The Japan Times - Brésil: un barrage menace la biodiversité en Amazonie

EUR -
AED 4.092159
AFN 72.41732
ALL 90.537215
AMD 401.457514
ANG 1.994011
AOA 1021.635888
ARS 1721.83908
AUD 1.623115
AWG 2.005391
AZN 1.898404
BAM 1.950009
BBD 2.243637
BDT 138.747943
BGN 1.94727
BHD 0.420408
BIF 3353.459968
BMD 1.114106
BND 1.427557
BOB 13.362914
BRL 6.138619
BSD 1.113992
BTN 104.56849
BWP 15.346457
BYN 3.336217
BYR 21836.483512
BZD 2.240526
CAD 1.573614
CDF 2584.727023
CHF 0.913907
CLF 0.027674
CLP 1089.184185
CNY 7.438335
CNH 7.434488
COP 3622.427511
CRC 505.208689
CUC 1.114106
CUP 26.737395
CVE 110.746505
CZK 24.329412
DJF 197.99941
DKK 7.475086
DOP 67.682396
DZD 151.946674
EGP 59.965439
ERN 16.711595
ETB 182.843775
FJD 2.524124
FKP 0.826281
GBP 0.83446
GEL 2.902292
GGP 0.826281
GHS 13.018377
GIP 0.826281
GMD 83.00521
GNF 9868.200854
GTQ 8.512719
GYD 233.546888
HKD 8.733997
HNL 29.942093
HRK 7.541397
HTG 146.006216
HUF 363.24365
IDR 20178.581925
ILS 3.549465
IMP 0.826281
INR 104.804147
IQD 1688.897966
IRR 2107168.296326
ISK 136.801543
JEP 0.826281
JMD 176.79495
JOD 0.789945
JPY 176.583068
KES 144.778542
KGS 97.42615
KHR 4545.554101
KMF 492.435375
KPW 1002.695628
KRW 1519.769162
KWD 0.346465
KYD 0.928505
KZT 499.343929
LAK 25072.962707
LBP 99768.219701
LKR 370.443199
LRD 189.736506
LSL 18.450025
LTL 3.289667
LVL 0.673912
LYD 7.164128
MAD 10.870897
MDL 19.913202
MGA 5062.148064
MKD 61.572204
MMK 2339.570801
MNT 4012.979985
MOP 8.993097
MRU 44.843201
MUR 52.396841
MVR 17.161402
MWK 1935.20303
MXN 20.761153
MYR 4.522201
MZN 71.195547
NAD 18.45002
NGN 1500.980135
NIO 40.998242
NOK 10.548821
NPR 167.309384
NZD 2.010633
OMR 0.428375
PAB 1.114066
PEN 3.835315
PGK 5.076877
PHP 70.298441
PKR 308.089797
PLN 4.391891
PYG 6962.479004
QAR 4.071615
RON 5.339025
RSD 117.620701
RUB 91.358747
RWF 1644.327333
SAR 4.183129
SBD 8.970469
SCR 15.617635
SDG 670.139036
SEK 11.028817
SGD 1.429616
SHP 0.830617
SLE 25.524589
SLL 23362.256992
SOS 636.715831
SRD 41.872019
STD 23059.751072
STN 24.427455
SVC 9.747053
SYP 14485.609783
SZL 18.450012
THB 37.409504
TJS 10.276657
TMT 3.910513
TND 3.326169
TOP 2.6825
TRY 55.877003
TTD 7.554564
TWD 36.559625
TZS 2944.029945
UAH 50.465673
UGX 4556.488485
USD 1.114106
UYU 44.816902
UZS 13292.52356
VES 995.753717
VND 28501.624462
VUV 133.150589
WST 3.095561
XAF 655.957
XAG 0.021446
XAU 0.00027400717
XCD 3.010928
XCG 2.007593
XDR 0.787731
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.124097
ZAR 18.444257
ZMK 10028.297636
ZMW 22.637194
ZWL 358.741775
SSP 6400.759238
MXV 2.335711
  • AEX

    -1.6800

    1118.52

    -0.15%

  • BEL20

    -9.6000

    5637.54

    -0.17%

  • PX1

    -36.9600

    7998.54

    -0.46%

  • ISEQ

    13.0500

    14517.8

    +0.09%

  • OSEBX

    -1.6600

    2073.83

    -0.08%

  • PSI20

    72.5000

    9738.69

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8600

    4491.39

    +0.22%

  • N150

    -2.9600

    4224.74

    -0.07%

Brésil: un barrage menace la biodiversité en Amazonie
Brésil: un barrage menace la biodiversité en Amazonie / Photo: CARLOS FABAL - AFP

Brésil: un barrage menace la biodiversité en Amazonie

Un poisson mort à la main, Junior Pereira regarde avec tristesse une petite mare, vestige du fleuve Xingu, affluent de l'Amazone qui passait par là avant que son cours ne soit détourné par l'imposant barrage de Belo Monte.

Taille du texte:

Entre rage, détresse et impuissance, cet indigène du peuple Pupekuri a du mal à contenir son émotion quand il évoque l'impact de Belo Monte, la quatrième plus grande centrale hydroélectrique de la planète, sur son quotidien.

Un impact dévastateur sur l'écosystème d'une des régions les plus riches en biodiversité au monde, dénonce ce Brésilien de 39 ans, qui vivait de la pêche et s'est vu désemparé en l'absence du Xingu qui serpentait dans sa région de l'Etat septentrional du Para.

 

Il désigne, dépité, le paysage autrefois inondé, que le détournement du fleuve causé par le barrage a transformé en un patchwork de flaques et petites mares pleines de poissons morts: "Nous avons perdu notre fleuve".

- Ecosystème unique -

Le fleuve Xingu s'étend sur 2.000 kilomètres, avec de nombreuses crues lors de la saison des pluies, qui créent des "iguapos", zones de forêt inondée cruciales pour la survie de nombreuses espèces.

Inaugurée en 2016, la centrale Belo Monte, qui a coûté 40 milliards de reais (environ 7 milliards d'euros) est dotée d'une capacité de 11.233 megawatts, soit 6,2% de la production brésilienne d'électricité.

Pour ériger le colossal barrage, il a fallu détourner le Xingu sur 100 kilomètres.

"En amont du barrage, c'est comme si la zone était dans une période de crue perpétuelle. En aval, c'est la sécheresse permanente", explique André Oliveira Sawakuchi, professeur de l'institut de géoscience de l'Université de Sao Paulo.

Au grand dam des poissons et des tortues, dont le cycle de reproduction est réglé sur le volume des "iguapos".

Admirant les majestueuses chutes de Jericoa, qui sont sacrées pour son peuple, le leader indigène Giliarde Juruna estime que Belo Monte est l'opposé de sa vision du progrès.

"Pour nous, le progrès, c'est la protection de la forêt, des animaux, des rivières, telles qu'elles ont été créées par Dieu. La vision du progrès des blancs est totalement différente", lance-t-il.

"Ils croient que ce projet est bénéfique, mais en fait, ils détruisent la nature et c'est nocif pour tout le monde, y compris pour eux".

- Lula attendu au tournant -

Le projet de Belo Monte a été élaboré dans les années 70, durant la dictature militaire (1964-1985), mais le feu vert pour les travaux a été donné sous la présidence de Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010).

Lula, 77 ans, vient d'être élu pour un troisième mandat, qui débutera le 1er janvier.

Il est attendu au tournant, après avoir promis une politique environnementale diamétralement opposée à celle du président sortant d'extrême droite Jair Bolsonaro, qui a vu la déforestation en Amazonie augmenter fortement sous son mandat.

Belo Monte, présentée par les autorités comme une source d'énergie propre et un moteur de développement économique, n'a pas vraiment été à la hauteur des attentes.

Selon l'entreprise qui gère la centrale, Norte Energia, la production moyenne d'électricité s'est élevée cette année à 4.212 megawatts, soit la moitié de sa capacité.

Une étude récente a montré que les émissions de gaz à effet de serre ont triplé dans la région depuis que le barrage a été installé, avec notamment du méthane relâché par des arbres en décomposition.

- Plan alternatif -

Des chercheurs de l'Institut socio-environnemental (ISA), une ONG, se sont associés aux indigènes Juruna pour élaborer un nouveau plan de gestion des eaux pour Belo Monte.

Baptisé "Piracema", du nom de la période où les poissons nagent en amont du fleuve pour pondre leurs œufs, il consiste à réguler le volume d'eau du barrage en accord avec le cycle naturel des crues.

L'agence publique environnementale Ibama doit décider prochainement si Norte Energia sera contraint ou non à mettre en place ces mesures.

L'entreprise n'a pas souhaité faire de commentaire au sujet de ce plan proposé par l'ONG et les indigènes, mais a assuré à l'AFP qu'elle appliquait à la lettre "le plan établi au moment de l'obtention de la licence environnementale de la centrale".

Pour la biologiste Camila Ribas, de l'Institut national de recherches sur l'Amazonie, il est essentiel de modifier la gestion des eaux de Belo Monte.

"Si l'on bouleverse le cycle des crues, cela provoque une série de réactions en chaîne qui pourraient sonner le glas de l'Amazonie", conclut-elle.

M.Fujitav--JT