The Japan Times - L'épineuse question identitaire au coeur des élections législatives québécoises

EUR -
AED 4.119867
AFN 71.786286
ALL 90.824092
AMD 404.246576
ANG 2.007521
AOA 1028.557518
ARS 1732.983649
AUD 1.618339
AWG 2.021782
AZN 1.905832
BAM 1.954632
BBD 2.25883
BDT 139.68526
BGN 1.960463
BHD 0.423203
BIF 3376.180192
BMD 1.121655
BND 1.431655
BOB 13.541544
BRL 6.167979
BSD 1.12152
BTN 105.899756
BWP 15.364542
BYN 3.346091
BYR 21984.429155
BZD 2.255532
CAD 1.572532
CDF 2596.630365
CHF 0.916672
CLF 0.027883
CLP 1097.393033
CNY 7.502183
CNH 7.475699
COP 3638.580057
CRC 508.591463
CUC 1.121655
CUP 26.915672
CVE 110.679276
CZK 24.338829
DJF 199.340295
DKK 7.474212
DOP 67.349143
DZD 152.699231
EGP 60.463574
ERN 16.824818
ETB 184.067835
FJD 2.526866
FKP 0.833431
GBP 0.834113
GEL 2.921887
GGP 0.833431
GHS 13.10063
GIP 0.833431
GMD 83.563201
GNF 9933.973559
GTQ 8.570801
GYD 234.977451
HKD 8.795443
HNL 30.142714
HRK 7.592491
HTG 146.980834
HUF 364.630851
IDR 20261.343437
ILS 3.590696
IMP 0.833431
INR 105.987344
IQD 1700.168593
IRR 2121444.69529
ISK 136.78578
JEP 0.833431
JMD 177.882088
JOD 0.795223
JPY 176.992584
KES 145.759046
KGS 98.087907
KHR 4562.98778
KMF 494.649695
KPW 1009.48905
KRW 1522.578513
KWD 0.348442
KYD 0.93465
KZT 504.273075
LAK 25240.687747
LBP 100428.084629
LKR 372.843814
LRD 190.651792
LSL 18.37895
LTL 3.311955
LVL 0.678477
LYD 7.179644
MAD 10.929272
MDL 20.052193
MGA 5084.915238
MKD 61.508638
MMK 2355.300846
MNT 4039.586728
MOP 9.062081
MRU 45.308514
MUR 52.437176
MVR 17.335179
MWK 1944.694245
MXN 21.053714
MYR 4.539786
MZN 71.684826
NAD 18.37895
NGN 1507.930175
NIO 41.274961
NOK 10.44331
NPR 169.4377
NZD 2.005126
OMR 0.431276
PAB 1.12152
PEN 3.862957
PGK 5.108855
PHP 70.725923
PKR 310.277738
PLN 4.400828
PYG 6909.808168
QAR 4.09955
RON 5.335677
RSD 117.531436
RUB 91.415293
RWF 1651.975738
SAR 4.213315
SBD 9.031246
SCR 15.458217
SDG 674.672049
SEK 11.001765
SGD 1.433772
SHP 0.836244
SLE 25.696846
SLL 23520.539992
SOS 640.905481
SRD 42.126015
STD 23215.984547
STN 24.485146
SVC 9.812653
SYP 14583.752089
SZL 18.371691
THB 37.542339
TJS 10.345824
TMT 3.937007
TND 3.341873
TOP 2.700675
TRY 56.13634
TTD 7.595392
TWD 37.059914
TZS 2963.979312
UAH 50.944041
UGX 4536.248087
USD 1.121655
UYU 45.172596
UZS 13382.88128
VES 1002.50008
VND 28806.892947
VUV 134.211679
WST 3.121745
XAF 655.957
XAG 0.021672
XAU 0.000274487789
XCD 3.031328
XCG 2.02121
XDR 0.793068
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.906797
ZAR 18.495639
ZMK 10096.23939
ZMW 22.737598
ZWL 361.172307
SSP 6444.484726
MXV 2.369232
  • AEX

    -1.6800

    1118.52

    -0.15%

  • BEL20

    -9.6000

    5637.54

    -0.17%

  • PX1

    -36.9600

    7998.54

    -0.46%

  • ISEQ

    13.0500

    14517.8

    +0.09%

  • OSEBX

    -1.6600

    2073.83

    -0.08%

  • PSI20

    72.5000

    9738.69

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8600

    4491.39

    +0.22%

  • N150

    -2.9600

    4224.74

    -0.07%

L'épineuse question identitaire au coeur des élections législatives québécoises
L'épineuse question identitaire au coeur des élections législatives québécoises / Photo: Mathiew LEISER - AFP

L'épineuse question identitaire au coeur des élections législatives québécoises

Le déclin de la langue française, l'immigration: la campagne des législatives québécoises a de nouveau placé les questions identitaires au coeur des débats, avec des déclarations fracassantes du parti au pouvoir, donné favori pour le scrutin lundi.

Taille du texte:

Isolé au coeur d'une Amérique du Nord principalement anglophone, le Québec a toujours défendu bec et ongles son identité francophone. Un combat repris par le parti au pouvoir depuis son élection il y a quatre ans, la Coalition Avenir Québec (CAQ), parti nationaliste hétéroclite situé à droite.

L'immigration non francophone, si elle n'est pas limitée en nombre, pourrait constituer une menace pour la cohésion sociale de la province, a ainsi lancé le Premier ministre sortant, François Legault, en début de campagne.

Il serait "un peu suicidaire" d'accepter davantage de nouveaux arrivants compte tenu du déclin du français, a-t-il redit cette semaine.

Au cours d'un débat, son ministre de l'Immigration Jean Boulet a lui déclaré que "80% des immigrants ne travaillent pas, ne parlent pas français ou n'adhèrent pas aux valeurs de la société québécoise". Une sortie non fondée qui a provoqué un tollé et pourrait lui valoir son poste.

D'autant plus qu'avec la pénurie de main d'oeuvre criante qu'affronte la province de près de 8,5 millions d'habitants, la question de l'immigration est un véritable enjeu économique.

Entre démographie grisonnante et taux de chômage historiquement bas, la province francophone recherche actuellement plus de 250.000 travailleurs. Et le gouvernement anticipe 1,4 million de postes à pourvoir dans la province d'ici 2030.

S'il est réélu, François Legault, ancien homme d'affaires multimillionnaire de 65 ans, prévoit de maintenir les seuils à 50.000 immigrants par an.

"On a tendance à mettre toute la responsabilité (du déclin de la langue française, ndlr) sur le dos des immigrants", souligne avec inquiétude le sociologue Jean-Pierre Corbeil. "Et c'est là que c'est dangereux, il y a un discours d'exclusion qui est en train de prendre forme."

"Je trouve que c'est extrêmement... Je dirai presque, malsain", commente pour sa part Richard Marcoux, également sociologue et expert du monde francophone, ajoutant qu'il "va falloir vraiment reprendre la discussion après les élections pour être à même d'aborder les enjeux d'immigration d'une autre façon".

- Déclin du français ? -

Parmi les grands partis en lice, bien que les avis sur la question de l'immigration divergent, tous se rejoignent sur la nécessité de préserver un français en déclin.

"Nous sommes dans une situation critique. Il y a une réelle urgence linguistique au Québec", a ainsi lancé en campagne le chef du Parti québécois (souverainiste), Paul St-Pierre Plamondon.

Le personnel politique fonde notamment ces inquiétudes sur les derniers chiffres du recensement, selon lesquels "la proportion de la population qui parle français le plus souvent à la maison diminue depuis 2001 au Québec". Cette proportion est passée de 81,1% en 2001 à 77,5% en 2021.

Mais la situation "n'est pas si catastrophique", tempère Jean-Pierre Corbeil, qui est aussi ancien responsable du programme gouvernemental de la statistique linguistique.

Il dénonce la vision "très réductrice" des institutions dans leur définition d'une personne francophone, qui ne compte que ceux parlant majoritairement le français à la maison.

"Est-ce qu'on s'intéresse à l'évolution du nombre de francophones -- et il faut s'entendre sur une définition -- ou l'objectif ne devrait-il pas être de discuter de la situation du français", s'interroge-t-il en évoquant tous ces citoyens aux "appartenances multiples" qui parlent le français, mais dont ce n'est pas la langue maternelle.

Ce "plurilinguisme" n'est pas assez pris en considération au Québec, estime lui aussi Richard Marcoux.

"Quand on nous parle d'indicateurs à partir de la langue maternelle, pour moi ça ne rend pas compte de la vitalité et de la place du français au sein des populations", explique celui qui est directeur de l'Observatoire démographique et statistique de l'espace francophone.

Pour le chercheur, "l'anglais progresse, ici comme partout ailleurs sur la planète, que ce soit en Italie, en Pologne, en Roumanie, en France, mais en même temps, les langues ne disparaissent pas".

S.Suzuki--JT