The Japan Times - 2024, ou la renaissance du plus vieux bateau cousu de Méditerranée

EUR -
AED 4.225097
AFN 74.780434
ALL 93.330801
AMD 421.407279
AOA 1054.980993
ARS 1718.813836
AUD 1.638566
AWG 2.073722
AZN 1.931279
BAM 1.955834
BBD 2.32072
BDT 142.282458
BHD 0.434502
BIF 3409.003329
BMD 1.15047
BND 1.477745
BOB 14.028242
BRL 5.85509
BSD 1.15222
BTN 109.797896
BWP 15.671134
BYN 3.368229
BYR 22549.209477
BZD 2.31742
CAD 1.615329
CDF 2602.362517
CHF 0.932312
CLF 0.026952
CLP 1064.196427
CNY 7.768668
CNH 7.770308
COP 3732.296833
CRC 523.402216
CUC 1.15047
CUP 30.487452
CVE 110.266905
CZK 24.201687
DJF 205.183544
DKK 7.475425
DOP 66.840283
DZD 152.991799
EGP 57.937756
ERN 17.257048
ETB 185.975987
FJD 2.54875
FKP 0.856378
GBP 0.856208
GEL 3.002944
GGP 0.856378
GHS 13.464233
GIP 0.856378
GMD 85.134534
GNF 10118.174765
GTQ 8.791152
GYD 241.44417
HKD 9.022848
HNL 30.884131
HRK 7.532242
HTG 150.654566
HUF 363.935611
IDR 20734.91849
ILS 3.498723
IMP 0.856378
INR 109.718701
IQD 1509.412951
IRR 1582183.690469
ISK 142.002458
JEP 0.856378
JMD 182.520773
JOD 0.81571
JPY 181.706937
KES 148.912056
KGS 100.608301
KHR 4656.14113
KMF 492.40131
KRW 1648.634626
KWD 0.356059
KYD 0.960208
KZT 546.57469
LAK 26060.450125
LBP 103186.685366
LKR 386.866682
LRD 207.983592
LSL 19.003028
LTL 3.397038
LVL 0.695907
LYD 7.344127
MAD 10.743586
MDL 20.118347
MGA 4908.020781
MKD 61.526063
MMK 2415.603091
MNT 4123.628378
MOP 9.30728
MRU 46.147195
MUR 54.118279
MVR 17.774842
MWK 1998.00846
MXN 19.907397
MYR 4.712444
MZN 73.518045
NAD 19.002863
NGN 1569.229406
NIO 42.400732
NOK 10.949481
NPR 175.674744
NZD 1.960268
OMR 0.442354
PAB 1.15222
PEN 3.891667
PGK 5.085022
PHP 70.445586
PKR 319.946845
PLN 4.313485
PYG 6873.118715
QAR 4.200473
RON 5.246722
RSD 117.351337
RUB 93.072594
RWF 1689.707155
SAR 4.307508
SBD 9.285622
SCR 15.444045
SDG 690.281641
SEK 11.011774
SGD 1.477163
SLE 28.128442
SOS 658.502788
SRD 43.494652
STD 23812.403546
STN 24.500104
SVC 10.082087
SZL 19.006163
THB 38.482636
TJS 10.640984
TMT 4.026645
TND 3.381158
TRY 54.715507
TTD 7.813067
TWD 37.331651
TZS 3045.866681
UAH 51.685019
UGX 4312.07448
USD 1.15047
UYU 46.3408
UZS 13815.118537
VES 860.380507
VND 30217.666405
VUV 137.071361
WST 3.143332
XAF 655.959777
XAG 0.019614
XAU 0.000284
XCD 3.109202
XCG 2.076618
XDR 0.815807
XOF 655.96833
XPF 119.331742
YER 274.316386
ZAR 19.011457
ZMK 10355.61139
ZMW 21.654186
ZWL 370.450829
  • AEX

    8.7100

    1110.89

    +0.79%

  • BEL20

    29.4700

    5696.73

    +0.52%

  • PX1

    -3.4500

    8610.04

    -0.04%

  • ISEQ

    -61.7200

    13654.1

    -0.45%

  • OSEBX

    17.2000

    2040.29

    +0.85%

  • PSI20

    20.1800

    9192.03

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -94.5100

    4181.81

    -2.21%

  • N150

    9.4400

    4300.95

    +0.22%

2024, ou la renaissance du plus vieux bateau cousu de Méditerranée
2024, ou la renaissance du plus vieux bateau cousu de Méditerranée / Photo: Denis LOVROVIC - AFP

2024, ou la renaissance du plus vieux bateau cousu de Méditerranée

Il a plus de 3.000 ans, mais 2024 signera sa renaissance : le Zambratija, plus vieux bateau cousu de Méditerranée, va dans quelques semaines être amené de Croatie en France pour y être restauré, et témoigner des prouesses techniques de l'antique tribu des Histris.

Taille du texte:

"Déjà, avoir un bateau, un vaisseau, à cette époque, était certainement un prestige pour une communauté tribale", explique Ida Koncani Uhac, l’archéologue sous-marine qui a mené les recherches. "Mais parvenir à construire un bateau comme celui-là, si l'on transpose ça à aujourd'hui, c'est comme réussir à construire un vaisseau spatial !".

Quand l'épave a été localisée pour la première fois, à 150 mètres du rivage et à peine 2,5 m de profondeur, les scientifiques ont pensé qu'il s'agissait d'un bateau de l'époque romaine, construit selon une technique ancienne qui voyait les planches cousues ensemble avec des tendons, des racines ou des fibres végétales.

Mais à leur grande surprise, les analyses au Carbone 14 lui donnent plus de 3.000 ans : il aurait été construit entre la fin du XIIe et la fin du Xe siècle avant JC, période de transition entre l'âge du bronze et l'âge du fer.

S'en sont suivies des années de recherche scientifique, menées notamment par des experts du laboratoire de recherche en archéologie et en histoire ancienne du Centre Camille Julianne (CCJ) à Aix-en-Provence, en France.

"Nous pouvons supposer qu'il s'agissait d'une barque destinée à la navigation rapide, le long de la côte ou dans les détroits fluviaux du nord de l'Adriatique", explique Mme Koncani Uhac.

Ce bateau sans mat était mû par sept à neuf rameurs, et utilisé pour des manœuvres rapides en mer. C'est à bord de ces embarcations qu'au cours des siècles suivants les Histris auraient effectué des actes de piraterie, en interceptant les embarcations des Romains qui transportaient du grain pour approvisionner leurs troupes.

- Protégé par la mer -

Le bateau d'environ 10 mètres de long, dont un tiers a été relativement bien conservé, aurait été utilisé par les Histris, une tribu qui a donné son nom à la région, l'Istrie.

Les planches ont été cousues entre elles avec des cordages en fibres végétales qui n'ont pas été conservés, mais leurs traces restent visibles sur le bois. Selon les historiens, les Histri utilisaient un arbuste à feuilles persistantes – le balai espagnol (Spartium junceum) – pour coudre leurs bateaux.

Le sortir de l'eau a été une opération très délicate. Il a d'abord été protégé par une coque métallique conçue pour l'occasion, puis, en juillet dernier, le Zambratija - en 15 morceaux - a été ramené à la surface.

Chaque bout a ensuite été soigneusement nettoyé, analysé et marqué avant d'être placé dans une piscine spécialement construite, pour être dessalé.

"Nous mesurons la salinité de l'eau et d'ici deux mois environ, le Zambratija sera prêt pour la prochaine phase de conservation, à Grenoble", explique à l'AFP la restauratrice Monika Petrovic, regardant fièrement ce qu'elle appelle en plaisantant "nos planches de bois".

Une fois la dernière étape française achevée, le Zambratija devrait rentrer chez lui pour être exposé près de la mer qui l'a protégé tout ce temps.

Les planches de bois ont ainsi passé les millénaires recouvertes d'algues et de sable, une boue marine qui les a protégées : anoxique, c'est-à-dire sans oxygène, elle ne permet pas le développement des bactéries qui détruiraient le bois.

Sasa Radin a grandi dans le village de Zambratija, qui a donné son nom au bateau.

"On savait depuis des décennies qu'il était là, nous y plongions quand nous étions enfants" raconte-t-il. "Mais nous ne savions pas qu'il était si vieux."

K.Tanaka--JT