The Japan Times - Après les profits historiques de 2022, vers une nouvelle année faste pour les géants des hydrocarbures?

EUR -
AED 4.095701
AFN 72.480008
ALL 90.882712
AMD 401.805034
ANG 1.995737
AOA 1023.635334
ARS 1721.721299
AUD 1.622157
AWG 2.007127
AZN 1.900047
BAM 1.951697
BBD 2.245579
BDT 138.86805
BGN 1.948955
BHD 0.420772
BIF 3356.362879
BMD 1.115071
BND 1.428792
BOB 13.374482
BRL 6.138357
BSD 1.114956
BTN 104.659009
BWP 15.359741
BYN 3.339105
BYR 21855.38619
BZD 2.242466
CAD 1.573756
CDF 2586.964483
CHF 0.914881
CLF 0.027698
CLP 1090.127033
CNY 7.444774
CNH 7.440667
COP 3625.685911
CRC 505.646021
CUC 1.115071
CUP 26.76054
CVE 110.842372
CZK 24.346956
DJF 198.170808
DKK 7.480457
DOP 67.740985
DZD 152.081196
EGP 59.957114
ERN 16.726061
ETB 179.75372
FJD 2.514764
FKP 0.826997
GBP 0.834821
GEL 2.893653
GGP 0.826997
GHS 13.029646
GIP 0.826997
GMD 83.077063
GNF 9876.743229
GTQ 8.520088
GYD 233.749058
HKD 8.744552
HNL 30.190584
HRK 7.547925
HTG 146.132606
HUF 363.51345
IDR 20192.258205
ILS 3.552538
IMP 0.826997
INR 104.869336
IQD 1688.217076
IRR 2108992.359359
ISK 136.919964
JEP 0.826997
JMD 176.947992
JOD 0.790629
JPY 176.744329
KES 144.903869
KGS 97.510486
KHR 4549.488945
KMF 492.86165
KPW 1003.563608
KRW 1520.737678
KWD 0.346765
KYD 0.929309
KZT 499.776184
LAK 25094.667032
LBP 99854.583719
LKR 370.763872
LRD 189.90075
LSL 18.465996
LTL 3.292514
LVL 0.674496
LYD 7.170329
MAD 10.880307
MDL 19.93044
MGA 5123.750363
MKD 61.556144
MMK 2341.596043
MNT 4016.453808
MOP 9.000882
MRU 44.882019
MUR 52.442198
MVR 17.176258
MWK 1936.878232
MXN 20.768572
MYR 4.528864
MZN 71.257178
NAD 18.465992
NGN 1502.23485
NIO 40.823159
NOK 10.548462
NPR 167.454215
NZD 2.010586
OMR 0.428348
PAB 1.115031
PEN 3.838635
PGK 5.008941
PHP 70.369926
PKR 308.456482
PLN 4.399568
PYG 6968.50605
QAR 4.062245
RON 5.343646
RSD 117.7359
RUB 91.352798
RWF 1644.729318
SAR 4.18675
SBD 8.974739
SCR 15.631155
SDG 670.719139
SEK 11.033072
SGD 1.430194
SHP 0.835103
SLE 25.591287
SLL 23382.48045
SOS 637.267002
SRD 41.908265
STD 23079.712667
STN 24.8382
SVC 9.75549
SYP 14498.149201
SZL 18.465983
THB 37.411034
TJS 10.285553
TMT 3.902748
TND 3.329048
TOP 2.684822
TRY 55.9111
TTD 7.561104
TWD 36.546782
TZS 2946.578434
UAH 50.509358
UGX 4560.432794
USD 1.115071
UYU 44.855697
UZS 13380.84906
VES 999.456181
VND 28526.296796
VUV 133.26585
WST 3.098241
XAF 655.957
XAG 0.021465
XAU 0.000274244363
XCD 3.013535
XCG 2.009331
XDR 0.788413
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.853652
ZAR 18.419263
ZMK 10036.978597
ZMW 22.65679
ZWL 359.052318
SSP 6406.300033
MXV 2.336546
  • AEX

    -1.6800

    1118.52

    -0.15%

  • BEL20

    -9.6000

    5637.54

    -0.17%

  • PX1

    -36.9600

    7998.54

    -0.46%

  • ISEQ

    13.0500

    14517.8

    +0.09%

  • OSEBX

    -1.6600

    2073.83

    -0.08%

  • PSI20

    72.5000

    9738.69

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8600

    4491.39

    +0.22%

  • N150

    -2.9600

    4224.74

    -0.07%

Après les profits historiques de 2022, vers une nouvelle année faste pour les géants des hydrocarbures?
Après les profits historiques de 2022, vers une nouvelle année faste pour les géants des hydrocarbures? / Photo: Sameer Al-DOUMY - AFP/Archives

Après les profits historiques de 2022, vers une nouvelle année faste pour les géants des hydrocarbures?

Les "super majors" pétrolières s'acheminent vers de nouveaux profits en 2023, après avoir engrangé en 2022 des bénéfices exceptionnels grâce à la flambée des cours alimentée par le rebond de la demande et par la guerre en Ukraine.

Taille du texte:

Les bénéfices des cinq majors (Shell, Chevron, ExxonMobil, BP et TotalEnergies) dépassent 150 milliards de dollars en 2022, et même plus de 180 milliards sans compter la perte causée par le retrait de BP de Russie.

De quoi s'attirer les foudres des gouvernements et ONG, en pleine crise énergétique et climatique. Mardi, le président des Etats-Unis Joe Biden a jugé ces bénéfices "scandaleux".

Les compagnies ont profité à plein de l'escalade des cours, avec un baril de Brent, référence de l'or noir, frôlant les 140 dollars en mars 2022 et un gaz à 350 euros le mégawattheure l'été dernier en Europe, 15 fois le prix habituel.

Les prix ont baissé depuis, mais en 2023 "nous pouvons avoir d'autres pics car la guerre en Ukraine est loin d'être terminée", prévient Adi Imsirovic, chercheur à l'Oxford Institute for Energy Studies.

Malgré des incertitudes pour l'économie mondiale, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ne s'attend pas à une baisse de la demande et anticipe au contraire une croissance en 2023 (+2,2 millions de barils/jour en 2023 après +2,5 mb/j en 2022).

La manne amassée par les majors crée pour l'heure un casse-tête dans la classe politique de tout l'Occident, sur fond de crise du coût de la vie.

Sur le Vieux continent comme aux Etats-Unis, allumer sa chaudière, cuire du pain ou rouler au diesel est devenu une dépense lourde pour nombre de ménages et d'entreprises.

"Je fais ma part pour faire baisser les prix, il est temps que Big Oil fasse la sienne", s'était déjà emporté le président américain Joe Biden sur Twitter, la semaine dernière.

En France, l'annonce mercredi des bénéfices de TotalEnergies - à 20,5 milliards de dollars - devrait encore nourrir le débat pour davantage taxer ces "superprofits".

En Grande-Bretagne, le gouvernement a introduit en mai 2022 une taxe sur les bénéfices énergétiques exceptionnels, tout comme l'Union européenne fin septembre, avec une "contribution temporaire de solidarité", attaquée en justice par Exxon.

"Ce dont on a besoin en ce moment, c'est de plus d'offre. Au lieu de cela, ce qui a été mis en place est une pénalité sur le secteur énergétique dans son ensemble", a déploré Darren Woods, le PDG d'Exxon.

- Et les subventions? -

Si le rebond de la demande après la pandémie de Covid-19 avait déjà profité aux majors en 2021, tout s'est emballé en 2022: les prix se sont envolés en raison du conflit en Ukraine, des sanctions occidentales visant Moscou et de la diminution des exportations russes.

Les compagnies pétrolières investissent certes de plus en plus dans le solaire, l'éolien et autres énergies renouvelables "mais pas autant que le montant qu'elles versent aux actionnaires", souligne David Elmes, professeur à la Warwick Business School, alors que BP freine sa transition énergétique.

Ces multinationales ont aussi tiré parti d'avoir misé sur des "actifs à forte valeur ajoutée", comme les projets de gaz naturel liquéfié (GNL), relève Moez Ajmi, consultant au cabinet EY.

"Les prix exorbitants tirés par les achats européens de GNL pour remplacer l'approvisionnement russe ont aidé", abonde Adi Imsirovic.

Et maintenant? "Les prix vont à mon avis augmenter du fait de l'embargo pétrolier imposé par l'Occident sur la Russie (...) donc ces entreprises seraient autant profitables en 2023 qu'en 2022", reprend Moez Ajmi.

D'autant que les compagnies pourront compter sur une demande "clairement encore au rendez-vous surtout avec le renoncement de la politique zéro Covid en Chine".

Or cette demande en gaz et pétrole reste soutenue par les dizaines de milliards de subventions pour les factures des consommateurs, qui "ne font que prolonger la crise", estime Adi Imsirovic.

A vouloir "subventionner les combustibles fossiles (...) la demande continue de croître au lieu de baisser" alors que "le meilleur remède contre les prix élevés sont les prix élevés", ajoute-t-il.

Pour le chercheur, les gouvernements de l'UE devraient d'abord se contenter d'aider "les plus pauvres".

M.Fujitav--JT