The Japan Times - Au musée du Prado, la folle histoire d'un Caravage sauvé de l'oubli

EUR -
AED 4.337585
AFN 76.771781
ALL 96.377666
AMD 445.292458
ANG 2.11426
AOA 1083.06698
ARS 1706.679507
AUD 1.682
AWG 2.128929
AZN 2.02305
BAM 1.952301
BBD 2.369763
BDT 143.792275
BGN 1.983501
BHD 0.445318
BIF 3486.365995
BMD 1.181098
BND 1.495626
BOB 8.130256
BRL 6.188485
BSD 1.176596
BTN 106.305913
BWP 16.25194
BYN 3.371172
BYR 23149.522115
BZD 2.366369
CAD 1.613829
CDF 2598.415422
CHF 0.917022
CLF 0.02567
CLP 1013.594973
CNY 8.194699
CNH 8.196242
COP 4286.889922
CRC 584.355109
CUC 1.181098
CUP 31.299099
CVE 110.065395
CZK 24.358671
DJF 209.525346
DKK 7.468165
DOP 74.087523
DZD 153.421082
EGP 55.393858
ERN 17.716471
ETB 182.510052
FJD 2.599365
FKP 0.862103
GBP 0.861605
GEL 3.183029
GGP 0.862103
GHS 12.889625
GIP 0.862103
GMD 86.22027
GNF 10322.542162
GTQ 9.024634
GYD 246.153598
HKD 9.227128
HNL 31.086414
HRK 7.53434
HTG 154.334034
HUF 380.752358
IDR 19841.797923
ILS 3.644414
IMP 0.862103
INR 106.822647
IQD 1541.343908
IRR 49753.756262
ISK 145.003764
JEP 0.862103
JMD 184.39029
JOD 0.837399
JPY 185.168979
KES 152.303222
KGS 103.287245
KHR 4747.51093
KMF 493.699297
KPW 1062.923461
KRW 1720.683059
KWD 0.363093
KYD 0.980547
KZT 589.895203
LAK 25308.745187
LBP 105365.295293
LKR 364.18879
LRD 218.848675
LSL 18.845702
LTL 3.487475
LVL 0.714435
LYD 7.438699
MAD 10.792727
MDL 19.925371
MGA 5214.675588
MKD 61.633334
MMK 2480.230498
MNT 4216.339015
MOP 9.468489
MRU 46.970012
MUR 54.189058
MVR 18.247734
MWK 2040.251806
MXN 20.396666
MYR 4.644093
MZN 75.294834
NAD 18.845702
NGN 1629.431558
NIO 43.30257
NOK 11.399191
NPR 170.089861
NZD 1.96181
OMR 0.454118
PAB 1.176566
PEN 3.961001
PGK 5.040986
PHP 69.680058
PKR 329.06799
PLN 4.225077
PYG 7806.041941
QAR 4.278341
RON 5.094899
RSD 117.397611
RUB 90.585617
RWF 1717.229405
SAR 4.429255
SBD 9.517408
SCR 16.051653
SDG 710.429816
SEK 10.572511
SGD 1.50239
SHP 0.886129
SLE 28.907383
SLL 24767.035052
SOS 671.299643
SRD 45.016959
STD 24446.345361
STN 24.45627
SVC 10.29559
SYP 13062.442531
SZL 18.85229
THB 37.336284
TJS 10.995346
TMT 4.145654
TND 3.40233
TOP 2.8438
TRY 51.384728
TTD 7.969749
TWD 37.297869
TZS 3054.957424
UAH 50.919351
UGX 4194.393426
USD 1.181098
UYU 45.317816
UZS 14404.182763
VES 438.943953
VND 30687.289979
VUV 141.208292
WST 3.219874
XAF 654.78617
XAG 0.013099
XAU 0.000234
XCD 3.191976
XCG 2.120508
XDR 0.814344
XOF 654.78617
XPF 119.331742
YER 281.544296
ZAR 18.870345
ZMK 10631.303198
ZMW 23.090711
ZWL 380.313096
  • AEX

    6.6600

    1000.66

    +0.67%

  • BEL20

    64.8900

    5564.21

    +1.18%

  • PX1

    90.7800

    8269.47

    +1.11%

  • ISEQ

    165.8400

    13540.13

    +1.24%

  • OSEBX

    9.3300

    1769.11

    +0.53%

  • PSI20

    101.5200

    8929.72

    +1.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.3400

    4113.69

    +1.04%

  • N150

    44.7400

    4003.97

    +1.13%

Au musée du Prado, la folle histoire d'un Caravage sauvé de l'oubli
Au musée du Prado, la folle histoire d'un Caravage sauvé de l'oubli / Photo: PIERRE-PHILIPPE MARCOU - AFP

Au musée du Prado, la folle histoire d'un Caravage sauvé de l'oubli

Attribué à tort à un peintre méconnu, il avait failli être mis aux enchères en 2021 pour 1.500 euros. Finalement authentifié, et entièrement restauré, le tableau "Ecce Homo" du Caravage est exposé pour quelques mois au musée madrilène du Prado.

Taille du texte:

Une toile d'une "valeur extraordinaire" marquée par une histoire hors du commun: voilà comment le célèbre musée décrit cette peinture vieille de 400 ans, qui sera montrée au grand public durant neuf mois, dont six dans une salle dédiée.

Une exposition rendue possible par la "générosité" de son nouveau propriétaire, qui a accepté de prêter l'œuvre temporairement, a souligné lundi - sans dévoiler l'identité de cette personne - le directeur du Prado, Miguel Falomir, lors d'une conférence de presse.

Peint entre 1605 et 1609, cet "Ecce Homo" ("Voici l'homme" en latin) représente le Christ, les mains attachées et la tête ceinte d'une couronne d'épines, lors de sa présentation à la foule par le préfet romain Ponce Pilate, peu avant sa crucifixion.

Il s'agit de l'un des soixante tableaux au monde attribués au maître italien Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit Le Caravage (1571-1610), peintre à la vie tumultueuse lui-même oublié durant trois siècles avant que son génie soit de nouveau reconnu dans les années 1950.

- Spécialistes unanimes -

La redécouverte de cette peinture est "un événement important" car "cela faisait plus de 45 ans" qu'on n'avait plus identifié de nouvelle "oeuvre du Caravage", assure David Garcia Cueto, responsable du département de peinture italienne du Prado.

Selon les experts qui se sont penchés sur son histoire, cette huile sur toile de petite taille a rejoint la collection privée du roi Philippe IV d'Espagne au milieu du 17e siècle, avant d'être exposée dans les appartements de son fils Charles II.

Léguée à la Real Academia de San Fernando, à Madrid, elle aurait été récupérée en 1823 par l'homme d'Etat et diplomate espagnol Evaristo Pérez de Castro en échange d'un autre tableau, avant d'être transmise à ses descendants.

Le tableau, tombé dans l'oubli, a retrouvé la lumière en avril 2021. Le prenant pour l'œuvre d'un disciple de José de Ribera, peintre espagnol du début du XVIIe siècle et grand admirateur du Caravage, une maison d'enchères madrilène l'avait mise à prix pour 1.500 euros.

Alerté par des experts, le Prado avait sonné l'alarme, en invoquant "des preuves documentées et stylistiques suffisantes" pour envisager que l'œuvre soit du Caravage. Dans la foulée, le ministère espagnol de la Culture avait bloqué l'opération et interdit son exportation.

Une intervention aujourd'hui saluée par la communauté des historiens de l'art: "les spécialistes" qui se sont penchés sur ce tableau ont établi "de façon absolument unanime" qu'il s'agissait d'une peinture du maître italien, insiste David Garcia Cueto.

- "Chef d'oeuvre" -

Parmi les experts ayant participé à l'authentification de cet "Ecce Homo" - une scène de la Passion du Christ régulièrement représentée dans l'art classique - figure Maria Cristina Terzaghi, professeure d'art moderne à l'université italienne Roma Tre.

Le tableau "a été soumis à des images radiographiques" et à un "examen" approfondi, notamment lors de sa restauration, a raconté lundi l'universitaire, qui s'était déplacée à Madrid dès le blocage de la vente pour ausculter le tableau.

Or tous ces éléments montrent qu'il s'agit "bel et bien d'un chef d'oeuvre du Caravage", a ajouté la spécialiste, évoquant pêle-mêle la nature des coups de pinceau, la composition du tableau ou l'expressivité des personnages, tous typiques du spécialiste italien du clair-obscur.

Qu'adviendra-t-il de cette peinture une fois passés les neuf mois d'exposition? Selon des médias espagnols, le tableau - qui aurait été acheté 36 millions d'euros par son nouveau propriétaire, un citoyen britannique résidant en Espagne - pourrait rester montré au grand public.

Ecce Homo "ne va pas finir au domicile de son acheteur" car ce dernier souhaite qu'il rejoigne des "collections publiques, pour le moment, sous forme de prêt", a assuré Jorge Coll, responsable de la galerie qui s'est chargée de sa vente, au quotidien El Pais.

Du côté du Prado, on se dit toutefois prudent. "C'est une oeuvre privée donc son propriétaire aura le dernier mot", rappelle Miguel Falomir.

Y.Kato--JT