The Japan Times - Retraites: devant une Assemblée survoltée, Elisabeth Borne engage le 49.3

EUR -
AED 4.095701
AFN 72.480008
ALL 90.882712
AMD 401.805034
ANG 1.995737
AOA 1023.635334
ARS 1721.721299
AUD 1.622157
AWG 2.007127
AZN 1.900047
BAM 1.951697
BBD 2.245579
BDT 138.86805
BGN 1.948955
BHD 0.420772
BIF 3356.362879
BMD 1.115071
BND 1.428792
BOB 13.374482
BRL 6.138357
BSD 1.114956
BTN 104.659009
BWP 15.359741
BYN 3.339105
BYR 21855.38619
BZD 2.242466
CAD 1.573756
CDF 2586.964483
CHF 0.914881
CLF 0.027698
CLP 1090.127033
CNY 7.444774
CNH 7.440667
COP 3625.685911
CRC 505.646021
CUC 1.115071
CUP 26.76054
CVE 110.842372
CZK 24.346956
DJF 198.170808
DKK 7.480457
DOP 67.740985
DZD 152.081196
EGP 59.957114
ERN 16.726061
ETB 179.75372
FJD 2.514764
FKP 0.833961
GBP 0.834821
GEL 2.893653
GGP 0.833961
GHS 13.029646
GIP 0.833961
GMD 83.077063
GNF 9876.743229
GTQ 8.520088
GYD 233.749058
HKD 8.744552
HNL 30.190584
HRK 7.547925
HTG 146.132606
HUF 363.51345
IDR 20192.258205
ILS 3.552538
IMP 0.833961
INR 104.869336
IQD 1688.217076
IRR 2108992.359359
ISK 136.919964
JEP 0.833961
JMD 176.947992
JOD 0.790629
JPY 176.744329
KES 144.903869
KGS 97.510486
KHR 4549.488945
KMF 492.86165
KPW 1003.563608
KRW 1520.737678
KWD 0.346765
KYD 0.929309
KZT 499.776184
LAK 25094.667032
LBP 99854.583719
LKR 370.763872
LRD 189.90075
LSL 18.465996
LTL 3.292514
LVL 0.674496
LYD 7.170329
MAD 10.880307
MDL 19.93044
MGA 5123.750363
MKD 61.556144
MMK 2341.311039
MNT 4015.078679
MOP 9.000882
MRU 44.882019
MUR 52.442198
MVR 17.176258
MWK 1936.878232
MXN 20.768572
MYR 4.528864
MZN 71.257178
NAD 18.465992
NGN 1502.23485
NIO 40.823159
NOK 10.548462
NPR 167.454215
NZD 2.010586
OMR 0.428348
PAB 1.115031
PEN 3.838635
PGK 5.008941
PHP 70.369926
PKR 308.456482
PLN 4.399568
PYG 6968.50605
QAR 4.062245
RON 5.343646
RSD 117.7359
RUB 91.352798
RWF 1644.729318
SAR 4.18675
SBD 8.974739
SCR 15.631155
SDG 670.719139
SEK 11.033072
SGD 1.430194
SHP 0.835103
SLE 25.591287
SLL 23382.48045
SOS 637.267002
SRD 41.908265
STD 23079.712667
STN 24.8382
SVC 9.75549
SYP 14498.149201
SZL 18.465983
THB 37.411034
TJS 10.285553
TMT 3.902748
TND 3.329048
TOP 2.684822
TRY 55.9111
TTD 7.561104
TWD 36.546782
TZS 2946.578434
UAH 50.509358
UGX 4560.432794
USD 1.115071
UYU 44.855697
UZS 13380.84906
VES 999.456181
VND 28526.296796
VUV 133.25575
WST 3.108617
XAF 655.957
XAG 0.021465
XAU 0.000274244363
XCD 3.013535
XCG 2.009331
XDR 0.788413
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.853652
ZAR 18.419263
ZMK 10036.978597
ZMW 22.65679
ZWL 359.052318
SSP 6406.644798
MXV 2.336546
  • AEX

    -1.6800

    1118.52

    -0.15%

  • BEL20

    -9.6000

    5637.54

    -0.17%

  • PX1

    -36.9600

    7998.54

    -0.46%

  • ISEQ

    13.0500

    14517.8

    +0.09%

  • OSEBX

    -1.6600

    2073.83

    -0.08%

  • PSI20

    72.5000

    9738.69

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8600

    4491.39

    +0.22%

  • N150

    -2.9600

    4224.74

    -0.07%

Retraites: devant une Assemblée survoltée, Elisabeth Borne engage le 49.3
Retraites: devant une Assemblée survoltée, Elisabeth Borne engage le 49.3 / Photo: Alain JOCARD - AFP

Retraites: devant une Assemblée survoltée, Elisabeth Borne engage le 49.3

Emmanuel Macron et son gouvernement ont opté jeudi pour l'emploi du 49.3 sur la réforme des retraites, annoncé par Elisabeth Borne devant une Assemblée nationale en ébullition, un rebondissement majeur après deux mois de bataille parlementaire et d'opposition dans la rue.

Taille du texte:

Dans un chaos indescriptible, couvert par des "Marseillaise" chantées en boucle par les groupes de gauche, Elisabeth Borne a annoncé engager la responsabilité de son gouvernement sur cette réforme emblématique du second quinquennat Macron.

"On ne peut pas prendre le risque de voir le compromis bâti par les deux Assemblées écarté. On ne peut pas faire de pari sur l’avenir de nos retraites", a tenté de justifier la Première ministre qui sera invitée au 20 heures de TF1.

- Borne "ne peut pas rester" -

Une perspective immédiatement confirmée par le Rassemblement national. "Nous allons évidemment déposer une motion de censure", a annoncé Marine Le Pen, dont les députés voteront également les motions de censure venues d'autres groupes.

Ce 49.3 est un "échec total" d'Emmanuel Macron et Elisabeth Borne "ne peut pas rester" à Matignon, a jugé Mme Le Pen.

La présidente du groupe LFI Mathilde Panot a quant à elle évoqué une "motion de censure transpartisane", mais aussi une prochaine saisine du Conseil constitutionnel par la Nupes et un référendum d'initiative partagée "qui permet de bloquer la réforme pendant neuf mois".

Un Conseil des ministres extraordinaire a validé le 49.3 jeudi après-midi à l'Elysée, épilogue d'une série de réunions entre les ministres et les principaux responsables de la majorité.

Après avoir déclaré vouloir "tout faire" pour l'éviter, le président et sa Première ministre se sont donc résignés à faire adopter le texte sur les retraites sans vote positif de l'Assemblée.

D'ores et déjà une forme d'échec pour Elisabeth Borne, qui a déployé de nombreux efforts depuis plusieurs mois pour tenter de nouer un accord avec la droite. Mais un nombre visiblement trop important de députés LR risquaient de manquer à l'appel.

"Quand un président n’a pas de majorité dans le pays, pas de majorité à l’Assemblée Nationale, il doit retirer son projet. L’Elysée n’est pas un parc pour abriter les caprices du président", a réagi, à gauche, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.

"Nous avons encore l'espoir, dans les semaines et mois qui viennent, de battre cette réforme quelles que soient les humiliations qu'aura fait subir au Parlement le président", a renchéri le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel.

Côté syndicats, "c’est pour l’exécutif une tripe défaite : populaire, morale et politique", a jugé le dirigeant de l'Unsa, Laurent Escure. Son homologue de la CFDT, Laurent Berger, a promis de nouvelles manifestations. Une réunion de l'intersyndicale est prévue jeudi soir.

Depuis des jours, les stratèges macronistes s'affairaient pour savoir s'ils disposaient d'une majorité de députés, tous les comptages montrant une marge de manoeuvre extrêmement faible.

Le Sénat, de son côté, a sans surprise confirmé jeudi matin son vote en faveur de la réforme par 193 voix contre 114.

Après des semaines de débats acharnés et de tractations sous haute tension, la réforme extrêmement impopulaire d'Emmanuel Macron devait en principe connaître jeudi son épilogue parlementaire.

Un compromis scellé mercredi entre sept députés et sept sénateurs, après plus de huit heures de débats derrière les portes closes d'une commission mixte paritaire (CMP), avait ouvert la voie à un vote dans les deux assemblées pour ce projet reculant à l'âge de départ à la retraite.

- Députés LR divisés -

Mercredi soir, avant de se résigner au 49.3, Emmanuel Macron avait également envisagé, en cas de vote et de défaite dans l'hémicycle, la possibilité d'une dissolution, selon des cadres de la majorité.

Elle permettrait "une clarification" devant les électeurs, notamment pour les députés de droite, a plaidé la présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée, Aurore Bergé.

Mais Bruno Retailleau, le chef des sénateurs LR, n'y croit "pas un seul instant". Au-delà de la droite, "le groupe Renaissance perdrait évidemment aussi" des sièges.

La dissolution ? "Chiche", a lancé Marine Le Pen, dénonçant "corruption", "magouilles" et "propositions d'achats de votes" envers les députés hésitants.

Le président de la République joue très gros sur cette séquence parlementaire. Il en va de la suite de son second quinquennat et de sa capacité à réformer.

Les concessions accordées aux députés LR, notamment sur les carrières longues, n'ont pas dissipé les doutes sur les intentions de vote des députés de ce groupe indiscipliné.

Malgré les "avancées" de la CMP vantées par leur président, Olivier Marleix, plusieurs d'entre eux n'avaient pas caché leurs états d'âme.

Le député du Territoire de Belfort Ian Boucard avait ainsi expliqué, après une réunion de son groupe mercredi soir, qu'il entendait toujours "voter contre" car il est "contre le report de l'âge de la retraite".

 

Au lendemain des manifestations de mercredi (qui ont réuni 1,7 million de personnes selon la CGT et 480.000 selon le ministère de l'Intérieur), les syndicats restent toujours mobilisés, même si le mouvement donne quelques signes d'essoufflement.

K.Yamaguchi--JT