The Japan Times - A Londres, un musée met ses œuvres sur commande

EUR -
AED 4.253793
AFN 73.538311
ALL 96.012872
AMD 436.811565
ANG 2.073056
AOA 1061.957069
ARS 1594.404251
AUD 1.662949
AWG 2.087146
AZN 1.967907
BAM 1.952753
BBD 2.333738
BDT 142.199929
BGN 1.979513
BHD 0.437188
BIF 3439.490881
BMD 1.158078
BND 1.481252
BOB 8.006885
BRL 6.049219
BSD 1.158682
BTN 108.992733
BWP 15.791107
BYN 3.434259
BYR 22698.323661
BZD 2.330614
CAD 1.598929
CDF 2640.417213
CHF 0.916078
CLF 0.026914
CLP 1062.697695
CNY 7.992473
CNH 7.991953
COP 4287.771244
CRC 538.780131
CUC 1.158078
CUP 30.68906
CVE 110.741159
CZK 24.465541
DJF 205.813906
DKK 7.473348
DOP 69.918955
DZD 153.548932
EGP 60.832783
ERN 17.371166
ETB 182.173115
FJD 2.601013
FKP 0.865346
GBP 0.865298
GEL 3.120975
GGP 0.865346
GHS 12.680718
GIP 0.865346
GMD 85.116128
GNF 10167.922589
GTQ 8.86839
GYD 242.440496
HKD 9.053331
HNL 30.712537
HRK 7.537113
HTG 151.948123
HUF 386.461924
IDR 19514.76796
ILS 3.608397
IMP 0.865346
INR 108.902099
IQD 1517.081837
IRR 1520729.78105
ISK 143.208453
JEP 0.865346
JMD 182.519893
JOD 0.821096
JPY 184.418109
KES 150.260853
KGS 101.272974
KHR 4647.365541
KMF 494.499603
KPW 1042.286578
KRW 1737.441285
KWD 0.354974
KYD 0.965639
KZT 559.089227
LAK 24997.108058
LBP 103705.861729
LKR 364.424437
LRD 212.681294
LSL 19.618142
LTL 3.419502
LVL 0.70051
LYD 7.382801
MAD 10.801971
MDL 20.261343
MGA 4829.183971
MKD 61.657391
MMK 2432.15733
MNT 4133.721531
MOP 9.331543
MRU 46.473894
MUR 53.816164
MVR 17.892624
MWK 2011.581663
MXN 20.530511
MYR 4.591194
MZN 74.003039
NAD 19.60631
NGN 1605.454434
NIO 42.524631
NOK 11.217755
NPR 174.391379
NZD 1.989022
OMR 0.445279
PAB 1.158747
PEN 4.007533
PGK 4.990736
PHP 69.517674
PKR 323.162008
PLN 4.275217
PYG 7539.299492
QAR 4.220007
RON 5.095663
RSD 117.432579
RUB 93.801927
RWF 1690.793497
SAR 4.344623
SBD 9.313304
SCR 17.058428
SDG 696.005112
SEK 10.807494
SGD 1.482044
SHP 0.868858
SLE 28.43085
SLL 24284.32366
SOS 661.262482
SRD 43.243198
STD 23969.871023
STN 24.782864
SVC 10.139308
SYP 128.486707
SZL 19.569633
THB 37.787798
TJS 11.095647
TMT 4.053272
TND 3.401852
TOP 2.788373
TRY 51.370242
TTD 7.87901
TWD 36.94728
TZS 2976.328133
UAH 50.873868
UGX 4287.420243
USD 1.158078
UYU 46.90781
UZS 14128.548223
VES 535.136558
VND 30515.348392
VUV 138.399637
WST 3.17105
XAF 654.963162
XAG 0.015959
XAU 0.000254
XCD 3.129763
XCG 2.088422
XDR 0.81354
XOF 652.57625
XPF 119.331742
YER 276.375769
ZAR 19.58907
ZMK 10424.085847
ZMW 21.698169
ZWL 372.900559
  • AEX

    8.8700

    983.13

    +0.91%

  • BEL20

    108.2900

    5052.97

    +2.19%

  • PX1

    102.9900

    7846.55

    +1.33%

  • ISEQ

    267.3000

    12362.55

    +2.21%

  • OSEBX

    23.8700

    1980.05

    +1.22%

  • PSI20

    132.3400

    9014.42

    +1.49%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    55.6000

    3837.98

    +1.47%

A Londres, un musée met ses œuvres sur commande
A Londres, un musée met ses œuvres sur commande / Photo: HENRY NICHOLLS - AFP

A Londres, un musée met ses œuvres sur commande

Se faire servir une œuvre d'art sur un plateau est désormais possible à Londres où un grand musée vient d'inaugurer un espace interactif inédit qui permet aux visiteurs d'accéder sur demande à des milliers d'objets issus de ses réserves.

Taille du texte:

"C'est fantastique! Et tellement mieux qu'un musée ordinaire", s'enthousiasme Jane Bailey. Cette professeure de physique à la retraite n'arrive pas à détacher son regard de la batterie de Keith Moon, batteur du légendaire groupe de rock des années 1960-1970 The Who.

"J'aimerais le ressusciter pour qu'il puisse nous jouer un morceau, ce serait fabuleux," dit-elle en pointant du doigt l'impressionnante batterie noire et rouge disposée sur une palette, elle-même posée sur une étagère métallique.

A côté, des dizaines d'objets précieux --céramiques, tableaux, jouets issus du règne des Tudor...-- cohabitent dans cet espace aux airs de hangar commercial.

Cet endroit, c'est la Storehouse du Victoria et Albert Museum, une antenne de ce grand musée londonien des arts décoratifs, qui a ouvert le 31 mai. Mardi, elle a reçu la visite de la princesse Kate, marraine de l'institution.

Située sur l'ancien site des Jeux Olympiques de 2012, dans l'est de la capitale, elle abrite quelque 250.000 pièces issues des réserves du musée, réparties sur quatre étages, soit un cinquième de sa collection totale.

- Toucher une œuvre -

Certaines pièces comme "Le train bleu", impressionnant rideau de scène pour le ballet du même nom, long de douze mètres et peint d'après un tableau de Picasso, n'ont quasiment jamais été exposées.

Ici, pas de vitres protectrices, toutes les œuvres sont accessibles au public, sept jours sur sept, gratuitement. Mais surtout: des milliers de pièces peuvent être réservées sur le site internet du musée.

Une fois la réservation effectuée, elles sont mises à disposition du visiteur, qui peut les manipuler à l'aide de gants fournis par l'institution. Le tout sous l'étroite surveillance de membres du personnel.

Au cœur du projet: l'ouverture. Faire tomber les barrières physiques et mentales pour accueillir tous les publics, dont les jeunes.

"Notre collection appartient à tout le monde, et tout le monde doit pouvoir y avoir accès librement", explique à l'AFP Georgia Haseldine, l'une des conservatrices du musée, affirmant que cette initiative est "une première mondiale".

Reste que le projet a d'abord suscité les craintes d'une partie du personnel, redoutant des dégradations. "Mais une fois que nous avons expliqué le projet en insistant sur la nécessité de nous ouvrir et de regarder vers l'avenir", ces dernières se sont envolées, assure-t-elle.

Selon elle, "le fait de pouvoir étudier l'arrière d'un objet, regarder à l'intérieur d'une robe... toutes ces choses participent à notre façon d'appréhender notre culture matérielle".

Ce projet est "assez inhabituel", souligne auprès de l'AFP Kate Hill, chercheuse spécialiste de l'histoire des musées à l'université de Lincoln en Angleterre.

- QR Code -

Si les grands musées commencent à se lancer dans des "visites guidées" de leurs réserves, elles se résument souvent à des déambulations à côté d'œuvres hautement protégées.

"Elle sont visibles mais pas accessibles", résume-t-elle.

En pleine flânerie dans la réserve du Victoria and Albert, Gemma Glaister a un avis tranché sur le sujet. "Les œuvres d'art ne devraient pas être derrière une vitre, loin des gens, je pense qu'elles devraient être proches, interactives", soutient la jeune femme de 28 ans.

Même sentiment pour Manu Garza, un New-Yorkais installé à Londres depuis janvier, qui ne sait où donner de la tête. Selon lui, l'avenir des musées réside dans le fait d'avoir "accès aux œuvres".

Contrairement à un musée traditionnel, il n'y a ici pratiquement pas de pancartes explicatives. Mais des QR codes ont été disséminés sur le parcours. Ils renvoient au catalogue, permettant au visiteur de se renseigner sur l’œuvre qu'il vient de voir.

"Vous pouvez voir un objet que vous ne connaissiez pas il y a cinq minutes mais qui a attiré votre attention et soudain vous voulez en savoir plus. C'est formidable", dit Jane Bailey.

Pour Kate Hill, l'ouverture des réserves est une façon de faire du visiteur un acteur et non plus le réceptacle passif d'un savoir dispensé par des experts.

"C'est une invitation à participer à la conversation", conclut-elle.

K.Tanaka--JT