The Japan Times - 8 mars: à Cuba, mobilisation sur les réseaux sociaux, faute de pouvoir défiler

EUR -
AED 4.095701
AFN 72.480008
ALL 90.882712
AMD 401.805034
ANG 1.995737
AOA 1023.635334
ARS 1721.721299
AUD 1.622157
AWG 2.007127
AZN 1.900047
BAM 1.951697
BBD 2.245579
BDT 138.86805
BGN 1.948955
BHD 0.420772
BIF 3356.362879
BMD 1.115071
BND 1.428792
BOB 13.374482
BRL 6.138357
BSD 1.114956
BTN 104.659009
BWP 15.359741
BYN 3.339105
BYR 21855.38619
BZD 2.242466
CAD 1.573756
CDF 2586.964483
CHF 0.914881
CLF 0.027698
CLP 1090.127033
CNY 7.444774
CNH 7.440667
COP 3625.685911
CRC 505.646021
CUC 1.115071
CUP 26.76054
CVE 110.842372
CZK 24.346956
DJF 198.170808
DKK 7.480457
DOP 67.740985
DZD 152.081196
EGP 59.957114
ERN 16.726061
ETB 179.75372
FJD 2.514764
FKP 0.826997
GBP 0.834821
GEL 2.893653
GGP 0.826997
GHS 13.029646
GIP 0.826997
GMD 83.077063
GNF 9876.743229
GTQ 8.520088
GYD 233.749058
HKD 8.744552
HNL 30.190584
HRK 7.547925
HTG 146.132606
HUF 363.51345
IDR 20192.258205
ILS 3.552538
IMP 0.826997
INR 104.869336
IQD 1688.217076
IRR 2108992.359359
ISK 136.919964
JEP 0.826997
JMD 176.947992
JOD 0.790629
JPY 176.744329
KES 144.903869
KGS 97.510486
KHR 4549.488945
KMF 492.86165
KPW 1003.563608
KRW 1520.737678
KWD 0.346765
KYD 0.929309
KZT 499.776184
LAK 25094.667032
LBP 99854.583719
LKR 370.763872
LRD 189.90075
LSL 18.465996
LTL 3.292514
LVL 0.674496
LYD 7.170329
MAD 10.880307
MDL 19.93044
MGA 5123.750363
MKD 61.556144
MMK 2341.596043
MNT 4016.453808
MOP 9.000882
MRU 44.882019
MUR 52.442198
MVR 17.176258
MWK 1936.878232
MXN 20.768572
MYR 4.528864
MZN 71.257178
NAD 18.465992
NGN 1502.23485
NIO 40.823159
NOK 10.548462
NPR 167.454215
NZD 2.010586
OMR 0.428348
PAB 1.115031
PEN 3.838635
PGK 5.008941
PHP 70.369926
PKR 308.456482
PLN 4.399568
PYG 6968.50605
QAR 4.062245
RON 5.343646
RSD 117.7359
RUB 91.352798
RWF 1644.729318
SAR 4.18675
SBD 8.974739
SCR 15.631155
SDG 670.719139
SEK 11.033072
SGD 1.430194
SHP 0.835103
SLE 25.591287
SLL 23382.48045
SOS 637.267002
SRD 41.908265
STD 23079.712667
STN 24.8382
SVC 9.75549
SYP 14498.149201
SZL 18.465983
THB 37.411034
TJS 10.285553
TMT 3.902748
TND 3.329048
TOP 2.684822
TRY 55.9111
TTD 7.561104
TWD 36.546782
TZS 2946.578434
UAH 50.509358
UGX 4560.432794
USD 1.115071
UYU 44.855697
UZS 13380.84906
VES 999.456181
VND 28526.296796
VUV 133.26585
WST 3.098241
XAF 655.957
XAG 0.021465
XAU 0.000274244363
XCD 3.013535
XCG 2.009331
XDR 0.788413
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.853652
ZAR 18.419263
ZMK 10036.978597
ZMW 22.65679
ZWL 359.052318
SSP 6406.300033
MXV 2.336546
  • AEX

    -1.6800

    1118.52

    -0.15%

  • BEL20

    -9.6000

    5637.54

    -0.17%

  • PX1

    -36.9600

    7998.54

    -0.46%

  • ISEQ

    13.0500

    14517.8

    +0.09%

  • OSEBX

    -1.6600

    2073.83

    -0.08%

  • PSI20

    72.5000

    9738.69

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8600

    4491.39

    +0.22%

  • N150

    -2.9600

    4224.74

    -0.07%

8 mars: à Cuba, mobilisation sur les réseaux sociaux, faute de pouvoir défiler
8 mars: à Cuba, mobilisation sur les réseaux sociaux, faute de pouvoir défiler / Photo: ADALBERTO ROQUE - AFP

8 mars: à Cuba, mobilisation sur les réseaux sociaux, faute de pouvoir défiler

Défiler dans la rue pour défendre les droits des femmes le 8 mars, rien de plus normal dans de nombreux pays. A Cuba, faute de pouvoir manifester, les organisations féministes indépendantes se mobilisent sur les réseaux sociaux.

Taille du texte:

En janvier, trois militantes qui souhaitaient demander aux autorités l'autorisation de défiler pour la Journée internationale des femmes, ont été arrêtées et interrogées, a dénoncé sur Twitter le collectif Red Femenina (Réseau féminin) de Cuba.

Le droit de réunion et de manifestation est reconnu dans la nouvelle Constitution cubaine (2019), mais dans la pratique les manifestations qui ne sont pas organisées par le gouvernement sont généralement interdites.

Les célébrations du 8 mars sont encadrées par la Fédération des femmes cubaines (FMC), liée au gouvernement. Chaque année, diverses activités sont menées, notamment dans les entreprises et les établissements scolaires.

Mais la jeune génération de féministes veut aller plus loin.

Défiler pour défendre publiquement les droits des femmes "c'est l'objectif dans le monde chaque 8 mars, sauf à Cuba", déplorait fin février Red Femenina. Le collectif a finalement appelé les Cubaines à "se joindre" à "une manifestation virtuelle".

- "Visible" -

Outre Red Femenina, d'autres collectifs féministes cubains comme Yo si te creo (Moi je te crois, ndlr), qui est le nom donné dans le monde hispanique au mouvement #metoo, ou Alas Tensas, ont lancé en 2019 des observatoires de la violence de genre.

Des initiatives qui ont coïncidé avec l'arrivée, à partir de 2018, de l'Internet mobile sur l'île.

Internet "est notre seul espace de lutte. Nous ne pouvons pas avoir d'espace physique car cela est tacitement interdit dans ce pays", souligne auprès de l'AFP Kianay Anandra, 24 ans, journaliste et militante féministe.

Les initiatrices de Yo si te creo ont indiqué à l'AFP par courrier électronique concentrer leurs efforts sur un appel en faveur d'un "Etat d'urgence sur les violences de genre", après avoir décliné un entretien présentiel face aux "risques particuliers du contexte répressif cubain".

Depuis début 2023, ces collectifs ont déjà recensé 16 féminicides sur l'île de 11,1 millions d'habitants, contre une trentaine de cas annuels au cours des trois années précédentes.

Comme d'autres mouvements féministes ailleurs dans le monde, ces militantes veulent "rendre visible" un phénomène longtemps passé sous silence, alors que les dernières statistiques officielles sur la violence de genre remontent à 2016 et que le nouveau code pénal (2022) n'inclut pas la notion de "féminicide".

- Machette -

Maylén, Lisbet, Anilec, Misladis... les collectifs s'attachent ainsi à donner noms et visages aux victimes tuées ou disparues.

Dans leur décompte figure Maydeleisis Rosales, disparue en 2021 à l'âge de 16 ans à La Havane. "Je veux que ma fille apparaisse morte ou vive (...) que justice soit faite", dit à l'AFP sa mère Isis Rodriguez, témoignant de sa gratitude aux collectifs qui l'accompagnent.

Autre cas, celui de Leydi Bacallao, 17 ans, dont la mort en février à coups de machette par un ex-compagnon de 49 ans dans un poste de police de l'est du pays, a suscité l'émoi dans la société et sur les réseaux sociaux.

Jusqu'à pousser la FMC, en général peu éloquente sur les féminicides, à réagir : "Il n'y aura pas d'impunité", a tweeté Teresa Boué, sa secrétaire générale, appelant à "approfondir les actions" pour "éviter de tels faits".

Pour Kianay Anandra, il est "indéniable" que la Révolution de 1959 a ouvert "une grande porte" pour les droits des Cubaines.

L'île a été le premier pays d'Amérique latine à dépénaliser l'avortement dès 1965. Les femmes participent de longue date à la vie publique et le pays figure parmi ceux comptant le plus grand nombre de députées (53,4%).

Mais il faut que l'Etat "se rénove" dans son combat pour les femmes, estime la militante qui a critiqué sur internet le manque de précision du "Programme pour l'avancement des femmes" lancé par le gouvernement en 2021.

Yanelys Nuñez, 33 ans, membre de Alas Tensas exilée à Madrid, regrette par téléphone que "quand tu empêches le libre droit d'association (...) tu ne permets pas des espaces d'émancipation".

Sur son site internet Red Femenina a lancé une pétition réclamant "une loi sur le genre", seul moyen, selon le collectif, d'avoir des politiques publiques "efficaces".

M.Saito--JT