The Japan Times - Détection de contenus pédophiles: les 27 divisés sur un texte controversé

EUR -
AED 4.328963
AFN 77.796969
ALL 96.362583
AMD 445.164335
ANG 2.11006
AOA 1080.272608
ARS 1706.516254
AUD 1.691919
AWG 2.123227
AZN 2.004531
BAM 1.953011
BBD 2.375308
BDT 144.114214
BGN 1.979561
BHD 0.444404
BIF 3480.962303
BMD 1.178752
BND 1.500415
BOB 8.149363
BRL 6.17631
BSD 1.179316
BTN 106.749022
BWP 15.530823
BYN 3.367791
BYR 23103.535666
BZD 2.371913
CAD 1.613411
CDF 2622.722404
CHF 0.916837
CLF 0.025703
CLP 1014.905321
CNY 9.395536
CNH 8.186669
COP 4293.014127
CRC 584.665137
CUC 1.178752
CUP 31.236923
CVE 110.107773
CZK 24.381715
DJF 210.010119
DKK 7.468259
DOP 74.320708
DZD 153.236542
EGP 55.277332
ERN 17.681277
ETB 182.679226
FJD 2.603851
FKP 0.86039
GBP 0.865215
GEL 3.170699
GGP 0.86039
GHS 12.949509
GIP 0.86039
GMD 86.640044
GNF 10350.615145
GTQ 9.046083
GYD 246.737675
HKD 9.204578
HNL 31.152834
HRK 7.526924
HTG 154.585819
HUF 379.641778
IDR 19824.012353
ILS 3.648007
IMP 0.86039
INR 106.65594
IQD 1544.75426
IRR 49654.92059
ISK 144.691813
JEP 0.86039
JMD 184.902246
JOD 0.835716
JPY 184.899602
KES 152.259529
KGS 103.081703
KHR 4750.370043
KMF 491.539233
KPW 1060.811967
KRW 1726.057758
KWD 0.362325
KYD 0.982797
KZT 585.973269
LAK 25367.776479
LBP 101549.469201
LKR 365.018777
LRD 219.132152
LSL 18.930427
LTL 3.480548
LVL 0.713015
LYD 7.453357
MAD 10.814458
MDL 19.954506
MGA 5223.588295
MKD 61.59467
MMK 2475.303529
MNT 4207.963272
MOP 9.490548
MRU 46.831327
MUR 54.081214
MVR 18.22355
MWK 2048.670747
MXN 20.463591
MYR 4.648983
MZN 75.157435
NAD 18.930645
NGN 1616.540545
NIO 43.399685
NOK 11.443111
NPR 170.798111
NZD 1.970219
OMR 0.453229
PAB 1.179316
PEN 3.963556
PGK 5.052978
PHP 69.357933
PKR 329.865174
PLN 4.217609
PYG 7805.853753
QAR 4.292131
RON 5.094802
RSD 117.377152
RUB 89.879057
RWF 1720.928736
SAR 4.420532
SBD 9.506218
SCR 17.422286
SDG 709.015346
SEK 10.612079
SGD 1.502066
SHP 0.884369
SLE 28.938202
SLL 24717.835419
SOS 672.153089
SRD 44.667612
STD 24397.782777
STN 24.465998
SVC 10.319265
SYP 13036.494032
SZL 18.930491
THB 37.507292
TJS 11.021063
TMT 4.131525
TND 3.354137
TOP 2.838151
TRY 51.312009
TTD 7.988593
TWD 37.352879
TZS 3032.337429
UAH 50.86509
UGX 4199.004097
USD 1.178752
UYU 45.455093
UZS 14457.355844
VES 445.549741
VND 30593.914104
VUV 140.927782
WST 3.213478
XAF 654.902391
XAG 0.015426
XAU 0.000244
XCD 3.185636
XCG 2.125465
XDR 0.814637
XOF 655.021672
XPF 119.331742
YER 280.925999
ZAR 19.047805
ZMK 10610.182421
ZMW 23.086035
ZWL 379.557605
  • AEX

    -3.6800

    990.32

    -0.37%

  • BEL20

    45.6500

    5545.43

    +0.83%

  • PX1

    82.6100

    8262.16

    +1.01%

  • ISEQ

    144.4500

    13519.02

    +1.08%

  • OSEBX

    5.9800

    1765.77

    +0.34%

  • PSI20

    53.8500

    8881.79

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -18.9200

    4094.87

    -0.46%

  • N150

    24.1500

    3983.95

    +0.61%

Détection de contenus pédophiles: les 27 divisés sur un texte controversé
Détection de contenus pédophiles: les 27 divisés sur un texte controversé / Photo: NICOLAS ASFOURI - AFP/Archives

Détection de contenus pédophiles: les 27 divisés sur un texte controversé

Les pays de l'UE peinent à s'accorder sur un projet de loi permettant d'obliger les plateformes et services de messagerie privée à détecter les images et vidéos à caractère pédophile, une législation dont la préparation est émaillée de controverses.

Taille du texte:

"Les abus sexuels commis contre les enfants sont un crime silencieux (...) La détection est de la plus haute importance", a plaidé jeudi la commissaire européenne chargée du dossier, Ylva Johansson, lors d'une réunion avec les ministres européens de l'Intérieur à Luxembourg.

Le texte a fait l'objet de discussions mais n'a pas été mis au vote, en raison de divergences persistantes entre les Vingt-Sept.

La proposition de règlement présentée en mai 2022 par la commissaire suédoise vise à lutter contre la prolifération d'images et vidéos relatives à des abus sexuels sur des enfants, et contre la sollicitation d'enfants par des pédocriminels, en prévoyant des obligations nouvelles en matière de détection, puis de signalement aux autorités.

"Le Royaume-Uni a adopté une législation très similaire à celle que j'ai proposée (...) Si nous n'avons pas de législation dans l'UE, nous deviendrons un refuge pour ces crimes", a encore averti Ylva Johansson.

Mais des ONG de protection de la vie privée, des eurodéputés et certains Etats membres s'alarment d'une possible surveillance généralisée des communications privées et de la fin de la confidentialité des correspondances, puisque même les messageries chiffrées (Signal, Telegram, WhatsApp...) seraient concernées.

Certains s'inquiètent aussi des erreurs possibles liées à l'utilisation de l'intelligence artificielle pour détecter les contenus pédocriminels.

La ministre allemande de l'Intérieur Nancy Faeser a insisté jeudi sur la nécessité de "changer les dispositions concernant les communications cryptées".

Certaines plateformes utilisent déjà volontairement des technologies pour détecter et signaler ces contenus, comme Facebook ou Google.

Mais c'est insuffisant, selon la Commission. Et même cette détection volontaire pourrait prendre fin, puisque la législation européenne temporaire qui l'autorise expire courant 2024.

- "Surveillance de masse" -

La proposition de l'exécutif européen prévoit l'obligation pour les fournisseurs de services de communication de prendre des mesures préventives afin d'éviter la diffusion de photos ou vidéos à caractère pédophile déjà identifiées ou nouvellement produites.

Il s'agit aussi de surveiller les possibles sollicitations d'enfants à des fins sexuelles ("grooming").

Lorsqu'il existe un risque important qu'un service de communication soit utilisé à mauvais escient, une autorité judiciaire ou autorité administrative indépendante pourrait émettre une injonction de détection.

Le fournisseur aurait alors l'obligation d'analyser automatiquement le contenu des communications via ce service, et non uniquement celles de personnes soupçonnées de tels agissements.

Le projet de loi a suscité les critiques des autorités européennes chargées de la protection des données personnelles.

Mais aussi du service juridique du Conseil (Etats membres), qui s'est inquiété en avril de son caractère disproportionné, et d'une "restriction particulièrement grave aux droits à la vie privée et à la protection des données personnelles".

L'Espagne, qui assure la présidence semestrielle du Conseil de l'UE et tente de trouver un compromis, a proposé de limiter dans un premier temps le champ de la détection aux images ou vidéos déjà identifiées.

L'eurodéputé allemand Patrick Breyer (groupe des Verts), farouche pourfendeur du projet de la Commission, a quant à lui appelé à "une nouvelle approche qui se concentre sur la protection préventive des enfants au lieu de la surveillance de masse et du paternalisme".

Signe des tensions suscitées par ce dossier, Ylva Johansson s'est plainte dans un billet de blog publié le 15 octobre d'avoir été "victime ces dernières semaines d'insultes, de menaces et d'intimidations" de la part des opposants à sa proposition.

Les services de la commissaire ont par ailleurs été mis en cause dans une enquête publiée dans plusieurs journaux européens pour leurs liens dans la préparation de cette législation avec des lobbys dont les activités commerciales bénéficieraient de cette obligation de détection.

La responsable suédoise, qui assure que ses services "ont agi selon les directives et selon la loi, à 100%", a été invitée à venir s'expliquer le 25 octobre devant la commission des Affaires intérieures du Parlement européen. Le lendemain, cette commission votera sur sa propre version du texte.

K.Yoshida--JT