The Japan Times - Le grand gâchis vingt ans après les JO d'Athènes

EUR -
AED 4.095102
AFN 72.480008
ALL 90.801688
AMD 402.807486
ANG 1.995737
AOA 1023.635334
ARS 1721.721299
AUD 1.61933
AWG 2.007127
AZN 1.900047
BAM 1.955836
BBD 2.250342
BDT 139.162586
BGN 1.948955
BHD 0.422108
BIF 3342.96213
BMD 1.115071
BND 1.431727
BOB 13.402249
BRL 6.138357
BSD 1.117321
BTN 104.873949
BWP 15.391286
BYN 3.345962
BYR 21855.38619
BZD 2.247142
CAD 1.573644
CDF 2586.964483
CHF 0.914162
CLF 0.027822
CLP 1094.980351
CNY 7.444774
CNH 7.438418
COP 3608.76707
CRC 506.709417
CUC 1.115071
CUP 26.815498
CVE 110.267049
CZK 24.346956
DJF 198.963698
DKK 7.480457
DOP 67.891262
DZD 151.940824
EGP 59.957114
ERN 16.726061
ETB 183.378708
FJD 2.526309
FKP 0.833961
GBP 0.834166
GEL 2.893653
GGP 0.833961
GHS 13.055243
GIP 0.833961
GMD 83.077063
GNF 9896.183924
GTQ 8.538159
GYD 234.234353
HKD 8.744429
HNL 30.029558
HRK 7.547925
HTG 146.432722
HUF 363.51345
IDR 20192.258205
ILS 3.552538
IMP 0.833961
INR 104.716854
IQD 1693.83148
IRR 2108992.359359
ISK 136.919964
JEP 0.833961
JMD 177.323296
JOD 0.790629
JPY 176.710877
KES 145.192698
KGS 97.510486
KHR 4552.084602
KMF 492.86165
KPW 1003.563608
KRW 1520.737678
KWD 0.346765
KYD 0.931217
KZT 500.809308
LAK 25136.46717
LBP 100053.859534
LKR 371.556906
LRD 189.94353
LSL 18.477643
LTL 3.292514
LVL 0.674496
LYD 7.150133
MAD 10.921803
MDL 19.971371
MGA 5077.094359
MKD 61.556144
MMK 2341.311039
MNT 4015.078679
MOP 9.019368
MRU 45.108838
MUR 52.442198
MVR 17.176258
MWK 1937.436008
MXN 20.766565
MYR 4.528864
MZN 71.257178
NAD 18.477643
NGN 1502.23485
NIO 41.120764
NOK 10.548462
NPR 167.798119
NZD 2.015128
OMR 0.428348
PAB 1.117421
PEN 3.848972
PGK 5.092095
PHP 70.369926
PKR 309.016043
PLN 4.399568
PYG 6984.129802
QAR 4.084276
RON 5.343646
RSD 117.622186
RUB 91.352798
RWF 1649.13065
SAR 4.188587
SBD 8.974739
SCR 15.358485
SDG 670.719139
SEK 11.033072
SGD 1.430306
SHP 0.835103
SLE 25.591287
SLL 23382.48045
SOS 638.511867
SRD 41.908265
STD 23079.712667
STN 24.500455
SVC 9.776182
SYP 14498.149201
SZL 18.471343
THB 37.411034
TJS 10.307092
TMT 3.902748
TND 3.343362
TOP 2.684822
TRY 55.9111
TTD 7.577141
TWD 36.546782
TZS 2952.454872
UAH 50.616941
UGX 4570.084937
USD 1.115071
UYU 44.950835
UZS 13332.247784
VES 999.456181
VND 28526.296796
VUV 133.25575
WST 3.108617
XAF 655.957
XAG 0.021465
XAU 0.000274244363
XCD 3.013535
XCG 2.013637
XDR 0.788413
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.853652
ZAR 18.420333
ZMK 10036.978597
ZMW 22.703422
ZWL 359.052318
SSP 6406.644798
MXV 2.33632
  • AEX

    -1.6800

    1118.52

    -0.15%

  • BEL20

    -9.6000

    5637.54

    -0.17%

  • PX1

    -36.9600

    7998.54

    -0.46%

  • ISEQ

    13.0500

    14517.8

    +0.09%

  • OSEBX

    -1.6600

    2073.83

    -0.08%

  • PSI20

    72.5000

    9738.69

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8600

    4491.39

    +0.22%

  • N150

    -2.9600

    4224.74

    -0.07%

Le grand gâchis vingt ans après les JO d'Athènes
Le grand gâchis vingt ans après les JO d'Athènes / Photo: Angelos TZORTZINIS - AFP

Le grand gâchis vingt ans après les JO d'Athènes

Des chaises de bureau cassées et des brochures de voyage carbonisées jonchent le sol de ce terrain de la côte athénienne. Le bâtiment décrépi, aux fenêtres cassées, est barbouillé de graffitis et rempli d'ordures.

Taille du texte:

Difficile d'imaginer que c'est sur ces lieux qu'il y a vingt ans se déroulèrent les compétitions de beach-volley des Jeux olympiques d'Athènes.

Le sort de ce site sportif est emblématique des graves difficultés rencontrées par la Grèce pour gérer l'"après" JO-2004.

Pour le président du Comité olympique hellénique, Spyros Capralos, s'il y a une seule leçon à tirer des Jeux olympiques d'Athènes, c'est que les villes hôtes "ne devraient pas essayer de construire des installations permanentes qui ne serviront à rien par la suite".

"Ce n'est un secret pour personne que la Grèce a dépensé beaucoup d'argent pour construire des installations ultramodernes. Mais après la construction, il n'y avait plus de budget" pour assurer la valorisation et l'entretien des infrastructures, explique le responsable dans un entretien à l'AFP.

Les JO d'Athènes ont coûté 8,5 milliards d'euros, selon le ministère grec des Finances.

La fermeture du stade olympique, où se déroulèrent les prestigieuses compétitions d'athlétisme, a même dû être ordonnée par le gouvernement en septembre dernier après que le toit en acier de 18.000 tonnes eut échoué aux tests de sécurité.

- Pas d'entretien -

Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis avait alors assuré que le stade, qui doit rouvrir d'ici fin avril, "n'avait pas été entretenu depuis deux décennies".

"J'ai dit à chaque ministre des Sports lors de leur prise de fonction, 's'il vous plaît, effectuez des travaux d'entretien'", soupire Spyros Capralos.

Costas Cartalis, l'un des principaux superviseurs pour l'État grec pendant les travaux de construction de 2001 à 2004, estime que les Jeux ont été "oubliés, tout comme l'obligation d'utiliser les sites".

"C'est un problème récurrent avec les infrastructures publiques" en Grèce, précise-t-il à l'AFP.

Sollicitée par l'AFP, la société publique chargée de trouver des investisseurs pour plusieurs anciens sites olympiques, Hellenic Public Properties, n'a pas répondu à une demande d'entretien.

Certains sites ont cependant été transformés en un centre commercial, une université, un champ de tir pour la police et en bureaux pour la protection civile.

Sur la côte athénienne, à Elliniko, des installations sportives, en ruine depuis des années, ont été démolies pour faire place à un projet résidentiel, un casino et un parc.

Vingt ans après, les JO d'Athènes sont restés célèbres pour les retards légendaires lors de leur préparation. Changements de planification, remaniements de personnel et procédures judiciaires ont gonflé la facture finale.

Et c'est par la suite la formation des futurs athlètes grecs qui en a pâti avec des ressources financières plombées.

A l'approche des Jeux olympiques de Paris, certains sportifs grecs se sont plaints de devoir aller s’entraîner à l’étranger, faute de bonnes conditions pour le faire dans leur pays natal.

Dans certains cas, les équipements d'entraînement sont si obsolètes que les athlètes risquent de se blesser, se désole Spyros Capralos.

Ces coûteux Jeux olympiques sont également venus plomber la dette d'une Grèce frappée six ans après les JO par une crise financière aigüe qui l'a contrainte à recourir à des plans d'austérité sévères.

"On peut raisonnablement dire que les Jeux de 2004 ont joué un rôle. Deux à 3% de la dette pourrait être attribuée aux Jeux", affirmait ainsi en 2011 Jacques Rogge, alors président du CIO.

- Dette grecque -

"Cela aurait pu être organisé à un coût bien inférieur, mais comme il y avait des retards, le doublement des équipes était nécessaire, ainsi que le travail de nuit, ce qui coûte plus cher", expliquait-il également.

Selon l'agence nationale des statistiques ELSAT, la dette a augmenté de plus de 71 milliards d'euros entre 2000 et 2005. Après les Jeux et jusqu'en 2010, elle a encore grimpé de 145 milliards d'euros.

Néanmoins, selon Costas Cartalis, les Jeux ont eu un effet positif sur l'économie.

"La croissance du tourisme est en grande partie le résultat de la visibilité liée aux Jeux olympiques", constate-t-il.

Selon la confédération grecque du tourisme, les arrivées de touristes ont presque doublé entre 2005 et 2017.

Mais pour Costas Cartalis, à l'avenir, le CIO devrait envisager un modèle comme celui de la Coupe du monde, où plusieurs pays co-organisent l'événement.

Car, "pour les petits pays, c'est un fardeau trop lourd", juge-t-il.

T.Shimizu--JT