The Japan Times - Détection de contenus pédophiles: les 27 divisés sur un texte controversé

EUR -
AED 4.226703
AFN 74.809083
ALL 93.366242
AMD 421.567303
AOA 1055.381468
ARS 1719.449848
AUD 1.640637
AWG 2.074509
AZN 1.957249
BAM 1.956576
BBD 2.321601
BDT 142.336488
BHD 0.434667
BIF 3410.297857
BMD 1.150907
BND 1.478306
BOB 14.033569
BRL 5.874571
BSD 1.152657
BTN 109.839591
BWP 15.677085
BYN 3.369508
BYR 22557.772268
BZD 2.3183
CAD 1.616598
CDF 2603.351104
CHF 0.932579
CLF 0.026962
CLP 1064.60077
CNY 7.771607
CNH 7.778196
COP 3734.151472
CRC 523.600972
CUC 1.150907
CUP 30.499029
CVE 110.308777
CZK 24.207011
DJF 205.26146
DKK 7.475387
DOP 66.865665
DZD 153.041281
EGP 57.680572
ERN 17.263601
ETB 186.04661
FJD 2.550864
FKP 0.85368
GBP 0.857109
GEL 3.004299
GGP 0.85368
GHS 13.469345
GIP 0.85368
GMD 85.167178
GNF 10122.01702
GTQ 8.79449
GYD 241.535856
HKD 9.026072
HNL 30.895859
HRK 7.533949
HTG 150.711776
HUF 364.002457
IDR 20756.603207
ILS 3.50294
IMP 0.85368
INR 109.79449
IQD 1509.986133
IRR 1582784.505965
ISK 141.987624
JEP 0.85368
JMD 182.590083
JOD 0.815949
JPY 181.472098
KES 148.904491
KGS 100.64646
KHR 4657.909243
KMF 492.588362
KRW 1643.48298
KWD 0.356297
KYD 0.960573
KZT 546.782245
LAK 26070.346267
LBP 103225.869268
LKR 387.01359
LRD 208.062572
LSL 19.010244
LTL 3.398328
LVL 0.696172
LYD 7.346916
MAD 10.747665
MDL 20.125987
MGA 4909.884543
MKD 61.549426
MMK 2416.539498
MNT 4135.816267
MOP 9.310814
MRU 46.164719
MUR 54.023553
MVR 17.781718
MWK 1998.76718
MXN 19.920331
MYR 4.716391
MZN 73.540216
NAD 19.010079
NGN 1569.9408
NIO 42.416834
NOK 10.973378
NPR 175.741454
NZD 1.962146
OMR 0.442496
PAB 1.152657
PEN 3.893145
PGK 5.086953
PHP 70.231203
PKR 320.068341
PLN 4.313541
PYG 6875.728699
QAR 4.202068
RON 5.245859
RSD 117.369685
RUB 92.534153
RWF 1690.3488
SAR 4.309143
SBD 9.289148
SCR 16.688095
SDG 690.543907
SEK 11.007905
SGD 1.476441
SLE 28.139459
SOS 658.752847
SRD 43.511182
STD 23821.44602
STN 24.509407
SVC 10.085915
SZL 19.01338
THB 38.486074
TJS 10.645025
TMT 4.028174
TND 3.382442
TRY 54.726187
TTD 7.816034
TWD 37.251971
TZS 3048.749619
UAH 51.704646
UGX 4313.711938
USD 1.150907
UYU 46.358398
UZS 13820.364662
VES 860.707221
VND 30247.555708
VUV 137.015627
WST 3.147144
XAF 656.20887
XAG 0.019618
XAU 0.000284
XCD 3.110383
XCG 2.077406
XDR 0.816117
XOF 656.217426
XPF 119.331742
YER 274.383566
ZAR 19.003001
ZMK 10359.610349
ZMW 21.662409
ZWL 370.591503
  • AEX

    3.1900

    1102.22

    +0.29%

  • BEL20

    -18.7600

    5667.28

    -0.33%

  • PX1

    103.8200

    8613.82

    +1.22%

  • ISEQ

    181.3700

    13716.45

    +1.34%

  • OSEBX

    5.0500

    2023.13

    +0.25%

  • PSI20

    55.6100

    9171.7

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -94.5100

    4181.81

    -2.21%

  • N150

    29.4100

    4291.71

    +0.69%

Détection de contenus pédophiles: les 27 divisés sur un texte controversé
Détection de contenus pédophiles: les 27 divisés sur un texte controversé / Photo: NICOLAS ASFOURI - AFP/Archives

Détection de contenus pédophiles: les 27 divisés sur un texte controversé

Les pays de l'UE peinent à s'accorder sur un projet de loi permettant d'obliger les plateformes et services de messagerie privée à détecter les images et vidéos à caractère pédophile, une législation dont la préparation est émaillée de controverses.

Taille du texte:

"Les abus sexuels commis contre les enfants sont un crime silencieux (...) La détection est de la plus haute importance", a plaidé jeudi la commissaire européenne chargée du dossier, Ylva Johansson, lors d'une réunion avec les ministres européens de l'Intérieur à Luxembourg.

Le texte a fait l'objet de discussions mais n'a pas été mis au vote, en raison de divergences persistantes entre les Vingt-Sept.

La proposition de règlement présentée en mai 2022 par la commissaire suédoise vise à lutter contre la prolifération d'images et vidéos relatives à des abus sexuels sur des enfants, et contre la sollicitation d'enfants par des pédocriminels, en prévoyant des obligations nouvelles en matière de détection, puis de signalement aux autorités.

"Le Royaume-Uni a adopté une législation très similaire à celle que j'ai proposée (...) Si nous n'avons pas de législation dans l'UE, nous deviendrons un refuge pour ces crimes", a encore averti Ylva Johansson.

Mais des ONG de protection de la vie privée, des eurodéputés et certains Etats membres s'alarment d'une possible surveillance généralisée des communications privées et de la fin de la confidentialité des correspondances, puisque même les messageries chiffrées (Signal, Telegram, WhatsApp...) seraient concernées.

Certains s'inquiètent aussi des erreurs possibles liées à l'utilisation de l'intelligence artificielle pour détecter les contenus pédocriminels.

La ministre allemande de l'Intérieur Nancy Faeser a insisté jeudi sur la nécessité de "changer les dispositions concernant les communications cryptées".

Certaines plateformes utilisent déjà volontairement des technologies pour détecter et signaler ces contenus, comme Facebook ou Google.

Mais c'est insuffisant, selon la Commission. Et même cette détection volontaire pourrait prendre fin, puisque la législation européenne temporaire qui l'autorise expire courant 2024.

- "Surveillance de masse" -

La proposition de l'exécutif européen prévoit l'obligation pour les fournisseurs de services de communication de prendre des mesures préventives afin d'éviter la diffusion de photos ou vidéos à caractère pédophile déjà identifiées ou nouvellement produites.

Il s'agit aussi de surveiller les possibles sollicitations d'enfants à des fins sexuelles ("grooming").

Lorsqu'il existe un risque important qu'un service de communication soit utilisé à mauvais escient, une autorité judiciaire ou autorité administrative indépendante pourrait émettre une injonction de détection.

Le fournisseur aurait alors l'obligation d'analyser automatiquement le contenu des communications via ce service, et non uniquement celles de personnes soupçonnées de tels agissements.

Le projet de loi a suscité les critiques des autorités européennes chargées de la protection des données personnelles.

Mais aussi du service juridique du Conseil (Etats membres), qui s'est inquiété en avril de son caractère disproportionné, et d'une "restriction particulièrement grave aux droits à la vie privée et à la protection des données personnelles".

L'Espagne, qui assure la présidence semestrielle du Conseil de l'UE et tente de trouver un compromis, a proposé de limiter dans un premier temps le champ de la détection aux images ou vidéos déjà identifiées.

L'eurodéputé allemand Patrick Breyer (groupe des Verts), farouche pourfendeur du projet de la Commission, a quant à lui appelé à "une nouvelle approche qui se concentre sur la protection préventive des enfants au lieu de la surveillance de masse et du paternalisme".

Signe des tensions suscitées par ce dossier, Ylva Johansson s'est plainte dans un billet de blog publié le 15 octobre d'avoir été "victime ces dernières semaines d'insultes, de menaces et d'intimidations" de la part des opposants à sa proposition.

Les services de la commissaire ont par ailleurs été mis en cause dans une enquête publiée dans plusieurs journaux européens pour leurs liens dans la préparation de cette législation avec des lobbys dont les activités commerciales bénéficieraient de cette obligation de détection.

La responsable suédoise, qui assure que ses services "ont agi selon les directives et selon la loi, à 100%", a été invitée à venir s'expliquer le 25 octobre devant la commission des Affaires intérieures du Parlement européen. Le lendemain, cette commission votera sur sa propre version du texte.

K.Yoshida--JT