The Japan Times - Télescope James Webb: des prouesses et des promesses

EUR -
AED 4.092159
AFN 72.41732
ALL 90.537215
AMD 401.457514
ANG 1.994011
AOA 1021.635888
ARS 1721.83908
AUD 1.623115
AWG 2.005391
AZN 1.898404
BAM 1.950009
BBD 2.243637
BDT 138.747943
BGN 1.94727
BHD 0.420408
BIF 3353.459968
BMD 1.114106
BND 1.427557
BOB 13.362914
BRL 6.138619
BSD 1.113992
BTN 104.56849
BWP 15.346457
BYN 3.336217
BYR 21836.483512
BZD 2.240526
CAD 1.573614
CDF 2584.727023
CHF 0.913907
CLF 0.027674
CLP 1089.184185
CNY 7.438335
CNH 7.434488
COP 3622.427511
CRC 505.208689
CUC 1.114106
CUP 26.737395
CVE 110.746505
CZK 24.329412
DJF 197.99941
DKK 7.475086
DOP 67.682396
DZD 151.946674
EGP 59.965439
ERN 16.711595
ETB 182.843775
FJD 2.524124
FKP 0.826281
GBP 0.83446
GEL 2.902292
GGP 0.826281
GHS 13.018377
GIP 0.826281
GMD 83.00521
GNF 9868.200854
GTQ 8.512719
GYD 233.546888
HKD 8.733997
HNL 29.942093
HRK 7.541397
HTG 146.006216
HUF 363.24365
IDR 20178.581925
ILS 3.549465
IMP 0.826281
INR 104.804147
IQD 1688.897966
IRR 2107168.296326
ISK 136.801543
JEP 0.826281
JMD 176.79495
JOD 0.789945
JPY 176.583068
KES 144.778542
KGS 97.42615
KHR 4545.554101
KMF 492.435375
KPW 1002.695628
KRW 1519.769162
KWD 0.346465
KYD 0.928505
KZT 499.343929
LAK 25072.962707
LBP 99768.219701
LKR 370.443199
LRD 189.736506
LSL 18.450025
LTL 3.289667
LVL 0.673912
LYD 7.164128
MAD 10.870897
MDL 19.913202
MGA 5062.148064
MKD 61.572204
MMK 2339.570801
MNT 4012.979985
MOP 8.993097
MRU 44.843201
MUR 52.396841
MVR 17.161402
MWK 1935.20303
MXN 20.761153
MYR 4.522201
MZN 71.195547
NAD 18.45002
NGN 1500.980135
NIO 40.998242
NOK 10.548821
NPR 167.309384
NZD 2.010633
OMR 0.428375
PAB 1.114066
PEN 3.835315
PGK 5.076877
PHP 70.298441
PKR 308.089797
PLN 4.391891
PYG 6962.479004
QAR 4.071615
RON 5.339025
RSD 117.620701
RUB 91.358747
RWF 1644.327333
SAR 4.183129
SBD 8.970469
SCR 15.617635
SDG 670.139036
SEK 11.028817
SGD 1.429616
SHP 0.830617
SLE 25.524589
SLL 23362.256992
SOS 636.715831
SRD 41.872019
STD 23059.751072
STN 24.427455
SVC 9.747053
SYP 14485.609783
SZL 18.450012
THB 37.409504
TJS 10.276657
TMT 3.910513
TND 3.326169
TOP 2.6825
TRY 55.877003
TTD 7.554564
TWD 36.559625
TZS 2944.029945
UAH 50.465673
UGX 4556.488485
USD 1.114106
UYU 44.816902
UZS 13292.52356
VES 995.753717
VND 28501.624462
VUV 133.150589
WST 3.095561
XAF 655.957
XAG 0.021446
XAU 0.00027400717
XCD 3.010928
XCG 2.007593
XDR 0.787731
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.124097
ZAR 18.444257
ZMK 10028.297636
ZMW 22.637194
ZWL 358.741775
SSP 6400.759238
MXV 2.335711
  • AEX

    -1.6800

    1118.52

    -0.15%

  • BEL20

    -9.6000

    5637.54

    -0.17%

  • PX1

    -36.9600

    7998.54

    -0.46%

  • ISEQ

    13.0500

    14517.8

    +0.09%

  • OSEBX

    -1.6600

    2073.83

    -0.08%

  • PSI20

    72.5000

    9738.69

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8600

    4491.39

    +0.22%

  • N150

    -2.9600

    4224.74

    -0.07%

Télescope James Webb: des prouesses et des promesses
Télescope James Webb: des prouesses et des promesses / Photo: Handout - NASA/ESA/CSA/AFP/Archives

Télescope James Webb: des prouesses et des promesses

Le télescope spatial James Webb, en place depuis l'été pour observer les débuts de l'Univers et l'atmosphère de planètes lointaines, a marqué 2022 avec des images exceptionnelles. En attendant de grandes découvertes dans les années à venir.

Taille du texte:

Depuis son installation à 1,5 million de kilomètres de la Terre, le successeur du télescope spatial Hubble, lui-même toujours en fonctionnement, éblouit déjà les astronomes avec des images d'une précision jamais atteinte.

"Il se comporte à tout point de vue mieux qu'attendu", dit à l'AFP Massimo Stiavelli, chef de la mission au Space Telescope Science Institute, qui pilote le fonctionnement de l'observatoire: "Les instruments sont plus efficaces, les optiques plus précises et plus stables". Une stabilité essentielle pour obtenir des images nettes.

Le grand public en profite aussi, grâce à la colorisation de la production du télescope, dont les images sont normalement invisibles à l'œil nu.

A la différence de Hubble qui observe l'Univers essentiellement dans le spectre visible (celui que perçoit l'œil humain), le James Webb "voit" dans l'infrarouge. Un rayonnement que tout corps, des astres aux fleurs, émet naturellement.

A cette longueur d'onde, James Webb peut détecter les lueurs les plus faibles de l'Univers lointain (et donc ancien), percer le voile de poussière masquant la fabrique d'étoiles dans une nébuleuse stellaire ou encore analyser avec ses spectrographes l'atmosphère d'exoplanètes.

- 18 pétales -

Les premiers "tests de l'instrument pour les petites planètes rocheuses dans la +zone habitable+, potentiellement similaires à la Terre, sont spectaculaires", déclare à l'AFP Lisa Kaltenegger, professeure d'astronomie à l'Université américaine de Cornell.

L'envol du James Webb à bord d'une fusée Ariane 5 fin 2021 a couronné une odyssée entamée par la Nasa il y a plus de 30 ans.

Après plusieurs revers, dix milliards de dollars et le travail de 10.000 personnes, les 6,2 tonnes du télescope ont réussi une opération d'une complexité inédite.

C'est sur le chemin vers sa position finale que le "Webb" a déployé un pare-soleil de la taille d'un court de tennis, puis les 6,5 mètres de diamètre de son miroir principal.

Une fois calibrées, avec une précision inférieure au millionième de mètre, les 18 pétales du miroir ont commencé à collecter la lumière des astres.

Le 12 juillet 2022, il a livré cinq images emblématiques de ses capacités: un cortège de milliers de galaxies dont certaines remontent peu après le Big bang, il y a 13,8 milliards d'années, et une pouponnière d'étoiles dans la nébuleuse de la Carène.

Plus récemment, Jupiter est apparue avec un luxe de détails, qui vont aider à comprendre le fonctionnement interne de cette géante gazeuse.

- "Excès" de galaxies -

Le public s'émerveille des nuances de bleu, rouge et gris qu'offre l'image des Piliers de la création (de gigantesques colonnes de poussière où naissent les étoiles).

Les scientifiques y voient un moyen de "revoir leurs modèles de formation stellaire", selon la Nasa.

Au cinquième mois de ses observations, les astronomes ont trouvé les galaxies les plus lointaines jamais observées, dont l'une existait seulement 350 millions d'années après le Big bang.

Avec une surprise: elles paraissent beaucoup plus lumineuses que ne le prédisait la théorie et pourraient s'être formées plus tôt que prévu.

"On a un +excès+ de galaxies, par rapport aux modèles, dans l'Univers lointain", relève auprès de l'AFP David Elbaz, directeur scientifique du département d'astrophysique au Commissariat à l'Énergie Atomique et aux Énergies Alternatives (CEA).

Autre surprise, quand Hubble y voyait "essentiellement des galaxies aux formes irrégulières, la précision du James Webb les fait apparaître comme de magnifiques galaxies spirales", à la forme similaire à la nôtre. Un genre de "modèle universel", qui est peut-être une des clés de la formation des étoiles.

Et une "profusion de petits amas globulaires", des populations de quelques millions d'étoiles, qui pourraient s'avérer "une sorte de chaînon manquant entre les premières étoiles et les premières galaxies".

Au rayon des exoplanètes, on a obtenu la première confirmation de la détection de dioxyde de carbone dans l'atmosphère de Wasp 39-b, avec de possibles phénomènes de photochimie dans ses nuages. Ces premières observations laissent espérer à Massimo Stiavelli "de grandes choses, pas encore observées ou encore révélées".

pcl/cel/fmp/dth

S.Ogawa--JT