The Japan Times - Marcel Ophüls, maître du documentaire historique

EUR -
AED 4.255569
AFN 73.569217
ALL 95.755613
AMD 437.008887
ANG 2.073921
AOA 1062.400492
ARS 1596.510973
AUD 1.662617
AWG 2.088017
AZN 1.968901
BAM 1.953568
BBD 2.334712
BDT 142.259279
BGN 1.980339
BHD 0.439124
BIF 3438.030034
BMD 1.158561
BND 1.481871
BOB 8.010227
BRL 6.057769
BSD 1.159165
BTN 109.038223
BWP 15.797698
BYN 3.435693
BYR 22707.797359
BZD 2.331587
CAD 1.598536
CDF 2638.628761
CHF 0.915906
CLF 0.026812
CLP 1058.588213
CNY 7.985615
CNH 7.995352
COP 4292.932262
CRC 539.005004
CUC 1.158561
CUP 30.701869
CVE 110.497782
CZK 24.450503
DJF 206.440134
DKK 7.472354
DOP 69.51338
DZD 153.265352
EGP 60.806419
ERN 17.378416
ETB 182.473596
FJD 2.601259
FKP 0.865707
GBP 0.865335
GEL 3.133915
GGP 0.865707
GHS 12.668845
GIP 0.865707
GMD 85.150373
GNF 10169.266904
GTQ 8.872091
GYD 242.541684
HKD 9.05755
HNL 30.725138
HRK 7.532503
HTG 152.011542
HUF 385.871527
IDR 19528.705728
ILS 3.60762
IMP 0.865707
INR 108.560417
IQD 1517.715028
IRR 1521219.675342
ISK 143.197193
JEP 0.865707
JMD 182.596072
JOD 0.821466
JPY 184.294578
KES 150.269031
KGS 101.315237
KHR 4645.830177
KMF 493.54763
KPW 1042.721602
KRW 1736.022326
KWD 0.354636
KYD 0.966042
KZT 559.322576
LAK 24995.955609
LBP 103749.145909
LKR 364.576538
LRD 212.76958
LSL 19.753733
LTL 3.42093
LVL 0.700802
LYD 7.379732
MAD 10.804718
MDL 20.2698
MGA 4819.613964
MKD 61.646764
MMK 2433.17245
MNT 4135.44684
MOP 9.335438
MRU 46.49301
MUR 53.873392
MVR 17.911178
MWK 2011.261646
MXN 20.551814
MYR 4.593669
MZN 74.043317
NAD 19.7532
NGN 1600.610517
NIO 42.542292
NOK 11.215879
NPR 174.464166
NZD 1.989644
OMR 0.445468
PAB 1.15923
PEN 4.006882
PGK 4.995141
PHP 69.446508
PKR 323.325465
PLN 4.273631
PYG 7542.446202
QAR 4.222375
RON 5.094658
RSD 117.44566
RUB 93.873663
RWF 1690.34063
SAR 4.346593
SBD 9.317119
SCR 15.810264
SDG 696.295134
SEK 10.785219
SGD 1.482188
SHP 0.869221
SLE 28.497915
SLL 24294.459313
SOS 662.119922
SRD 43.261249
STD 23979.875432
STN 24.874307
SVC 10.14354
SYP 128.540334
SZL 19.75347
THB 37.709977
TJS 11.100278
TMT 4.066549
TND 3.362145
TOP 2.789536
TRY 51.387863
TTD 7.882299
TWD 36.959244
TZS 2977.57035
UAH 50.895102
UGX 4289.209702
USD 1.158561
UYU 46.927388
UZS 14140.237955
VES 531.638381
VND 30528.084714
VUV 138.457402
WST 3.172374
XAF 655.236527
XAG 0.015925
XAU 0.000254
XCD 3.131069
XCG 2.089294
XDR 0.813879
XOF 654.010453
XPF 119.331742
YER 276.435289
ZAR 19.583271
ZMK 10428.435247
ZMW 21.707225
ZWL 373.056198
  • AEX

    8.8700

    983.13

    +0.91%

  • BEL20

    108.2900

    5052.97

    +2.19%

  • PX1

    102.9900

    7846.55

    +1.33%

  • ISEQ

    267.3000

    12362.55

    +2.21%

  • OSEBX

    23.8700

    1980.05

    +1.22%

  • PSI20

    132.3400

    9014.42

    +1.49%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    55.6000

    3837.98

    +1.47%

Marcel Ophüls, maître du documentaire historique
Marcel Ophüls, maître du documentaire historique / Photo: © AFP/Archives

Marcel Ophüls, maître du documentaire historique

Documentariste de légende, Marcel Ophüls, décédé samedi à l'âge de 97 ans, s'est fait un (pré)nom grâce à ses films sur l'histoire du XXe siècle dont le plus célèbre, "Le Chagrin et la pitié", sur la France de Vichy, a été interdit d'antenne pendant dix ans.

Taille du texte:

Chronique d'une ville française -- Clermont-Ferrand -- sous l'Occupation, le film a scandalisé ses contemporains en dynamitant la légende rose de la résistance. Interdit jusqu'en 1981 à la télévision publique, qui l'a pourtant financé, c'est dès 1971 un succès en salles malgré sa durée (4H15).

Pour se défendre de ce succès, jugé un peu encombrant, Marcel Ophüls aimait à rappeler qu'il s'agissait d'un film de commande, tombé au bon moment.

"Je crois qu'il y a des moments dans l'histoire où si ce n'est pas untel qui s'y colle, ce sera un autre. En 69-70, le mythe gaullisto-communiste touchait à son terme. Il fallait bien que quelque part quelqu'un crève l'abcès", racontait-il au magazine Les Inrocks en 2014.

Avant de s'imposer dans le documentaire, en renouvelant la technique de l'interview et celle du montage, le fils du cinéaste Max Ophüls ("La Ronde") a longtemps rêvé de fiction. "La comédie et la comédie musicale, c'est vraiment ce que j'aurais voulu faire", confiait-il à l'AFP en 2013.

- Hollywood et Mitteleuropa -

Né Hans Marcel Oppenheimer, à Francfort (Allemagne) le 1er novembre 1927, il devient français en 1938 après le départ de sa famille qui fuit en 1933 les persécutions des juifs par les nazis, puis Américain après un nouvel exil en 1941 loin de la France collaborationniste.

Il grandit à Hollywood et part en 1947 comme GI au Japon. De retour à Paris en 1950, il débute comme assistant-réalisateur, notamment sur le dernier film de son père, "Lola Montès" (1955).

Grand ami de François Truffaut, il passe derrière la caméra en 1962 avec un sketch pour "L'Amour à vingt ans" et s'essaie à la fiction ("Peau de Banane" en 1963, avec Jean-Paul Belmondo et Jeanne Moreau, "Faites vos jeux, mesdames" en 1965) avant d'opter pour le documentaire, embauché par l'ORTF, la radio-télévision publique française.

Sa rencontre avec Alain de Sedouy et André Harris, maîtres d'oeuvre d'une émission de reportage sur l'ORTF, va donner naissance, après quelques péripéties, au "Chagrin et la pitié".

Son style, c'est une subjectivité revendiquée, un questionnement au scalpel. L'Holocauste l'obsède: "je ne crois pas à la culpabilité collective", dit celui pour qui le documentaire est "un remède contre le faux sérieux des commémorations".

Sa méthode: choisir une idée "porte-manteau", une base qui lui laisse plus de liberté qu'un scénario, mener des entretiens serrés avec des témoins puis effectuer un gros travail de montage avec des citations musicales et cinématographiques en contrepoint.

- Oscar en 1989 -

Les Petits chanteurs viennois rythment ainsi "Hotel Terminus - Klaus Barbie, sa vie et son temps", son chef d'oeuvre qui lui vaut l'Oscar du meilleur film documentaire en 1989, après un tournage épuisant.

Dans "Veillées d'armes, histoire du journalisme en temps de guerre" (1994), l'interview à Sarajevo d'un acteur privé de ses jambes par un obus est ponctuée d'extraits shakespeariens -- "Henry V" de Laurence Olivier -- ou musicaux -- "Yankee Doodle Dandy" de Michael Curtiz.

"Les documentaires restent de la mise en scène", expliquait à l'AFP le cinéaste qui abhorrait le commentaire et l"hypocrisie faussement objective", mais détestait également qu'on mélange sans prévenir réalité et fiction.

La maîtrise de trois langues l'aidera à interviewer le nazi Albert Speer pour "Memory of Justice" ("L'Empreinte de la Justice", 1976) interrogeant le procès de Nuremberg ou le maître-espion est-allemand Markus Wolf pour "November Days" (1991) après la chute du mur de Berlin.

Après l'échec commercial de "Veillées d'armées", il se réfugie dans le Béarn, dans le Sud-Ouest de la France, et reste de longues années sans travailler. Jusqu'à "Un voyageur", présenté en 2013 dans une salle comble au Festival de Cannes.

Carnet de voyage intime, entrecoupé d'extraits de classiques du cinéma dont des films d'Ophüls père, ce dernier film ramène le réalisateur dans les lieux marquants de sa jeunesse, en Suisse, en Amérique et en France.

Selon sa famille, au moment de sa mort, Marcel Ophüls travaillait à un film quasi achevé sur la montée de l'extrême droite en Europe et aux États-Unis et sur le conflit israélo-palestinien. Il y interrogeait l'occupation des territoires palestiniens et le lien possible entre cette situation et le regain d'antisémitisme en Europe.

Y.Hara--JT