The Japan Times - La France promet un effort sans précédent depuis vingt ans sur la dépense publique

EUR -
AED 4.132584
AFN 72.017934
ALL 91.042045
AMD 402.914514
ANG 2.014005
AOA 1033.004443
ARS 1744.994417
AUD 1.605407
AWG 2.028313
AZN 1.939619
BAM 1.958023
BBD 2.25456
BDT 139.368243
BGN 1.966795
BHD 0.422529
BIF 3361.172872
BMD 1.125278
BND 1.433781
BOB 13.514904
BRL 6.159204
BSD 1.119232
BTN 106.104159
BWP 15.482653
BYN 3.326063
BYR 22055.44239
BZD 2.251076
CAD 1.570353
CDF 2602.190343
CHF 0.919115
CLF 0.027891
CLP 1097.831919
CNY 7.517863
CNH 7.506784
COP 3653.213965
CRC 507.915767
CUC 1.125278
CUP 26.862158
CVE 110.378556
CZK 24.316857
DJF 199.311507
DKK 7.473672
DOP 67.448491
DZD 152.865817
EGP 61.506889
ERN 16.879165
ETB 183.701341
FJD 2.523716
FKP 0.838634
GBP 0.834568
GEL 2.921661
GGP 0.838634
GHS 13.045421
GIP 0.838634
GMD 83.270709
GNF 9914.155519
GTQ 8.556803
GYD 234.621376
HKD 8.828529
HNL 30.082548
HRK 7.617016
HTG 146.726598
HUF 363.39548
IDR 20406.179169
ILS 3.559979
IMP 0.838634
INR 106.448849
IQD 1696.815506
IRR 2119357.537381
ISK 136.811385
JEP 0.838634
JMD 177.531854
JOD 0.797802
JPY 178.204567
KES 146.207598
KGS 98.405616
KHR 4571.723651
KMF 496.247493
KPW 1012.749862
KRW 1507.258776
KWD 0.349612
KYD 0.932743
KZT 506.615226
LAK 25207.485154
LBP 100760.984533
LKR 372.386488
LRD 190.279985
LSL 18.656362
LTL 3.322653
LVL 0.68067
LYD 7.182261
MAD 10.999716
MDL 20.247471
MGA 5081.137108
MKD 61.536943
MMK 2362.543914
MNT 4048.847179
MOP 9.045145
MRU 45.431932
MUR 52.989647
MVR 17.391198
MWK 1940.76214
MXN 20.989416
MYR 4.57302
MZN 71.917158
NAD 18.656362
NGN 1513.847457
NIO 41.192561
NOK 10.382779
NPR 169.764389
NZD 1.999978
OMR 0.432668
PAB 1.119452
PEN 3.879191
PGK 5.021702
PHP 71.625047
PKR 309.614325
PLN 4.399149
PYG 6686.592151
QAR 4.080198
RON 5.344734
RSD 117.624119
RUB 92.103574
RWF 1655.373608
SAR 4.234352
SBD 9.060418
SCR 15.501353
SDG 676.857413
SEK 10.970264
SGD 1.438375
SHP 0.838946
SLE 25.780294
SLL 23596.515112
SOS 639.655228
SRD 42.245149
STD 23290.975904
STN 24.52785
SVC 9.793902
SYP 14630.859949
SZL 18.638844
THB 37.86728
TJS 10.286411
TMT 3.949725
TND 3.344441
TOP 2.709398
TRY 56.288865
TTD 7.587671
TWD 36.98281
TZS 2981.994873
UAH 51.101164
UGX 4728.865003
USD 1.125278
UYU 44.997292
UZS 13347.731996
VES 1001.538313
VND 28924.699945
VUV 134.439543
WST 3.127494
XAF 655.957
XAG 0.021704
XAU 0.00027873623
XCD 3.041119
XCG 2.017139
XDR 0.79563
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 265.762486
ZAR 18.533588
ZMK 10128.847444
ZMW 22.681932
ZWL 362.338952
SSP 6465.805944
MXV 2.3626
  • AEX

    -1.6800

    1118.52

    -0.15%

  • BEL20

    -9.6000

    5637.54

    -0.17%

  • PX1

    -36.9600

    7998.54

    -0.46%

  • ISEQ

    13.0500

    14517.8

    +0.09%

  • OSEBX

    -1.6600

    2073.83

    -0.08%

  • PSI20

    72.5000

    9738.69

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8600

    4491.39

    +0.22%

  • N150

    -2.9600

    4224.74

    -0.07%

La France promet un effort sans précédent depuis vingt ans sur la dépense publique
La France promet un effort sans précédent depuis vingt ans sur la dépense publique / Photo: Ludovic MARIN - AFP

La France promet un effort sans précédent depuis vingt ans sur la dépense publique

Du jamais vu depuis vingt ans: afin de tenir son engagement de ramener le déficit sous les 3% en 2027, le gouvernement entend contenir nettement la dépense publique durant le quinquennat et cela malgré un contexte économique "incertain" à court terme.

Taille du texte:

"Nous réaffirmons le sérieux budgétaire de la France", avec "un redressement des comptes publiques qui fait partie des priorités de notre majorité", a défendu le ministre de l'Economie Bruno Le Maire en présentant à la presse les perspectives économiques et financières de la France durant le quinquennat.

Il a notamment confirmé l'ambition affichée par Emmanuel Macron d'une "baisse de la dette publique à compter de 2025" et de revenir "sous les 3% de déficit en 2027", contre 5% attendu en 2022.

Ces prévisions sont contenues dans le programme de stabilité (pstab) que l'exécutif transmet chaque année à la Commission européenne, habituellement au printemps mais avec quelques mois de retard cette année.

L'exécutif prévoit ainsi de réduire fortement le rythme d'augmentation de la dépense publique en volume à 0,6% par an en moyenne sur la durée du quinquennat.

Un objectif ambitieux, comme le reconnaît Bruno Le Maire qui constate que ce serait "le taux d'augmentation le plus faible depuis vingt ans", puisque selon les chiffres de Bercy la progression des dépenses publiques a atteint 2% par an sur les vingt dernières années et 1,2% par an sur les dix dernières.

D'autant plus que l'argent public coule à flot depuis deux ans pour faire face à la crise sanitaire et maintenant aux conséquences de la guerre en Ukraine, en particulier l'inflation.

Pour atteindre son objectif, le gouvernement veut concentrer l'effort sur l'Etat, avec une baisse de 0,4% de dépenses sur le quinquennat en moyenne par an, et sur les collectivités locales qui devront réduire leurs dépenses de fonctionnement de 0,5% sur la période.

A l'inverse, afin de financer les promesses du président de la République en faveur de l'hôpital et de la santé, les dépenses sociales augmenteront de 0,6% sur le quinquennat en moyenne par an.

"Au total, ce pstab présente des choix politiques clairs: maîtriser la dépense publique (et) refus d'une politique d'austérité, puisque nous ne baissons pas la dépense publique de manière drastique", défend Bruno Le Maire.

- 1,4% de croissance en 2023 -

La nouvelle réalité à l'Assemblée nationale, avec une majorité relative pour le camp présidentiel, pourrait toutefois rendre difficile l'atteinte de ces objectifs, en particulier l'effort demandé aux collectivité locales, au moment où les députés tentent déjà de faire compenser par l'Etat l'augmentation de la rémunération des fonctionnaires.

"Il faudra que chacun soit placé devant ses responsabilités", répond-on à Bercy, où on ironise sur ceux qui prétendent vouloir réduire les déficits simplement en luttant contre la fraude sociale ou fiscale.

"Il nous semble qu'au regard des attentes de la population, ce sont l’Etat et les collectivités locales qui doivent contribuer" à cet effort de rétablissement des comptes publics, argue-t-on à Bercy.

En février dernier, la Cour des comptes jugeait que la volonté de ramener le déficit sous les 3% en 2027 était "incertaine", mais à Bercy on continue de défendre un scénario "réaliste et volontariste" et promet de détailler les pistes d'économies à l'automne dans la loi de programmation des finances publiques.

Outre cet effort sur les dépenses et des baisses d'impôts bien moins importantes que les plus de 50 milliards du précédent quinquennat, l'exécutif compte aussi sur les réformes à venir (retraites, assurance-chômage, formation professionnelle) et sur le plan d'investissement France 2030 pour stimuler l'économie et atteindre le "plein emploi", soit 5% de chômage en 2027.

"Un des fils directeurs du pstab est la valorisation du travail, dénominateur commun de toutes les réformes", insiste M. Le Maire.

Mais à court terme, le gouvernement s'attend tout de même à un ralentissement de l'économie l'an prochain, avec une croissance prévue à 1,4%, après 2,5% en 2022, une inflation toujours élevée à 3,3% et un déficit public qui stagnerait à 5% du PIB, du fait du contexte "incertain", lié notamment à la guerre en Ukraine et à la situation aux Etats-Unis et en Chine.

La croissance devrait ensuite accélérer à 1,6% en 2024, puis 1,7% en 2025 et 2026, et enfin 1,8% en 2027.

S.Yamamoto--JT