The Japan Times - Berlinale : "Un año, una noche", le Bataclan du côté des victimes

EUR -
AED 4.234388
AFN 72.639376
ALL 96.011315
AMD 433.39967
ANG 2.063966
AOA 1057.301233
ARS 1609.805313
AUD 1.62247
AWG 2.0754
AZN 1.940597
BAM 1.953961
BBD 2.315661
BDT 141.069083
BGN 1.970833
BHD 0.435613
BIF 3413.661617
BMD 1.153
BND 1.469149
BOB 7.944662
BRL 5.987513
BSD 1.149738
BTN 106.172928
BWP 15.624568
BYN 3.448515
BYR 22598.799575
BZD 2.312264
CAD 1.579426
CDF 2611.544593
CHF 0.906777
CLF 0.026482
CLP 1045.666943
CNY 7.940538
CNH 7.925027
COP 4266.07686
CRC 538.904553
CUC 1.153
CUP 30.554499
CVE 110.163243
CZK 24.43234
DJF 204.730891
DKK 7.471889
DOP 70.175483
DZD 152.323995
EGP 60.280107
ERN 17.295
ETB 179.488186
FJD 2.545881
FKP 0.864114
GBP 0.863885
GEL 3.124702
GGP 0.864114
GHS 12.526429
GIP 0.864114
GMD 84.74113
GNF 10075.736774
GTQ 8.806865
GYD 240.537816
HKD 9.038067
HNL 30.430024
HRK 7.536472
HTG 150.81135
HUF 387.957396
IDR 19549.114633
ILS 3.556613
IMP 0.864114
INR 106.632955
IQD 1506.095763
IRR 1515041.971732
ISK 143.583084
JEP 0.864114
JMD 180.863721
JOD 0.817461
JPY 183.356399
KES 149.279234
KGS 100.829866
KHR 4613.758297
KMF 492.330847
KPW 1037.675076
KRW 1715.906425
KWD 0.353532
KYD 0.958107
KZT 553.973492
LAK 24671.99659
LBP 102955.700213
LKR 358.026187
LRD 210.395658
LSL 19.233667
LTL 3.404509
LVL 0.697439
LYD 7.360201
MAD 10.781241
MDL 20.056474
MGA 4786.495705
MKD 61.582582
MMK 2421.419221
MNT 4117.480227
MOP 9.280048
MRU 45.734953
MUR 53.625825
MVR 17.813637
MWK 1993.52401
MXN 20.307593
MYR 4.512267
MZN 73.688038
NAD 19.233667
NGN 1561.55408
NIO 42.311101
NOK 11.057616
NPR 169.877821
NZD 1.967928
OMR 0.443342
PAB 1.149653
PEN 3.929653
PGK 4.96044
PHP 68.676104
PKR 320.996397
PLN 4.2612
PYG 7453.115586
QAR 4.191828
RON 5.092684
RSD 117.424906
RUB 95.932062
RWF 1681.417715
SAR 4.329541
SBD 9.276095
SCR 15.83784
SDG 692.952707
SEK 10.714045
SGD 1.472421
SHP 0.865049
SLE 28.361738
SLL 24177.845527
SOS 655.896995
SRD 43.381655
STD 23864.771654
STN 24.477496
SVC 10.059621
SYP 127.505379
SZL 19.237231
THB 37.33442
TJS 11.019921
TMT 4.04703
TND 3.389169
TOP 2.776147
TRY 50.9769
TTD 7.800727
TWD 36.713862
TZS 3002.100271
UAH 50.514064
UGX 4339.991167
USD 1.153
UYU 46.736829
UZS 13951.991593
VES 516.322799
VND 30338.31193
VUV 137.890567
WST 3.15196
XAF 655.340297
XAG 0.014494
XAU 0.000231
XCD 3.11604
XCG 2.072068
XDR 0.815033
XOF 655.351654
XPF 119.331742
YER 275.048129
ZAR 19.182034
ZMK 10378.384256
ZMW 22.425286
ZWL 371.265523
  • AEX

    -0.2000

    1012.6

    -0.02%

  • BEL20

    26.8700

    5193.89

    +0.52%

  • PX1

    77.3500

    8051.97

    +0.97%

  • ISEQ

    290.3700

    12542.42

    +2.37%

  • OSEBX

    15.3800

    1987.81

    +0.78%

  • PSI20

    39.4500

    9214.46

    +0.43%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    7.5600

    3787.95

    +0.2%

  • N150

    41.6100

    3930.54

    +1.07%

Berlinale : "Un año, una noche", le Bataclan du côté des victimes
Berlinale : "Un año, una noche", le Bataclan du côté des victimes

Berlinale : "Un año, una noche", le Bataclan du côté des victimes

Pour la première fois, le cinéma regarde en face la nuit du 13 novembre 2015 : "Un año, una noche", bouleversant portrait de survivants de l'attaque du Bataclan, a été présenté lundi en compétition à Berlin.

Taille du texte:

Plus de six ans après les attaques de Paris et du Stade de France, qui ont fait 130 morts, dont 90 au Bataclan, et des centaines de blessés, ce film s'inspire du témoignage d'un Espagnol, Ramón Gonzalez, qui assistait avec sa compagne au concert des Eagles of Death Metal, la nuit des attentats, et qui a été publié en Espagne.

Le film, en lice pour l'Ours d'Or, s'ouvre juste après le drame : Ramón (l'acteur argentin Nahuel Perez Biscayart, révélé en jeune militant séropositif dans "120 battements par minute") et Cécile (Noémie Merlant, l'acolyte d'Adèle Haenel dans "Portrait de la jeune fille en feu"), errent hagards dans les rues de Paris, couverture de survie sur les épaules.

Physiquement, ils sont indemnes. Mais traumatisés par les scènes qu'ils ont vécues, les premiers tirs des assaillants dans la fosse de la salle de concert, la course au milieu des corps de victimes pour trouver une cachette, l'angoisse de l'attente, cachés dans une pièce...

Des fictions "post-attentats" ont été tournées, dont la série à succès "En Thérapie", et Cédric Jimenez prépare un film sur la traque des terroristes du 13-Novembre, avec Jean Dujardin, pour l'automne.

Mais jusqu'ici, le cinéma français est plus frileux que l'industrie américaine, par exemple, à montrer les scènes d'attentat elles-mêmes.

Le réalisateur du film, l'Espagnol Isaki Lacuesta, a d'abord hésité à les tourner. "Au départ, on s'est demandé si c'était possible de ne rien montrer de l'attentat", a-t-il expliqué à la presse à Berlin.

Mais il aurait alors eu l'impression de "trahir" les victimes de l'attaque et de céder "à une lâcheté de cinéma d'auteur".

Pour éviter tout voyeurisme, le film ne montre jamais ni les assaillants, ni les impacts de balle : "les terroristes sont dans les yeux des victimes, sur lesquelles on s'est centrés", a-t-il précisé.

Ces scènes sont insérées tout au long du film, sous forme de flashs de mémoire qui reviennent aux personnages, hantés par leurs souvenirs.

Filmer l'après

Surtout, "Un año, una noche" s'attache bien davantage à "l'après", ces heures, ces jours et ces semaines dans lesquelles les victimes sont seules avec leur traumatisme et leur couple mis à rude épreuve.

"On a voulu raconter la partie qu'on n'a pas vu (dans les médias), ce qu'il s'est passé l'année suivante, comment vivre, reconstruire sa vie, ne pas renoncer au rock, à l'amour, au sexe, à danser et aux expériences collectives", a précisé le producteur du film, Ramón Campos.

Ingénieur informatique et fan de rock, Ramón multiplie les crises d'angoisse et va remettre en cause tous ses choix de vie, tandis que sa compagne Cécile, éducatrice spécialisée auprès d'adolescents en difficultés, choisit de ne révéler à personne qu'elle fait partie des survivants de l'attentat.

La trajectoire de Ramón est "celle de quelqu'un qui naît en sortant de la tourmente, se rencontre lui-même" après l'attentat, a expliqué Nahuel Perez Biscayart, 35 ans, qui s'est nourri de nombreux échanges avec les vrais protagonistes, présents avant le film, lors du tournage, jusqu'à sa présentation à la Berlinale, tout comme Noémie Merlant.

Son personnage à elle "est dans le déni. Elle continue à vivre en aidant les autres. Petit à petit, ça la submerge".

La date de sortie du film en France n'a pas encore été dévoilée. Le public français est-il prêt à voir un film de fiction sur ces évènements ? "Ca dépendra de chacun", répond Noémie Merlant, 33 ans.

"C'est très important qu'il y ait des films qui existent, qui soient faits. C'est un devoir de mémoire. C'est important de partager, de raconter. Ensuite, on les regarde quand on est prêts", a-t-elle ajouté.

Y.Kato--JT