The Japan Times - JO-2024: le secret des photos les plus marquantes de l'AFP

EUR -
AED 4.325115
AFN 75.960045
ALL 95.502105
AMD 434.86493
ANG 2.107954
AOA 1081.131951
ARS 1639.146274
AUD 1.625507
AWG 2.119867
AZN 2.005656
BAM 1.957893
BBD 2.371724
BDT 144.491599
BGN 1.964531
BHD 0.444636
BIF 3505.247586
BMD 1.177704
BND 1.493297
BOB 8.1377
BRL 5.789944
BSD 1.177554
BTN 111.199974
BWP 15.810904
BYN 3.328058
BYR 23083.000864
BZD 2.368321
CAD 1.612377
CDF 2727.563092
CHF 0.915417
CLF 0.026664
CLP 1049.393639
CNY 8.014336
CNH 8.004449
COP 4413.940847
CRC 541.330493
CUC 1.177704
CUP 31.209159
CVE 110.373163
CZK 24.292264
DJF 209.714213
DKK 7.473098
DOP 70.034877
DZD 155.763467
EGP 62.090682
ERN 17.665562
ETB 183.883897
FJD 2.572047
FKP 0.865402
GBP 0.864288
GEL 3.155907
GGP 0.865402
GHS 13.266183
GIP 0.865402
GMD 85.972603
GNF 10332.125269
GTQ 8.991613
GYD 246.403439
HKD 9.220214
HNL 31.307472
HRK 7.536367
HTG 154.184845
HUF 354.593164
IDR 20429.633469
ILS 3.416876
IMP 0.865402
INR 111.194996
IQD 1542.749409
IRR 1546207.746698
ISK 143.78596
JEP 0.865402
JMD 185.608441
JOD 0.835018
JPY 184.405653
KES 152.100798
KGS 102.955487
KHR 4725.051722
KMF 493.457997
KPW 1059.875934
KRW 1720.53171
KWD 0.36238
KYD 0.981449
KZT 544.243347
LAK 25826.612157
LBP 105460.451551
LKR 379.121531
LRD 216.101041
LSL 19.320356
LTL 3.477455
LVL 0.712381
LYD 7.446297
MAD 10.769754
MDL 20.138531
MGA 4918.820342
MKD 61.661657
MMK 2472.715575
MNT 4214.888329
MOP 9.495452
MRU 47.071326
MUR 55.139624
MVR 18.201375
MWK 2041.682836
MXN 20.266415
MYR 4.617803
MZN 75.226608
NAD 19.320356
NGN 1601.724866
NIO 43.332465
NOK 10.853009
NPR 177.936238
NZD 1.976529
OMR 0.452833
PAB 1.177659
PEN 4.07139
PGK 5.200096
PHP 71.23949
PKR 328.187817
PLN 4.233434
PYG 7193.049039
QAR 4.304218
RON 5.220994
RSD 117.367624
RUB 87.395277
RWF 1726.445805
SAR 4.452457
SBD 9.459623
SCR 16.870726
SDG 707.204687
SEK 10.853957
SGD 1.492339
SHP 0.879275
SLE 28.968733
SLL 24695.862149
SOS 673.019549
SRD 44.082684
STD 24376.097627
STN 24.524033
SVC 10.304098
SYP 130.18806
SZL 19.307642
THB 37.932704
TJS 10.987647
TMT 4.133741
TND 3.420657
TOP 2.835629
TRY 53.422894
TTD 7.980821
TWD 36.878616
TZS 3060.139342
UAH 51.72599
UGX 4412.323986
USD 1.177704
UYU 46.966026
UZS 14283.998023
VES 584.387458
VND 30983.040139
VUV 138.999877
WST 3.18462
XAF 656.659058
XAG 0.014577
XAU 0.00025
XCD 3.182804
XCG 2.12228
XDR 0.819107
XOF 656.600455
XPF 119.331742
YER 281.004388
ZAR 19.315467
ZMK 10600.751704
ZMW 22.420971
ZWL 379.220248
  • AEX

    -1.9400

    1017.5

    -0.19%

  • BEL20

    -6.5600

    5463.32

    -0.12%

  • PX1

    -89.4000

    8112.57

    -1.09%

  • ISEQ

    -222.6400

    12721.67

    -1.72%

  • OSEBX

    -8.9100

    1970.28

    -0.45%

  • PSI20

    -66.6800

    9067.26

    -0.73%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -6.0000

    3992.65

    -0.15%

  • N150

    -9.6600

    4189.18

    -0.23%

JO-2024: le secret des photos les plus marquantes de l'AFP
JO-2024: le secret des photos les plus marquantes de l'AFP / Photo: Jerome BROUILLET - AFP

JO-2024: le secret des photos les plus marquantes de l'AFP

Un surfeur "au-dessus des nuages", un champion de BMX à l'assaut de l'obélisque de la Concorde, la toute première plongée dans la Seine... des photographes de l'AFP racontent comment ils ont immortalisé ces séquences marquantes des Jeux olympiques de Paris.

Taille du texte:

- Surf en lévitation

C'est une des images les plus reprises de ces Jeux: le surfeur brésilien Gabriel Medina comme en lévitation au-dessus des vagues, l'index vers le ciel, sa planche de surf à la verticale dans son dos, à Teahupo'o le 29 juillet.

Un cliché signé Jérôme Brouillet, qui se trouvait sur un bateau dans le chenal, une zone d'eau plus profonde et plus calme sur le côté de la vague, sans vue dégagée sur l'action.

"Je suis aveugle" à ce moment-là, explique le photographe. Mais c'était exactement l'endroit où il fallait se trouver pour immortaliser le "kick out" (moment où le surfeur sort de la vague à la fin de sa course) du Brésilien.

- BMX à l'assaut de l'obélisque

Un décor unique, un positionnement étudié et une "énorme part de chance", c'est la recette du cliché du champion de BMX José Torres Gil qui semble se dresser avec son vélo sur l'un des flancs de l'obélisque de la place de la Concorde.

Une photo prise par Jeff Pachoud le 29 juillet lors des entraînements, deux jours avant que l'Argentin ne s'empare de l'or olympique.

"Je n'ai pas fait un clic, c'est une rafale et, dans la rafale, il y a une image où il y a cette impression visuelle un peu étonnante", précise le photographe.

- Selfie viral des Coréens du Nord et du Sud

C'est une image inédite: le selfie des pongistes de Corée du Nord et du Sud, médaillés et rassemblés sur le podium le 30 juillet, est devenu viral, alors que Séoul et Pyongyang sont techniquement en guerre depuis 1953.

Un rare moment d'unité qui n'a rien de spontané, le +selfie de la victoire+ pris par un téléphone Samsung, partenaire des JO, étant un passage obligé. Il a tout de même ému le photographe sud-coréen Jung Yeon-je.

"La génération de mes parents, qui a connu la guerre de Corée, a pu considérer la Corée du Nord comme hostile. Mais, aujourd'hui, de nombreux Sud-Coréens la considèrent comme un simple pays voisin avec qui coexister", assure-t-il, espérant voir à l'avenir "les joueurs nord-coréens et sud-coréens s'amuser et rire davantage ensemble".

- Léon Marchand en contre-plongée

Avec quatre titres et une médaille de bronze, Léon Marchand est une des sensations de ces JO. Le Français est par ailleurs devenu le premier nageur depuis plus d'un siècle à décrocher deux médailles d'or individuelles dans la même soirée.

Un champion immortalisé par Oli Scarff, auteur d'une photo sous-marine illustrant la puissance du nageur lors de la demi-finale du 200 m papillon, le 30 juillet, prise avec une caméra robotisée sous-marine développée depuis de nombreuses années par le photographe de l'AFP François-Xavier Marit.

"La caméra robotisée est placée dans la piscine, selon nos instructions, par une équipe de plongeurs du Comité international olympique et contrôlée à distance par nos soins", explique Oli Scarff.

"Le défi consiste, comme pour la photographie classique, à trouver quelque chose d'immédiatement intéressant et captivant", poursuit-il. "Dès que j'ai vu cette photo s'afficher, j'ai su qu'il fallait l'envoyer rapidement. C'est exactement le genre de photo que je recherche".

- Premier plongeon dans la Seine

Très attendue après l'annulation de plusieurs entraînements et un report en raison de la qualité insuffisante de l'eau, la première épreuve des JO dans la Seine a été le triathlon féminin, remporté par la Française Cassandre Beaugrand le 31 juillet.

Ce premier plongeon a été capturé dans l'eau par Martin Bureau, équipé d'un caisson étanche pour protéger son boîtier, au pied du pont Alexandre III, duquel se sont élancées les nageuses.

Il raconte: "Il y avait beaucoup de courant. J'étais attaché par le poignet au responsable sécurité des JO qui s'était mis à l'eau une première fois pour tester la possibilité de faire descendre deux photographes en même temps, ce qui n'a pas été possible. Le simple fait de rester sur place dans les effluves de gasoil était épuisant".

"Cette première épreuve dans la Seine était très attendue et le fait que les nageuses soit nombreuses au départ rendait la chose très graphique quel que soit le point de vue", ajoute-t-il, parlant de Paris comme "couleur de ces JO".

- Sacre des judokas français

Les judokas français étaient à la fête le 3 août après avoir remporté leur deuxième titre olympique par équipe mixte face au Japon, grâce notamment à deux victoires de leur leader Teddy Riner.

Un sacre immortalisé par Jack Guez, qui a photographié les champions et leurs médailles par en-dessous. Ce cliché lui tenait à coeur depuis les Jeux de Tokyo en 2021, où les Bleus avaient déjà gagné contre les Japonais, mais lui avait été refusé par la Fédération internationale de judo, l'accès au tatami étant interdit.

"Cette année, je me suis dit: il faut que je réussisse. J'ai fait comprendre au responsable que j'étais intéressé, sans trop espérer", confie-t-il. Une requête finalement acceptée.

- Explosion de Novak Djokovic

C'était le dernier titre majeur qui manquait à sa carrière: le 4 août, Novak Djokovic est devenu champion olympique après un match contre l'Espagnol Carlos Alcaraz à l'issue duquel il n'a pas réussi à contenir son émotion.

Un moment rare, le tennisman étant connu pour son stoïcisme, auquel a assisté Patricia de Melo Moreira, placée jusqu'au dernier moment du côté d'Alcaraz.

"J'hésite à bouger, chacun des deux étant en mesure de gagner. Puis Djokovic commence à faire basculer le jeu, alors je cours jusqu'à l'autre bout du terrain", raconte-t-elle. Le Serbe l'emporte quelques instants plus tard et laisse exploser son émotion devant son appareil. "J'ai senti que, quel que soit l'avenir de Djokovic, j'avais immortalisé ce qui semblait être la pièce manquante d'une carrière complète, son dévouement au sport, à sa famille et à son pays", juge la photographe.

- Finale du 100m sur le fil

Rarement une course aura été aussi serrée: le 4 août, le sprinteur américain Noah Lyles est devenu champion olympique du 100 m seulement cinq millièmes devant le Jamaïcain Kishane Thompson.

"La finale du 100 m est toujours un événement sous haute tension", souligne Jewel Samad, qui a immortalisé cette victoire sur le fil grâce à l'un de ses dix appareils installés en hauteur et qu'il déclenche depuis la ligne d'arrivée. "Comme cette finale a été très serrée, cette perspective depuis le sommet offre un angle de vue intéressant".

"Je me sens toujours privilégié de faire partie de l'équipe qui couvre l'athlétisme et j'attends avec impatience le 100 m, où je tourne généralement avec 11 à 12 caméras qui tournent simultanément pour capturer autant d'angles que possible de cette course qui dure à peine 10 secondes", ajoute-t-il.

- Geste "super classe" des gymnastes américaines

Sacrée au sol le 5 août, la gymnaste brésilienne Rebeca Andrade a non seulement obtenu la reconnaissance des juges mais aussi de ses paires. Alors qu'elle montait sur la première marche du podium, les Américaines Simone Biles - sa grande rivale - et Jordan Chiles, respectivement en argent et bronze, se sont agenouillées pour témoigner de leur admiration.

"Un geste super classe", symbole de sororité, capturé par Gabriel Bouys et devenu viral.

"J'ai vu les Américaines se parler avant la remise des médailles, je me suis douté qu'il allait se passer quelque chose et j'ai décidé d'élargir le champ", se souvient-il. "Ce n'est pas moi qui fait la photo, ce sont elles. C'était un moment super sympa", à l'image de l'ambiance générale de ces Jeux, se réjouit-il.

- Perspective graphique pour Simone Biles

Alors qu'elle avait jusque-là réalisé un sans-faute en remportant trois médailles d'or en trois épreuves, la superstar de la gymnastique Simone Biles a échoué sur la poutre le 5 août, terminant seulement cinquième après une chute.

Un échec qui n'a pas empêché Loïc Venance de signer un cliché très graphique de l'Américaine. "Ce que je cherche sur la gym, ce sont des photos vraiment +clean+ (propres), avec le fond noir et surtout pas les panneaux lumineux et les logos", explique-t-il.

Pour cette dernière journée de la gymnastique artistique, le photographe est arrivé au moins deux heures à l'avance pour avoir la place idéale. "Je cherchais une position de trois quarts mais pas trop pour pouvoir quand même avoir une vision de la poutre bien de face, tout en gardant un fond bien noir derrière", se souvient-il. "Je me suis baissé le plus possible, j'étais pratiquement assis par terre pour mettre la perspective du muret au niveau de la poutre".

- Armand Duplantis toujours plus haut

C'était écrit mais le "Mondo show" a tenu ses promesses le 5 août, Armand Duplantis s'adjugeant sans rival son deuxième titre olympique, avant de porter à 6,25 m, au bout du suspense, son record du monde à la perche.

"L'atmosphère était incroyable, le bruit de la foule extraordinaire", se remémore Ben Stansall, qui a capturé la performance du Suédois, notamment au moment de sa retombée.

"Je me tenais de l'autre côté du terrain, avec un objectif de 400 mm (...) La distance permettait aux anneaux olympiques de Paris d'être bien visibles sur la photo lorsqu'il passait. Heureusement, je me suis tenu à l'écart des autres photographes, ce qui est rare pendant l'athlétisme et ce qui a rendu l'image unique", se félicite-t-il.

- Surf sous-marin

Le Tahitien Kauli Vaast a dompté la vague de Teahupo'o pour devenir le premier champion olympique français de l'histoire du surf, dans la nuit du 5 au 6 août.

Seul photographe d'agence accrédité sous l'eau pour ces épreuves, Ben Thouard a notamment immortalisé le surfeur lors des demi-finales, quelques heures avant son sacre.

Pour réaliser ce genre de cliché, "il faut avoir un placement très précis et très proche", explique celui qui fait des photos de surf depuis une vingtaine d'années. Le maître mot, c'est "l'anticipation" du mouvement de la vague, des surfeurs, mais aussi du matériel.

Au moment où il plonge en apnée, "tous les réglages doivent être prêts". Entre l'appareil photo placé dans un caisson étanche et le masque sur les yeux, impossible d'accéder précisément aux commandes.

T.Maeda--JT