The Japan Times - JO-2024: le secret des photos les plus marquantes de l'AFP

EUR -
AED 4.225536
AFN 74.787914
ALL 93.340449
AMD 421.450843
AOA 1055.089999
ARS 1718.9768
AUD 1.639962
AWG 2.073936
AZN 1.954509
BAM 1.956036
BBD 2.32096
BDT 142.297166
BHD 0.434547
BIF 3409.355741
BMD 1.150589
BND 1.477898
BOB 14.029692
BRL 5.855323
BSD 1.152339
BTN 109.809247
BWP 15.672754
BYN 3.368577
BYR 22551.540548
BZD 2.317659
CAD 1.618071
CDF 2602.63217
CHF 0.932512
CLF 0.026954
CLP 1064.306821
CNY 7.769468
CNH 7.771434
COP 3733.119891
CRC 523.456324
CUC 1.150589
CUP 30.490603
CVE 110.278304
CZK 24.205519
DJF 205.204755
DKK 7.475249
DOP 66.847193
DZD 153.027114
EGP 57.761807
ERN 17.258832
ETB 185.995213
FJD 2.550165
FKP 0.856466
GBP 0.857016
GEL 3.003167
GGP 0.856466
GHS 13.465624
GIP 0.856466
GMD 85.143351
GNF 10119.220751
GTQ 8.792061
GYD 241.46913
HKD 9.023786
HNL 30.887323
HRK 7.534283
HTG 150.670141
HUF 363.753472
IDR 20743.965538
ILS 3.499918
IMP 0.856466
INR 109.684828
IQD 1509.56899
IRR 1582347.251877
ISK 142.005874
JEP 0.856466
JMD 182.539641
JOD 0.815766
JPY 181.438069
KES 148.828915
KGS 100.619085
KHR 4656.622468
KMF 492.452069
KRW 1647.154159
KWD 0.356105
KYD 0.960308
KZT 546.631193
LAK 26063.144177
LBP 103197.3525
LKR 386.906675
LRD 208.005093
LSL 19.004993
LTL 3.397389
LVL 0.69598
LYD 7.344886
MAD 10.744696
MDL 20.120427
MGA 4908.528158
MKD 61.532423
MMK 2415.852808
MNT 4124.054667
MOP 9.308242
MRU 46.151966
MUR 54.123901
MVR 17.77659
MWK 1998.215008
MXN 19.912549
MYR 4.711637
MZN 73.520492
NAD 19.004828
NGN 1570.047266
NIO 42.405116
NOK 10.969426
NPR 175.692905
NZD 1.962001
OMR 0.442398
PAB 1.152339
PEN 3.89207
PGK 5.085547
PHP 70.409176
PKR 319.97992
PLN 4.312131
PYG 6873.829237
QAR 4.200907
RON 5.245763
RSD 117.368104
RUB 92.514144
RWF 1689.881831
SAR 4.307953
SBD 9.286582
SCR 16.93683
SDG 690.353503
SEK 11.003773
SGD 1.476504
SLE 28.131763
SOS 658.570862
SRD 43.499141
STD 23814.865202
STN 24.502636
SVC 10.083129
SZL 19.008128
THB 38.459009
TJS 10.642084
TMT 4.027061
TND 3.381508
TRY 54.716199
TTD 7.813875
TWD 37.2693
TZS 3043.888404
UAH 51.690362
UGX 4312.520249
USD 1.150589
UYU 46.345591
UZS 13816.546703
VES 860.469449
VND 30239.199638
VUV 137.085532
WST 3.143657
XAF 656.027589
XAG 0.01946
XAU 0.000283
XCD 3.109523
XCG 2.076832
XDR 0.815891
XOF 656.036142
XPF 119.331742
YER 274.273903
ZAR 18.996284
ZMK 10356.679715
ZMW 21.656424
ZWL 370.489125
  • AEX

    7.6100

    1109.88

    +0.69%

  • BEL20

    23.8000

    5690.92

    +0.42%

  • PX1

    -3.4500

    8610.07

    -0.04%

  • ISEQ

    -71.3300

    13645.64

    -0.52%

  • OSEBX

    15.9800

    2039.15

    +0.79%

  • PSI20

    26.6000

    9197.3

    +0.29%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -94.5100

    4181.81

    -2.21%

  • N150

    5.1500

    4296.75

    +0.12%

JO-2024: le secret des photos les plus marquantes de l'AFP
JO-2024: le secret des photos les plus marquantes de l'AFP / Photo: Jerome BROUILLET - AFP

JO-2024: le secret des photos les plus marquantes de l'AFP

Un surfeur "au-dessus des nuages", un champion de BMX à l'assaut de l'obélisque de la Concorde, la toute première plongée dans la Seine... des photographes de l'AFP racontent comment ils ont immortalisé ces séquences marquantes des Jeux olympiques de Paris.

Taille du texte:

- Surf en lévitation

C'est une des images les plus reprises de ces Jeux: le surfeur brésilien Gabriel Medina comme en lévitation au-dessus des vagues, l'index vers le ciel, sa planche de surf à la verticale dans son dos, à Teahupo'o le 29 juillet.

Un cliché signé Jérôme Brouillet, qui se trouvait sur un bateau dans le chenal, une zone d'eau plus profonde et plus calme sur le côté de la vague, sans vue dégagée sur l'action.

"Je suis aveugle" à ce moment-là, explique le photographe. Mais c'était exactement l'endroit où il fallait se trouver pour immortaliser le "kick out" (moment où le surfeur sort de la vague à la fin de sa course) du Brésilien.

- BMX à l'assaut de l'obélisque

Un décor unique, un positionnement étudié et une "énorme part de chance", c'est la recette du cliché du champion de BMX José Torres Gil qui semble se dresser avec son vélo sur l'un des flancs de l'obélisque de la place de la Concorde.

Une photo prise par Jeff Pachoud le 29 juillet lors des entraînements, deux jours avant que l'Argentin ne s'empare de l'or olympique.

"Je n'ai pas fait un clic, c'est une rafale et, dans la rafale, il y a une image où il y a cette impression visuelle un peu étonnante", précise le photographe.

- Selfie viral des Coréens du Nord et du Sud

C'est une image inédite: le selfie des pongistes de Corée du Nord et du Sud, médaillés et rassemblés sur le podium le 30 juillet, est devenu viral, alors que Séoul et Pyongyang sont techniquement en guerre depuis 1953.

Un rare moment d'unité qui n'a rien de spontané, le +selfie de la victoire+ pris par un téléphone Samsung, partenaire des JO, étant un passage obligé. Il a tout de même ému le photographe sud-coréen Jung Yeon-je.

"La génération de mes parents, qui a connu la guerre de Corée, a pu considérer la Corée du Nord comme hostile. Mais, aujourd'hui, de nombreux Sud-Coréens la considèrent comme un simple pays voisin avec qui coexister", assure-t-il, espérant voir à l'avenir "les joueurs nord-coréens et sud-coréens s'amuser et rire davantage ensemble".

- Léon Marchand en contre-plongée

Avec quatre titres et une médaille de bronze, Léon Marchand est une des sensations de ces JO. Le Français est par ailleurs devenu le premier nageur depuis plus d'un siècle à décrocher deux médailles d'or individuelles dans la même soirée.

Un champion immortalisé par Oli Scarff, auteur d'une photo sous-marine illustrant la puissance du nageur lors de la demi-finale du 200 m papillon, le 30 juillet, prise avec une caméra robotisée sous-marine développée depuis de nombreuses années par le photographe de l'AFP François-Xavier Marit.

"La caméra robotisée est placée dans la piscine, selon nos instructions, par une équipe de plongeurs du Comité international olympique et contrôlée à distance par nos soins", explique Oli Scarff.

"Le défi consiste, comme pour la photographie classique, à trouver quelque chose d'immédiatement intéressant et captivant", poursuit-il. "Dès que j'ai vu cette photo s'afficher, j'ai su qu'il fallait l'envoyer rapidement. C'est exactement le genre de photo que je recherche".

- Premier plongeon dans la Seine

Très attendue après l'annulation de plusieurs entraînements et un report en raison de la qualité insuffisante de l'eau, la première épreuve des JO dans la Seine a été le triathlon féminin, remporté par la Française Cassandre Beaugrand le 31 juillet.

Ce premier plongeon a été capturé dans l'eau par Martin Bureau, équipé d'un caisson étanche pour protéger son boîtier, au pied du pont Alexandre III, duquel se sont élancées les nageuses.

Il raconte: "Il y avait beaucoup de courant. J'étais attaché par le poignet au responsable sécurité des JO qui s'était mis à l'eau une première fois pour tester la possibilité de faire descendre deux photographes en même temps, ce qui n'a pas été possible. Le simple fait de rester sur place dans les effluves de gasoil était épuisant".

"Cette première épreuve dans la Seine était très attendue et le fait que les nageuses soit nombreuses au départ rendait la chose très graphique quel que soit le point de vue", ajoute-t-il, parlant de Paris comme "couleur de ces JO".

- Sacre des judokas français

Les judokas français étaient à la fête le 3 août après avoir remporté leur deuxième titre olympique par équipe mixte face au Japon, grâce notamment à deux victoires de leur leader Teddy Riner.

Un sacre immortalisé par Jack Guez, qui a photographié les champions et leurs médailles par en-dessous. Ce cliché lui tenait à coeur depuis les Jeux de Tokyo en 2021, où les Bleus avaient déjà gagné contre les Japonais, mais lui avait été refusé par la Fédération internationale de judo, l'accès au tatami étant interdit.

"Cette année, je me suis dit: il faut que je réussisse. J'ai fait comprendre au responsable que j'étais intéressé, sans trop espérer", confie-t-il. Une requête finalement acceptée.

- Explosion de Novak Djokovic

C'était le dernier titre majeur qui manquait à sa carrière: le 4 août, Novak Djokovic est devenu champion olympique après un match contre l'Espagnol Carlos Alcaraz à l'issue duquel il n'a pas réussi à contenir son émotion.

Un moment rare, le tennisman étant connu pour son stoïcisme, auquel a assisté Patricia de Melo Moreira, placée jusqu'au dernier moment du côté d'Alcaraz.

"J'hésite à bouger, chacun des deux étant en mesure de gagner. Puis Djokovic commence à faire basculer le jeu, alors je cours jusqu'à l'autre bout du terrain", raconte-t-elle. Le Serbe l'emporte quelques instants plus tard et laisse exploser son émotion devant son appareil. "J'ai senti que, quel que soit l'avenir de Djokovic, j'avais immortalisé ce qui semblait être la pièce manquante d'une carrière complète, son dévouement au sport, à sa famille et à son pays", juge la photographe.

- Finale du 100m sur le fil

Rarement une course aura été aussi serrée: le 4 août, le sprinteur américain Noah Lyles est devenu champion olympique du 100 m seulement cinq millièmes devant le Jamaïcain Kishane Thompson.

"La finale du 100 m est toujours un événement sous haute tension", souligne Jewel Samad, qui a immortalisé cette victoire sur le fil grâce à l'un de ses dix appareils installés en hauteur et qu'il déclenche depuis la ligne d'arrivée. "Comme cette finale a été très serrée, cette perspective depuis le sommet offre un angle de vue intéressant".

"Je me sens toujours privilégié de faire partie de l'équipe qui couvre l'athlétisme et j'attends avec impatience le 100 m, où je tourne généralement avec 11 à 12 caméras qui tournent simultanément pour capturer autant d'angles que possible de cette course qui dure à peine 10 secondes", ajoute-t-il.

- Geste "super classe" des gymnastes américaines

Sacrée au sol le 5 août, la gymnaste brésilienne Rebeca Andrade a non seulement obtenu la reconnaissance des juges mais aussi de ses paires. Alors qu'elle montait sur la première marche du podium, les Américaines Simone Biles - sa grande rivale - et Jordan Chiles, respectivement en argent et bronze, se sont agenouillées pour témoigner de leur admiration.

"Un geste super classe", symbole de sororité, capturé par Gabriel Bouys et devenu viral.

"J'ai vu les Américaines se parler avant la remise des médailles, je me suis douté qu'il allait se passer quelque chose et j'ai décidé d'élargir le champ", se souvient-il. "Ce n'est pas moi qui fait la photo, ce sont elles. C'était un moment super sympa", à l'image de l'ambiance générale de ces Jeux, se réjouit-il.

- Perspective graphique pour Simone Biles

Alors qu'elle avait jusque-là réalisé un sans-faute en remportant trois médailles d'or en trois épreuves, la superstar de la gymnastique Simone Biles a échoué sur la poutre le 5 août, terminant seulement cinquième après une chute.

Un échec qui n'a pas empêché Loïc Venance de signer un cliché très graphique de l'Américaine. "Ce que je cherche sur la gym, ce sont des photos vraiment +clean+ (propres), avec le fond noir et surtout pas les panneaux lumineux et les logos", explique-t-il.

Pour cette dernière journée de la gymnastique artistique, le photographe est arrivé au moins deux heures à l'avance pour avoir la place idéale. "Je cherchais une position de trois quarts mais pas trop pour pouvoir quand même avoir une vision de la poutre bien de face, tout en gardant un fond bien noir derrière", se souvient-il. "Je me suis baissé le plus possible, j'étais pratiquement assis par terre pour mettre la perspective du muret au niveau de la poutre".

- Armand Duplantis toujours plus haut

C'était écrit mais le "Mondo show" a tenu ses promesses le 5 août, Armand Duplantis s'adjugeant sans rival son deuxième titre olympique, avant de porter à 6,25 m, au bout du suspense, son record du monde à la perche.

"L'atmosphère était incroyable, le bruit de la foule extraordinaire", se remémore Ben Stansall, qui a capturé la performance du Suédois, notamment au moment de sa retombée.

"Je me tenais de l'autre côté du terrain, avec un objectif de 400 mm (...) La distance permettait aux anneaux olympiques de Paris d'être bien visibles sur la photo lorsqu'il passait. Heureusement, je me suis tenu à l'écart des autres photographes, ce qui est rare pendant l'athlétisme et ce qui a rendu l'image unique", se félicite-t-il.

- Surf sous-marin

Le Tahitien Kauli Vaast a dompté la vague de Teahupo'o pour devenir le premier champion olympique français de l'histoire du surf, dans la nuit du 5 au 6 août.

Seul photographe d'agence accrédité sous l'eau pour ces épreuves, Ben Thouard a notamment immortalisé le surfeur lors des demi-finales, quelques heures avant son sacre.

Pour réaliser ce genre de cliché, "il faut avoir un placement très précis et très proche", explique celui qui fait des photos de surf depuis une vingtaine d'années. Le maître mot, c'est "l'anticipation" du mouvement de la vague, des surfeurs, mais aussi du matériel.

Au moment où il plonge en apnée, "tous les réglages doivent être prêts". Entre l'appareil photo placé dans un caisson étanche et le masque sur les yeux, impossible d'accéder précisément aux commandes.

T.Maeda--JT