The Japan Times - Robert Redford, l'idéal américain

EUR -
AED 4.35335
AFN 77.050797
ALL 96.66512
AMD 452.977132
ANG 2.121943
AOA 1087.00321
ARS 1715.259993
AUD 1.706088
AWG 2.136666
AZN 2.019869
BAM 1.955701
BBD 2.406579
BDT 146.012629
BGN 1.990709
BHD 0.449077
BIF 3539.921292
BMD 1.18539
BND 1.513224
BOB 8.256583
BRL 6.231008
BSD 1.19484
BTN 109.724461
BWP 15.634211
BYN 3.403228
BYR 23233.647084
BZD 2.403079
CAD 1.614917
CDF 2684.909135
CHF 0.911322
CLF 0.026011
CLP 1027.058063
CNY 8.240537
CNH 8.248946
COP 4350.080393
CRC 591.67013
CUC 1.18539
CUP 31.412839
CVE 110.259434
CZK 24.334287
DJF 212.769259
DKK 7.470097
DOP 75.226202
DZD 154.463202
EGP 55.903178
ERN 17.780852
ETB 185.61503
FJD 2.613371
FKP 0.865849
GBP 0.861444
GEL 3.194674
GGP 0.865849
GHS 13.089339
GIP 0.865849
GMD 86.533903
GNF 10484.470707
GTQ 9.164537
GYD 249.97738
HKD 9.259024
HNL 31.537408
HRK 7.536597
HTG 156.372106
HUF 381.328619
IDR 19883.141804
ILS 3.663335
IMP 0.865849
INR 108.693763
IQD 1565.320977
IRR 49934.560565
ISK 144.985527
JEP 0.865849
JMD 187.240547
JOD 0.840489
JPY 183.456955
KES 154.262212
KGS 103.662825
KHR 4804.757439
KMF 491.93733
KPW 1066.851144
KRW 1719.768532
KWD 0.36382
KYD 0.99575
KZT 600.939662
LAK 25713.701882
LBP 106998.998316
LKR 369.511346
LRD 215.369127
LSL 18.971842
LTL 3.500149
LVL 0.717031
LYD 7.497621
MAD 10.838453
MDL 20.096985
MGA 5339.730432
MKD 61.636888
MMK 2489.708718
MNT 4227.553379
MOP 9.608515
MRU 47.674593
MUR 53.852723
MVR 18.32658
MWK 2071.895403
MXN 20.70407
MYR 4.672854
MZN 75.580924
NAD 18.971842
NGN 1643.520192
NIO 43.96778
NOK 11.437875
NPR 175.559137
NZD 1.964681
OMR 0.458017
PAB 1.19484
PEN 3.994898
PGK 5.114742
PHP 69.837307
PKR 334.289724
PLN 4.215189
PYG 8003.59595
QAR 4.35638
RON 5.097064
RSD 117.394074
RUB 90.535429
RWF 1743.311992
SAR 4.447217
SBD 9.544303
SCR 17.203132
SDG 713.016537
SEK 10.580086
SGD 1.506161
SHP 0.88935
SLE 28.834661
SLL 24857.038036
SOS 682.865527
SRD 45.104693
STD 24535.182964
STN 24.498763
SVC 10.454472
SYP 13109.911225
SZL 18.966043
THB 37.225573
TJS 11.153937
TMT 4.148866
TND 3.433027
TOP 2.854135
TRY 51.401485
TTD 8.11259
TWD 37.456003
TZS 3076.744675
UAH 51.211415
UGX 4271.784345
USD 1.18539
UYU 46.367659
UZS 14607.262574
VES 410.075543
VND 30749.020682
VUV 140.814221
WST 3.213333
XAF 655.923887
XAG 0.014004
XAU 0.000244
XCD 3.203577
XCG 2.153391
XDR 0.815759
XOF 655.923887
XPF 119.331742
YER 282.508153
ZAR 19.134414
ZMK 10669.938133
ZMW 23.448816
ZWL 381.695147
  • AEX

    4.6900

    1001.65

    +0.47%

  • BEL20

    11.8200

    5385.38

    +0.22%

  • PX1

    54.8900

    8126.53

    +0.68%

  • ISEQ

    182.8100

    13147.76

    +1.41%

  • OSEBX

    3.8600

    1760.38

    +0.22%

  • PSI20

    17.2900

    8662.19

    +0.2%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -39.8700

    4028.03

    -0.98%

  • N150

    11.3700

    3930.64

    +0.29%

Robert Redford, l'idéal américain
Robert Redford, l'idéal américain / Photo: Kevin LARKIN - AFP/Archives

Robert Redford, l'idéal américain

Robert Redford, icône du cinéma américain des six dernières décennies à l'insolente beauté, décédé à 89 ans selon le New York Times, incarnait une certaine face solaire de l'Amérique: écologiste, engagé, indépendant et prospère.

Taille du texte:

Démocrate convaincu, défenseur des tribus indiennes et des paysages américains, fondateur du "Sundance Film Festival" devenu la référence internationale du film indépendant, le cowboy aux longues mèches dorées a cherché toute sa vie à tracer sa voie, gardant dès qu'il pouvait se le permettre, ses distances avec Hollywood.

Les grands studios lui ont offert quelque 70 rôles, pour la plupart des personnages positifs, engagés ("Les trois jours du Condor"), romanesques ("Gatsby le Magnifique") et inspirant toujours la sympathie même lorsqu'il jouait les escrocs comme dans "Butch Cassidy et le Kid" (1969), "L'Arnaque" (1973) ou son dernier film "The Old Man and the Gun" (2018). Il a tourné dans sept films de Sydney Pollack.

S'il reçoit un Oscar en 2002 pour l'ensemble de sa carrière, il n'a, comme acteur, jamais été récompensé pour un film en particulier bien que plusieurs de ses prestations aient été saluées dans des films emblématiques comme "Jeremiah Johnson" (Palme d'Or en 1972), "Les hommes du président" (4 Oscars en 1977) ou encore "Out of Africa" (7 Oscars en 1986) qui l'intronise comme l'archétype de l'amant idéal.

- "Un type ordinaire aux cheveux jaunes" -

Cette image glamour l'a, jurait-il, toujours agacé: "Je ne suis qu'un type ordinaire avec des cheveux jaunes", claironnait-il, rappelant que personne ne le trouvait beau quand il était inconnu et au chômage.

Le "golden-boy" prétendait même que son physique avait pu gêner son talent comme lorsque le "Lauréat" lui échappe en 1966, le réalisateur Mike Nichols arguant qu'il n'aurait jamais été crédible dans la peau d'un étudiant éconduit.

Dès le milieu des années 70, alors que "Butch Cassidy", "Nos plus belles années" et "L'Arnaque" le transforment en roi du box-office, il choisit de se "réfugier toujours plus loin dans la nature": il se "bâtit une maison et une vie dans les montagnes de l'Utah" dans un endroit qu'il baptise "Sundance", en hommage au "Sundance Kid", son premier grand personnage qu'il doit à son ami Paul Newman.

"Je ne voulais pas de la célébrité. Elle m'est tombée dessus et j'ai été forcé de l'accepter", confiait-il en 2013 à Télérama. "Certains font une analyse. Moi, j'ai l'Utah".

Avec sa première femme, mormone, (dont il partagera la vie pendant 27 ans) et leurs trois enfants (leur aîné étant mort nourrisson), ce Californien né le 18 août 1936 à Santa Monica, construit une sorte d'utopie écologiste: la propriété fait aujourd'hui des milliers d'hectares et compte une station de ski, une ferme et un haras. Loin des diktats d'Hollywood, il crée en 1981 "le Sundance Institute", un laboratoire pour jeunes réalisateurs américains et étrangers.

En 1985, il reprend la tête d'un festival local: le Sundance Film Festival devient progressivement le rendez-vous mondial du documentaire engagé et du film indépendant qui déménagera en 2027 à Boulder, Colorado C'est là que naissent Quentin Tarantino, Robert Rodriguez, David O. Russell, Steven Soderbergh ou encore Jim Jarmusch.

La quarantaine venue, Robert Redford envisage de ne plus apparaître devant la caméra, préférant se concentrer sur la réalisation et son festival. Auteur de neuf longs-métrages, il empoche l'Oscar du meilleur réalisateur dès son premier film "Des gens comme les autres" en 1981.

Huit ans après, il réalise "Milagro" où il relate les tribulations d'un paysan mexicain opposé aux multinationales. Sans être révolutionnaire, il aime questionner le pouvoir ("Lions et Agneaux", 2007), les institutions ("Sous surveillance", 2013) et les sirènes de l'argent ("Quizz show", 2014). Mais c'est en chantre de la nature qu'il est encore le meilleur avec "Et au milieu coule une rivière" (1992) et "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux" (1998), deux immenses succès populaires.

En 2018, juste après "The Old Man and The Gun", l'octogénaire au visage parcheminé par le soleil et le vent des grands espaces annonce sa retraite et son retour aux pinceaux, sa première vocation qui l'avait poussé à Paris en 1954.

Contre toute attente, il fait une apparition dans "Avengers: Endgame" (2019) qui rapporte 1,2 milliard de dollars de recette mondiale lors de son premier week-end d'exploitation.

Avant la première élection de Trump, il enjoignait ses concitoyens à voter contre lui et "sa monarchie déguisée". "Réemployons-nous à voter pour la vérité, la personnalité et l'intégrité chez nos élus (quel que soit leur camp). Recommençons à être tout simplement... Américains."

H.Hayashi--JT