The Japan Times - L'ascension irrésistible de Giorgia Meloni hante les marchés et Bruxelles

EUR -
AED 4.127835
AFN 73.059098
ALL 91.012933
AMD 405.092912
ANG 2.011695
AOA 1030.696304
ARS 1736.843006
AUD 1.618213
AWG 2.023176
AZN 1.908306
BAM 1.958696
BBD 2.263526
BDT 139.975692
BGN 1.964539
BHD 0.424231
BIF 3358.505398
BMD 1.123987
BND 1.434632
BOB 13.569699
BRL 6.164955
BSD 1.123851
BTN 106.119942
BWP 15.396488
BYN 3.353048
BYR 22030.138991
BZD 2.260221
CAD 1.572165
CDF 2602.029329
CHF 0.915296
CLF 0.02781
CLP 1094.541067
CNY 7.496763
CNH 7.490966
COP 3636.782552
CRC 509.648922
CUC 1.123987
CUP 26.971634
CVE 110.422844
CZK 24.332024
DJF 199.755024
DKK 7.474625
DOP 67.489174
DZD 152.922705
EGP 60.582439
ERN 16.8598
ETB 184.450548
FJD 2.523013
FKP 0.835164
GBP 0.833734
GEL 2.927983
GGP 0.835164
GHS 13.108563
GIP 0.835164
GMD 83.735353
GNF 9954.628191
GTQ 8.588621
GYD 235.466014
HKD 8.815624
HNL 30.205386
HRK 7.608277
HTG 147.286435
HUF 364.458865
IDR 20317.801478
ILS 3.598162
IMP 0.835164
INR 106.242425
IQD 1703.703569
IRR 2125855.585298
ISK 136.822888
JEP 0.835164
JMD 178.251939
JOD 0.796905
JPY 177.123412
KES 146.013475
KGS 98.291845
KHR 4572.475105
KMF 495.677826
KPW 1011.587971
KRW 1523.137452
KWD 0.349054
KYD 0.936593
KZT 505.321555
LAK 25293.167968
LBP 100636.89384
LKR 373.619028
LRD 191.048193
LSL 18.417164
LTL 3.31884
LVL 0.679888
LYD 7.194572
MAD 10.951996
MDL 20.093885
MGA 5095.48775
MKD 61.539617
MMK 2360.197967
MNT 4047.985802
MOP 9.080923
MRU 45.402719
MUR 52.545999
MVR 17.371224
MWK 1948.737637
MXN 21.07139
MYR 4.549001
MZN 71.834135
NAD 18.417164
NGN 1511.930421
NIO 41.360779
NOK 10.441117
NPR 169.789993
NZD 2.003315
OMR 0.43217
PAB 1.123851
PEN 3.870988
PGK 5.119477
PHP 70.872417
PKR 310.822349
PLN 4.399228
PYG 6924.174981
QAR 4.108073
RON 5.335902
RSD 117.598194
RUB 91.611445
RWF 1655.410511
SAR 4.222075
SBD 9.050023
SCR 15.544917
SDG 676.073326
SEK 10.995579
SGD 1.435899
SHP 0.837983
SLE 25.75061
SLL 23569.443697
SOS 642.238046
SRD 42.213545
STD 23264.255022
STN 24.536055
SVC 9.833056
SYP 14614.074501
SZL 18.409889
THB 37.584954
TJS 10.367335
TMT 3.945193
TND 3.348821
TOP 2.70629
TRY 56.253308
TTD 7.611185
TWD 37.184515
TZS 2970.138396
UAH 51.049963
UGX 4545.679815
USD 1.123987
UYU 45.266519
UZS 13410.706852
VES 1004.584489
VND 28866.787992
VUV 134.490731
WST 3.128235
XAF 655.957
XAG 0.021504
XAU 0.000274230044
XCD 3.037631
XCG 2.025412
XDR 0.794717
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 265.457589
ZAR 18.516332
ZMK 10117.23091
ZMW 22.784874
ZWL 361.923253
SSP 6457.884043
MXV 2.371221
  • AEX

    -1.6800

    1118.52

    -0.15%

  • BEL20

    -9.6000

    5637.54

    -0.17%

  • PX1

    -36.9600

    7998.54

    -0.46%

  • ISEQ

    13.0500

    14517.8

    +0.09%

  • OSEBX

    -1.6600

    2073.83

    -0.08%

  • PSI20

    72.5000

    9738.69

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8600

    4491.39

    +0.22%

  • N150

    -2.9600

    4224.74

    -0.07%

L'ascension irrésistible de Giorgia Meloni hante les marchés et Bruxelles
L'ascension irrésistible de Giorgia Meloni hante les marchés et Bruxelles / Photo: Piero CRUCIATTI - AFP

L'ascension irrésistible de Giorgia Meloni hante les marchés et Bruxelles

La victoire apparemment inéluctable aux élections législatives en Italie de Giorgia Meloni, dirigeante du parti post-fasciste Fratelli d'Italia, préoccupe au plus haut point les marchés et Bruxelles, qui redoutent des remous dus à son discours eurosceptique et l'envolée du coût de l'énorme dette du pays.

Taille du texte:

Elle a eu beau afficher sa volonté de rompre avec un passé encombrant et enterrer son rêve de voir l'Italie sortir de l'euro, les inquiétudes persistent, d'autant qu'elle vient de réitérer son soutien au régime hongrois dirigé par l'ultranationaliste Viktor Orban.

"Je ne connais pas de souverainistes qui ne soient pas anti-institutions européennes. Donc ce qu'ils disent aujourd'hui n'a aucune importance", a assuré le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans début septembre dans un entretien au journal La Repubblica.

Si Giorgia Meloni s'affirme désormais "pro-européenne", elle a changé de ton lors d'un meeting électoral mi-septembre à Milan: "La fête est finie", l'Italie "va commencer à défendre ses intérêts nationaux" auprès de Bruxelles, "comme le font les autres".

- Renégocier le plan de relance -

Bien placée pour devenir la prochaine Première ministre, la pasionaria de la droite italienne milite pour une "Europe confédérale" qui "respecte la souveraineté des Etats membres" en leur laissant le soin de décider de la "politique de proximité" concernant directement les citoyens.

Dans cette optique, elle réclame la renégociation du plan de relance post-Covid italien, financé à hauteur de près de 200 milliards d'euros par l'Europe, pour tenir compte de la flambée des coûts de l'énergie dans la foulée de la guerre en Ukraine.

Or, le déboursement des fonds est lié à une série de réformes dont la mise en œuvre a été scrupuleusement respectée par le gouvernement sortant de Mario Draghi et qui semblent désormais compromises.

"Nous pourrions nous retrouver avec un sérieux conflit d'idées entre l'Italie, qui est de loin le plus grand bénéficiaire du plan de relance, et l'UE", redoute Nicola Nobile du cabinet Oxford Economics.

"Il y a beaucoup de risques, mais tout dépendra de savoir quelle Meloni dirigera le gouvernement, celle qui a attaqué l'Europe dans le passé ou celle qui prône désormais une approche plus modérée et pourrait poursuivre le statu quo en matière budgétaire", commente-t-il à l'AFP.

- Dérapage de la dette? -

Les inquiétudes sur un relâchement dans la mise en œuvre des réformes et un dérapage de la dette publique après les élections de dimanche ont déjà amené les agences de notation Standard & Poor's et Moody's à dégrader la perspective liée à la note de solvabilité du pays.

L'Italie croule sous une dette de plus de 2.700 milliards d'euros, soit quelque 150% du PIB, le ratio le plus élevé de la zone euro derrière la Grèce.

Sans surprise, la coalition des droites réclame une "révision des règles du Pacte de stabilité", suspendues en raison de la crise sanitaire, qui fixent un plafond de 3% du PIB pour le déficit et de 60% pour la dette.

S'il est légitime d'assouplir certains critères jugés obsolètes, "il serait politiquement suicidaire de se moquer de toutes les règles existantes", prévient Peter Bofinger, professeur d'économie de l'université de Würzburg.

"Au cas où l'Italie s'écarte du consensus européen" et ne respecte pas un minimum de discipline budgétaire, "même la Banque centrale européenne ne pourra pas l'aider", a-t-il déclaré à l'AFP.

- Promesses coûteuses -

Les promesses électorales de la coalition entre Fratelli d'Italia, la Ligue anti-immigration de Matteo Salvini et Forza Italia du conservateur Silvio Berlusconi pourraient avoir un effet néfaste sur les comptes publics.

"Leur programme est très vague et n'explique pas comment financer ces mesures", estime Nicola Nobile. Si elles étaient pleinement appliquées, le déficit public dépasserait 6% du PIB pendant les cinq prochaines années, "propulsant la dette publique déjà élevée à des niveaux insoutenables", d'après Oxford Economics.

La mesure phare, un impôt à taux unique, soit 15% pour la Ligue et 23% pour Forza Italia, pourrait coûter entre 20 et 58 milliards d'euros, selon l'Observatoire des comptes publics italiens. S'y ajoutent d'autres baisses d'impôts, des mesures de "paix fiscale" (amnisties) et le relèvement de la pension minimum.

Les investisseurs craignent qu'un tel gouvernement populiste termine comme ses prédécesseurs: celui de Silvio Berlusconi a ainsi dû démissionner en 2011, sous la pression des marchés et d'une envolée du coût de la dette.

K.Nakajima--JT