The Japan Times - Avec Justine Triet, Cannes sacre la troisième réalisatrice de son histoire

EUR -
AED 4.228093
AFN 74.824423
ALL 93.226638
AMD 421.295497
AOA 1056.750053
ARS 1719.783145
AUD 1.644777
AWG 2.072059
AZN 1.954867
BAM 1.953753
BBD 2.31814
BDT 142.119343
BHD 0.434017
BIF 3405.124673
BMD 1.151144
BND 1.476057
BOB 14.012343
BRL 5.865765
BSD 1.150924
BTN 109.673926
BWP 15.653712
BYN 3.364455
BYR 22562.416614
BZD 2.314813
CAD 1.616304
CDF 2618.852233
CHF 0.933301
CLF 0.02702
CLP 1066.914398
CNY 7.771716
CNH 7.778399
COP 3730.23513
CRC 522.818071
CUC 1.151144
CUP 30.505308
CVE 110.140493
CZK 24.213129
DJF 204.950986
DKK 7.475493
DOP 66.765975
DZD 153.104429
EGP 57.696125
ERN 17.267156
ETB 185.767622
FJD 2.553119
FKP 0.853856
GBP 0.856825
GEL 3.010237
GGP 0.853856
GHS 13.479919
GIP 0.853856
GMD 84.603481
GNF 10106.575156
GTQ 8.781264
GYD 241.170515
HKD 9.027603
HNL 30.849796
HRK 7.532745
HTG 150.482504
HUF 364.513686
IDR 20690.65695
ILS 3.503661
IMP 0.853856
INR 109.668137
IQD 1507.728353
IRR 1582966.487118
ISK 142.017091
JEP 0.853856
JMD 182.318652
JOD 0.816153
JPY 180.375011
KES 149.016002
KGS 100.668118
KHR 4650.863699
KMF 491.538751
KRW 1645.669283
KWD 0.356198
KYD 0.959141
KZT 545.964678
LAK 26031.251717
LBP 103070.628234
LKR 386.433233
LRD 207.750565
LSL 18.981655
LTL 3.399028
LVL 0.696315
LYD 7.335898
MAD 10.731548
MDL 20.095807
MGA 4902.585703
MKD 61.452134
MMK 2417.037031
MNT 4136.667777
MOP 9.296933
MRU 46.095893
MUR 54.034696
MVR 17.796958
MWK 1995.72662
MXN 19.936307
MYR 4.714741
MZN 73.569574
NAD 18.981655
NGN 1569.077604
NIO 42.352124
NOK 10.98318
NPR 175.479443
NZD 1.96175
OMR 0.442596
PAB 1.150914
PEN 3.887206
PGK 5.07939
PHP 70.096015
PKR 319.591151
PLN 4.308978
PYG 6865.388212
QAR 4.195748
RON 5.247141
RSD 117.384436
RUB 92.258613
RWF 1687.835995
SAR 4.308189
SBD 9.302513
SCR 15.481419
SDG 690.686581
SEK 11.000882
SGD 1.476509
SLE 28.43061
SOS 657.770717
SRD 43.520133
STD 23826.35054
STN 24.472866
SVC 10.070616
SZL 18.984951
THB 38.483442
TJS 10.628923
TMT 4.040514
TND 3.377355
TRY 54.718698
TTD 7.804313
TWD 37.363845
TZS 3045.080179
UAH 51.627784
UGX 4307.243185
USD 1.151144
UYU 46.28888
UZS 13799.700007
VES 858.40372
VND 30260.114568
VUV 137.043837
WST 3.147792
XAF 655.233376
XAG 0.020079
XAU 0.000285
XCD 3.111023
XCG 2.0743
XDR 0.813664
XOF 655.233376
XPF 119.331742
YER 274.321302
ZAR 19.010281
ZMK 10361.675417
ZMW 21.629831
ZWL 370.667803
  • AEX

    3.1900

    1102.22

    +0.29%

  • BEL20

    -18.7600

    5667.28

    -0.33%

  • PX1

    103.8200

    8613.82

    +1.22%

  • ISEQ

    181.3700

    13716.45

    +1.34%

  • OSEBX

    5.0500

    2023.13

    +0.25%

  • PSI20

    55.6100

    9171.7

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -94.5100

    4181.81

    -2.21%

  • N150

    29.4100

    4291.71

    +0.69%

Avec Justine Triet, Cannes sacre la troisième réalisatrice de son histoire
Avec Justine Triet, Cannes sacre la troisième réalisatrice de son histoire / Photo: CHRISTOPHE SIMON - AFP

Avec Justine Triet, Cannes sacre la troisième réalisatrice de son histoire

Le Festival de Cannes a décerné samedi sa Palme d'or à la Française Justine Triet pour "Anatomie d'une chute", récompensant pour la troisième fois seulement de son histoire une réalisatrice.

Taille du texte:

La cinéaste de 44 ans succède à Jane Campion ("La leçon de piano", 1993) et Julia Ducournau ("Titane", 2021), confirmant le lent mouvement vers l'égalité dans une industrie du cinéma historiquement dominée par les hommes.

En recevant son prix, la cinéaste a vivement dénoncé la façon dont le gouvernement français a "nié de façon choquante" le mouvement contre la réforme des retraites.

"Ce schéma de pouvoir dominateur, de plus en plus décomplexé, éclate dans plusieurs domaines", a-t-elle ajouté, estimant que le pouvoir cherchait aussi à "casser l'exception culturelle sans laquelle (elle) ne serait pas là aujourd'hui".

Justine Triet accède au sommet du cinéma après quatre films, dont "Sibyl", déjà sélectionné à Cannes et autant de portraits de femmes.

- Le cinéma français à l'honneur -

Ce nouveau couronnement d'une jeune réalisatrice française témoigne aussi du succès des réalisations tricolores dans les festivals internationaux, avec le Lion d'or remis à Audrey Diwan en 2021 à Venise pour "L'événement" et l'Ours d'or en février à Nicolas Philibert pour "Sur l'adamant".

Le jury, présidé par Ruben Östlund et où siégeait également Julia Ducournau, a choisi un film qui raconte le procès d'une veuve (Sandra Hüller) accusée aux assises d'avoir tué son mari. L'occasion de disséquer les dynamiques de pouvoir au sein d'un couple d'artistes aisés et d'exposer les préjugés sociaux auxquels se heurtent les femmes indépendantes.

Le jury a également envoyé un message contemporain sur l'effroyable banalité du mal, en donnant le Grand prix à Jonathan Glazer pour "The Zone of Interest", sur la vie quotidienne du commandant nazi d'Auschwitz, une oeuvre radicale.

Le prix de la mise en scène est allé à Tran Anh Hùng pour "La passion de Dodin Bouffant", film d'époque sur la gastronomie française avec Benoît Magimel, et celui du jury à Aki Kaurismäki pour "Les feuilles mortes".

L'actrice turque Merve Dizdar a dédié son prix d'interprétation dans "Les herbes sèches" de Nuri Bilge Ceylan "à toutes les femmes qui mènent une lutte pour surmonter les difficultés existantes dans ce monde".

Le prix d'interprétation masculine est allé à Koji Yakusho pour son rôle de nettoyeur de toilettes publiques à Tokyo dans "Perfect Days", film onirique de Wim Wenders.

Avant la remise du prix du scénario à Sakamoto Yuji pour "Monster" de Kore-eda, l'acteur américain John C. Reilly a fait silence sur scène en hommage "à tous ceux qui écrivent et donnent naissance aux grands films", en pleine grève des scénaristes à Hollywood.

Le jury du suédois Suédois Östlund devait départager 21 cinéastes, dont 7 réalisatrices. Ce palmarès met un terme à la 76e édition, présidée pour la première fois par Iris Knobloch, ancienne de Warner.

Elle fut marquée par des polémiques sur le come-back de Johnny Depp, après ses procès pour diffamation autour d'accusations de violences conjugales, par une présence en force du cinéma du continent africain, et des jeunes réalisatrices.

L'une d'entre elles, Molly Manning Walker a reçu le prix Un Certain Regard pour "How To Have Sex", et deux autres se partagent l'Oeil d'or du meilleur documentaire, Kadib Abyad "La mère de tous les mensonges" et Kaouther Ben Hania ("Les filles d'Olfa", sur la radicalisation d'adolescentes tunisiennes).

L'édition a aussi été marquée par une nouvelle démonstration de la lune de miel entre Cannes et Hollywood: en 12 jours, le tapis rouge aura accueilli Martin Scorsese, Leonardo DiCaprio et Robert De Niro (pour "Killers of the Flower Moon") ou encore Harrison Ford, venu faire ses adieux à "Indiana Jones".

Quant au film de clôture, le festival renoue avec la tradition de programmer la dernière création des studios Pixar, rachetés par Disney: le film d'animation "Elémentaire", qui sortira en juin, a été présenté en avant-première mondiale après la cérémonie.

T.Ikeda--JT