The Japan Times - A huit jours de sa probable chute, Bayrou ne veut rien lâcher

EUR -
AED 4.27928
AFN 72.830397
ALL 95.473946
AMD 429.710635
ANG 2.086283
AOA 1069.6737
ARS 1621.711681
AUD 1.620051
AWG 2.100313
AZN 1.981292
BAM 1.946715
BBD 2.357657
BDT 143.061731
BGN 1.945827
BHD 0.44148
BIF 3485.108757
BMD 1.165222
BND 1.490519
BOB 8.053312
BRL 5.833109
BSD 1.170581
BTN 111.669453
BWP 16.487501
BYN 3.270408
BYR 22838.351572
BZD 2.354258
CAD 1.600951
CDF 2615.923177
CHF 0.914752
CLF 0.026467
CLP 1041.685501
CNY 7.906143
CNH 7.92055
COP 4415.86519
CRC 531.954833
CUC 1.165222
CUP 30.878384
CVE 110.425363
CZK 24.318242
DJF 208.443117
DKK 7.473059
DOP 69.381066
DZD 154.111905
EGP 61.626294
ERN 17.47833
ETB 182.772723
FJD 2.55877
FKP 0.861904
GBP 0.871161
GEL 3.122885
GGP 0.861904
GHS 13.294634
GIP 0.861904
GMD 84.4706
GNF 10264.198971
GTQ 8.891504
GYD 243.818981
HKD 9.125419
HNL 31.130505
HRK 7.532692
HTG 153.284881
HUF 359.105692
IDR 20479.184811
ILS 3.382175
IMP 0.861904
INR 111.718516
IQD 1526.440845
IRR 1532266.955489
ISK 143.60179
JEP 0.861904
JMD 185.079493
JOD 0.826149
JPY 184.70225
KES 150.605099
KGS 101.898821
KHR 4696.617559
KMF 491.723396
KPW 1048.66563
KRW 1745.654305
KWD 0.359506
KYD 0.971263
KZT 551.673027
LAK 25582.449105
LBP 104331.669901
LKR 379.070912
LRD 213.527012
LSL 19.214134
LTL 3.440597
LVL 0.704831
LYD 7.429972
MAD 10.730238
MDL 20.121509
MGA 4902.662098
MKD 61.636379
MMK 2446.809006
MNT 4171.646561
MOP 9.402598
MRU 46.776235
MUR 54.645266
MVR 17.94104
MWK 2029.346205
MXN 20.111272
MYR 4.59622
MZN 74.469317
NAD 19.214235
NGN 1595.387557
NIO 43.078244
NOK 10.824097
NPR 179.460027
NZD 1.97973
OMR 0.448027
PAB 1.165436
PEN 4.016559
PGK 5.099608
PHP 71.831306
PKR 326.029029
PLN 4.247006
PYG 7133.053439
QAR 4.247816
RON 5.200963
RSD 117.395846
RUB 85.352884
RWF 1712.132771
SAR 4.374416
SBD 9.340579
SCR 15.914979
SDG 699.71378
SEK 10.976823
SGD 1.488292
SHP 0.869956
SLE 28.723019
SLL 24434.12558
SOS 669.01743
SRD 43.35443
STD 24117.743219
STN 24.493316
SVC 10.197148
SYP 128.790513
SZL 19.20076
THB 37.848763
TJS 10.890833
TMT 4.078277
TND 3.365208
TOP 2.805575
TRY 53.066072
TTD 7.912868
TWD 36.732577
TZS 3023.751425
UAH 51.460657
UGX 4358.546858
USD 1.165222
UYU 46.412204
UZS 14035.099706
VES 594.436632
VND 30690.200147
VUV 137.586688
WST 3.156028
XAF 655.778043
XAG 0.014295
XAU 0.000252
XCD 3.149071
XCG 2.100389
XDR 0.815577
XOF 655.778043
XPF 119.331742
YER 278.079904
ZAR 19.262868
ZMK 10488.39105
ZMW 22.035987
ZWL 375.201015
  • AEX

    11.4100

    1021.54

    +1.13%

  • BEL20

    23.6900

    5532.41

    +0.43%

  • PX1

    74.4700

    8082.27

    +0.93%

  • ISEQ

    53.8800

    12585.15

    +0.43%

  • OSEBX

    1.5900

    1985.91

    +0.08%

  • PSI20

    51.7100

    9124.26

    +0.57%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    31.5800

    4133.29

    +0.77%

  • N150

    24.3700

    4226.84

    +0.58%

A huit jours de sa probable chute, Bayrou ne veut rien lâcher
A huit jours de sa probable chute, Bayrou ne veut rien lâcher / Photo: Thibaud MORITZ - POOL/AFP/Archives

A huit jours de sa probable chute, Bayrou ne veut rien lâcher

François Bayrou a défendu bec et ongle ses choix budgétaires dimanche, n'entendant pas dire "au revoir" aux Français, comme l'y invitent la gauche et le RN, pressés de tourner la page de son gouvernement, à la faveur du vote de confiance du 8 septembre.

Taille du texte:

"Les jours qui vont venir sont cruciaux. Si vous imaginez que je peux abandonner les combats que je mène depuis des années et que je continuerai à mener après, vous vous trompez", a-t-il lancé lors d'une interview assez décousue depuis son bureau, retransmise sur les quatre chaînes d'information en continu.

Le Premier ministre, qui a annoncé en début de semaine sa volonté de solliciter un vote de confiance de l'Assemblée nationale le 8 septembre, a estimé que la "question" en jeu n'était pas "le destin du Premier ministre" mais celle du "destin de la France".

La gauche et le RN n'ont eu de cesse depuis de marteler qu'ils voteraient contre la confiance, rendant quasi inéluctable la chute du chef de gouvernement.

"Si le gouvernement tombe, comme (les oppositions) le souhaitent, comme ils l'annoncent (...) ça veut dire qu'on changera de politique. On abandonnera la politique pour moi vitale pour le pays" pour une "autre" politique "plus laxiste", "plus à la dérive", a plaidé le Premier ministre.

Alors que M. Bayrou recevra à partir de lundi les chefs de parti et de groupe parlementaire qui le souhaitent, en amont d'un vote à haut risque, il s'est dit une nouvelle fois ouvert à la négociation "s'ils le veulent" sur les mesures les plus controversées de son plan d'économies de 44 milliards, comme la suppression des deux jours fériés.

Il a pour autant écarté les propositions budgétaires du Parti socialiste, "volontaire" pour lui succéder à Matignon, et qui a proposé samedi de réduire le déficit de 21,7 milliards d'euros en 2026, avec à la clé une hausse des recettes, à travers une taxation des hauts patrimoines.

"Les propositions du PS, ça veut dire qu'on ne fait rien" pour réduire la dette, a-t-il balayé.

L'annonce d'un vote de confiance du Premier ministre a surpris lundi, beaucoup soupçonnant le maire de Pau de vouloir prendre les devants d'une censure de son budget à l'automne.

"Le Premier ministre ne fera pas changer d'avis le groupe du Rassemblement national que préside Marine Le Pen à l'Assemblée nationale (...) Nous voterons contre sa demande de confiance", a martelé le vice-président du RN Sébastien Chenu sur RTL dimanche.

"Le 8 septembre il devra partir. Il fait sa tournée d'adieux (...) Le seul mot que j'attends de lui maintenant, c'est de dire au revoir", a de son côté affirmé sur BFMTV le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.

"Olivier Faure qu'est-ce qu'il veut ? il veut être à Matignon", a répondu M. Bayrou, disant que son entretien n'est "sûrement pas un au revoir".

- "Suicide collectif" ? -

Le vote, qui devrait avoir lieu lundi 8 dans l'après-midi, ouvre une nouvelle période d'incertitude, avec Emmanuel Macron en première ligne, dans un contexte social éruptif.

Le chef de l'Etat, sommé par le RN et LFI de démissionner ou de dissoudre l'Assemblée nationale, va sans doute devoir dans l'immédiat se mettre en quête d'un nouveau Premier ministre. Les noms de Catherine Vautrin, Sébastien Lecornu, Gérald Darmanin ou Xavier Bertrand circulent à nouveau.

Le président de la République a redit vendredi à Toulon son soutien à son Premier ministre, qui "a raison de mettre en responsabilité les forces politiques et parlementaires" face à la situation budgétaire peu reluisante du pays.

"La France a besoin d'un budget dans les temps", face à une situation financière qui n'est "pas critique, mais tout de même préoccupante", a souligné dimanche le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, sur LCI.

Plusieurs ténors du gouvernement se sont alarmés de la situation politique dimanche. "Voulons-nous d'un suicide collectif, pas pour le gouvernement, mais pour le pays?", a ainsi demandé sur France Inter l'ancien Premier ministre Manuel Valls, invitant chacun à "trouver la voie du dialogue et du compromis".

Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a de son côté appelé les partis de gouvernement à la responsabilité, à l'heure où la "stabilité" des institutions est en jeu. "Je pense que nous sommes capables de tendre la main et qu'eux mêmes sont capables de tendre la main pour sauver l'essentiel, c'est-à-dire nos institutions", a-t-il dit à l'occasion de sa rentrée politique à Tourcoing, citant LR et le PS, "un grand parti de gouvernement".

M.Fujitav--JT