO 42.682953
NOK 10.773379
NPR 180.060085
NZD 1.982939
OMR 0.447006
PAB 1.162878
PEN 3.96719
PGK 5.06481
PHP 71.626882
PKR 323.882112
PLN 4.248586
PYG 7165.114348
QAR 4.238664
RON 5.239709
RSD 117.417563
RUB 82.785561
RWF 1699.643451
SAR 4.362406
SBD 9.322965
SCR 15.901864
SDG 698.11162
SEK 10.851636
SGD 1.487293
SHP 0.867959
SLE 28.627694
SLL 24378.027985
SOS 664.396737
SRD 43.136327
STD 24062.371997
STN 24.820375
SVC 10.175304
SYP 128.513151
SZL 19.124329
THB 37.978657
TJS 10.803204
TMT 4.080539
TND 3.362664
TOP 2.799134
TRY 53.026684
TTD 7.882829
TWD 36.686454
TZS 3037.157061
UAH 51.484675
UGX 4389.484574
USD 1.162547
UYU 46.881981
UZS 14061.003821
VES 604.830038
VND 30653.453271
VUV 137.495132
WST 3.15732
XAF 657.527548
XAG 0.015402
XAU 0.000256
XCD 3.141841
XCG 2.095806
XDR 0.816286
XOF 656.257804
XPF 119.331742
YER 277.412697
ZAR 19.157086
ZMK 10464.319974
ZMW 22.007567
ZWL 374.339602
  • AEX

    -2.0700

    1031.68

    -0.2%

  • BEL20

    5.5000

    5507.4

    +0.1%

  • PX1

    -20.2900

    8097.26

    -0.25%

  • ISEQ

    -10.2000

    12736.62

    -0.08%

  • OSEBX

    0.8200

    2058.2

    +0.04%

  • PSI20

    -0.9200

    9246.78

    -0.01%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    56.9000

    4064.25

    +1.42%

  • N150

    6.7800

    4243.49

    +0.16%

A deux mois de la présidentielle, la vie chère ravive la colère de "gilets jaunes"
A deux mois de la présidentielle, la vie chère ravive la colère de "gilets jaunes"

A deux mois de la présidentielle, la vie chère ravive la colère de "gilets jaunes"

"C'est sûr que ce ne sera pas Macron": trois ans après le début de leur mouvement, des "gilets jaunes" ont commencé à se reformer à Saint-Brieuc. En colère contre la vie chère, ils voudraient un candidat à l'Elysée qui s'empare de leurs revendications.

Taille du texte:

Ce matin d'hiver, ils sont une quinzaine au rond-point de Brézillet, un vaste terre-plein bossu qui dessert cette zone vallonnée de la baie de Saint-Brieuc.

Chaque samedi depuis octobre, le rituel est immuable, on sort banderoles et pancartes. Moment de camaraderie, on titille les retardataires, le temps d'une cigarette, avant de marcher vers le rond-point.

"Pouvoir d'achat", "prix du carburant et des produits de première nécessité", "vivre de son salaire": les revendications n'ont pas changé, les manifestants veulent sensibiliser les automobilistes.

Une lutte légitime, selon Tristan Lozach, figure des "gilets jaunes" briochins. Comme le convoi anti-pass qui a roulé sur Paris samedi. "On ne peut que le soutenir", dit-il, "parce qu'il ne reste pas fixé sur la revendication sanitaire mais est plus large, notamment sur le pouvoir d'achat".

- "Le liberté ne s'injecte pas" -

L'appel du "Pouvoir du peuple 22", du 17 novembre 2018, c'est lui. Employé à la "Coop des masques", créée pendant la pandémie de Covid-19, Tristan Lozach, marié et père de trois enfants, parcourt 80 km aller-retour pour son travail et dépense 250 euros par mois en essence.

"On veut faire en sorte que les gens croient que c'est dans la rue qu'on pourra faire bouger les choses", explique le militant de 29 ans, lunettes carrées et gilet jaune imprimé de photomontages du président Macron.

"La liberté ne s'injecte pas": "Vous pouvez filmer!", s'exclame une femme en brandissant une pancarte devant des journalistes de l'AFP. Covid, pass vaccinal, les discussions s'égarent, un militant bat le rappel.

"Carburant produit de luxe": une banderole jaune fluo est accrochée à l'entrée du carrefour. Effet immédiat, des automobilistes répondent par un concert de klaxons.

Galvanisée, la seule manifestante du groupe barre la route à un conducteur en agitant deux doigts d'honneur. La voiture s'arrête net.

"On lâche rien!", s'exclame un militant le poing levé. "On va tout casser", renchérit le jeune automobiliste, avant de repartir.

Joël Réveille, 65 ans, n'a pas oublié le 17 novembre 2018. Le cœur de cet ancien agent de méthode dans l'armée, à la carrure imposante et aux yeux rieurs, se réchauffe quand il raconte ces "trois jours" où ils étaient "jusqu'à 40.000" sur le rond-point et la zone commerciale de Langueux toute proche.

- "Une France solidaire" -

Ce jour-là 4.500 personnes, selon la préfecture, convergent vers la ZAC. Une opération escargot, des manifestants sur la RN12, des pneus et palettes en feu et, pour maîtriser la situation, les forces de l'ordre qui usent de gaz lacrymogène... En revoyant les images dans son salon, Tristan Lozach reconnaît avoir été dépassé.

"C'était emblématique, c'était notre QG", se souvient Joël Réveille plein de fierté. "En haut, on avait installé des cabanes. Des gens dormaient dessus. Et puis ça a été détruit par les forces de l'ordre. On n'avait pas le droit d'être là."

Nico, 42 ans, cariste, en garde un goût amer. Il en veut aux médias qui "ont cassé le mouvement" et "n'ont montré que les violences" de "l'acte III" à Paris, le 1er décembre 2018.

Pendant qu'une partie du groupe occupe le rond-point, d'autres discutent de la présidentielle.

"J'irai voter, c'est notre seule arme", explique Joël. Pour Jean (prénom modifié), 65 ans, "pour l'instant il y a bien trop de candidats. Mais c'est sûr que ce ne sera pas Macron", glisse cet ancien cadre de la SNCF. Il voudrait "l'abolition du 49.3" (qui permet une adoption sans vote au Parlement), des "jurys populaires" pour prendre les décisions dans les ministères, une comptabilisation du vote blanc, des sanctions pour les parlementaires absents et un candidat "sans casseroles".

"En 2022, j'aimerais une France solidaire" qui "vit de son salaire et un président qui ne voit pas que par Paris", abonde Tristan Lozach qui votera "contre Macron". "Mais n'allez pas déduire que je voterai pour les extrêmes."

Y.Kimura--JT