The Japan Times - Sur la dette, le match nul de Biden et du républicain McCarthy

EUR -
AED 4.095701
AFN 72.480008
ALL 90.882712
AMD 401.805034
ANG 1.995737
AOA 1023.635334
ARS 1721.721299
AUD 1.622157
AWG 2.007127
AZN 1.900047
BAM 1.951697
BBD 2.245579
BDT 138.86805
BGN 1.948955
BHD 0.420772
BIF 3356.362879
BMD 1.115071
BND 1.428792
BOB 13.374482
BRL 6.138357
BSD 1.114956
BTN 104.659009
BWP 15.359741
BYN 3.339105
BYR 21855.38619
BZD 2.242466
CAD 1.573756
CDF 2586.964483
CHF 0.914881
CLF 0.027698
CLP 1090.127033
CNY 7.444774
CNH 7.440667
COP 3625.685911
CRC 505.646021
CUC 1.115071
CUP 26.76054
CVE 110.842372
CZK 24.346956
DJF 198.170808
DKK 7.480457
DOP 67.740985
DZD 152.081196
EGP 59.957114
ERN 16.726061
ETB 179.75372
FJD 2.514764
FKP 0.833961
GBP 0.834821
GEL 2.893653
GGP 0.833961
GHS 13.029646
GIP 0.833961
GMD 83.077063
GNF 9876.743229
GTQ 8.520088
GYD 233.749058
HKD 8.744552
HNL 30.190584
HRK 7.547925
HTG 146.132606
HUF 363.51345
IDR 20192.258205
ILS 3.552538
IMP 0.833961
INR 104.869336
IQD 1688.217076
IRR 2108992.359359
ISK 136.919964
JEP 0.833961
JMD 176.947992
JOD 0.790629
JPY 176.744329
KES 144.903869
KGS 97.510486
KHR 4549.488945
KMF 492.86165
KPW 1003.563608
KRW 1520.737678
KWD 0.346765
KYD 0.929309
KZT 499.776184
LAK 25094.667032
LBP 99854.583719
LKR 370.763872
LRD 189.90075
LSL 18.465996
LTL 3.292514
LVL 0.674496
LYD 7.170329
MAD 10.880307
MDL 19.93044
MGA 5123.750363
MKD 61.556144
MMK 2341.311039
MNT 4015.078679
MOP 9.000882
MRU 44.882019
MUR 52.442198
MVR 17.176258
MWK 1936.878232
MXN 20.768572
MYR 4.528864
MZN 71.257178
NAD 18.465992
NGN 1502.23485
NIO 40.823159
NOK 10.548462
NPR 167.454215
NZD 2.010586
OMR 0.428348
PAB 1.115031
PEN 3.838635
PGK 5.008941
PHP 70.369926
PKR 308.456482
PLN 4.399568
PYG 6968.50605
QAR 4.062245
RON 5.343646
RSD 117.7359
RUB 91.352798
RWF 1644.729318
SAR 4.18675
SBD 8.974739
SCR 15.631155
SDG 670.719139
SEK 11.033072
SGD 1.430194
SHP 0.835103
SLE 25.591287
SLL 23382.48045
SOS 637.267002
SRD 41.908265
STD 23079.712667
STN 24.8382
SVC 9.75549
SYP 14498.149201
SZL 18.465983
THB 37.411034
TJS 10.285553
TMT 3.902748
TND 3.329048
TOP 2.684822
TRY 55.9111
TTD 7.561104
TWD 36.546782
TZS 2946.578434
UAH 50.509358
UGX 4560.432794
USD 1.115071
UYU 44.855697
UZS 13380.84906
VES 999.456181
VND 28526.296796
VUV 133.25575
WST 3.108617
XAF 655.957
XAG 0.021465
XAU 0.000274244363
XCD 3.013535
XCG 2.009331
XDR 0.788413
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.853652
ZAR 18.419263
ZMK 10036.978597
ZMW 22.65679
ZWL 359.052318
SSP 6406.644798
MXV 2.336546
  • AEX

    -1.6800

    1118.52

    -0.15%

  • BEL20

    -9.6000

    5637.54

    -0.17%

  • PX1

    -36.9600

    7998.54

    -0.46%

  • ISEQ

    13.0500

    14517.8

    +0.09%

  • OSEBX

    -1.6600

    2073.83

    -0.08%

  • PSI20

    72.5000

    9738.69

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8600

    4491.39

    +0.22%

  • N150

    -2.9600

    4224.74

    -0.07%

Sur la dette, le match nul de Biden et du républicain McCarthy
Sur la dette, le match nul de Biden et du républicain McCarthy / Photo: SAUL LOEB - AFP

Sur la dette, le match nul de Biden et du républicain McCarthy

Le président américain Joe Biden et le chef républicain Kevin McCarthy avaient beaucoup à perdre et pas grand-chose à gagner dans les tractations pour éviter un défaut de paiement américain. Et c'est bien ce qui s'est passé.

Taille du texte:

En jeu, rien de moins que la solvabilité de la première puissance mondiale et donc, l'équilibre économique et financier mondial.

Après des discussions difficiles et arides, les démocrates de Joe Biden, et les républicains emmenés par Kevin McCarthy, président de la Chambre des représentants, se sont mis d'accord pour suspendre le plafond d'endettement public des Etats-Unis jusqu'en janvier 2025.

Le Congrès doit achever de sceller cet accord, alors qu'approche la date fatidique du 5 juin, à laquelle le gouvernement fédéral se retrouverait sans cela à court de liquidités.

Mais l'enjeu était aussi politique, tant pour Joe Biden, candidat à sa réélection en 2024, que pour Kevin McCarthy, difficilement élu au perchoir de la Chambre et qui doit composer avec un groupe remuant d'élus trumpistes.

- "Sauver la face" -

Au final, chaque camp "a pu sauver la face puisqu'aucun parti n'a eu tout ce qu'il voulait", analyse Sarah Binder, professeure de science politique à l'université George Washington.

Les républicains peuvent se vanter d'avoir obtenu le gel de certaines dépenses publiques et d'avoir obligé Joe Biden à négocier sous la menace d'un défaut de paiement.

Les démocrates se félicitent eux d'avoir préservé les régimes de prestations sociales, l'aide à l'Ukraine et leurs grands plans d'investissement.

"Biden est évidemment en meilleure posture que si le pays entrait en crise économique", note Julian Zelizer, professeur d'histoire et de politiques publiques à l'université de Princeton.

Le démocrate de 80 ans a essuyé quelques critiques dans son propre camp, certains parlementaires le jugeant trop effacé dans les discussions - bien que, selon la Maison Blanche, il ait multiplié les coups de fil en plus de recevoir plusieurs fois Kevin McCarthy dans le Bureau ovale.

"Cela semble un peu déplacé", juge Sarah Binder, pour qui le président a pris "deux décisions clé".

La première a été de déléguer les discussions à sa directrice du Budget Shalanda Young, une experte des débats budgétaires très estimée dans les deux partis.

La seconde décision du président, qui a été sénateur pendant près de quarante ans et qui se vante à la moindre occasion de son sens du compromis, a été selon la politologue de faire "profil bas" pour éviter d'engager trop de crédit politique.

Quant à Kevin McCarthy, "il sort de cette affaire en donnant l'impression qu'il arrive à maintenir l'unité" au sein de son groupe parlementaire, divisé entre modérés et représentants de la droite radicale, affirme Julian Zelizer.

- "Coriaces" -

Le leader républicain s'est aussi offert une tribune médiatique de premier choix, profitant de l'espace laissé par Joe Biden pour multiplier les points presse et les déclarations.

Les deux hommes ont même, ce qui est notable dans un climat politique parfois très violent aux Etats-Unis, échangé quelques amabilités.

Le président américain a estimé que Kevin McCarthy avait discuté "de bonne foi" et "tenu parole". Le républicain a lui loué les négociateurs envoyés par la Maison Blanche, "très intelligents" et "coriaces".

Un match nul, donc, avec peu de conséquences à long terme, en particulier en vue de l'élection présidentielle, puisque ce sujet du plafond de la dette est difficilement compréhensible hors de la bulle politico-médiatique de Washington.

Arracher ce genre de compromis plus ou moins à la dernière minute est en réalité "une constante" de la vie politique américaine, rappelle Sarah Binder, et ce en dépit de la "dramatisation" des derniers jours.

Julian Zelizer insiste lui sur le fait que l'accord trouvé sur le budget et la dette ne signifie pas, loin de là, que républicains et démocrates vont s'engager dans une voie plus consensuelle.

"Ce serait mieux de voir cela sur une loi normale, comme une réforme du système d'immigration", indique-t-il. "Mais là on parlait de la version économique et budgétaire d'une guerre nucléaire (...). Il n'y avait pas vraiment d'autre option" que le compromis.

H.Nakamura--JT