The Japan Times - Un carnaval de Rio féérique, pour enterrer le Covid

EUR -
AED 4.231245
AFN 73.725097
ALL 95.962768
AMD 434.735824
ANG 2.062095
AOA 1056.342299
ARS 1606.393999
AUD 1.626239
AWG 2.073519
AZN 1.957604
BAM 1.95412
BBD 2.323522
BDT 141.558314
BGN 1.969047
BHD 0.434928
BIF 3421.305633
BMD 1.151955
BND 1.473031
BOB 7.97187
BRL 5.995001
BSD 1.153668
BTN 106.985319
BWP 15.644465
BYN 3.516233
BYR 22578.31327
BZD 2.320215
CAD 1.578374
CDF 2614.937616
CHF 0.909578
CLF 0.026702
CLP 1054.361214
CNY 7.917443
CNH 7.932522
COP 4269.950704
CRC 538.818112
CUC 1.151955
CUP 30.526801
CVE 111.797223
CZK 24.444653
DJF 204.725614
DKK 7.472483
DOP 69.175247
DZD 152.537418
EGP 60.177999
ERN 17.279321
ETB 180.856753
FJD 2.548643
FKP 0.863331
GBP 0.863321
GEL 3.127603
GGP 0.863331
GHS 12.562006
GIP 0.863331
GMD 85.244374
GNF 10114.162901
GTQ 8.837288
GYD 241.357858
HKD 9.029004
HNL 30.607446
HRK 7.53747
HTG 151.189535
HUF 391.62372
IDR 19539.456616
ILS 3.571117
IMP 0.863331
INR 106.993323
IQD 1509.060734
IRR 1514820.507162
ISK 143.2575
JEP 0.863331
JMD 181.144285
JOD 0.81669
JPY 183.535768
KES 149.235866
KGS 100.738475
KHR 4619.338365
KMF 493.036529
KPW 1036.734401
KRW 1729.129827
KWD 0.353005
KYD 0.961307
KZT 556.522279
LAK 24709.429743
LBP 103157.548449
LKR 359.231198
LRD 211.211295
LSL 19.376215
LTL 3.401423
LVL 0.696806
LYD 7.349679
MAD 10.798136
MDL 20.113313
MGA 4803.651589
MKD 61.677112
MMK 2419.224151
MNT 4113.747641
MOP 9.313507
MRU 46.21601
MUR 53.577753
MVR 17.809319
MWK 1999.793406
MXN 20.387203
MYR 4.51048
MZN 73.611468
NAD 19.375558
NGN 1563.13347
NIO 42.300018
NOK 11.020803
NPR 171.170971
NZD 1.970788
OMR 0.442921
PAB 1.153663
PEN 3.948325
PGK 4.956574
PHP 68.866739
PKR 321.735508
PLN 4.267705
PYG 7456.072821
QAR 4.197681
RON 5.092557
RSD 117.454429
RUB 96.613944
RWF 1680.701993
SAR 4.325527
SBD 9.267752
SCR 16.230038
SDG 692.324942
SEK 10.747156
SGD 1.473891
SHP 0.864264
SLE 28.395712
SLL 24155.927782
SOS 658.342883
SRD 43.054339
STD 23843.137717
STN 24.767027
SVC 10.094191
SYP 127.389792
SZL 19.375564
THB 37.565572
TJS 11.034248
TMT 4.031842
TND 3.360832
TOP 2.77363
TRY 50.935521
TTD 7.820006
TWD 36.757731
TZS 2999.3791
UAH 50.735507
UGX 4340.193737
USD 1.151955
UYU 46.719839
UZS 14025.049287
VES 519.46575
VND 30307.9297
VUV 137.765566
WST 3.149103
XAF 655.348139
XAG 0.015
XAU 0.000236
XCD 3.113216
XCG 2.079141
XDR 0.814294
XOF 652.58393
XPF 119.331742
YER 274.827596
ZAR 19.358311
ZMK 10368.954649
ZMW 22.559726
ZWL 370.928962
  • AEX

    -12.8600

    999.98

    -1.27%

  • BEL20

    -37.7200

    5129.08

    -0.73%

  • PX1

    -4.7800

    7969.88

    -0.06%

  • ISEQ

    117.6200

    12369.92

    +0.96%

  • OSEBX

    13.6100

    1986.11

    +0.69%

  • PSI20

    -40.3700

    9134.62

    -0.44%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.6400

    3699.3

    -2.34%

  • N150

    9.7200

    3898.6

    +0.25%

Un carnaval de Rio féérique, pour enterrer le Covid
Un carnaval de Rio féérique, pour enterrer le Covid / Photo: Mauro PIMENTEL - AFP

Un carnaval de Rio féérique, pour enterrer le Covid

Le carnaval de Rio a livré un spectacle féérique pour sa première nuit, la liesse et la magie du défilé devant faire oublier deux années de tragédie due au Covid-19 qui a saigné le Brésil.

Taille du texte:

Rattraper le temps perdu, rattraper la joie perdue, tel était le désir des quelque 20.000 danseurs et percussionnistes des six écoles de samba qui ont défilé avec ferveur au sambodrome et des 75.000 spectateurs qui se sont époumonés dans les gradins à leur passage.

"Le carnaval nous a tellement manqué, quelle énergie il va y avoir", avait prédit avant de défiler dans la nuit de vendredi à samedi Tita Nunes, une Brésilienne de 31 ans, en référence à l'annulation des festivités en 2021.

"Après toute cette tragédie, nous devons célébrer la vie", a dit elle aussi Thelma Fonseca, sourire éclatant et costume de paillettes, danseuse de l'école Imperatriz.

"Cela fait deux ans que nous attendions ce carnaval. Nous sommes très heureux", a ajouté cette employée de 43 ans.

Six écoles de samba ont arpenté, une heure durant, les 700 mètres du sambodrome, dans une orgie de plumes, paillettes, percussions et danses endiablées. Elles ont défilé avec des chars allégoriques hauts comme des immeubles de plusieurs étages, parfois stupéfiants.

Six autres défileront pour la deuxième nuit de carnaval, jusqu'à l'aube dimanche. Le titre de championne couvrira la meilleure école de samba de gloire.

L'annulation du carnaval l'an dernier avait été vécue comme un drame national par les Brésiliens, tant il est dans l'ADN de tout un peuple fou de samba.

Mais il y a un an, le Covid faisait 3.000 morts par jour au Brésil, contre 100 aujourd'hui. Le sambodrome avait été reconverti en centre de vaccination.

La pandémie a fait du Brésil le deuxième pays le plus endeuillé au monde derrière les Etats-Unis, avec plus de 660.000 morts.

- "Justice" et "inclusion" -

Comme de coutume, les écoles de samba, la plupart issues des favelas, ont abordé dans leurs défilés des thèmes politiques.

Huit des 12 écoles devant se produire lors des deux nuits ont choisi de représenter la lutte antiraciste et les racines africaines de la samba.

Troisième école à défiler aux premières heures de samedi, Salgueiro a présenté avec quelque 3.000 danseurs et percussionnistes son spectacle en forme de coup de poing, "Résistance", inspiré du mouvement de contestation "Black Lives Matter" qui a secoué les Etats-Unis.

Sur des chars somptueux, des danseurs se sont déhanchés devant des pancartes: "La liberté vient des personnes noires" ou "Justice" et "Inclusion".

Sous le gouvernement de Jair Bolsonaro "le racisme est plus humiliant, parce qu'il vient d'en haut", dit Claudia Nascimento -- qui a défilé avec Salgueiro -- en référence au président d'extrême droite connu pour ses saillies racistes.

En choisissant pour thème le carnaval de 1919, organisé après la terrible grippe espagnole, l'école Unidos do Viradouro a métaphoriquement évoqué cette édition 2022 de renaissance post-Covid.

La fête que tous attendaient a été endeuillée par la mort vendredi d'une fillette de 11 ans, écrasée deux jours auparavant par un char à la sortie du sambodrome.

"Sans le carnaval, Rio ne serait pas Rio", avait exulté mercredi son maire et premier fan, Eduardo Paes, en déclarant ouvert "le plus grand spectacle de la Terre".

En dehors de la liesse, le carnaval apporte une manne à la "Ville merveilleuse", où il génère 45.000 emplois et 4 milliards de réais (environ 800 millions d'euros) de revenus.

En 2020, Rio avait reçu plus de 2,1 millions de touristes. Cette année, même si les étrangers sont moins nombreux, l'hôtellerie, sinistrée par le Covid, se réjouit d'un taux d'occupation de 85%.

- Critiques contre Bolsonaro -

Proche des évangéliques qui n'apprécient pas la débauche sensuelle du carnaval, le président Jair Bolsonaro n'aime pas la fête carioca. Et celle-ci le lui rend bien.

Dans les travées, on a pu voir des spectateurs exhiber de grands tissus jaunes avec le portrait du président bâillonné au-dessus duquel on lisait "Fora!" ("dehors!").

"Le carnaval c'est une manifestation politique et antifasciste", a déclaré Nairobi Coelho, 43 ans, administratrice dans le secteur pétrolier, qui a défilé.

"Après deux ans d'isolement (ce carnaval) à un goût spécial, celui d'une victoire de la science qui a mis au point un vaccin contre le virus et de l'espoir d'un changement de gouvernement en cette année électorale", explique-t-elle. A la présidentielle d'octobre, Bolsonaro tentera d'être réélu.

T.Sasaki--JT