The Japan Times - En Floride, l'angoisse de réfugiés vénézuéliens désormais privés de protection

EUR -
AED 4.36076
AFN 77.181613
ALL 96.945492
AMD 446.633339
ANG 2.125557
AOA 1088.85473
ARS 1700.184909
AUD 1.686565
AWG 2.140305
AZN 2.019947
BAM 1.963836
BBD 2.384437
BDT 144.782474
BGN 1.994099
BHD 0.447664
BIF 3508.35677
BMD 1.187409
BND 1.507569
BOB 8.18058
BRL 6.183553
BSD 1.183829
BTN 107.235179
BWP 15.672938
BYN 3.401075
BYR 23273.217815
BZD 2.380913
CAD 1.618124
CDF 2612.299658
CHF 0.915488
CLF 0.025738
CLP 1016.37471
CNY 8.239372
CNH 8.218165
COP 4378.333472
CRC 586.894253
CUC 1.187409
CUP 31.46634
CVE 110.719481
CZK 24.21798
DJF 210.810897
DKK 7.469023
DOP 74.714801
DZD 153.841239
EGP 55.701242
ERN 17.811136
ETB 184.039294
FJD 2.609747
FKP 0.872945
GBP 0.870472
GEL 3.200089
GGP 0.872945
GHS 13.010405
GIP 0.872945
GMD 86.680617
GNF 10391.523816
GTQ 9.080273
GYD 247.686703
HKD 9.280142
HNL 31.271573
HRK 7.537436
HTG 155.084632
HUF 377.274876
IDR 19974.595413
ILS 3.682785
IMP 0.872945
INR 107.706967
IQD 1550.865989
IRR 50019.607354
ISK 144.994
JEP 0.872945
JMD 185.28588
JOD 0.84187
JPY 185.728574
KES 153.175794
KGS 103.839103
KHR 4777.550518
KMF 497.524221
KPW 1068.660569
KRW 1736.657356
KWD 0.364808
KYD 0.98655
KZT 585.744361
LAK 25439.997509
LBP 106018.003741
LKR 366.257242
LRD 222.563578
LSL 19.098915
LTL 3.50611
LVL 0.718252
LYD 7.496583
MAD 10.868312
MDL 20.184343
MGA 5255.43973
MKD 61.667284
MMK 2493.1727
MNT 4234.64221
MOP 9.527006
MRU 46.809963
MUR 54.596894
MVR 18.345816
MWK 2052.774357
MXN 20.466028
MYR 4.671867
MZN 75.697812
NAD 19.099399
NGN 1616.990071
NIO 43.568289
NOK 11.43891
NPR 171.571933
NZD 1.971283
OMR 0.456555
PAB 1.18386
PEN 3.983351
PGK 5.076796
PHP 69.438561
PKR 331.031855
PLN 4.212803
PYG 7821.942796
QAR 4.315113
RON 5.092318
RSD 117.397925
RUB 92.023816
RWF 1727.848813
SAR 4.453128
SBD 9.568319
SCR 17.377987
SDG 714.231315
SEK 10.672319
SGD 1.506442
SHP 0.890864
SLE 29.03182
SLL 24899.373669
SOS 675.355132
SRD 44.905442
STD 24576.970425
STN 24.600774
SVC 10.35852
SYP 13132.239565
SZL 19.094898
THB 37.043005
TJS 11.092834
TMT 4.161869
TND 3.433494
TOP 2.858996
TRY 51.762368
TTD 8.016908
TWD 37.499597
TZS 3064.818019
UAH 50.849542
UGX 4212.290594
USD 1.187409
UYU 45.757827
UZS 14537.674189
VES 448.822967
VND 30765.769061
VUV 142.1043
WST 3.242482
XAF 658.643959
XAG 0.01477
XAU 0.000237
XCD 3.209032
XCG 2.133658
XDR 0.819142
XOF 658.643959
XPF 119.331742
YER 283.080412
ZAR 19.008639
ZMK 10688.107414
ZMW 22.048949
ZWL 382.345237
  • AEX

    -2.4900

    992.84

    -0.25%

  • BEL20

    4.4100

    5521.49

    +0.08%

  • PX1

    -1.6500

    8272.58

    -0.02%

  • ISEQ

    42.5400

    13337.76

    +0.32%

  • OSEBX

    3.6300

    1819.69

    +0.2%

  • PSI20

    -5.3300

    8885.22

    -0.06%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.1400

    4000.2

    -2.06%

  • N150

    24.8700

    4035.55

    +0.62%

En Floride, l'angoisse de réfugiés vénézuéliens désormais privés de protection
En Floride, l'angoisse de réfugiés vénézuéliens désormais privés de protection / Photo: CHANDAN KHANNA - AFP

En Floride, l'angoisse de réfugiés vénézuéliens désormais privés de protection

A Doral, près de Miami, Denis Caldeira se sent comme bloqué dans des "limbes" juridiques de l'administration Trump: celle-ci a décidé de retirer le statut particulier d'immigré protégé dont lui et des centaines de milliers d'autres Vénézuéliens bénéficiaient aux Etats-Unis.

Taille du texte:

"Il faut que je sorte pour aller travailler. Je ne peux pas rester enfermé à la maison. Bien sûr j'ai peur, mais je ne peux rien y faire", raconte cet employé d'une société d'import-export de 47 ans à la chevelure soignée.

A "Doralzuela", comme elle est surnommée, 40% des habitants sont originaires du Venezuela, dans ces rues proprettes typiques de la Floride (sud) sous le soleil et les palmiers, entre des magasins bio, des terrasses de cafés branchés et une statue de Simon Bolivar.

S'il n'est pas officiellement considéré comme un titre de réfugié, le statut de protection temporaire (TPS) permet, pour des raisons humanitaires, aux ressortissants de certains pays en guerre ou traversant une crise extraordinaire de vivre et travailler aux Etats-Unis.

Mais dans le cadre de la campagne anti-immigration spectaculaire de l'administration du président Donald Trump, la Cour suprême l'a autorisée lundi à révoquer ce TPS à quelque 350.000 Vénézuéliens, dont le pays dirigé par Nicolas Maduro est pourtant considéré par Washington comme une dictature hostile.

Dans un restaurant populaire de Doral connu pour sa variété d'arepas, l'une des spécialités qui fait la fierté des Vénézuéliens, Denis Caldeira déplore que "depuis le début de son mandat, il y a eu une sorte de persécution contre les Vénézuéliens en particulier".

Une campagne que beaucoup, comme lui, ne comprennent pas. Sa victoire à la présidentielle avait été favorisée par la progression du vote de l'électorat latino en faveur de la droite emmenée par Donald Trump, selon les observateurs.

- "Profonde contradiction" -

La hausse de l'immigration clandestine et l'inflation galopante sous l'ancien gouvernement expliquent en partie cette nouvelle tendance au sein des communautés latinos bien installées aux Etats-Unis.

Mais, en Floride, le vote républicain d'une grande partie de la communauté cubaine notamment reflète depuis longtemps sa défiance à l'égard du pouvoir communiste qu'elle a fui.

Alors, les Américano-Vénézuéliens ayant voté pour Donald Trump l'ont fait "en pensant qu'il allait avoir une position bien plus dure contre le régime de Maduro, qu'il allait le faire éjecter du pouvoir, et pas qu'il allait faire éjecter des Vénézuéliens des Etats-Unis", souligne José Antonio Colina, président d'une organisation d'exilés de pays d'Amérique latine.

Selon lui, la politique de l'administration Trump reflète une "profonde contradiction" dans la mesure où les Etats-Unis considèrent le Venezuela comme un pays dangereux qui viole les droits humains. "Comment peut-on envoyer là-bas des milliers de personnes qui ont précisément fui la persécution politique?", se demande le militant associatif.

Dans une de ses allocutions télévisées, Nicolas Maduro s'est lui-même offusqué contre la fin d'un dispositif pourtant mis en place par défiance vis-à-vis de son pouvoir. "Immigrer n'est pas un crime, leur retirer le TPS en est un", a-t-il dénoncé.

- "Un avenir ici" -

A 55 ans, Keyla Méndez continuera de bénéficier de son statut TPS jusqu'au mois d'août. Mais l'avenir l'angoisse.

"Bien sûr qu'on a peur. On a construit une famille ici, on a avancé, on a créé des liens", confie sous ses larges lunettes rouges cette employée d'un cabinet d'avocats. "Mes enfants étudient et veulent un avenir ici. Ils ont peur de repartir. On a quitté la situation très difficile que vit notre pays".

Le plus dur pour Keyla Méndez, à l'instar de beaucoup d'autres Vénézuéliens de Doral, est de s'imaginer quitter un pays qu'elle voyait comme un refuge mais aussi le lieu où elle a pu évoluer socialement.

"On espérait que tout ce grand nettoyage allait viser les personnes qui le méritent, pas nous tous", s'agace Oli García, patronne d'une imprimerie.

"On a apporté tellement", dit cette femme de 42 ans qui rêve de créer encore plus "d'entreprises" et avoir "une succursale".

"Mais maintenant je ne sais pas quoi faire", confie-t-elle. "Je ne sais pas ce qui va se passer, si je vais vraiment arrêter d'avancer ici et finir par devoir m'en aller".

S.Yamamoto--JT