The Japan Times - Avant les JO, la magie Thomas Jolly sur scène

EUR -
AED 4.236702
AFN 76.139772
ALL 93.404971
AMD 420.508216
AOA 1059.0311
ARS 1713.661212
AUD 1.63963
AWG 2.076532
AZN 1.962383
BAM 1.954883
BBD 2.315524
BDT 141.963408
BHD 0.4335
BIF 3411.614467
BMD 1.153629
BND 1.475533
BOB 13.651774
BRL 5.854781
BSD 1.149646
BTN 109.600014
BWP 15.675715
BYN 3.344346
BYR 22611.125577
BZD 2.312225
CAD 1.618391
CDF 2624.505383
CHF 0.932219
CLF 0.02698
CLP 1065.31818
CNY 7.788498
CNH 7.787895
COP 3616.94948
CRC 522.159592
CUC 1.153629
CUP 30.571165
CVE 110.214734
CZK 24.214094
DJF 204.724855
DKK 7.474886
DOP 66.699291
DZD 153.293567
EGP 58.192036
ERN 17.304433
ETB 183.716918
FJD 2.552346
FKP 0.855699
GBP 0.856068
GEL 3.016724
GGP 0.855699
GHS 13.43987
GIP 0.855699
GMD 84.786541
GNF 10092.309643
GTQ 8.771999
GYD 240.490318
HKD 9.047098
HNL 30.804684
HRK 7.534469
HTG 150.326652
HUF 363.349217
IDR 20756.090376
ILS 3.51227
IMP 0.855699
INR 109.803029
IQD 1506.086997
IRR 1586383.88046
ISK 142.000089
JEP 0.855699
JMD 182.003837
JOD 0.817881
JPY 180.461587
KES 149.281774
KGS 100.885006
KHR 4652.039611
KMF 492.599566
KRW 1645.294067
KWD 0.35714
KYD 0.958055
KZT 544.766822
LAK 26036.125512
LBP 102955.451897
LKR 385.94398
LRD 207.511761
LSL 19.016027
LTL 3.406366
LVL 0.697819
LYD 7.355582
MAD 10.739802
MDL 20.090837
MGA 4916.714978
MKD 61.544411
MMK 2422.255061
MNT 4145.598238
MOP 9.287503
MRU 46.204727
MUR 54.151159
MVR 17.835214
MWK 1993.473542
MXN 19.964874
MYR 4.725243
MZN 73.728591
NAD 19.015862
NGN 1569.177788
NIO 42.310336
NOK 10.953826
NPR 175.358503
NZD 1.960171
OMR 0.443565
PAB 1.149636
PEN 3.896172
PGK 5.147608
PHP 70.29042
PKR 319.287413
PLN 4.304212
PYG 6854.814255
QAR 4.202683
RON 5.245898
RSD 117.399053
RUB 91.49872
RWF 1687.715641
SAR 4.317605
SBD 9.322596
SCR 16.983364
SDG 692.177424
SEK 10.961147
SGD 1.478047
SLE 28.492096
SOS 656.988972
SRD 43.585831
STD 23877.788151
STN 24.488619
SVC 10.059325
SZL 19.013164
THB 38.436617
TJS 10.611177
TMT 4.049237
TND 3.379759
TRY 54.839941
TTD 7.806372
TWD 37.25057
TZS 3051.585927
UAH 51.312553
UGX 4317.0311
USD 1.153629
UYU 46.258101
UZS 13761.604354
VES 860.256886
VND 30326.018551
VUV 137.339694
WST 3.154588
XAF 655.652288
XAG 0.019843
XAU 0.000284
XCD 3.11774
XCG 2.071937
XDR 0.815421
XOF 655.652288
XPF 119.331742
YER 274.905073
ZAR 18.977552
ZMK 10384.038595
ZMW 21.595963
ZWL 371.468021
  • AEX

    -1.7600

    1097.38

    -0.16%

  • BEL20

    0.5700

    5686.13

    +0.01%

  • PX1

    85.1000

    8594.83

    +1%

  • ISEQ

    128.5800

    13663.76

    +0.95%

  • OSEBX

    -11.9100

    2006.12

    -0.59%

  • PSI20

    -31.9100

    9083.81

    -0.35%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.6300

    4276.33

    -0.48%

  • N150

    8.9500

    4271.55

    +0.21%

Avant les JO, la magie Thomas Jolly sur scène
Avant les JO, la magie Thomas Jolly sur scène / Photo: JOEL SAGET - AFP

Avant les JO, la magie Thomas Jolly sur scène

Il lui reste moins de 500 jours avant de présenter "sa" cérémonie d'ouverture des JO de Paris mais, en attendant, l'infatigable Thomas Jolly, adepte du "théâtre impossible", enchaîne les spectacles où l'expérience visuelle fait mouche.

Taille du texte:

Sa version de l'opéra-rock culte "Starmania", jouée à Paris de novembre à janvier derniers et actuellement en tournée, a connu un tel succès qu'elle reprendra dans la capitale de novembre 2023 à janvier 2024.

Son adaptation de la pièce "Le Dragon" (1944), une fable politique sur la servitude face à la dictature signée du Russe Evgueni Schwartz, joue une dernière date parisienne dimanche au Théâtre des Amandiers à Nanterre, avant de poursuivre sa tournée en France.

Et en juin, l'enfant chéri du théâtre public fera ses débuts à l'Opéra de Paris, où il présentera une nouvelle production de "Roméo et Juliette" de Gounod.

- Ambiance cinématographique -

Le 26 juillet 2024, les yeux du monde entier seront rivés sur la Seine, où se déroulera la cérémonie d'ouverture des JO dont il est le directeur artistique.

"On va vite, vite, vite. C'est merveilleux d'apprendre de ce projet unique, avec les contraintes et les questions qui sont posées", commente-t-il auprès de l'AFP.

On n'en saura pas plus mais une chose est sûre: le Rouennais de 41 ans a le sens du spectacle et le public en prend plein les yeux.

"J'aime l'expérience visuelle", dit-il. "On n'est pas au théâtre pour voir des choses qui ressemblent forcément à ce qu'on peut voir à la télévision, au cinéma ou même dans nos vies".

Sur scène, celui qui, selon Vanity Fair, "sait ce que doit être le théâtre à l'heure de Netflix", arrive toutefois à faire jaillir une ambiance cinématographique.

Dans "Le Dragon", où il a fait appel pour la première fois à un scénographe (Bruno de Lavenère), certains personnages farcesques aux mimiques grimaçantes et au maquillage exagéré semblent sortis tout droit d'un film de Tim Burton.

Les sons tonitruants, secondés par un ingénieux jeu de lumières signé Antoine Travert et de la fumée poussée par un ventilateur pour évoquer l'arrivée du dragon à trois têtes, sont dignes de Jurassic Park.

Pour évoquer la servitude du peuple, il s'inspire des films expressionnistes allemands muets, comme "Nosferatu" ou "Le Cabinet du Docteur Caligari" mais aussi "Metropolis" de Fritz Lang, et de l'imagerie des propagandes soviétiques et nazies, dans un décor en nuances de gris.

"Schwartz propose à plein d'endroits un théâtre que j'appelle impossible; c'est pour ça que j'ai envie de monter la pièce", confie Thomas Jolly.

Il sourit en revanche quand il lit que certaines de ses mises en scènes rappellent "Harry Potter" ou "Star Wars": "je n'ai vu ni l'un ni l'autre".

Malgré les références cinématographiques, celui qui avait monté un fracassant Henry VI de Shakespeare long de 18 heures à Avignon aime par-dessus tout "rester dans "l'artisanal", avec les lumières comme marque de fabrique.

"Il n'y pas de volonté de performance. La seule chose qui m'importe, c'est quand je me dis +je ne sais pas comment faire+ et de trouver des solutions avec la boîte magique" du théâtre, assure Thomas Jolly.

C'est pour cela qu'il se délecte en ce moment à l'Opéra Bastille, avec son plateau énorme, sa machinerie, ses musiciens et ses artistes du choeur, sans compter les ateliers de décors et de costumes, ce dont peu de théâtres disposent.

Il reste perplexe face à certains critiques qui trouvent qu'il fait trop le show. "Mon travail est bien reçu par le public mais, du coup, c'est décrit parfois comme +mainstream+ dans un sens péjoratif", dit-il.

"Pourquoi le côté spectaculaire ne pourrait pas être simplement théâtral?"

"Je ne cherche pas l'unanimité mais, venant du théâtre public subventionné, je me dois de m'adresser au public le plus large possible, de lui donner envie d'être là... et de revenir", souligne Thomas Jolly.

T.Kobayashi--JT