The Japan Times - Mohamed Lakhdar Hamina, l'Algérien qui soufflait sur les braises

EUR -
AED 4.26336
AFN 72.539743
ALL 95.969597
AMD 436.761633
ANG 2.078085
AOA 1064.533294
ARS 1622.239954
AUD 1.665755
AWG 2.092209
AZN 1.969529
BAM 1.955155
BBD 2.333461
BDT 142.163126
BGN 1.984315
BHD 0.438291
BIF 3440.935805
BMD 1.160887
BND 1.482398
BOB 8.023389
BRL 6.057509
BSD 1.158533
BTN 108.556609
BWP 15.874697
BYN 3.429869
BYR 22753.389691
BZD 2.330162
CAD 1.601177
CDF 2643.919879
CHF 0.915354
CLF 0.026906
CLP 1062.339221
CNY 8.001646
CNH 8.006409
COP 4301.342579
CRC 539.805739
CUC 1.160887
CUP 30.763512
CVE 110.230079
CZK 24.422339
DJF 206.314639
DKK 7.471476
DOP 69.405023
DZD 153.81363
EGP 61.066959
ERN 17.413308
ETB 179.100647
FJD 2.600677
FKP 0.867445
GBP 0.864925
GEL 3.140219
GGP 0.867445
GHS 12.657881
GIP 0.867445
GMD 85.321598
GNF 10154.564337
GTQ 8.872189
GYD 242.46692
HKD 9.074133
HNL 30.67796
HRK 7.537175
HTG 151.908604
HUF 389.104442
IDR 19589.971991
ILS 3.616338
IMP 0.867445
INR 109.019845
IQD 1517.69958
IRR 1524273.954377
ISK 143.799761
JEP 0.867445
JMD 182.824207
JOD 0.823051
JPY 184.365141
KES 150.462767
KGS 101.518661
KHR 4649.426928
KMF 494.537784
KPW 1044.815161
KRW 1737.721097
KWD 0.355777
KYD 0.965482
KZT 559.295588
LAK 24943.775471
LBP 103754.689722
LKR 364.169925
LRD 212.602647
LSL 19.751088
LTL 3.427798
LVL 0.702209
LYD 7.38666
MAD 10.800599
MDL 20.263319
MGA 4837.30086
MKD 61.648395
MMK 2438.057732
MNT 4143.749921
MOP 9.336622
MRU 46.206372
MUR 53.934929
MVR 17.946995
MWK 2008.89436
MXN 20.584621
MYR 4.602915
MZN 74.19248
NAD 19.751088
NGN 1599.354434
NIO 42.635575
NOK 11.294841
NPR 173.683496
NZD 1.992756
OMR 0.446361
PAB 1.158523
PEN 4.007379
PGK 5.003307
PHP 69.633526
PKR 323.679158
PLN 4.267218
PYG 7559.605105
QAR 4.224862
RON 5.094906
RSD 117.448079
RUB 93.885915
RWF 1694.890056
SAR 4.354847
SBD 9.335826
SCR 15.98465
SDG 697.693459
SEK 10.763046
SGD 1.483788
SHP 0.870966
SLE 28.553338
SLL 24343.237318
SOS 662.061742
SRD 43.347429
STD 24028.021821
STN 24.491714
SVC 10.137657
SYP 128.798415
SZL 19.749403
THB 37.717178
TJS 11.116578
TMT 4.074714
TND 3.398223
TOP 2.795137
TRY 51.494061
TTD 7.871405
TWD 37.026486
TZS 2983.548704
UAH 50.880828
UGX 4338.513435
USD 1.160887
UYU 47.215042
UZS 14134.339587
VES 532.705795
VND 30589.378487
VUV 138.735394
WST 3.178743
XAF 655.726671
XAG 0.015845
XAU 0.000253
XCD 3.137356
XCG 2.088012
XDR 0.815514
XOF 655.749258
XPF 119.331742
YER 276.985155
ZAR 19.558738
ZMK 10449.374887
ZMW 21.926054
ZWL 373.805214
  • AEX

    5.5500

    979.73

    +0.57%

  • BEL20

    98.9000

    5043.72

    +2%

  • PX1

    87.5000

    7830.83

    +1.13%

  • ISEQ

    258.8700

    12355.76

    +2.14%

  • OSEBX

    23.8700

    1980.05

    +1.22%

  • PSI20

    133.2400

    9015.6

    +1.5%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -57.9900

    3544.03

    -1.61%

  • N150

    52.9500

    3835.3

    +1.4%

Mohamed Lakhdar Hamina, l'Algérien qui soufflait sur les braises
Mohamed Lakhdar Hamina, l'Algérien qui soufflait sur les braises / Photo: Raph GATTI - AFP/Archives

Mohamed Lakhdar Hamina, l'Algérien qui soufflait sur les braises

Chroniqueur de son jeune pays à travers des films parfois dérangeants inspirés de son parcours personnel, l'Algérien Mohamed Lakhdar Hamina, décédé vendredi à 95 ans, reste à ce jour le seul cinéaste arabe et africain lauréat d'une Palme d'or au festival de Cannes.

Taille du texte:

Son film "Chronique des années de braise" a décroché la Palme d'or en 1975, propulsant définitivement cet autodidacte en réalisateur d'envergure mondiale. Ironie du sort, une version restaurée a été présentée vendredi sur la Croisette, 50 ans après obtenu cette récompense.

La lutte pour l'indépendance de l'Algérie est au coeur de cette grande fresque historique qui raconte en six tableaux, de 1939 à 1954, la naissance d'une nation avec le cheminement du peuple algérien jusqu'à l'embrasement contre la colonisation française.

- Enfant de l'Aurès -

"Le Tiers-monde a trouvé son cinéaste", titre alors en Une Jeune Afrique même si le réalisateur, scénariste et acteur de certains de ses films, ne fera plus que trois longs-métrages après cette consécration. Il s'abstient notamment de tourner pendant la décennie noire, la meurtrière guerre civile algérienne des années 1990.

"Je n'ai pas la prétention d'écrire l'histoire du peuple algérien. Je raconte une histoire. Mais chacun de mes films est une page dans le dossier de la société algérienne, arabe, tiers-mondiste et même mondiale", revendiquait-il en 1984 dans Jeune Afrique.

Né le 26 février 1934 à M'sila dans l'Aurès (nord-est), Mohamed Lakhdar Hamina est le fils de modestes paysans des hauts plateaux.

Après une école d'agriculture, il poursuit en 1952 ses études en France, à Antibes (sud), où il rencontre sa future épouse, Française, avec qui il aura quatre fils.

Pendant la guerre d'Algérie, son père est enlevé, torturé et tué par l'armée française. Appelé sous les drapeaux en 1958, il rejoint à Tunis la résistance algérienne. On lui demande son métier. Cinéaste, répond-il crânement, alors qu'il n'a encore jamais tenu de caméra.

Il apprend sur le tas, fait un stage aux actualités tunisiennes, tourne ses premiers courts-métrages et se spécialise dans la prise de vue dans une école de cinéma de Prague.

A l'indépendance, il devient directeur des actualités algériennes, jusqu'en 1974. Il prendra aussi la direction, entre 1981 et 1984, de l'Office national pour le commerce et l'industrie cinématographique algérienne.

Abandonnant les documentaires pour la fiction, il marque les esprits dès son premier long-métrage, "Le Vent des Aurès" (1967). Inspiré de l'histoire de sa grand-mère, le film, déjà récompensé à Cannes avec le Prix de la première oeuvre, montre le combat d'une mère pour retrouver son fils prisonnier des Français.

- Guerre d'Algérie omniprésente -

Une guerre d'Algérie omniprésente dans son oeuvre, sans ménager personne. On la retrouve dans "Hassen Terro" (1968), pastiche à succès avec son antihéros Rouiched, l'équivalent algérien de Fernandel, dans "Décembre" (1973), où il évoque à travers son père la torture par l'armée française, et bien sûr dans "Chronique". "Je puise dans ma mémoire pour trouver le ton juste", disait-il.

Connu pour ses coups de gueule sur et en dehors des plateaux, il aborde également le sort cruel des femmes dans les pays musulmans avec "Vent de sable" (1982), sélectionné à Cannes et aux Oscars et dédié à sa mère et ses 16 maternités. "Je l'ai toujours connue enceinte et cloîtrée".

Et il raconte aussi sa passion d'enfant pour son institutrice française, interprétée par Véronique Jannot, dans "La Dernière image" (1986).

Toujours des productions à très gros budget, qui font grincer des dents. Certains l'accusent d'être favorisé par sa proximité avec le pouvoir algérien. Même si, avec son franc-parler, il ne mâche pas ses mots et n'est pas toujours en odeur de sainteté avec le régime.

Comme quand il dénonce le "vide culturel" de son pays. "A travers toute l'Algérie, je n'ai jamais vu autant de gens se défoncer à la bière (...) On leur a donné à choisir entre le bar et la mosquée et les deux excès ne sont pas bons", s'indignait en 1985 ce musulman non pratiquant.

Qui balayait aussi les critiques sur son goût pour "le spectaculaire" et "les superproductions". "Je n'aime pas les films des moralistes, des thuriféraires, de tous ceux qui prétendent transmettre un message et ne communiquent que l'ennui".

K.Abe--JT